novembre 2010


"L’impiété & la foi courent tout deux sur le chemin de Dieu"

Rûmî

 

(mystique musulman persan du 13ème siècle, qui a profondément influencé le soufisme)

 

Les conseillers financiers de La Banque postale ont été en grève, cette année, pour dénoncer leurs conditions de travail. France Info a obtenu le témoignage de l’un d’entre eux, accablé par la pression du chiffre exercée sur sa profession, qui se répercute sur les clients.

“Marc”, dont la voix et le prénom ont été modifiés, raconte notamment comment il est obligé de “cibler les clients les plus fragiles”, soit des personnes sans revenus ou parlant mal le français, à qui il doit vendre à tout prix des produits bancaires sous peine de s’en prendre “plein la tête” par les cadres de la banque.

Des méthodes qui donnent “honte” à “Marc”, partant travailler la “boule au ventre”. Il dénonce également “l’image erronée” de La Banque postale parmi la clientèle : ils pensent que c’est une banque désintéressée, contrairement aux autres banques, alors que pas du tout“.

Près de 40 % des conseillers ont participé au mouvement de grève, selon les syndicats, exigeant davantage de transparence et de meilleures méthodes de direction, alors que la filiale bancaire de La Poste a connu “des résultats exceptionnels pour le premier semestre 2010″.

Source : bigbrowser.blog.lemonde.fr

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Comment rendre une femme heureuse ?

Il me semble que cela ne soit pas très compliqué puisqu’il suffit d’être :

1. ami
2. compagnon
3. amant
4. frère
5. père
6. maître
7. éducateur
8. cuisinier
9. charpentier
10. plombier
11. mécanicien
12. décorateur
13. styliste
14. sexologue
15. gynécologue/obstétricien
16. psychologue
18. psychiatre
19. thérapeute
20. audacieux
21. organisateur
22. bon père
23. très propre
24. sympathique
25. athlétique
26. doux
27. attentionné
28. galant
29. intelligent
30. drôle
31. créatif
32. tendre
33. fort
34. compréhensif
35. tolérant
36. prudent
37. ambitieux
38. capable
39. courageux
40. déterminé
41. fiable
42. respectueux
43. passionné
44. faire souvent des compliments
45. adorer le shopping
46. ne pas faire des histoires
47. être très riche
48. ne pas la stresser
49. ne pas regarder les autres filles

Dans le même temps, il faudrait aussi :

50. faire très attention à elle, sans pour autant être jaloux
51. bien s’entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours autant de temps pour elle
52. lui donner de l’espace, tout en se montrant soucieux de là où elle va

Il est par ailleurs très important de :

53. Ne jamais oublier anniversaires, fiançailles et mariages

Toutefois, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur n’est pas garanti, puisqu’elle pourrait se sentir submergée par une vie d’une étouffante de perfection et s’envoler…

 

 

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Le poker : plus d’accros sur Internet !

Bandit-manchot, course hippique ou loto, les Français sont joueurs. Moins que certains peuples asiatiques peut-être, mais pratiquement 30 millions de nos compatriotes ont joué de l’argent en 2008… C’est tout de même, 3 adultes sur 5 !

 

Il y aurait aujourd’hui en France, environ 2 millions de joueurs de poker en ligne. Un chiffre atteint en moins de 5 mois, depuis l’ouverture du marché sur Internet en juin dernier. C’est l’estimation de Jean-François Vilotte, président de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) mais aucune étude n’indique le nombre de pratiquants souffrant d’une addiction. « Au Centre de Référence du Jeu Excessif (CRJE) du CHU de Nantes, un patient sur cinq est un joueur de poker et la plupart joue en ligne », souligne toutefois Gaëlle Bouju, ingénieur de recherche du CRJE.

