février 2008


 

rire, chat

 

Les personnes qui rient davantage sont-elles en meilleure santé que les autres?

Oui, c’est même prouvé!

Elles consultent huit fois moins leur médecin et sont moins exposées à la sénilité.

Concrètement, quels sont les effets du rire sur la santé ?

Il opère un massage des organes (foie, intestins, estomac) et met en mouvement la quasi-totalité des muscles. Ainsi, il constitue l’un des seuls sports que l’on peut pratiquer allongé, ou même handicapé ! De plus, il actionne le diaphragme et contribue ainsi à la digestion. Par ailleurs, il facilite le sommeil et la détente et agit contre le stress.

De quelle manière?

Physiquement, en détendant les épaules, le ventre et toute autre zone crispée. Psychologiquement, en nous permettant de prendre du recul par rapport à ce qui nous arrive. Il nous aide à relativiser et considérer les évènements sous un autre angle.

Est-il vrai que le rire augmente la tolérance à la douleur?

Le rire produit des endorphines, un neurotransmetteur qui annihile la douleur et suscite souvent un second souffle chez les sportifs. En temps normal, le corps produit ces endorphines pour ne plus ressentir la souffrance dans des situations d’urgence.

 

Cher Lecteur, à quand remonte votre dernier fou-rire ?

 

Michèle Sahuc, présidente de l’association Espoir 82, est catégorique sur la question du moral :

« C’est le plus important, à coté du diagnostic et du traitement indiqué par les médecins.

Le moral vous détruit ou vous remonte.

Il aide à lutter si on le cultive.

C’est finalement comme dans la vie de chacun d’entre-nous.

Celui qui n’a pas le moral sombre dans la dépression.

Face au plus grand nombre de cancers, il faut avoir le gnac!»

Moral

Décryptage : Gnac, morsure, coup de dent. De l’occitan nhac. Avoir le gnac, avoir le mordant, “la pêche”.

Soutien psychologique et renforcement du système immunitaire

pour personnes atteintes de cancer :

quelques indications dans Qui suis-je ? De quoi s’agit-il ?

C’est confirmé : la surcharge pondérale augmente le risque de cancer. Avec des différences entre les hommes et les femmes.

Il y a quelques mois, une étude du Fonds mondial de recherche contre le cancer suggérait que le surpoids était un facteur de risque de cancer.

Une grande étude réalisée par des chercheurs suisses (Université de Berne) et anglais (Université de Manchester) le démontre. Après avoir passé en revue plus de 140 études portant au total sur quelque 282 000 patients, ceux-ci sont arrivés à la conclusion suivante : le surpoids entraîne, chez les deux sexes, un net accroissement du risque de cancers de l’œsophage, de la thyroïde, des reins et de l’intestin.

Ils ont également constaté qu’il augmentait le risque de cancer de la peau chez les hommes. Chez les femmes, se sont les risques de cancers du sein (après la ménopause), du col de l’utérus, de la vésicule biliaire et du pancréas.

kilos

Avec une prise de poids de 15 kg environ, vous avez jusqu’à 59 % de risque d’attraper certains cancers.

Cher Lecteur, il s’agit maintenant de comprendre comment un indice de masse corporelle élevé influe sur ce risque…

Source : The Lancet (15/02/08), Panorama du Médecin (25/02/2008)

 

Vous devez le savoir. Plusieurs grands journaux anglophones le disent : il est très difficile d’arrêter les antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage. Même en diminuant petit à petit la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l’Effexor et le Paxil, ont amené tant de plaintes que certains médecins évitent de les prescrire.

ProzacDepuis vingt ans qu’existe le Prozac (le premier antidépresseur de la catégorie “inhibiteur de la re-capture de la sérotonine), certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l’arrêt de cette catégorie d’antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l’arrêt.

Exemples : nausées, douleurs musculaires, pleurs incontrôlables, étourdissements et diarrhées. Certains dépressifs rapportent des sensations “électriques” au cerveau. Des cas ont été rapportés de patients se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié.

Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n’agit pas seulement sur l’humeur mais aussi sur le sommeil, l’équilibre, la digestion et d’autres processus physiologiques.

“Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l’école de médecine de l’Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L’Effexor, qui est métabolisé en quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d’environ une semaine, est considéré comme étant le mieux.”

