étude


Les raisons 
de l’art
. Essai sur 
les théories
 de la peinture.

« On ne fait pas de la peinture avec des idées », écrit, de façon lapidaire, Jacqueline Lichtenstein.

Le ton polémique de l’ouvrage est ainsi donné d’emblée, dès l’avant-propos.

Sa cible privilégiée ? L’amateur d’idées pures ignorant les techniques de l’art, l’autoproclamé « esthéticien ».

Pourtant, J. Lichtenstein, professeure à l’université Paris‑IV, est bien une philosophe, mais atypique. Elle mène une réflexion à partir des objets qui sont ceux de l’histoire de l’art. Elle fait ainsi largement appel aux conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture (1648-1793) – dont elle dirige l’édition critique intégrale – pour rendre à l’art sa rationalité propre, ses règles et ses contraintes éprouvées dans l’expérience.

Par là même, elle rend sa légitimité au premier concerné : l’artiste. Ce qui intéresse ce dernier, c’est moins une définition abstraite de la couleur, par exemple, que la manière concrète de l’utiliser dans l’acte de peindre. Et c’est cette connaissance des règles de l’art qui en décuple les effets dans « un plaisir qui excite l’intelligence » (Paul Valéry).

L’alliance historique entre le discours théorique et la pratique artistique, qui était encore au cœur de la réflexion sur l’art à l’âge classique, s’est défaite au XVIIIe siècle.

Un tel « tournant esthétique », écrit l’auteure, consacre « une vision idéelle dématérialisée de l’objet artistique ».

Dès lors, les philosophes ont acquis le monopole de la réflexion sur l’art, tout en ignorant les nécessités internes à la technique et à la pratique artistique.

A contrario, J. Lichtenstein soutient que l’art a ses raisons (pratiques, techniques, matérielles) que l’esthétique ignore.

En d’autres termes, elle invite l’esthéticien à «  cesser de philosopher sur l’art pour accepter d’être philosophiquement inquiété, interrogé, bousculé, voire brutalisé par l’art ». Il revient donc au philosophe de reconnaître les raisons inhérentes à la pratique artistique, afin d’éviter de s’en réserver seul l’intelligence. Ce qui pourrait apparaître comme un coup de pied envoyé à la philosophie n’est en réalité qu’un appel pour la désenclaver en l’ouvrant à d’autres types de savoirs.

Une « antiphilosophie » stimulante, en somme.

Source: scienceshumaines.com

 

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Comment choisir sa psychothérapie parmi tant d’approches différentes ?

Les recherches les plus récentes montrent que l’ingrédient majeur d’une thérapie réussie n’est pas la technique employée, mais la personnalité du thérapeute.

De plus en plus de personnes s’engagent dans une démarche thérapeutique : l’Association de psychiatrie américaine estime ainsi que plus de 30 % de la population occidentale connaîtra, au cours de son existence, des moments de détresse nécessitant un travail psychothérapeutique.

Plusieurs questions se posent alors, comme celle du taux de succès des psychothérapies, des critères de cette réussite, de sa durée, des effets négatifs éventuels, du choix d’une approche psychothérapeutique, des honoraires etc…

 

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Accueillir un nouveau-né qui fait ses nuits tôt est un rêve souhaité par tous les futurs parents.

En effet, les joies du pouponnage s’accompagnent très souvent de réveils nocturnes à répétition. Ces derniers ne sont pas sans conséquences. Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont établi un lien direct entre continuité du sommeil et qualité de l’humeur et de l’attention.

Les dommages du réveil nocturne

Le sommeil des jeunes parents est souvent interrompu par les cris du bébé qui demande des soins durant la nuit.

Il leur faut alors se lever pour calmer bébé, le nourrir, le changer et le rendormir, puis tenter de se rendormir soi-même… jusqu’au prochain réveil, et le cycle recommence ! Ces réveils sont parfois de seulement dix minutes mais ils perturbent considérablement le cycle du sommeil.

C’est ce qu’ont montré le professeur Avi Sadeh et son équipe (Michal Kahn, Shimrit Fridenson, Reut Lerer et Yair Ben-Haim) de l’Université de Tel Aviv. Dans une récente étude publiée dans le journal Sleep Medicine, ils ont découvert qu’un sommeil discontinu est équivalent en termes d’effets à une nuit continue de quatre heures seulement.