« Selon une étude britannique, la prévalence de l’addiction au jeu sur Internet s’établit à 5% contre seulement 0,5% pour l’ensemble des jeux hors ligne », ajoute-t-elle. Le poker ne fait pas exception. « D’autant que sur les sites Internet, les joueurs peuvent miser aussi longtemps qu’ils le souhaitent, et sur plusieurs tables en même temps ».

Un jeu entre amis

Jeu de hasard pour les uns, le poker est souvent considéré par ses aficionados comme un jeu de stratégie. « Les patients ont du mal à admettre qu’ils ont un problème d’addiction. La demande de soins émane souvent de l’entourage, inquiet surtout du temps passé à jouer » explique Gaëlle Bouju. En effet, si les sommes engagées peuvent être élevées, les dettes sont moins importantes dans le poker que dans les autres jeux. Ludique, celui-ci se pratique souvent entre amis. D’ailleurs, environ 60% des joueurs y seraient venus par leur cercle social. « Exclusivement pratiqué dans les catégories sociales privilégiées jusqu’au milieu du XXe siècle, le poker véhicule de plus une image de prestige », souligne Gaëlle Bouju. Difficile donc, de s’avouer drogué à un jeu si prisé.

Certains joueurs, conscients toutefois d’être confrontés à une addiction, ont la possibilité de se faire interdire de casino. Il suffit pour cela d’effectuer une demande auprès du ministère de l’Intérieur. Même chose pour les habitués des salles virtuelles… légales. « Cette mesure est valable dans tous les casinos, les cercles de jeux et les sites de jeux en ligne autorisés en France », explique le site d’information et d’assistance en ligne du CRJE. Les opérateurs de jeu en ligne agréés par l’ARJEL sont quant à eux, dans l’obligation d’informer leurs clients des risques encourus. Ils doivent aussi de permettre aux joueurs en difficulté de s’auto-exclure de leur site. « Restent les sites illégaux, que rien ne peut verrouiller », conclut Gaëlle Bouju.
Source : paris-normandie.fr, Interview de Gaëlle Bouju, ingénieur de recherche et coordinatrice d’études cliniques au CRJE, au CHU de Nantes, 16 novembre 2010

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Le retour à l’heure d’hiver marque, pour ceux qui souffrent du blues hivernal ou de dépression saisonnière (aussi appelé trouble affectif saisonnier), le début d’une période difficile.

Ils ont tendance à avoir moins d’énergie, être plus fatigués, avoir besoin de plus de sommeil, et être moins actifs.

Environ 15% à 25 % de la population ressentiraient ces symptômes à un niveau variable pendant les mois d’automne et d’hiver. Mais pour 4% à 6% de la population, les symptômes sont plus sévères et il s’agit d’une véritable dépression.

Les femmes sont 3 à 4 fois plus touchées que les hommes.

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière est un épisode de dépression majeure dont la principale caractéristique est de survenir durant la même période à chaque année.

Il peut s’agir d’un épisode de dépression faisant partie du trouble bipolaire (maniaco-dépression). Dans ce dernier cas, il y a souvent présence de symptômes hypomaniaques pendant l’été.

Les symptômes de dépression saisonnière font généralement leur apparition vers le mois d’octobre et disparaissent en avril ou mai.

Les symptômes fréquemment présents sont une humeur dépressive, un manque d’énergie, une tendance à l’hypersomnie, une augmentation de l’appétit, une diminution de l’intérêt et de la motivation. D’autres symptômes souvent présents sont une plus grande tendance à l’anxiété, une difficulté de concentration, une diminution de la libido, un gain de poids et une plus grande irritabilité.

Le diagnostic de dépression saisonnière est porté si les symptômes ont été présents au moins deux hivers consécutifs avec rémission (guérison) complète à l’été.

Quels en sont les causes ?