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l’Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les informations fournies aux médecins, par les laboratoires pharmaceutiques, précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers à l’arrêt du médicament. Mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l’avis de certains psychiatres, il n’est pas difficile d’arrêter les antidépresseurs. “La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles” affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l’agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l’Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

 

Et rappelez-vous, Cher Lecteur, que prendre un anti-dépresseur, sans suivre une psychothérapie comportementale et cognitive, est comme utiliser une béquille toute votre vie…

 

Source : Associated Press

 

Alors qu’elle ne cessait d’augmenter dans des proportions inquiétantes depuis une trentaine d’années, le nombre de cancer du sein est en diminution en France. Depuis 2005 ! Egalement aux Etats-Unis.

Pas de traitements hormonaux substitutifs

Pour l’heure, la seule explication rationnelle semble être dans la baisse des traitements hormonaux substitutifs (THS) de la ménopause. Tels sont les deux leçons d’un rapport rendu public, lundi 18 février, par l’Académie nationale de médecine. Avec des recommandations pour organiser une prévention de cette pathologie (causant 10 000 décès).

Dirigés par le docteur Hubert Allemand (Caisse nationale d’assurance-maladie), le Bulletin du cancer se penche sur un phénomène paradoxal : alors que le nombre des examens radiologiques de dépistage du cancer du sein ne cesse d’augmenter en France, celui des cas diagnostiqués diminue depuis 2005.

“Entre 2000 et 2004, la croissance annuelle moyenne du taux d’incidence a été de 2,1 %, écrivent-ils. Puis ce taux a décliné. Il a diminué de 4,3 % entre 2004 et 2005 et de 3,3 % entre 2005 et 2006.” La diminution a avant tout concerné la catégorie des femmes âgées de 50 ans et plus avec des diminutions respectives de 6 % et 5,3 %. Le nombre de cas diagnostiqués avait atteint 49 236 en 2004.

Faute de registre national exhaustif des cancers, le Bulletin du cancer à mené une étude à partir des données dont dispose la Sécurité sociale (enregistrements des dossiers d’affection de longue durée ouverts après un diagnostic de cancer du sein, des recensements quant aux prescriptions des THS et des évaluations concernant le programme national de dépistage du cancer du sein). Elle montre qu’entre 2000 et 2006 les prescriptions de THS ont diminué de 62 % à cause de la diffusion des premiers résultats scientifiques établissant de possibles relations entre certains de ces traitements hormonaux et une augmentation du risque de cancer du sein.

Durant cette même période, le nombre des dépistages mammographiques a augmenté de 335 %. “La baisse de l’incidence du cancer du sein en période de déploiement du dépistage est paradoxale, observent le docteur Allemand et ses collègues. La diminution massive et simultanée des THM est la seule modification majeure de l’environnement pouvant expliquer cette évolution.”

Le rapport de l’Académie nationale de médecine souligne qu’après une stabilisation, l’incidence des cancers du sein a, aux Etats-Unis, commencé à baisser de 12 % en 2003, soit peu de temps après une réduction de moitié des THS de la ménopause dans ce pays.

Ces nouvelles données statistiques sont de nature à relancer la controverse centrée sur le fait de savoir si certaines caractéristiques des THS “à la française” exposent moins que d’autres à une augmentation du risque de cancer du sein. “Il nous faut impérativement savoir si le THS français est à moindres risques. A cet égard des études sont en cours qui doivent impérativement être complétées”, soulignent les auteurs du rapport.

L’Académie prend également position en faveur de la commercialisation de deux médicaments (tamoxifène et raloxifène) qui ont démontré leur efficacité dans le traitement préventif chez les femmes identifiées comme étant, pour des raisons génétiques notamment, exposées à très haut risque au cancer du sein.

duval-Levesque, psychothérapeute, cancer, dépression, addictions

Enfanter tôt et

allaiter au moins six mois

Pour réduire l’incidence du cancer du sein, l’Académie nationale de médecine recommande des mesures permettant de bénéficier de l’effet protecteur que procurent les premières grossesses précoces.

En France, l’âge moyen à la naissance du premier enfant a augmenté : il est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001. “Les femmes doivent être informées du bénéfice d’une première grossesse avant 25 ans, estiment les auteurs de l’étude. Cet objectif pourrait être plus atteint avec des mesures de politique familiale (ex : augmentation des allocations familiales dès le premier enfant, augmentation de l’offre des crèches etc…). “Il sera alors plus facile d’encourager les femmes à allaiter leur enfant au sein, si possible pendant au moins six mois, ajoutent-ils. Outre les bénéfices de l’allaitement pour l’enfant, il y a aussi une protection pour la femme.”