Reproduire ces réveils pour en étudier l’impact

L’étude a été menée sur une soixantaine d’étudiants volontaires de l’université. Leur profil de sommeil a été enregistré chez eux grâce à un bracelet détectant automatiquement les phases de sommeil et d’éveil. Les volontaires ont chacun dormi une nuit complète de huit heures sans interruption extérieure puis la nuit suivante ils ont été réveillés quatre fois par un appel téléphonique après lequel ils devaient remplir une tâche informatique avant de retourner se coucher dix à quinze minutes après s’être réveillé.

Le lendemain matin, les participants devaient de nouveau remplir une tâche informatique pour évaluer leur attention et leur vivacité, ainsi que remplir un questionnaire pour évaluer leur humeur. Cette expérience qui avait pour but de reproduire les réveils nocturnes auxquels les jeunes parents sont soumis a montré un lien direct avec une mauvaise humeur, une attention diminuée et un sommeil perturbé.

Des conséquences qui s’accumulent nuit après nuit

Les chercheurs ont ainsi réussi à établir une relation causale soupçonnée mais jusqu’alors encore jamais démontrée entre un sommeil perturbé par des réveils multiples et l’altération des capacités cognitives, la diminution de la durée d’attention et la mauvaise humeur. Cette étude montre un impact après seulement une nuit de sommeil troublée alors que, d’après le professeur Sadeh, « nous savons que ces effets s’accumulent et que le prix à payer par les nouveaux parents – qui se réveillent trois à dix fois par nuit pendant des mois – est énorme« .

Les recherches sur le sommeil se sont concentrées ces dernières décennies sur l’impact du manque de sommeil sans s’intéresser à l’impact des réveils nocturnes, qui sont pourtant un phénomène très répandu, et pas seulement chez les jeunes parents : médecins de garde, habitants de pays en guerre, etc.

Sources :

- Kahn, M.; Fridenson, S.; Lerer, R.; Bar-Haim, Y.; Sadeh, A. Effects of one night of induced night-wakings versus sleep restriction on sustained attention and mood: a pilot study. Sleep Medicine 2014, 15, 825-832.
– « TAU study on interrupted sleep », Tel Aviv University, 8 juillet 2014 – http://english.tau.ac.il/news/tau_study_interrupted_sleep

- bulletins-electroniques.com/actualites/76937.htm

 

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Une recherche de la City University London et de la Toulouse School of Economics montre que des règles trop strictes de mise en quarantaine pour contenir le virus Ebola pourraient encourager les potentiels malades à ne pas se manifester même lorsqu’ils pensent avoir été exposés au virus.

Alice Mesnard, Professeur à la City University London explique qu’imposer aux individus la quarantaine peut être perçu comme une expédition dans « les camps de la mort », ce qui peut les inciter à quitter la région et, par conséquent, contribuer à la propagation de la maladie.

 

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“Des mesures très strictes de quarantaine peuvent encourager les individus à se comporter d’une façon moins coopérative dans la lutte contre le virus Ebola”

Une recherche de la City University London et de la Toulouse School of Economics montre que des règles trop strictes de mise en quarantaine pour contenir le virus Ebola pourraient encourager les potentiels malades à ne pas se manifester même lorsqu’ils pensent avoir été exposés au virus.

En outre, le risque qu’ils puissent échapper à l’épicentre de l’épidémie augmente lorsque des mesures de quarantaine strictes sont mises en place.

Les décideurs politiques devraient considérer ce risque lors de la mise en place des mesures pour contenir le virus Ebola et tenir compte des potentielles réactions comportementales des individus qui peuvent choisir de partir ailleurs en réponse aux politiques et selon la différence des taux d’incidence de la maladie dans les différentes zones.

Le Professeur Mesnard explique:

«Notre recherche montre que les mesures de quarantaine très strictes peuvent encourager les gens à se comporter d’une façon moins coopérative dans la lutte contre la maladie. Ils sont en effet moins susceptibles de dire à leurs amis, aux membres de leur famille ou aux fonctionnaires de la santé publique, s’ils ont été potentiellement exposés au virus Ebola, de peur d’être mis en quarantaine dans un des grands centres qui sont en cours de développement en Afrique de l’Ouest en ce moment.

Malheureusement, en raison de la nature du virus Ebola et le taux élevé de mortalité associé à la maladie,  imposer aux individus la quarantaine peut être perçu comme une expédition dans «les camps de la mort», ce qui peut les inciter à quitter la région et, par conséquent, contribuer à la propagation de la maladie « .

L’étude du Dr Alice Mesnard de la City University London et du professeur Paul Seabright de la Toulouse School of Economics, « Escaping infectious diseases through migration ? Quarantine measures under incomplete information about infection risk », a été publiée dans le Journal of Public Economics.

