antidépresseur



La fin d’un tabou…

Alors que l’addiction sexuelle sort de l’ombre, on a tendance à croire qu’elle est en augmentation.

Est-ce réellement le cas ou simplement une distorsion médiatique d’un phénomène très singulier ?

Bien qu’il n’existe pas de chiffres sur ce phénomène, les psychopraticiens spécialistes semblent s’accorder sur une recrudescence des consultations pour addiction sexuelle.

Néanmoins, ils n’y voient pas là une sollicitation croissante des stimulis sexuels via la pub, la télé ou le cinéma mais plutôt une levée du tabou et une meilleure connaissance des troubles addictifs.

Malgré cela, tous les interdits ne se sont pas envolés, ainsi les demandes de consultation interviennent généralement après plusieurs années…

…après une atteinte de la vie sociale (insomnie persistante, amaigrissement, désocialisation, perte de travail, problèmes financiers…) ou après la survenue de problèmes d’érection ou d’autres troubles sexuels ne leur permettant plus d’atteindre leur consommation habituelle d’orgasme.

Comme il y a généralement la conjugaison de polyaddictions et d’un syndrome anxiodépressif, je classe l’importance des différentes dépendances et je les traite hiérarchiquement.

La prise en charge des addictions sexuelles peut reposer sur la prise d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques qui permettront, peut-être, de résoudre le problème pour des addictions récentes (3 à 6 mois), soit de diminuer la dépendance avant d’engager une prise en charge psychologique (thérapie cognitive et comportementale) indispensable, avec une psychothérapie.

Les thérapies de groupe, sur le modèle des alcooliques anonymes, ne sont pas très répandues en France contrairement aux Etats-Unis, ni très efficaces.

Parler de sa sexualité reste encore plus difficile que d’une boulimie alimentaire…

 

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En utilisant des outils d’analyse automatique pour examiner les requêtes de 6 millions d’utilisateurs dans les moteurs de recherche sur Internet en 2010, des chercheurs américains ont détecté un effet secondaire de l’entre deux médicaments.

Avant même que cet effet ait été identifié par l’Agence américaine du médicament (FDA) au moyen de son système d’alerte !

Leurs travaux sont présentés dans le Journal of the American Medical Informatics Association.

Russ B. Altman et ses collègues de Microsoft et des universités Standford et Columbia ont analysé les recherches relatives à l’antidépresseur paroxétine (Deroxat, Paxil) et au médicament anticholestérol (statine) pravastatine (Elisor, Vasten, Pravachol).

Ils ont déterminé que la combinaison des deux médicaments devaient causer une hausse du niveau de glucose sanguin (hyperglycémie).

Comment ont-ils fait ? Ils ont analysé 82 millions de requêtes (de personnes qui avaient permis que leur historique de recherche soit collecté).

Ils ont déterminé que les personnes qui cherchaient sur les deux médicaments durant une période de 12 mois étaient plus susceptibles de chercher des termes reliés à l’hyperglycémie (quelques 80 symptômes), comparativement à ceux qui cherchaient pour un seul de ces médicaments (10% comparativement à 5% et 4%): 30% avaient fait ces recherches la même journée, 40% dans la même semaine et 50% dans le même mois.

Les chercheurs concluent que ce genre d’analyse constituerait un outil valable à ajouter au système actuel de l’agence du médicament.

Pour identifiervdes effets secondaires des médicaments sur le marché. "Il y a un bénéfice potentiel pour la santé à écouter de tels signaux et à les intégrer aux autres sources d’informations", décrivent les chercheurs.
Références: Psychomédia.qc.ca, New York Times

 

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Ce nouveau livre, "Petites méditations d’un jardinier, Semer les graines de la méditation", est un guide naturel qui vous permettra de :

- mêler l’expérience du jardinage, de la contemplation et de la méditation, pour découvrir de nouvelles pratiques,
- profiter de la magie du jardinage, de la floraison d’une fleur au vol d’un papillon… :-)

Cet ouvage, fort intéressant, apportera à tout jardinier une dimension méditative indispensable à sa pratique quotidienne. Les autres lecteurs ? Ils découvriront une nouvelle source d’inspiration, leur permettant de se tourner vers l’intérieur de leur personnalité, vers leur essence même.

"Petites méditations d’un jardinier", propose non seulement des conseils de jardinage, mais aussi des exercices pratiques de méditation. Vous découvirez de nombreuses anecdotes de l’auteur et de citations de maîtres bouddhistes.

