famille


Ce que vous devez faire :

1. Faites savoir au chef d’établissement dans lequel votre enfant est scolarisé que vous refusez toute propagande sucrière. Demandez notamment si les enseignants qui dispenseraient des conseils de nutrition ont été "formés" dans le cadre de l’accord avec le CEDUS.

2. Ecrivez au ministre de l’Education nationale pour demander l’annulation immédiate de cet accord. Adresse et téléphone ici.

3. Saisissez votre député pour qu’une question sur cet accord sidérant soit posée au gouvernement. Liste des députés ici.

Une pétition pour demander l’annulation de cet accord a été mise en ligne par un internaute. C’est ici.

Ecoutez la chronique du Dr Dominique Dupagne sur France Inter du 6 février.

Le CEDUS n’est pas seul à disséminer sa propagande dans le poulailler scolaire. Lisez ici comment l’industrie laitière forme elle aussi de nouveaux consommateurs.

 

 

Incroyable mais vrai : le ministère de l’Education nationale a confié à l’industrie du sucre le soin d’éduquer nos enfants à la nutrition !

La mobilisation de tous est nécessaire pour faire reculer le ministre.

Que diriez-vous si le gouvernement demandait au laboratoire Servier, le fabricant du Mediator, d’informer la population sur les moyens de traiter le surpoids et le diabète ?

S’il confiait à Monsanto une campagne d’information sur les OGM ?

C’est pourtant l’exploit qu’a réalisé le ministre de l’Education nationale le 29 octobre 2013, en permettant au CEDUS, organisme de propagande de l’industrie du sucre, de délivrer pendant 5 ans aux enseignants, aux élèves et à leurs familles une « information sur la nutrition et la santé ».

En d’autres termes, il a confié au renard la gestion du poulailler.

L’accord prévoit en effet que le CEDUS « élabore et diffuse des supports d’information, la réalisation d’actions d’information, l’organisation de conférences et de visites d’entreprises, l’accueil de jeunes et d’enseignants dans le cadre de manifestations publiques. »

Consulter l’accord entre le ministère et l’organisme de propagande de l’industrie du sucre

Pour se faire une petite idée de la haute qualité de l’information que le CEDUS va faire entrer dans nos chères têtes blondes avec la bénédiction du ministère, rendez-vous sur les sites lesucre.com et sucre-info.com, qui seront les fers de lance de l’opération. Préparez-vous à un grand numéro de propagande sucrière.

Sur le sucre et le diabète

Ce que dit le CEDUS à nos enfants :

« Contrairement à une idée reçue il n’y a pas de lien de cause à effet entre la consommation de glucides en général ou de saccharose (sucre) en particulier et le diabète. »

Ce que dit la science :

L’analyse récente de 11 études portant sur 310819 montre que les personnes qui consomment le plus de boissons sucrées ont un risque plus élevé de diabète et/ou syndrome métabolique que celles qui en consomment le moins. (1)

L’analyse récente de 22 études conclut qu’une consommation élevée de glucides est associée à un risque accru de diabète de type-2. (2)

L’analyse récente de 20 études contrôlées et randomisées trouve que les régimes pauvres en glucides (donc en sucre) améliorent les marqueurs du risque cardiovasculaire des diabétiques et devraient faire partie de la stratégie de management du diabète.(3)

L’American Diabetes Association souligne que « la quantité de glucides et d’insuline [endogène] disponible représente le facteur le plus important influençant la réponse glycémique et devraient être prises en compte dans le régime du diabétique. (…) Pour une bonne santé, la consommation de glucides sous la forme de légumes, fruits, céréales, légumes secs, laitages devrait être conseillée de préférence aux autres sources, en particulier celles qui contiennent des graisses, des sucres et du sodium ajoutés. »

Sur le sucre et le poids

Ce que dit le CEDUS à nos enfants :