 

Source : Bulletin du Cancer, janvier 2008

 

Dépistage du cancer de la prostate : des chercheurs américains annoncent avoir mis au point un test diagnostic urinaire plus précis que le dosage du PSA.

Le nouveau test consiste à identifier la présence de 4 biomarqueurs «généralement exprimés dans ce type de cancer». Le résultat serait fiable à 75%.

L’équipe du Dr Arul Chinnaiyan (Université du Michigan)

Dr Arul Chinnaiyan, Duval-Levesque, psychothérapeute, Toulouse, Lyon, Paris, Bruxelles, cancer, anorexie, boulimie, depression, stress, traumatisme, alcool

a récolté des échantillons d’urine auprès de 234 hommes, dont 138 atteints d’un cancer de la prostate. Tous ont subi une biopsie prostatique –c’est-à-dire un prélèvement de tissu organique pour analyse- ainsi qu’un dosage du PSA (pour Prostate Specific Antigen ou antigène spécifique de la prostate).

Le résultat semble prometteur.

«En comparant les informations fournies par les trois techniques de dépistage, nous avons constaté que le test urinaire est un moyen efficace pour dépister un cancer débutant» précise Arul Chinnaiyan. Il estime posséder là un bon indicateur prédictif de la maladie. «Le test s’est révélé fiable à 75%, bien devant le dosage du PSA».

Rappelons toutefois qu’en France, et à la différence des Etats-Unis, le dépistage du cancer de la prostate ne s’appuie pas uniquement sur le dosage du PSA. Un toucher rectal est également pratiqué dans le cadre du dépistage des troubles de la prostate, recommandé une fois par an à partir de 50 ans, mais aussi l’analyse des antécédents familiaux etc.

 

Source : Cancer Research, février 2008

 

La maison d’hôtes

“L’être humain est une maison d’hôtes
Chaque matin, une nouvelle arrivée

Une joie, une dépression, une méchanceté
une prise de conscience momentanée
émerge tel un visiteur inattendu

logo chambres d’hôtesAccueillez et choyez-le tous
Même s’ils sont une foule de chagrins
 qui vident avec violence
votre maison de ses meubles
Néanmoins, traitez chaque invité honorablement
Pour de nouvelles merveilles, de nouveaux délices

La pensée sombre, la honte, la malveillance
Accueillez-les à l’entrée en riant et invitez-les à l’intérieur

Soyez reconnaissant pour quoi qu’il arrive,
Parce que chacun a été envoyé
Comme un guide venant d’ailleurs”

 

psychose, psychotherapeute duval-LevesqueSi quelqu’un a véritablement le privilège de connaître une personne alors que celle-ci est en train de s’extraire de sa psychose et effectue un mouvement d’allégeance à la santé, on peut comparer son expérience au fait de regarder l’éclosion d’une fleur.

Cela vous touche au coeur.

A l’image de tout parent réconfortant un enfant qui se réveille d’un cauchemar atroce, vous éprouvez un sentiment de tendresse et même de mystère. Vous voyez de vos yeux, et vous vous en souviendrez dans votre propre vie, la puissance dont dispose l’esprit pour enfermer la personne dans une conception pernicieuse de la réalité.

Vous ressentez alors votre propre fragilité.

Mais la nuit, quand vous êtes seul au chevet d’un enfant qui vient de se réveiller, il ya également de la paix et de la joie : il est revenu.

Il peut vos agripper brusquement, mais il a plus de sagesse; il se demande simplement s’il n’est pas entré dans un nouveau rêve.

Son hésitation est palpable.

Seule votre présence rend la siuation supportable. Elle vous oblige à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour protéger son réveil. Quand cela est fait, quand la cauchemar a été réduit à néant, vous pouvez alors considérer la condition humaine et sentir monter en vous une nouvelle appréciation du pouvoir de guérison, qui nous est intrinsèque à tous.”

 

“Psychose et Guérison”

Dr Edward M. Podvoll, Edition La Tempérance

Bon dimanche à tous mes patients et à mes nombreux lecteurs…

Je suis à Lyon, en consultation, du 4 au 11 février. Auprès de clients atteints de cancer, afin de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire de plus pour augmenter leurs chances de rémission / guérison en complément de leurs traitements, et de personnes souffrant de dépendance, de dépression, d’anxiété ou d’alcoolisme.

Je ne serai joignable qu’au 06 23 39 07 07.

Retour à Toulouse : mardi 12 février 08.

Merci et bonne semaine….

Frédéric Duval-Lévesque

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Humour médecin