étude


L’étude permet également d’établir un profil des joueurs excessifs.

Il en ressort que 75,5% sont des hommes dont la moyenne d’âge est de 41 ans.

« Près de la moitié (47,0 % des joueurs excessifs) dépensent plus de 1 500 euros par an contre 7,1 % pour l’ensemble des joueurs actifs. Les joueurs excessifs se distinguent également par leur précarité financière et leur faible niveau d’études : 57,8 % déclarent un revenu mensuel inférieur à 1 100 euros (contre 34,7 % chez les joueurs actifs) ; et plus d’un joueur excessif sur trois ne possède aucun diplôme (36,3%) ».

Les résultats de l’enquête révèlent également un lien fort entre l’addiction au jeux d’argent et la dépendance à l’alcool ou au tabac.

« Ainsi, chez les joueurs excessifs : 26,3 % ont un risque de dépendance à l’alcool (contre 3,2 % en population générale). La part de fumeurs quotidiens est de 64,2 % parmi les joueurs excessifs, alors qu’elle est de 29,7 % en population générale. »

Avec 1,3% de joueurs dits problématiques, la situation de la France est-elle inquiétante ?

Pas outre mesure.

La France fait même partie des bons élèves en matière de dépendance aux jeux d’argent. « L’hexagone se classe à un niveau relativement bas par rapport aux autres pays ayant mené ce type d’enquête. Il se place loin derrière les Etats-Unis ou l’Australie (autour de 5 %) mais également en retrait par rapport à l’Italie, le Canada, la Belgique et la Grande Bretagne plutôt aux alentours de 2 % », conclut le communiqué de presse.

 

Source : enquête de prévalence sur les niveaux et pratiques des jeux de hasard et d’argent en France par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

 

 

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Près de 600.000 joueurs en France, soit 1,3% de la population majeure, présentent un profil « problématique ».

Ces résultats résultent de la première enquête de prévalence sur les niveaux et pratiques des jeux de hasard et d’argent en France, réalisée en 2010 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

200.000 joueurs excessifs en France :

Il ressort donc de cette étude que « 0,9% des individus (400.000 personnes) présentent un risque modéré » (joueur qui pourrait se trouver en difficulté par rapport à sa conduite de jeu) et que « 0,4 % (200.000 personnes) sont des joueurs excessifs » (joueur en grande difficulté par rapport à sa conduite de jeu).

Au total, 1,3% de la population française de plus de 18 ans sont des joueurs dits problématiques.

8% des joueurs actifs jouent au poker :

Avec seulement 8% des joueurs actifs (ayant joué au moins 52 fois ou ayant misé au moins 500€ au cours des 12 derniers mois) le pratiquant, le poker est loin d’être le jeu d’argent le plus populaire en France.

Les jeux de tirage et de grattage, pratiqués respectivement par 75% et 62,2% des joueurs actifs, sont indéboulonnables. Le PMU arrive lui en troisième position avec 23,2% de parieurs actifs.

 

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Les chercheurs de la Harvard School of Public Health et de la Shahid Beheshti University (Iran) ont analysé le régime alimentaire en protéines de 88 803 infirmières et leur risque de cancer du sein sur une période de 20 ans.

Ils se sont intéressés particulièrement au lien possible entre la consommation totale de viande rouge non traitée et transformée, avant la ménopause, et le risque ultérieur de cancer du sein, tout en prenant en compte les autres sources de protéines (volaille, poissons, œufs…).

Au cours de l’étude qui a duré 20 ans, les chercheurs ont enregistré 2.830 cas de cancer du sein et ont constaté une corélation entre une consommation importante de viande rouge et un risque accru (jusqu’à 22 % en plus) de cancer du sein.

L’étude montre en revanche que des apports plus élevés de protéines telles que la volaille, le poisson, les œufs, les légumineuses et les noix ne sont pas associés à un risque accru de cancer du sein.

Ces recherches montrent également que la consommation d’une portion de légumineuses (noix, pois, lentilles) chaque jour, à la place d’une portion de viande rouge est associée à une réduction de 15 % du risque de cancer du sein.

Quant à la consommation d’une portion de volaille chaque jour, à la place d’une portion de viande rouge, elle permet de réduire de 17% le risque de cancer du sein.

L’étude conclut que les femmes jeunes ont intérêt à remplacer la viande rouge par une combinaison d’autres sources de protéines. Ce travail rappelle également qu’il existe d’autres facteurs de risque de cancer du sein, tels que la consommation d’alcool et l’obésité.