« Aucune relation directe entre consommation de sucre - en dehors d’apports caloriques excessifs - et prise de poids n’a été mise en évidence dans les études récentes. »

Ce que dit la science :

De très nombreuses études, épidémiologiques, cliniques, expérimentales ont trouvé que la consommation de produits sucrés fait grossir. (4)

Les chercheurs de la plus grande unité de nutrition au monde, l’Ecole de santé publique de Harvard considèrent qu’il y a aujourd’hui suffisamment de preuves pour affirmer que la consommation de boissons sucrées fait grossir. (5)

Sur le sucre et le cancer

Ce que le CEDUS dit à nos enfants :

Le CEDUS affirme que les experts du Fonds mondial de recherches sur le cancer (WCRF) ne proposent pas de recommandations particulières pour les aliments sucrés. Sous-entendu, le sucre est exonéré de toutes responsabilités pour ce qui est du risque de cancer.

Ce que dit le WCRF

Le site du WCRF explique que « les preuves scientifiques montrent que les régimes alimentaires constitués d’aliments trop riches en énergie, en particulier les aliments transformés qui sont souvent riches en graisses et en sucre, augmentent notre risque de surpoids ou d’obésité, ce qui augmente le risque de plusieurs cancers, dont le cancer du côlon et le cancer du sein. »

Consulter le site du WCRF

 

 

Sources :

(1) Malik VS, Popkin BM, Bray GA, Després JP, Willett WC, Hu FB. Sugar-sweetened beverages and risk of metabolic syndrome and type 2 diabetes: a meta-analysis. Diabetes Care. 2010 Nov;33(11):2477-83.

(2) Alhazmi A, Stojanovski E, McEvoy M, Garg ML. Macronutrient intakes and development of type 2 diabetes: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. J Am Coll Nutr. 2012 Aug;31(4):243-58.

(3) Ajala O, English P, Pinkney J. Systematic review and meta-analysis of different dietary approaches to the management of type 2 diabetes. Am J Clin Nutr. 2013 Mar;97(3):505-16.

(4) Hu FB. Resolved: there is sufficient scientific evidence that decreasing sugar-sweetened beverage consumption will reduce the prevalence of obesity and obesity-related diseases. Obes Rev. 2013 Aug;14(8):606-19.

(5) Johnson RJ, Segal MS, Sautin Y, Nakagawa T, Feig DI, Kang DH, Gersch MS, Benner S, Sánchez-Lozada LG. Potential role of sugar (fructose) in the epidemic of hypertension, obesity and the metabolic syndrome, diabetes, kidney disease, and cardiovascular disease. Am J Clin Nutr. 2007 Oct;86(4):899-906.

Logiciel Louvois : une association de militaires veut attaquer l’État

Des familles de soldats attendent du ministère de la Défense réparation du préjudice moral et financier créé par le logiciel de solde.

La mort de Louvois, le logiciel de solde fou, n’enterrera pas la colère de ses «victimes», qui, dès à présent, entendent obtenir réparation.

Cette colère a même été galvanisée par les déclarations du mi­nistre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui, face à la chaîne complexe des responsabilités dans ce qu’il a reconnu être un «désastre», a choisi de ne pas chercher de boucs émissaires, «pour ne pas décapiter tout le monde».

De quoi faire bondir les associations qui défendent les droits des militaires, premières à avoir tiré la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements de Louvois, en octobre 2011.

«On ne peut pas opposer ce genre d’argument aux familles qui se retrouvent aujourd’hui dans des situations dramatiques, s’indigne Nicolas Bara, ancien de la Marine nationale, président de l’association Militaires et Citoyens.

Des hommes et des femmes ont dû vendre leur maison, vider l’épargne des enfants pour continuer à honorer le loyer, revendre leurs parts de retraite pour payer les dettes de cantine des enfants. Une épouse de militaire a même vendu son alliance la semaine dernière pour honorer son crédit mensuel !»