Le manque de lumière est considéré comme la cause de la dépression saisonnière bien que les mécanismes exacts soient encore mal compris. Le manque de lumière entraînerait une variation de la production de la mélatonine et de l’activité reliée à la sérotonime. La mélatonine est une hormone impliquée dans la régulation de l’humeur et des rythmes biologiques. Elle est sécrétée par la glande pinéale la nuit, de la tombée du jour jusqu’au matin lorsque la lumière du jour frappe la rétine de l’oeil. La diminution du temps d’ensoleillement amène donc une hausse de la production de mélatonine, entraînant des changements au niveau de l’humeur, de l’énergie, du besoin de sommeil et de l’appétit.

Que faire pour mieux traverser les mois d’hiver?

Prendre une marche quotidienne à la lumière du jour, de préférence le matin, permet de bénéficier à la fois de la lumière (autant qu’une séance de luminothérapie) et de l’activité physique qui a aussi un effet antidépresseur.

Continuer à agir comme en été en poursuivant des activités régulières qui tiennent actif et motivé.

Reconnaître les symptômes de la dépression saisonnière le plus tôt possible permet de s’ajuster avant qu’ils ne soient trop importants.

Quels sont les traitements de la dépression saisonnière ?

Les traitements pour la dépression saisonnière sont la psychothérapie cognitive et comportementale et la luminothérapie.

L’hypothèse du rôle de la mélatonine a suggéré l’idée de la luminothérapie (aussi appelée photothérapie) qui consiste à s’exposer à une lumière intense fournie par une lampe de luminothérapie (5000 ou 10000 lux) qui contient tous les spectres de la lumière solaire (sauf les ultraviolets).

Attention ! Certains spécialistes mettent en garde contre le fait que le domaine des appareils de luminothérapie n’est pas réglementé et contrôlé. Ils considèrent qu’il n’y a pas eu suffisamment de recherche sur la sécurité de ce traitement, notamment pour les yeux.

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Qu’advient-il de la santé et des symptômes de dépression après la retraite?

"Le départ à la retraite entraîne une diminution de la fatigue physique (fatigue chronique accumulée au fil des ans) et mentale ainsi qu’une baisse des symptômes de dépression", selon une étude menée en France, publiée dans le British Medical Journal.

Des chercheurs de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et leurs collaborateurs internationaux ont mené l’étude GAZEL, avec 11 246 hommes et 2858 femmes salariés d’EDF-GDF, suivis 7 ans avant et 7 ans après leur départ en retraite.

"L’amélioration de la santé était claire pour l’ensemble des participants, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, et elle persistait longtemps après le départ à la retraite", indique Marcel Goldberg, coauteur.

La retraite n’entraînait pas de modification dans la survenue de maladies chroniques mais les personnes souffrant de maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, pulmonaires ou diabète) connaissaient une diminution de la fatigue et des symptômes dépressifs plus forte.

"Cette étude, comme d’autres sur les troubles du sommeil ou les migraines, montre que les différents symptômes s’atténuent beaucoup avec la cessation d’activité professionnelle", indique le chercheur.

"Ces résultats attirent l’attention sur l’importance de l’amélioration des conditions de travail dans un contexte où la durée de vie au travail s’allongera", commentent les auteurs.

"Les résultats de cette étude sont toutefois difficilement généralisables", note Golberg. Les retraités de EDF-GDF ont bénéficié d’une sécurité de l’emploi et d’un départ à la retraite avant 56 ans pour les 3/4, et avant 61 ans pour la quasi-totalité.

Des premiers résultats de cette étude, publiés dans la revue The Lancet l’année dernière, avaient montré qu’hommes et femmes, toutes catégories socioprofessionnelles comprises, ressentaient une amélioration de leur état de santé après le départ à la retraite. Pendant les années qui précédaient ce dernier, la proportion déclarant un mauvais état de santé augmentait régulièrement pour atteindre une personne sur 5 (20%). Un an après le départ, cette proportion était de 14%. Les gens rapportaient, en moyenne, l’état de santé qu’ils déclaraient 8 à 10 ans plus tôt.