 

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Considéré comme le fondateur des thérapies brèves, précurseur délibérément en marge des courants institutionnels de la psychologie, Milton Erickson est surtout le créateur d’une technique d’hypnose, qu’il a mise au point en luttant toute sa vie contre sa propre souffrance.

Né dans une ferme du Connecticut, il était dyslexique, daltonien, éprouvait des difficultés à reconnaître les sons, et avait été atteint de poliomyélite à l’âge de 17 ans.

Dès 1923, il étudie l’hypnose "à l’ancienne ", qui consiste à plonger les patients dans un état de sommeil profond.

Puis il met au point une méthode d’hypnose "éveillée", fondée sur la relation patient/thérapeute et sur le respect absolu du sujet.

Jusqu’en 1948, Erickson mène une carrière universitaire et clinique de psychiatre.

En raison d’une nouvelle attaque de polio, il se consacre ensuite totalement à sa clientèle privée. En cinquante ans de pratique, il a traité près de 30 000 personnes.

Durant toute sa carrière, il n’a jamais écrit d’ouvrage théorique. Seules ses conférences ont été publiées.

Est-ce que vous vous connaissez ?

"Suis-je conscient de mes forces, mes faiblesses, mes capacités, mes compétences ?

Est-ce que j’arrive à identifier mes peurs qui m’empêchent de rentrer en relation avec les autres ?

Est-ce que je sais identifier mes désirs, mes besoins, mes limites ?"

Chaque personne aborde les événements, les relations en lien avec son histoire, et donc chacun doit faire face à ses propres limitations.

Ce nouveau livre de Sylvie Grivel, "Etre soi dans ses relations", nous donne ainsi la possibilité de comprendre ce que l’on ressent, d’y donner un sens. C’est une véritable joie de se révéler à soi même.

On met enfin des mots sur des relations vécues presque quotidiennement. On se retrouve facilement dans les exemples cités. Les solutions suggérées sont claires et apportent de vrais changements dans nos comportements si on les adopte.

L’assertivité est un mode relationnel qui permet de développer des relations constructives dans le respect de soi et des autres.

L’assertivité est un mode relationnel qui permet de développer des relations constructives dans le respect de soi et des autres.En suivant la méthodologie proposée dans cet ouvrage, développez un comportement assertif afin d’instaurer des relations authentiques et un climat de travail constructif.

Affirmer ses limites, défendre ses droits, exprimer son avis et ses besoins, faire face à l’agressivité, la passivité, la manipulation… Tous les jours nous sommes en relation et devons nous positionner face aux autres.

Etre soi dans ses relationsAinsi, à l’aide de conseils et d’exercices précis, dépassez les blocages qui vous empêchent d’être vous-même et apprenez à exprimer ce que vous pensez et ressentez tout en respectant les autres.

En près de 180 pages, Sylvie Grivel entend aider les lecteurs à s’autoformer pour tenter de combattre ces symptômes en conciliant productivité et bien-être. Pour ce faire, elle définit l’assertivité puis explique comment la développer et l’exprimer au travail ainsi que dans toutes autres organisation sociales.

À lire impérativement par toute personne désireuse d’être meilleure envers soi et envers les autres !

Voici le sommaire de ce nouveau livre de coaching :

  • Un ouvrage pragmatique construit autour de 5 étapes :
    exprimer une critique, oser dire non, formuler des demandes claires, savoir dire oui, féliciter et encourager
  • Un livre d’autoformation qui fournit tous les outils pour s’entraîner au quotidien
  • Une approche pédagogique avec des cas, des grilles d’autodiagnostic, des exercices
  • Introduction – Les relations au coeur de la dynamique de l’entreprise
  • Les conditions nécessaires à l’assertivité
    • Les postulats au développement des relations assertives dans les organisations
    • Les principes fondamentaux de l’assertivité
  • Un pas vers l’assertivité
    • Apprendre à reconnaître trois types de comportements et savoir y répondre
    • Les freins à l’assertivité
  • Etre assertif c’est…
    • Exprimer des critiques constructives
    • Oser poser ses limites : savoir dire non
    • Formuler des demandes
    • Savoir dire oui
    • Les signes de reconnaissances : savoir féliciter, encourager, remercier

 

Qui est l’auteur ?

Sylvie Grivel est formatrice en communication et coach certifié. Formée à différentes approches : la PNL, l’élément humain de Schutz, l’analyse transactionnelle. Elle intervient dans le monde de l’entreprise, de la fonction publique, de la politique et de l’insertion sociale et professionnelle.