Petites meditation d'un jardinierLa méditation, technique royale de concentration, trouve ses origines dans la plupart des religions. Elle permet de rendre le moment présent plus tangible, d’éveiller les sens, de penser plus clairement et de faire des choix de vie objectifs.

Comment méditer ? L’art de la pleine conscience est très simple. Il consiste à vivre dans le présent et à maintenir son attention sur ce que l’on est en train de faire, en ramenant son esprit au présent dès qu’il commence à vagabonder (ce qu’il fait inévitablement !).

Le jardinage offre une multitude d’occasions d’entraîner son esprit à la pleine conscience. Ce livre offre quelques manières de la pratiquer qui, je l’espère, vous apporteront un bien-être dans le domaine spirituel comme dans d’autres domaines de votre vie.

Voici le sommaire petit livre (142 pages), qui se lit très facilement et très longuement, tout en le dégustant :

  1. Printemps : méditation sur la taille de l’arbuste, méditation sur l’ouverture
  2. Eté : méditation sur la marche, méditation sur le calme
  3. Automne : méditation sur la forme, méditation sur nos racines
  4. Hiver : méditation sur un point fixe

Quelques mots sur l’auteur : Ark Redwood est chef jardinier de l’un des plus célèbres endroits d’Angleterre, "ChaliceWell Gardens" de Glastonbury. Il a longuement étudié le bouddhisme.

Référence: "Petites méditations d’un jardinier, Semer les graines de la méditation", éditions Eyrolles


Avec la crise, les consultations pour dépression se multiplient :

Selon une étude commandée par le ministère de la santé, les généralistes sont amenés à prescrire trop souvent des médicamens, là où des psychothérapies seraient plus efficaces !

82% des médecins interrogés lors de cette enquête évoquent des patients souffrant d’anxiété et 67% de dépression.

L’enjeu est important :au cours des cinq dernières années, huit médecins sur dix ont été confrontés à une tetative de suicide de leurs patients et près de la moitié à un suicide.

Comment se sent une personne en dépression ?

Une humeur triste, se sentir malheureux et démoralisé. Une réduction marquée du plaisir et de l’intérêt pour presque toutes les activités.

Un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessive. Des pensées morbides ou des idées suicidaires. Un changement marqué de l’appétit ou du poids (perte ou gain).

Des problèmes de sommeil (insomnie ou excès de sommeil). Une attitude agressive inhabituelle ou une grande irritabilité.

Une sensibilité émotionnelle excessive (un rien provoque des larmes). Une fatigue importante ou une perte d’énergie. Des problèmes de concentration et de prise de décision.

Une agitation ou au contraire l’’impression de penser et d’agir « au ralenti ». Une baisse de la libido. Des maux de tête, des douleurs au ventre ou au dos.

 

Références: ministère de la santé, Le Nouvel Observateur

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À l’occasion de son congrès annuel, l’Association Française d’Urologie (AFU) a publié un rapport sur la médecine sexuelle dont une section fait le point sur les principales classes de médicaments qui peuvent induire des effets sexuels.

Ces principales classes sont:

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), tels que citalopram (Celexa), fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Paxil), sertraline (Zoloft)…, ou inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA), tel que venlafaxine (Effexor) sont liés à des troubles sexuels.

Une étude espagnole, a précisé le Pr François Giuliano lors de la présentation du rapport, a constaté des troubles sexuels chez 59,1% des personnes traitées par IRS et IRSNA. Les IRS et IRSNA entraînaient des orgasmes tardifs et des anorgasmies

Les neuroleptiques (antispychotiques)

Les neuroleptiques sont liés à la dysfonction érectile chez l’homme et aux troubles du désir ou de la lubrification chez la femme. Les neuroleptiques qui n’élèvent pas la prolactinémie entraînent moins d’effets secondaires sexuels (de 16 à 27 %).

Les anti-épileptiques (anti-convulsivants)

Les anti-épileptiques (dont certains sont utilisés comme stabilisateurs de l’humeur dans le traitement du trouble bipolaire) peuvent entraîner une diminution ou une perte du désir sexuel et d’excitabilité ainsi qu’une anorgasmie.

Les antiparkinsoniens

Les antiparkinsoniens à l’action dopaminergique sont parfois à l’origine d’une désinhibition et d’une hypersexualité.

Les analgésiques opiacés ou opioïdes

Les analgésiques opiacés ou opioïdes sont parfois responsables d’une diminution du désir.