C’est donc en leur nom que son association «exige des responsables» et que «des têtes tombent».

C’est pourquoi Militaires et Citoyens s’apprête à assigner le ministère devant le tribunal administratif de Versailles, où elle demandera réparation pour le préjudice moral et financier.

Les avocats planchent activement sur le dossier et l’évaluation chiffrée du préjudice. «Chercher les responsabilités, ce n’est pas créer des polémiques, comme vous le dites, non, monsieur le ministre, c’est faire la justice ! assène Nicolas Bara. Il ne suffit pas de s’excuser, cela ne coûte pas très cher, ou de rembourser les moins-perçus des militaires pour effacer l’ardoise, la facture de l’inconséquence est trop lourde.»

Cette action en justice a plus une portée symbolique que de chances d’aboutir. Le Code de la défense interdisant la représentation syndicale, toute requête collective émanant des armées n’a pas de légitimité juridique à défendre les intérêts de la communauté. La plainte devrait donc être jugée irrecevable.

«Quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien, on en fait une affaire personnelle», prévient ce militaire qui a passé vingt ans dans les sous-marins nucléaires.

«Tous responsables mais pas coupables, c’est la France éternelle», commente, plus fataliste, Jacques Bessy, colonel de gendarmerie en retraite, président de l’Association de défense des droits de militaires (Adefdromil).

Pour lui, chaque famille de militaires doit établir son propre préjudice et intenter une procédure individuelle, «seule manière d’être peut-être indemnisée».

S’il estime qu’il faut «laisser Louvois au passé» pour «se tourner enfin vers autre chose», il espère toutefois que des leçons seront tirées de ce «fiasco». Notamment en procédant à la révision de la concertation sociale au sein des armées et, surtout, à la réforme statutaire du militaire, qui ne peut pas défendre ses intérêts et ses droits dans un cadre collectif.

Pas plus pour les erreurs de Louvois que pour des délits plus graves. «Les militaires sont la seule catégorie socioprofessionnelle en France à ne pas être protégée contre le harcèlement moral ou sexuel !» déplore Jacques Bessy.

Source: lefigaro.fr/actualite-france

Pour des stars comme Tiger Woods, se faire admettre dans une clinique pour une addiction au sexe semble être devenu normal, après avoir été accusé d’infidélité.

Mais, se demande le Guardian, s’agit-il vraiment d’un terme médical, ou n’est-ce rien de plus qu’une excuse bien commode ?

Le docteur Patrick Carnes a écrit une demi-douzaine de livres sur le sujet. Il tient une clinique dans le Mississippi où le sportif le mieux payé au monde est en train de suivre un programme de six semaines (à 40.000 dollars) dans une tentative de sauver son mariage.

porno dependant, F.Duval-Levesque psychopraticien certifie, psychotherapie,  coach, formateur, addiction, dependance, phobie, dependance, boulimie, depression, cancer, couple1Au menu : le célibat pendant toute la durée du programme, des consultations psychiatriques, de la thérapie comportementale, de la «prévention de la rechute» et un «jour de la révélation» au cours duquel Woods devra raconter à sa femme Elin toutes ses aventures extraconjugales.

Selon le docteur Carnes, 3% à 6% de la population américaine serait atteinte d’addiction au sexe.

Sur son site Internet, il propose deux tests: «Suis-je un accro au sexe?» et «Êtes-vous le partenaire d’un accro au sexe?».

Une citation sur la page d’accueil résume l’esprit de la thérapie : «Se faire des promesses à soi-même ne marche pas. Dire la vérité marche. La guérison commence avec la réalisation de cette réalité ultime.»

Je suis bien d’accord. Une psychothérapie vers la guérison ne peut débuter que si la personne n’est plus dans le déni de sa dépendance au sexe ou aux images porno.

Mais il ne s’agit pas d’un phénomène purement américain.

En France, le service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse à Paris propose également des traitements pour addiction au sexe.