Sources: psychomedia.qc.ca, Science et Avenir, Le Point

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"Bonjour, vous avez rejoint la messagerie vocale d’aide psychologique du Cabinet Duval-Levesque. A Toulouse, Lyon, Paris, Bruxelles, Pidouroutalagala, Kuala Lumpur, Ouagadougou.

Si vous êtes un obsessif-compulsif, appuyez sur le 1 sans arrêt.

Si vous êtes dépendant affectif, demandez à quelqu’un d’appuyer sur le 2 pour vous.

Si vous souffrez d’un désordre de personnalité multiple, appuyez sur les 3, 4, 5 et 6.

Si vous êtes paranoïaque, restez en ligne, nos agents tracent votre appel.

Si vous êtes schizophrène, écoutez attentivement, et une voix vous dira sur quel numéro appuyer.

Si vous êtes dépressif, le numéro sur lequel vous appuierez est sans importance, personne ne répondra.

Si vous êtes un compulsif a répétition, raccrochez et recomposez.

Si vous êtes un aggressif-passif, mettez-nous en attente.

Si vous êtes antisocial, arrachez le téléphone du mur.

Si vous avez des difficultés d’attention, ne vous occupez pas des instructions."

 

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Edito du Monde du 24/11/10 :

"L‘affaire du Mediator – ce médicament prescrit aux diabétiques en surpoids mais souvent utilisé comme coupe-faim – menace de déboucher sur un scandale aussi grave que révoltant. C’est une histoire édifiante, si l’on ose dire, qui met en cause toute la chaîne sanitaire, du fabricant jusqu’aux autorités publiques de contrôle et de sécurité.

Voilà, en effet, un médicament fabriqué par Servier, deuxième laboratoire pharmaceutique français, et commercialisé depuis 1976. En France, il a été prescrit (et remboursé par la Sécurité sociale) à près de 3 millions de personnes, jusqu’à son retrait du marché, en novembre 2009. A cette date, 300 000 patients étaient encore traités au Mediator.

Les alertes n’ont pourtant pas manqué. Dès 1997, les Etats-Unis interdisent les médicaments de la famille des fenfluramines, à laquelle est rattaché le Mediator. Dès 1999, un premier cas de maladie cardiaque grave chez un patient prenant du Mediator est signalé à Marseille. En 2003, un cas similaire en Espagne entraîne, en 2005, le retrait du médicament dans ce pays.

Mais, en dépit de ces signaux inquiétants et des demandes répétées de déremboursement par les autorités compétentes, le laboratoire Servier continue à vanter les mérites du Mediator. Il faut la multiplication de victimes présumées de ce produit au CHU de Brest, en 2009, pour qu’une enquête soit demandée à la Caisse nationale d’assurance-maladie par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Ses conclusions sont accablantes : au moins 500 morts et 3 500 hospitalisations seraient attribuables au Mediator. A quoi le patron du laboratoire Servier répondait froidement, dans nos colonnes, le 22 novembre : "C’est à se demander si cette affaire est une fabrication", destinée "à embêter le gouvernement".

Pourtant, le 16 novembre, le tout nouveau ministre du travail et de la santé, Xavier Bertrand, a demandé une enquête à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Celle-ci va devoir répondre à des questions lourdes de conséquences : pourquoi avoir attendu si longtemps pour retirer ce médicament du marché français, sans tenir aucun compte des avertissements venus de l’étranger ? Pourquoi l’Agence de sécurité sanitaire a-t-elle tardé à réagir ? Le fait qu’elle soit désormais intégralement financée par les laboratoires pharmaceutiques ne pose-t-il pas un grave problème déontologique ?

Enfin, le pouvoir d’influence de Jacques Servier, patron de ce laboratoire basé à Neuilly et à qui, le 7 juillet 2009, le président de la République remettait la grand-croix de la Légion d’honneur, est-il pour quelque chose dans l’impunité dont il a si longtemps bénéficié ?