Les anti-hypertenseurs

Les anti-hypertenseurs (traitement de l’hypertension) de la classe des diurétiques thiazidiques sont liés à la dysfonction érectile. Une revue de la littérature a aussi montré des effets sur la sexualité de la classe des bêtabloquants.

Les traitements de l’hypertrophie bénigne et du cancer de la prostate

Si les 1-bloquants n’altèrent pas la libido, certains d’entre eux peuvent être à l’origine de troubles de l’éjaculation. Les inhibiteurs de la 5 réductase (finastéride, dutastéride) sont responsables de troubles de l’éjaculation, de dysfonction érectile et d’une diminution de la libido. La combinaison des 2 traitements augmente les effets secondaires.

En ce qui concerne le traitement du cancer de la prostate, "la majorité des hommes sous castration chimique rapportent une baisse de leur libido".

Autres

Le médicament antidouleur Tramadol aurait un effet sur l’éjaculation.
Le tamoxifène, utilisé pour le traitement du cancer du sein, affecterait aussi la sexualité.

Contraceptifs oraux

Mentionnons que n’ont pas été intégrés à cette liste les contraceptifs oraux.

Plusieurs études ont cependant montré des effets importants sur la sexualité qui peuvent constituer un inconvénient majeur à leur utilisation.

Références : Psychomédia.qc.ca, Medscape, URO France (rapport du congrès sur la médecine sexuelle), Association Française d’Urologie (AFU)


La balance bénéfices-risques du médicament antidépresseur Valdoxan (agomélatine), des laboratoires Serviers, est nettement défavorable, estime la revue Prescrire.

Cette dernière a demandé et obtenu des bilans de pharmacovigilance des agences française et européenne du médicament.

Malgré l’absence d’efficacité démontrée, indique Prescrire, l’agomélatine est commercialisée depuis 2009 pour le traitement de la dépression.

Ces nouvelles données, malgré des imprécisions et des détails censurés, précise la revue, confirme le profil d’effets indésirables du médicament déjà préoccupant lors des essais cliniques avant commercialisation.

Des effets indésirables sont particulièrement graves, notamment des atteintes hépatiques, pancréatiques, des troubles neuropsychiques avec suicides, agressions, convulsions, vertiges, ainsi que des atteintes musculaires parfois graves. D’autres troubles graves et préoccupants ont été rapportés, tels que des réactions cutanées graves, des troubles cardiovasculaires, avec un doute sur un risque de survenue de cancers.

Les agences du médicament devraient communiquer largement sur ce point et retirer rapidement ce médicament du marché, juge Prescrire.

En attendant, les soignants auraient intérêt à éviter de prescrire ce médicament.

Article de Prescrire: Dépression : écarter l’agomélatine

Voyez également:

Références : Psychomédia.qc.ca, Prescrire

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Revue de l’année 2012 en santé mentale:

Voici une sélection d’actualités en psychologie et en santé mentale qui ont retenu l’attention sur Psychomédia en 2012.

Quelques tendances constatées en 2012 promettent de s’accentuer en 2013:

  • la psychologie et la psychothérapie cognitives connaissent un développement important avec des modèles du fonctionnement humain qui se raffinent
  • la psychanalyse connaît un recul de crédibilité et de popularité (en raison de son manque de scientificité et d’efficacité) qui ne pourra aller qu’en croissant
  • la psychiatrie, qui fera l’actualité en 2013 avec la parution du DSM-5, fait l’objet de plusieurs critiques contre la médicalisation à outrance des problèmes psychologiques et mentaux; plusieurs voix s’élèvent également contre son monopole sur le diagnostic, le traitement et les expertises légales
  • l’industrie pharmaceutiques est de plus en plus critiquée pour le manque d’efficacité de certains médicaments largement consommés, son manque de transparence et ses méthodes de marketing
  • les consommateurs de services en santé ont de plus en plus, grâce aux réseaux sociaux et à Internet en général, l’opportunité de s’informer et de questionner pour prendre part aux décisions et faire des choix plus éclairés; mais ils font face à un défi de taille, celui d’identifier la désinformation, omniprésente, en utilisant notamment comme critère les conflits d’intérêts.

Nous souhaitons que les informations que vous trouvez vous sont utiles et contribuent à votre bien-être.