 

Source : "Etre soi dans ses relations", de Sylvie Grivel, éditions Eyrolles

Lorsque l’on demandait à René Goscinny quel personnage d’Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter :

"Obélix, car c’est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents".

Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine, dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l’histoire de notre propre développement.

Et s’il fallait prendre ses mots d’enfant au sérieux ?

Obélix l’enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.

Avec son nouveau livre "Le complexe d’Obélix", l’auteur Nicolas Rouvière,  suggère que la psychanalyse peut apporter un nouveau regard sur Obélix et ses relations aux autres, ainsi que le fonctionnement du village gaulois.

Ecoutons encore Goscinny :

« Je n’essaie pas de faire d’Obélix un personnage bête. Je le considère plutôt comme un adulte avec des réactions naïves de très jeune enfant. Mais n’oubliez pas que le but essentiel du personnage est de faire rire… »

Le complexe d'ObelixDe fait au delà de ses contradictions propres (cette masse imposante renfermant un enfant capricieux) et de son opposition comique avec son partenaire (Obélix, le gros bêta contre Asterix, le petit malin), Obélix évolue sensiblement au point de dépasser sa caractérisation de départ.

A travers ce personnage très sympathique, le dogme de la psychanalyse essaye de nous montrer que c’est donc la sortie du stade infantile et la construction de l’identité qui sont problématiques…  et que Nicolas Rouvière résout en donnant à l’épisode fondateur des origines d’Obélix, la fameuse chute dans la marmite de potion magique, la signification d’une nouvelle naissance symbolique…

Comparable à la liturgie du baptême dans la religion catholique, la plongée dans la marmite de potion magique est un épisode fondateur faisant de Panoramix un figure paternelle, qui apparait comme la première étape vers la sortie du narcissisme infantile…

Ainsi, c’est toute une filiation symbolique qu’analyse et reconstitue Nicolas Rouvière. Il décortique ainsi les rôles que joue les différents personnages (le druide, le barde, le chef) et les institutions qui régissent la vie du village.

Le portrait du personnage d’Obélix et sa lecture psychanalytique ne sont du coup jamais détachées d’une vision sociale et anthropologique de l’univers de la série. L’ouvrage se place aussi vers une perspective de mise en crise de l’individu au sein de la société, qui, par le biais de l’humour et de la caricature, fait passer une critique de l’individualisme, du capitalisme, des utopies politiques ou encore de la psychanalyse elle-même.

On peut rester largement sceptique à ce genre de grilles de lecture appliquées à des œuvres de la culture populaire. Et même ne pas y adhérer, et avoir une opinion différente, mais cela serait passer à côté d’analyses souvent… originales et étonnantes.

« Ils sont fous ces humains ! » finit-il par conclure.

Et c’est vrai,  peut-être Obélix a-t-il raison.

Peut-être vivons nous tous avec une folie intérieure, que nous contrôlons jusqu’à un certain point.

Notre esprit serait un outil aussi bien utile que destructeur, à nous de faire attention à lui…

Et vous, quelle est votre opinion ?

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L’auteur : Nicolas Rouvière est maître de conférences à l’université Grenoble 1 (ESPE), où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de plusieurs ouvrages sur la bande dessinée, il a publié notamment Astérix ou la parodie des identités (Flammarion, 2008) et Astérix ou les lumières de la civilisation (Puf, 2006), qui a obtenu le prix Le Monde de la recherche universitaire.

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Table des matières du livre "Le complexe d’Obélix"

de Nicolas Rouvière, aux édition PUF :

Préface d’Anne Goscinny

PREMIÈRE PARTIE : LA FIXATION INFANTILE

CHAPITRE 1 : LES RETARDS D’OBÉLIX
1 ) Oralité et agressivité
2 ) Le menhir, du stade anal au stade phallique
3 ) Idéfix, le compagnon de l’enfance
4 ) Obélix apprenti linguiste
5 ) Le principe de non-contradiction
6 ) « Ils sont fous ces Romains » : l’égocentrisme infantile
7 ) L’avènement du pouvoir de désigner

CHAPITRE 2 : MALAISE DANS LA FILIATION
1 ) Les ennuis d’Obélix
2 ) Pépé et l’ancêtre : l’anti-Obélix
3 ) L’enlacement avec l’image maternelle
4 ) La chute dans la marmite : une naissance au principe du Père
5 ) Le collage à la marmite