A Toulouse, c’est à mon cabinet que je reçois :

  • plutôt des hommes (pour le porno ou le recours aux prostituées)
  • les femmes viennent aussi pour des comportements de séduction (habitudes liés à la fréquentation des réseaux sociaux pour trouver des partenaires).

Tous veulent se débarrasser d’une souffrance.

Mais ce type de prise en charge est très récent en France.

Sources: theguardian.com/lifeandstyle/2010/jan/22/sex-addiction-tiger-woods-celebrities, mon expérience professionnelle de psychopraticien certifié

Les psychopraticiens sont souvent consultés à l’occasion des ruptures familiales.

Elles sont provoquées par le divorce des parents, au moment de celui-ci ou après, à partir de difficultés exprimées soit par l’un ou l’autre des parents, soit par les enfants plus fréquemment, ou quelquefois avant, dans le souci d’une prétendue prévention.

« Je voudrais me séparer de mon mari et je voudrais savoir comment faire – ne pas faire – pour que cela se passe bien pour les enfants. »

Des couples viennent également, ensemble, au moment de la séparation, sur un mode « opératoire », chercher le mode d’emploi d’une rupture à l’amiable, simple, rapide et sans problème.

« Nous avons raté notre mariage, nous voulons réussir notre divorce ! »

« Nos enfants ne doivent pas en souffrir… Ils doivent seulement accepter l’idée que nous ne nous aimons plus… »

Ce genre d’expressions, que nous entendons souvent, comporte bien sûr une part de vérité… pour les adultes.

Mais aussi une grande part de naïveté ou d’hypocrisie (dans l’absolu, au regard du cheminement affectif, familial et… judiciaire souvent) de la plupart des séparations conjugales. Surtout quand les enfants y sont impliqués, malgré eux, et en vivent les conséquences au quotidien… et pour longtemps.

On oublie trop souvent que dans les ruptures familiales, les enfants – quelque soit leur âge – doivent aussi se séparer de leur père, et de leur mère, alternativement mais irrémédiablement.

Le lien est comme suspendu, dépendant du temps vécu séparément des parents. L’enfant perd, en quelque sorte, le rôle d’organisateur central de la vie familiale. Le changement est brutal, provoquant souvent chez lui un sentiment de fragilité et d’insécurité.

 

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Obésité : la malbouffe n’est pas seule responsable.

Le surpoids grandissant des jeunes serait dû à un ensemble de mauvaises habitudes apprises parfois à la cantine, mais aussi à la maison.

La nourriture des fast-foods est loin d’être la cause majeure de la progression rapide de l’obésité chez les enfants et adolescents.

Depuis des années, on a pointé du doigt cette forme d’alimentation dans l’épidémie d’obésité.

Mais ce ne serait que la partie émergée d’un problème plus général: les mauvaises habitudes nutritionnelles des jeunes tout au long de la journée, «apprises» à la maison mais aussi relayées par certaines cantines ou restaurants universitaires.

C’est l’un des résultats d’une étude réalisée par des scientifiques de l’université de Caroline du Nord, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

-hypnose-f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-soutien-psy-boulimie-addiction-sexuelle, obesite, fast food, parents, apprentLes chercheurs ont utilisé les résultats d’une étude nationale américaine effectuée entre 2007 et 2010, incluant 4466 enfants et adolescents âgés de 2 à 18 ans.

Leur prise alimentaire était répertoriée, aussi bien en termes de calories qu’en termes de provenance de la nourriture et des boissons, établissements fast-foods ou autres. Les enfants ont pu ainsi être classés en trois catégories: ceux, 50 %, qui ne consommaient pas de fast-food ; ceux, 40 %, qui étaient faibles consommateurs de ce type de nourriture, c’est-à-dire qu’elle leur procurait moins de 30 % des calories ingérées ; et ceux, 10 %, qui étaient de grands consommateurs de fast-food, celle-ci leur apportant plus de 30 % des calories de leurs repas.