Comme dans des affaires comparables touchant à la santé publique, il n’existe qu’une solution pour lever ces interrogations et ces soupçons : au-delà de l’enquête de l’IGAS, la justice pénale, et non seulement civile, comme c’est déjà le cas, doit être saisie. Et faire toute la lumière sur les responsabilités éventuelles."

Source : lemonde.fr

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Loto-Québec a lancé vendredi son site de jeu en ligne qui sera disponible à partir du 1er décembre. Il comportera, indique la société d’État, des garde-fous pour limiter les mises et le temps de jeu.

Loto-Québec, a assuré en conférence de presse Alain Cousineau, président de la société d’État, doit prendre sa place dans un marché présentement occupé par quelque 2000 illégaux car «le jeu parallèle est d’autant plus dangereux qu’il n’existe actuellement aucune façon d’assurer un environnement de jeu responsable et sécuritaire sur Internet».

Mais quels sont donc ces garde-fous qui caractérisent l’environnement responsable et sécuritaire proposé ?

- Avant de pouvoir jouer sur ce site de Loto-Québec, il faudra s’inscrire. L’âge et l’identité des joueurs seraient soumis "à une vérification rigoureuse" afin d’éviter l’inscription de mineurs.

- Il sera interdit de détenir plus d’un compte.

- Un dépôt hebdomadaire du joueur déterminera le montant maximum auquel il a accès chaque semaine. Ce dépôt hebdomadaire ne pourra excéder 9999 $. Ce qui signifie qu’un joueur pourrait théoriquement perdre quelque 40 000 $ par mois. Mais «il [le joueur] serait formidablement malchanceux effectivement [mais] il est responsabilisé, majeur et vacciné. Il a l’information nécessaire pour prendre les décisions qui doivent être les siennes.»

- Le joueur pourra imposer des limites sur les montants qu’il mise sur une base quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Il pourra aussi limiter son temps de jeu, s’interdire de jouer durant certaines périodes ou s’auto-exclure. Une diminution d’argent ou de temps consacré au jeu sera effective immédiatement et toute augmentation sera soumise à un délai variant selon la nature et la durée de l’augmentation réclamée.

Des négociations sont en cours, a indiqué M. Cousineau, pour le développement d’un logiciel qui pourra détecter, après six mois de présence d’un joueur, un risque dans son comportement de joueur. Il s’agit toutefois d’un projet fort coûteux, a-t-il précisé, dont le développement prendra encore un certain temps.

Plusieurs organismes de lutte contre la dépendance au jeu et les directions de santé publique québécoises s’étaient opposés à cette initiative de jeu en ligne et avaient réclamé un moratoire.
Sources : PsychoMédia.qc.ca, Le Devoir

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Le Mediator, un médicament pour diabétiques en surpoids produit par les laboratoires Servier et interdit depuis novembre 2009, aurait causé entre 500 et 1 000 morts, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Mardi après-midi, Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la santé, a appelé "tous ceux qui ont pris du Mediator" à consulter un médecin. L’avocat de plusieurs victimes évoque un "scandale sanitaire", alors que des connaisseurs du dossier dénoncent une interdiction trop tardive du médicament et le rôle joué par l’Afssaps elle-même.

Qu’est-ce que le Mediator ?

Le Mediator est un médicament réservé à l’origine aux diabétiques en surpoids. Son effet coupe-faim en a peu à peu fait l’un des médicaments les plus prescrits aux patients souhaitant maigrir. La molécule benfluorex, qui fait partie de la famille des fenfluramines et rentre dans la composition du Mediator, appartient à une famille cousine des amphétamines.