CHAPITRE 3 : OBÉLIX ET LES MARQUES DE LA SECONDE NAISSANCE
1 ) Le ventre, le menhir et les baffes
2 ) Idéfix, le gardien du lien aux racines
3 ) Le « sang-lier », un emblème généalogique
4 ) La potion magique : une intégration assumée du manque

DEUXIÈME PARTIE : « ILS SONT FOUS, CES HUMAINS »

CHAPITRE 1 : LA LOGIQUE NARCISSIQUE
1 ) La divination, piège du moi idéal
2 ) Obélix et les femmes
3 ) Le narcissisme au pouvoir : un danger social

CHAPITRE 2 : LE DÉSIR MIMÉTIQUE
1 ) Détritus et le pouvoir de la calomnie
2 ) Obélix chef d’entreprise : la vanité d’être important
3 ) Le bouc émissaire, une solution à la crise mimétique ?
4 ) Assurancetourix : un faux bouc émissaire
5 ) La subversion du rapport au tiers

CHAPITRE 3 : LA RÉGRESSION PULSIONNELLE
1 ) Les Normands et l’opacité corporelle
2 ) Le corps-objet
3 ) La régression de l’acte langagier à l’acte meurtrier
4 ) La critique du mimétisme d’apprentissage
5 ) La critique de l’accès victimaire à la raison

TROISIÈME PARTIE : LE PARCOURS DE LA RAISON

CHAPITRE 1 : LA DIVISION DU SUJET
1 ) La symbolisation du corps
La baffe, une expulsion de la matière
Le corps comme théâtre de signes
2 ) La séparation du mot et de la chose
L’accès à l’arbitraire du signe
3 ) La division spéculaire
Se séparer de son image
Obélix acteur-miroir

CHAPITRE 2 : LA FONCTION PARENTALE DU VILLAGE
1 ) La tripartition du druide, du barde et du chef
Le druide : l’institution du lien au corps
Le barde : l’institution du lien au langage
L’adage du chef : l’institution du lien à l’image
2 ) Le village gaulois : une structure « sanctualisante »
La question du sacré
La réaction fondamentaliste

CHAPITRE 3 : LA CRITIQUE DE L’INDIVIDUALISME CONTEMPORAIN
1 ) Le Living Theatre d’Éléonoradus : une utopir anarchiste
2 ) Le spectre de l’enfant-problème
Une fausse indépendance : l’exemple de Goudurix
Une sourde sécession culturelle : Gracchus Quiquilfus
La fabrique politique du client-roi
Pépé, une figure de l’enfant-roi ?
3 ) La critique du « dépannage psy »
Le dualisme behavioriste individu-société
Le dualisme patient-thérapeute
Une représentation problématique du principe du Père
Vers une mise en perspective historique des maladies psychiques

Conclusion
Bibliographie

 

Source : "Le complexe d’Obélix", de Nicolas Rouvière, édition PUF, juin 2014

Deux ans après le diagnostic de cancer : des différences sociales et de genre très marquées.

Voyez par vous-même :

L’Institut national du cancer (INCA) avait réalisé en 2004 une vaste enquête sur la vie deux ans après un diagnostic de cancer (étude VICAN) qui a connu une seconde édition en 2012 et dont les résultats viennent d’être publiés. La comparaison entre les conclusions des deux volets permet de mettre en évidence des évolutions positives dans plusieurs domaines.

On constate tout d’abord que les relations avec les équipes soignantes paraissent s’améliorer. Ainsi, la proportion de patients estimant avoir été impliquée dans le choix des traitements est passée de 69 % à 74 %.

Par ailleurs, les personnes interrogées sont aujourd’hui mois nombreuses à estimer que les informations données par les praticiens étaient trop complexes.

Cependant, concernant l’annonce du diagnostic, la part de patients regrettant sa brutalité reste stable, autour de 18 %. On relève en outre en la matière que les femmes sont bien plus nombreuses à conserver un souvenir brutal de ce moment.

D’une manière générale, les échanges avec les praticiens ont été jugées un peu moins satisfaisantes par les femmes que par les hommes (47,9 % des femmes sont très satisfaites vs 52,1 % des hommes). De façon plus marquée, les revenus ont une influence nette sur le niveau de satisfaction (qui atteint 28 % de très satisfaits chez les plus pauvres vs 44,7 % chez les plus aisés).

Autre élément en progression : la "qualité de vie psychique" deux ans après un cancer qui a connu, pour la plupart des localisations, une nette amélioration entre 2004 et 2012.