Ce qui a permis aux chercheurs de déterminer quels étaient les facteurs les plus déterminants dans la relation entre le régime alimentaire et le risque d’obésité.

Conclusion: si se nourrir de fast-food en grande quantité n’est pas recommandé, ce facteur n’est qu’une petite part d’un tableau général de mauvaises habitudes alimentaires, avec une consommation insuffisante de fruits et légumes. Tandis que, inversement, les aliments dits «industriels» et les boissons sucrées sont majoritaires.

Des parents qui cuisinent moins

«C’est ce qui réellement détermine l’obésité des enfants et adolescents, affirme le Pr Barry Popkin, qui a dirigé l’étude. Manger au fast-food est juste l’un des comportements qui résultent de mauvaises habitudes d’alimentation.

Le fait que les enfants qui mangent beaucoup de fast-food sont effectivement plus à risque de devenir obèses ne prouve pas que ce sont les calories issues de ces repas qui doivent en porter la plus grosse part de responsabilité.»

Le Pr Popkin, qui dit ne certainement pas être un fan de fast-food, estime que, «peut-être, les enfants qui consomment de la fast-food le font parce que leurs parents n’ont pas le désir ou le temps de cuisiner des produits frais et plus sains à la maison».

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Comment est née l’idée du "Le livre noir de la psychanalyse" ?

Le projet d’un livre dénonçant les abus de la psychanalyse flottait dans l’air, depuis un certain temps.

Las de l’hégémonie et du mépris de leurs confrères, des psys non freudiens en caressaient l’idée.

Des historiens, informés des affabulations du célèbre docteur viennois, reconstituaient peu à peu le puzzle de la vérité.

Ils s’étonnaient de voir la légende encore enseignée au lycée et à l’Université.

Des malades victimes de la psychanalyse, notamment les familles d’enfants autistes, commençaient à émerger du bain de culpabilité dans lequel la psychanalyse version Bettelheim les avait plongés.

Il a suffi d’une étincelle pour que ces forces se rencontrent et que le feu s’embrase.

Certains journalistes ont cru déceler, dans ce Livre noir, le cheval de Troie des comportementalistes ; ils essaieront même de me faire avouer quelque tractation secrète à l’origine de l’entreprise. Je serais le chaînon manquant entre un rapport INSERM sur «l’évaluation des Psychothérapies» qui avait mis en émoi les freudiens et l’«amendement Accoyer» visant à réglementer le statut des psychothérapeutes… Pour eux, tout cela était une entreprise coordonnée.

La vérité est plus simple.

Juste un café entre amis, au soleil.

Une conversation à la terrasse d’un café à Paris rue de Linné près du Jardin des plantes, un jour ensoleillé du mois de juin 2004.

Ce jour-là, Didier Pieux, psychologue cognitiviste, Laurent Beccaria, directeur des éditions des Arènes et moi-même, débattions à bâtons rompus. Didier, qui s’occupait dans les années 1970 de jeunes délinquants, racontait ses efforts pour retricoter ce que la psychanalyse détricotait, à contre-courant du reste du monde.

- Comment ça se passe à l’étranger ? a demandé Laurent.
- La déconversion est complète. La psychanalyse est enseignée en fac de lettres, c’est tout. Elle a disparu du paysage, a répondu Didier.
- Tu veux dire que la psychanalyse est devenue une exception française ?
– Française et argentine.
J’enchéris : «Même aux États-Unis, la patrie de Woody Allen, le dogme freudien n’est plus enseigné en psycho ni en psychiatrie. La moyenne d’âge des psychanalystes frise les soixante-deux ans

Laurent Beccaria est tombé des nues en prenant conscience de l’incroyable décalage entre le statut de la psychanalyse en France et à l’étranger.

La discussion a duré.