Le médicament est commercialisé depuis 1976 par le groupe Servier — deuxième groupe pharmaceutique français après Sanofi-Aventis. Il a longtemps été l’un des produits phare du laboratoire : 88 % des ventes mondiales ont été réalisées en France (en 2007, il était le 44e médicament le plus vendu dans l’Hexagone) ; deux millions de patients français en ont pris entre 1976 et 2009, selon les chiffres du député socialiste Gérard Bapt, qui a travaillé sur le sujet ; 7 millions de boîtes étaient encore vendues en 2009 et remboursées par l’assurance-maladie à hauteur de 65 %. Selon les estimations de M. Bapt, qui a travaillé sur le sujet, ce médicament aura généré un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros pour le groupe Servier.

Quels effets néfastes sur la santé ont été observés ?

En un peu plus de trente ans, entre 500 et 1 000 personnes seraient mortes des pathologies liées à la prise du médicament : ces données proviennent d’une estimation de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et ont été relayées par l’Afssaps. Selon la même source, les effets secondaires du Mediator sont graves — maladies des valves cardiaques ainsi que des cas rares d’hypertension pulmonaire. Ils perdurent au-delà de la période de prise du médicament et entre 150 et 250 hospitalisations seraient directement liées à une toxicité du Mediator chaque année en France. Pour l’avocat Charles Joseph-Oudin, qui représente douze victimes qui ont décidé d’attaquer le laboratoire Servier, ces chiffres confirment l’existence d’un "scandale sanitaire majeur".

Quand a-t-on découvert le danger ?

En 1997, le New England Journal of Medicine publie un article détaillant les effets nocifs du dexfenfluramine sur les valves cardiaques. La même année, les fenfluramines — dont le célèbre coupe-faim Isoméride, également vendu par Servier — sont interdites aux Etats-Unis et en Europe. Le Mediator, qui n’est commercialisé qu’en Europe, échappe à l’interdiction, alors même que sa parenté avec les coupe-faim interdits est connue.

Le médicament est finalement retiré du marché français le 30 novembre 2009 par l’Afssaps, et la décision définitive d’interdiction prise le 14 juin 2010 par l’Agence européenne du médicament. L’interdiction fait notamment suite aux travaux menés à partir de 2006 par le docteur Irène Frachon qui mettent en évidence le rôle du Mediator dans les valvulopathies diagnostiquées chez les patients utilisant le médicament. Cette pneumologue au CHRU de Brest a raconté dans un livre — Mediator 150 mg (Editions-dialogues.fr) présenté dans Le Monde en juillet 2010 — l’inertie des autorités sanitaires et la façon dont le laboratoire Servier s’est employé à repousser l’interdiction. Lequel laboratoire obtiendra de la justice, en juin, le retrait du sous-titre du livre au motif qu’il causerait des dommages aux laboratoires Servier… si le médicament était remis en vente.

Les deux couvertures du livre d'Irène Frachon.

Les deux couvertures du livre d’Irène Frachon.D.R.

Pourquoi a-t-on autant attendu ?

C’est la question que pose sans relâche le député Gérard Bapt, par ailleurs médecin cardiologue. "Pourquoi le Mediator échappe-t-il [en 1997] à la proscription générale des fenfluramines ? Son appartenance à cette famille était pourtant anciennement connue !, écrivait-il en août 2010 dans une tribune au MondeLe premier cas de valvulopathie sous Mediator est décrit en France en 1999, sans qu’une suite soit donnée. Le premier cas espagnol décrit en 2003 amène son interdiction dès 2005. Deux ans plus tard, Servier ne demandera pas le renouvellement de l’AMM [autorisation de mise sur le marché délivrée par l'Afssaps] en Italie. En France, (…) il est seulement demandé de nouvelles études."

Directement mise en cause, l’Afssaps se défend. Selon Fabienne Bartoli, l’adjointe du directeur général, "l’établissement a mis le médicament sous surveillance dès 1997, mais a concentré ses recherches sur les cas d’hypertension artérielle-pulmonaire, et non sur les pathologies des valves cardiaques", celles que provoque majoritairement le Mediator. Mais pour l’avocat Charles Joseph-Oudin, l’Afssaps a surtout joué le jeu du laboratoire Servier, contestant toutes les études qui auraient pu mener à une interdiction plus rapide.