Cependant, une fois encore, les résultats obtenus connaissent de fortes variations en fonction du niveau de précarité des personnes interrogées. On retrouve ces mêmes éléments d’appréciation en ce qui concerne la situation professionnelle. Entre 2004 et 2012, « le taux de maintien dans l’emploi deux ans après le diagnostic de cancer » a connu une nette augmentation.

Cependant, on constate toujours les mêmes inégalités sociales. Ainsi, pour les cancers de bon pronostic, la conservation de l’emploi est de 89 % chez les cadres et les professions supérieures contre 74 % pour les autres, elle est par ailleurs de 48 % chez les cadres en cas de mauvais pronostic, contre 28 % « pour les métiers d’exécution ».

Enfin, 48 % des cadres sont au travail deux ans après un cancer de mauvais pronostic, contre 28 % des ouvriers.

 

 

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Après un cancer, quel qu’en soit le type, la libido diminue : plus de la moitié des personnes interrogées pour l’enquête l’affirme, et pour 20 % d’entre elles, elle disparaît même.

Les raisons : les traitements par chimiothérapie et la consommation d’anxiolytiques.

D’après l’étude, « ce sont les hommes qui rapportent plus souvent une baisse du nombre de rapports sexuels et qui s’en montrent plus insatisfaits ». Pourtant, le sujet est peu abordé avec l’équipe soignante : seuls 18 % des hommes en ont parlé et 4 % des femmes.

Selon les auteurs, « la sexualité étant partie intégrante d’une meilleure qualité de vie, […] il apparaît indispensable de renforcer la communication autour de ces questions afin que les personnes puissent mieux appréhender l’après-cancer ».

A cause des rayons ou de la chimiothérapie, la fertilité baisse aussi. Plus de 35% des hommes et 30% des femmes de moins de 45 ans touchés par la maladie déclaraient qu’ils avaient un projet d’enfant avant leur diagnostic, mais, d’après le rapport, la congélation des spermatozoïdes et des ovules est sous-utilisée en France.

Si près de deux tiers des patients affirment qu’on leur a proposé de conserver leurs gamètes avant le début du traitement, au final la conservation n’a été réalisée que chez 15,8 % des hommes et 2,2% des femmes.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

 

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Fatigue, douleurs, problèmes de libido : certains symptômes persistent même deux ans après un cancer, et cela de façon inégale selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle des patients.

C’est le constat qui ressort de l’enquête « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », publiée le mardi 10 juin par l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 70 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon ou de la thyroïde se sentent encore épuisées deux ans après le diagnostic de leur maladie. D’après l’étude « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », la fatigue est « le symptôme le plus fréquemment ressenti ». Elle varie toutefois selon le type de cancer et le sexe du malade : 60 % des femmes ayant eu un cancer du sein se sentent encore très fatiguées, contre 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate.

Selon le rapport, la fatigue « diminue avec l’âge, ainsi qu’avec des revenus plus élevés », autant chez les femmes que chez les hommes.

Deux patients sur trois se plaignent de douleurs, ressenties au cours des quinze derniers jours, sur une ou plusieurs parties du corps. Ce sont pour la plupart des femmes, des moins de 50 ans, ainsi que des malades en situation précaire.

Autre constat : « Ces douleurs […] sont plus fréquentes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. » L’usage de médicaments reste toutefois modéré : seul 60 % des malades affirment en prendre pour se soulager.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

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«On constate un divorce surprenant entre l’activité managériale et le travail opérationnel», explique Matthieu Detchessahar, professeur en sciences de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Nantes.

Un divorce qui n’est pas sans conséquence sur la santé des employés.

Dans la trentaine d’entreprises où le Pr Detchessahar est intervenu, de la banque à l’industrie en passant par l’hôpital, il note l’émergence d’une «équation du mal-être», surprenante mais commune aux différentes structures.

En effet, pour lui, «les équipes ne souffrent pas d’un excès de management, elles souffrent d’une absence de management de proximité» !

Car lorsque les managers sont «aspirés par des forces centrifuges en dehors de la sphère du travail opérationnel, ajoute-t-il, ils ne sont plus aux côtés de leurs équipes pour les aider à répondre aux injections paradoxales du travail».

Or, une enquête menée par les Prs Isabelle Hansez et Pierre Firket, de la Clinique du stress et du travail de Liège, sur 1 089 personnes consultant pour un épuisement professionnel montre que, pour 63 % d’entre elles, la première cause de souffrance au travail vient du «manque de soutien de la hiérarchie», loin devant le «manque de reconnaissance».

 

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