Janvier

Facebook donne l’impression d’être moins heureux que les autres
Psychologie positive: efficacité pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les antipsychotiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Des psychopathes responsables des crises financières?
Développement d’une autre classification des troubles psychiatriques que le DSM

Février

4 questions pour distinguer le déficit cognitif léger de la perte de mémoire normale
Les riches sont plus susceptibles de mentir, tricher et prendre des bonbons aux enfants
Trois mesures efficaces pour réduire le stress au travail que les entreprises peuvent adopter
La psychanalyse fait aussi des victimes chez les enfants dys (dyslexie, dyscalculie, dysphasie…)
Rencontres en ligne: ne pas tarder à se rencontrer en personne, conseillent des chercheurs
Psychanalyse: la HAS l’exclut des bonnes pratiques pour le traitement de l’autisme

Mars

La dépression liée aux fast-food et pâtisseries commerciales, confirme une nouvelle étude
Une bonne capacité de "mémoire de travail" aide à penser à plusieurs choses à la fois
Diagnostics psychiatriques du DSM-5: conflits d’intérêts chez 2/3 des experts
Un médicament contre l’hypertension (bêta-bloquant) influence les émotions et diminue les attitudes racistes
ATTENTION: risque plus élevé de diagnostic d’hyperactivité (TDAH) chez les plus jeunes de classes

Avril

Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Les symptômes psychotiques tels qu’entendre des voix sont relativement fréquents
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
La marche serait efficace contre les symptômes de dépression
Nouvelle psychothérapie cognitive pour le trouble obsessionnel-compulsif

Mai

Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
Perte de poids et santé: 2 changements d’habitudes qui ont le plus grand effet domino
Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
La pratique de la méditation influencerait la façon de penser lorsqu’au repos
Les aliments gras entraîneraient un cercle vicieux d’euphorie et de dépression

Juin

Les facteurs psychologiques de l’effet anti-stress d’une marche en forêt
Homosexualité: les étapes du coming out (modèle d’identité de Cass)
La méditation entraîne des changements cérébraux liés au contrôle de soi et à l’humeur
Le surdiagnostic représente un sérieux problème pour plusieurs maladies

Juillet

Les 3 stratégies les plus efficaces pour maigrir selon une nouvelle étude
Traitement du vertige de position: vidéos YouTube efficaces
L’éclairage de nuit pourrait favoriser la dépression
La douleur chronique prédite par une activité cérébrale liée aux émotions

Août

La lumière bleue des tablettes numériques nuit au sommeil
Les antidépresseurs risqués au volant en début de traitement
Le cannabis à l’adolescence affecterait durablement le quotient intellectuel

Septembre

La désinformation: pourquoi elle fonctionne et comment la contrer
Des chercheurs identifient six styles émotionnels
Les comportements liés à un meilleur contrôle du poids à la ménopause
Deux modes de pensée utilisés dans le jugement et la prise de décision
Les personnes en dépression ont plus de difficulté à distinguer les différentes émotions négatives

Octobre

Rythmes biologiques: un meilleur moment pour chaque chose dans la journée
Qu’est-ce que la thérapie de résolution de problèmes?
La compassion pour soi-même liée à une relation de couple plus heureuse
Phobies: exprimer son émotion est plus efficace que de tenter de la modifier
Six stratégies de maintien du poids rentables à pratiquer avant d’en perdre
Compléments et produits naturels peuvent être dangereux avec certains médicaments

Novembre

Voici la liste de 89 médicaments dangereux avec le pamplemousse
L’empathie inhiberait la pensée analytique et vice-versa
Les problèmes de mémoire sont souvent dus à des médicaments
Dépression saisonnière: l’affect dépressif n’apparaît qu’après plusieurs autres symptômes

Décembre

Les habiletés de "pleine conscience" aideraient à surmonter la procrastination
Les diagnostics psychiatriques du DSM-5 définitivement adoptés: quels changements?
Un complément alimentaire pourrait être efficace contre la dépression résistante aux antidépresseurs
La thérapie cognitivo-comportementale efficace contre la dépression résistante aux antidépresseurs

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L‘agence européenne des médicaments (Ema) a recommandé le rejet de la demande d’autorisation de mise sur le marché du très controversé médicament Qsiva pour la perte de poids du laboratoire américain Vivus, rapporte l’agence nationale française de sécurité du médicament (ANSM).

Le médicament a été autorisé en juillet dernier aux États-Unis sous le nom Qsymia (aupravant appelé Qnexa)…

Il s’agit d’une combinaison de deux médicaments déjà sur le marché: la phentermine (un dérivé de l’amphétamine interdit en Europe mais autorisé aux États-Unis) et de topiramate (un anticonvulsivant notamment commercialisé sous les noms Epitomax et Topamax).