 

Source: Alice Mesnard, Professeur à la City University London

Ce que l’on sait moins, c’est qu’un désir sexuel qui devient incontrôlable pour une personne malgré tous ses efforts, peut être aussi le symptôme de maladies graves :

« une tumeur cérébrale, un problème endocrinien, une intoxication alcoolique, une prise excessive de médicament ou un trouble psy. Quand une femme a – du jour au lendemain – des accès de désir proches de la frénésie, c’est peut-être qu’elle a un cancer ou quelque chose de grave… », rappelle le docteur Yves Ferroul, chargé de cours d’Histoire de la Sexologie à Lille.

En revanche, Yves Ferroul s’inscrit en faux contre la volonté de guérir la nymphomanie lorsqu’elle n’est qu’un désir sexuel important.

« C’est le changement rapide qui doit faire penser à une maladie », affirme-t-il encore.

Selon les dernières études sur le sujet, le phénomène d’addiction au sexe est même remis en question. Des chercheurs de l’Université de Los Angeles ont voulu étudier la façon dont le cerveau réagit à des stimuli (en l’occurrence des images et scènes sexuelles) pour des personnes dites « addicts au sexe ».

Or, le cerveau n’a pas les mêmes réactions que dans les autres cas d’addiction : il réagirait en fonction des désirs de la personne.

Comme le rappelle Vincent Estellon dans son « Que sais-je » sur « Les Sex-addicts », si l’addiction au sexe était reconnue en tant que telle par le DSM, cela entraînerait des « dérives abusives ».

A l’image de ces avocats qui invoquent la pathologie de leur client pour ne pas payer les sommes astronomiques que leur demande leur conjoint en cas de divorce.

Le problème que pose « l’addiction au sexe » c’est qu’il n’existe pas à proprement parler de sexualité « normale », en terme de pratiques ni de fréquence.

Mais interrogeons-nous s’il y a souffrance, compulsion incontrôlable.

La personne peut-elle s’arrêter quand elle le souhaite… ou non ?

 

Sources : huffingtonpost.fr, « Que sais-je : les Sex-addicts »

 

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Le terme de « nymphomane » entre dans le dictionnaire en France en 1819.

La femme qui manifeste son désir sexuel est alors comparée à une hystérique.

Sept thèses de médecine s’intéressent à cette « folie érotique » entre 1800 et 1836.

Les nymphomanes sont décrites comme possédées par le diable. À l’époque, les spécialistes imaginent la femme comme complètement soumise à ses organes reproducteurs. Toutes les perturbations émotionnelles qu’elles peuvent ressentir sont forcément liées à leurs cycles : leur cerveau est directement régi par leur sexe.

Comme le rappelle la journaliste spécialisée Agnès Girard, pour « guérir » de cette folie, les chirurgiens de la fin du XIXe siècle n’hésitent pas à pratiquer « l’ablation des ovaires » et à « mutiler des milliers de femmes parce qu’elles ont des pulsions sexuelles ».

En 2014, ces mutilations existent encore, comme dans certains pays d’Afrique où l’excision est encore pratiquée. Dans le monde occidental, si les mentalités ont changé, peu de travaux scientifiques s’intéressent finalement au sujet, affirme Vincent Estellon dans son « Que sais-je » sur « Les Sex-addicts ».

Aux États-Unis, le mot « nymphomanie » a tout bonnement disparu. La bible des psychiatres, le DSM, un manuel publié par la Société américaine de psychiatrie répertoriant et catégorisant les troubles mentaux connus, ne fait plus mention de la nymphomanie depuis sa quatrième réédition au début 2000.

Dans sa cinquième et dernière réédition publiée en mai 2013, on parle de « troubles de l’hyper-sexualité ».

Aujourd’hui, le mot est surtout passé dans le langage courant. S’il est souvent utilisé de manière légère voire humoristique, il a conservé la connotation péjorative qui lui avait été accolée au XIXe siècle. La femme qui aime « ça » est pareille à une nymphe qui hante la ville peu vêtue et prête à céder à des appétits sexuels exagérés.

Sources : huffingtonpost.fr, DSM 5

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La boîte à outils du Mind MappingA l’occasion de la sortie du livre La boîte à outils du Mind Mapping chez Dunod, l’auteur animera un atelier gratuit sur le mind mapping.Il se déroulera à la librairie Eyrolles à Paris le samedi 15 novembre 2014 (de 15h30 à 16h30).Il sera suivi d’une séance de dédicaces .

Au plaisir de vous y rencontrer !

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