Un avis que le député Bapt partage, évoquant une "insensibilité française au risque""Nous avons été le dernier pays au monde à interdire le Distilbène." Dans le cas du Mediator, "l’Afssaps prétend n’avoir pas trouvé de raisons d’interdire le médicament. Mais si on ne cherche pas, on ne trouve pas : jamais l’Afssaps n’a fait part aux médecins de ses doutes, alors que ce sont eux qui, par leur nombre et leur proximité avec le patient, peuvent fournir les informations qui permettent d’évaluer la nocivité d’un médicament. Que Servier diffuse des contre-vérités, c’est une chose, mais que l’Afssaps lui serve de relais…"

L’Afssaps est-elle la mieux placée pour délivrer les autorités de mise sur le marché ?

Cette mission est au cœur du travail de cet établissement public, mais de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer son fonctionnement, estimant que celui-ci ne garantit pas une prise de décision indépendante. C’est notamment le cas d’Irène Frachon, qui a dû mener de son propre chef les études ayant amené à l’interdiction du Mediator puis batailler pour se faire entendre pendant de longs mois : "Les raisons de ce retard sont multiples, mais reposent essentiellement sur une gestion qui n’est pas satisfaisante des conflits d’intérêts au sens large et des pressions" au sein de l’Afssaps, explique-t-elle dans un chat au Monde.fr.

En cause dans ces "pressions" évoquées par la praticienne, le financement de l’organisme. En 2005, une commission d’enquête du Sénat avait dénoncé le désengagement de l’Etat dans cette structure censée pourtant être indépendante"En 2003, les ressources de l’Afssaps provenaient pour 83 % de l’industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4 % de l’Etat" écrivait la commission d’enquête. Conclusion des sénateurs : "N’étant plus soutenue financièrement par l’Etat, l’Afssaps n’ose plus prendre de décisions contrariant un tant soit peu les intérêts immédiats des firmes. (…) La préservation de la santé de l’industrie pharmaceutique semble ainsi passer avant celle des patients." Aujourd’hui, l’Afssaps dépend à 100 % des laboratoires pour vivre, même si, rappelle Fabienne Bartoli, cet argent est récolté par l’Etat via une taxe puis attribué à l’établissement, "exactement comme l’impôt".

Gérard Bapt critique quant à lui à le climat d’"opacité" dans lequel les décisions de l’agence sont prises, et leur caractère "anonyme". Il dénonce surtout la "collusion" existant entre les laboratoires pharmaceutiques et les organismes de contrôle"Le trésorier de la société française de pharmacologie, qui a plus que son mot à dire dans les interdictions, est le directeur scientifique de Servier ; M. Servier lui-même a été fait grand-croix de la Légion d’honneur par Sarkozy"

Autre exemple apporté par M. Bapt et développé dans ce courrier adressé en août au directeur général de l’Afssaps, Jean Marimbert : Gérard Bapt y fait part de sa "stupeur" d’avoir découvert que des courriels échangés entre deux membres de la commission d’autorisation de mise sur le marché au sujet du Mediator et des travaux d’Irène Frachon étaient également adressés "aux représentants du laboratoire Servier". Des mails envoyés "sous le coup de la colère d’avoir été traînés dans la boue", justifie Fabienne Bartoli, colère que les deux membres voulaient partager avec leurs "pairs" du groupe pharmaceutique.

Lettre de M. Bapt à Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps.

Lettre de M. Bapt à Jean Marimbert, directeur général de l’Afssaps.Extrait des annexes d’un rapport parlementaire de Gérard Bapt

Me Charles Joseph-Oudin, qui estime que "la question de la collusion se pose dans cette affaire", dit de son côté "envisageable" de poursuivre l’Afssaps dans ce dossier où le groupe Servier est déjà poursuivi au civil.

Source : lemonde.fr

 

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