Ces deux substances sont anorexigènes (coupe-faim). L’effet anorexigène de la phentermine est dû à la libération de noradrénaline, au niveau de l’hypothalamus, une région du cerveau qui régule l’appétit.

Le topiramate est sensé agir par une augmentation du métabolisme et une diminution de l’appétit par un mode d’action mal connu, indique l’ANSM.

Le comité de l’EMA a estimé que les effets cardiovasculaires à long terme sont préoccupants, en particulier du fait de l’augmentation de la fréquence cardiaque par la phentermine.

Par ailleurs, les effets psychiatriques (des cas de dépression et d’anxiété ont été rapportés au cours des études cliniques) et cognitifs (tels que problèmes de mémoire et d’attention), liés au topiramate sont inquiétants sur le long terme.

Le topiramate est également connu pour être potentiellement dangereux pour l’enfant, au cours de grossesse.

Le comité a également estimé qu’il existe une forte probabilité que, si le médicament était autorisé, il ne soit pas strictement utilisé par les personnes auxquelles il serait indiqué.

La France, co-rapporteur lors de la procédure d’évaluation du Qsiva, avait "fortement soutenu" cet avis défavorable, précise l’ANSM.

"Les risques liés à la phentermine sont ceux des autres amphétaminiques anorexigènes, indiquait la revue Prescrire sur son site en mai dernier:

-> troubles neuropsychiques (céphalées, insomnies, nervosités, dépressions, etc.), cardiovasculaires (hypertensions artérielles, palpitations, troubles du rythme cardiaque), plus rarement des hypertensions artérielles pulmonaires et des valvulopathies (comme avec Mediator, benfluorex), lors d’associations avec d’autres anorexigènes, etc."

Pour ce qui est du topiramate,

-> "ce sont les effets indésirables digestifs du topiramate qui sont exploités ici en vue de faire maigrir : anorexies et pertes de poids. Mais le topiramate expose à de nombreux autres effets indésirables : troubles neuropsychiques, troubles oculaires, problèmes métaboliques, etc.", indiquait Prescrire.

Un risque sérieux de ce médicament chez les femmes en âge de procréer est celui de malformation congénitale.

Après les scandales du Mediator et d’autres médicaments dans le passé tels que Isoméride (fenfluramine) et Pondéral (fenfluramine), de la même famille que la phentermine, une autorisation du nouveau médicament en Europe aurait suscité une très vive polémique.

Références: psychomedia.qc.ca, ansm.sante.fr, prescrire.fr, ANSM

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Troubles alimentaires : quand faut-il s’inquiéter ?

Notre comportement alimentaire est avant tout conditionné par nos besoins physiologiques.

Il est aussi le premier support de nos échanges relationnels avec autrui. De l’enfance à l’âge adulte, au quotidien, nos comportements alimentaires sont affectés de manière variable par nos états émotionnels et relationnels.

Le fait d’être stressé, triste, joyeux, anxieux, en colère ou encore amoureux augmente l’appétit des uns et réduit celui des autres.

Cependant, on ne parle de trouble du comportement alimentaire que quand le retentissement des perturbations induites menace la santé du sujet sur le plan somatique et/ou psychique.

Qu’elle est la cause ?

Quel que soit l’âge ou le sexe du sujet, l’apparition d’un trouble du comportement alimentaire doit toujours être considérée comme l’expression d’un problème somatique, ou d’une perturbation émotionnelle et/ou relationnelle.

Ce signal peut être soit sans gravité car temporaire et contemporain d’un événement de vie particulier, soit le signe avant-coureur d’une affection somatique ou psychiatrique.

Si vous vous inquiétez à propos du comportement alimentaire de l’un de vos proches, la première chose à faire est de lui en parler simplement pour essayer de comprendre ce qui se passe.

Votre regard lui fera peut-être prendre conscience d’un processus qu’il n’avait pas perçu et témoignera de votre attention à son égard. Si besoin, un avis ou une consultation auprès d’un médecin peuvent s’envisager.

À tout âge, le premier souci du médecin sera d’éliminer une cause organique. Sur le plan psychologique, les causes les plus fréquentes des troubles du comportement alimentaire sont variables en fonction de l’âge.

Chez les enfants, ils sont souvent l’expression de problèmes relationnels. Chez les adolescentes, la première cause d’amaigrissement est l’anorexie mentale. Le pic d’apparition de la boulimie se situe en fin d’adolescence et au début de l’âge adulte.

Etes-vous dépressive ?

Chez les adultes, il faut avant tout penser à des manifestations anxieuses et/ou dépressives.

Enfin, au troisième âge, des manifestations dépressives sont aussi à évoquer malgré une augmentation des perturbations du goût, de l’odorat et de l’appétit. Chez la personne âgée, les troubles du comportement alimentaire sont souvent dus à des perturbations de l’appétit, et du goût et de l’odorat. Mais ils peuvent aussi s’inscrire dans un syndrome dépressif.

Chez des personnes à poids normal, des préoccupations envahissantes autour de l’idée d’être trop gros ou de la peur de grossir associées à des conduites de régimes restrictifs inadaptés et répétés doivent interpeller l’entourage.

L’anorexie sera évoquée face à une restriction alimentaire qualitative et/ou quantitative qui dure, volontaire ou non, associée à une perte de poids (progressive ou rapide).

Chez l’enfant, elle sera évoquée devant un arrêt de prise de poids ou de croissance. Ces personnes ne reconnaissent généralement pas souffrir d’un trouble du comportement alimentaire. Ce déni est une difficulté importante à la mise en œuvre des soins. La mobilisation de l’entourage est cruciale pour une prise en charge précoce qui améliore le pronostic.

La boulimie se manifeste principalement sous forme de crises, associées ou non à des stratégies pour éviter de prendre du poids (vomissements, prise de laxatifs ou de diurétiques, activité physique intensive).

Elles sont souvent tardivement repérées par l’entourage.

En effet, la personne se sent honteuse ou coupable, les cache, n’en parle pas.

Un faisceau de signes peut alerter :

- disparition répétée de grandes quantités d’aliments,

- vomissements,

- irritations du dos des mains et/ou de la commissure des lèvres, etc…

Les crises de boulimie existent chez des individus de poids normal (on parle alors de boulimie nerveuse) ou présentant un surpoids (hyperphagie boulimique ou binge eating disorder), et dans l’anorexie mentale (dite alors anorexie-boulimie).

Dans ces situations, il est légitime de s’inquiéter sans dramatiser et en le verbalisant avec tact.

La crainte de renforcer un comportement passager, voire de le stigmatiser, est à ce stade infondée.

Il faut consulter rapidement en cas d’amaigrissement très important et/ou très rapide, de vomissements très fréquents, de malaises ou de verbalisation d’idées suicidaires.

Vous devez voir votre médecin généraliste et commencer une psychothérapie comme celle que je propose.

Si votre médecin ne vous prescrit que des antidépresseurs ou des anxiolytiques après une consultation de 20 minutes, ce qui est malheureusement très souvent le cas, toutes les études sur les TCA démontrent que ce n’est pas suffisant.

Un travail psychologique sérieux sur vous en thérapie, associé avec vos médicaments, est le chemin reconnu par tous les professionnels pour vous sortir définitivement de cet enfer.

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L‘acupuncture pourrait être utilisée pour soigner la dépression :

Alors que l’utilisation de médicaments antidépresseurs est en augmentation de plus de 400% depuis 1990 et que de nombreux chercheurs indépendants pointent du doigt leur inefficacité pour traiter les dépressions d’intensité légère à modérée, de nombreuses personnes se tournent vers des méthodes alternatives comme l’acupuncture.

L’efficacité réelle de l’acupuncture dans le traitement de la dépression ayant été peu évaluée, des chercheurs Chinois ont passé en revue la littérature médicale de l’année 2011 et ont analysé l’efficacité de cette technique.

Verdict : l’acupuncture manuelle, électrique ou au laser est efficace pour lutter contre la dépression et ne possède pas d’effets secondaires notables.

De plus, en conjonction avec les traitements classiques elle pourrait diminuer les effets secondaires des médicaments. Les chercheurs voient dans l’acupuncture un potentiel intéressant mais estiment que d’autres études de meilleure qualité sont encore nécessaires pour pouvoir tirer une conclusion définitive.

D’autres méthodes naturelles existent pour soigner la dépression, seules ou en conjonction avec les médicaments : le sport, la vitamine D, une nutrition adaptée, et surtout une psychothérapie comportementale et cognitive.

Références: Jacques Robert, lanutrition.fr, Wu J, Yeung AS, Schnyer R, Wang Y, Mischoulon D. Acupuncture for depression: a review of clinical applications. Can J Psychiatry. 2012 Jul;57(7):397-405.

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