Le livre noir de la psychanalyse - Collectif sous la direction de Catherine MeyerEt c’est là, entre deux expressos, que Le Livre noir a pris forme. Avec une idée simple : rassembler des contributions du monde entier pour une mise en question frontale de la psychanalyse. C’était le début de nos aventures. Et de nos ennuis…

En France, la psychanalyse reste malheureusemen trop présente. C’est l’un des rares pays où elle est encore enseignée comme science médicale, et non comme une simple page de l’histoire des idées.

Avant ce livre, plusieurs autres avaient été édités à l’étranger sur les mensonges cliniques de Freud.

Il n’est ni le plus virulent, ni le plus complet à l’encontre de la mythologie freudienne. Mais saluons tout de même les auteurs d’avoir osé braver la puissance du lobby psychanalytique en France.

«Le Livre noir de la psychanalyse proposait un débat sain, utile. Les adversaires ont décidé qu’il n’aurait pas lieu.» Michel Onfray

Lors de sa parution en 2005, "Le Livre noir de la psychanalyse" a suscité une polémique sans précédent : levée de boucliers médiatiques, avalanche de tribunes et de protestations.

Malgré le tir de barrage des gardiens du temple freudien, ce livre est heureusement devenu un best-seller en France et à l’étranger.

Car les questions qu’il soulève sont rudes et ne se réfutent pas d’un trait de plume :

Freud a-t-il menti sur ses résultats ?

La psychanalyse guérit-elle ?

Pourquoi continue-t-elle de culpabiliser tant de mères, notamment celles des enfants autistes ?

Faut-il éduquer les enfants comme si le complexe d’Oedipe était une vérité établie ?

Nos rêves et nos actes ont-ils tous un sens caché ?

Pourquoi une telle hégémonie de la psychanalyse en France, alors que son recul est spectaculaire à l’étranger ?

Ouvrage international et très argumenté, "Le livre noir de la psychanalyse "    s’est imposé comme la référence de la critique du freudisme.

Cette nouvelle édition abrégée comporte les ajouts suivants :

- le récit de la genèse du Livre noir et de sa sortie mouvementée
– des révélations sur la double vie de Freud
– l’analyse de la diabolisation comme mécanisme de défense des psychanalystes
– l’évolution du statut de psychothérapeute et de leur formation 
– le revirement à 180 degrés des psychanalystes sur l’autorité parentale.

Faut-il pour autant jeter toute la clinique psychanalytique avec l’eau du bain ?

Peut-être pas, car si l’hystérie a disparu de l’étude et de la classification des maladies, une approche clinique analytique simple peut parfois aider en cas de symptôme somatomorphe (symptôme qui, prenant la forme d’un symptôme du corps, n’est pourtant pas associé à une lésion pouvant en rendre compte : le « corps parle »).

C’est un travail passionnant à lire, parfaitement documenté et référencé; quarante auteurs ont été réunis sous la direction de Catherine Meyer. Parmi eux, et représentant pas moins de dix nationalités, des historiens, des philosophes, des psychologues, des médecins, des chercheurs, et même des patients.

Auteurs principaux : sous la direction de Catherine Meyer, ancienne élève de L’Ecole normale supérieure.
Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe, historien de la psychanalyse et professeur à l’Université de Washington.
Jean Cottraux, psychiatre honoraire des Hôpitaux, et chargé de cours à l’Université Lyon 1.
Didier Pleux, docteur en psychologie, directeur de l’Institut français de thérapie cognitive.
Jacques Van Rillaer, professeur émérite de psychologie de l’Université de Louvain-la-Neuve, Belgique.

-> Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord.

Mais faites-vous votre propre opinion en lisant

"Le livre noir de la psychanalyse" - Collectif sous la direction de Catherine Meyer, édition les arènes

Super Maman

et aussi cela :

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La femme parfaite serait-elle une “connasse” ?

Exceller, être irréprochable, tout contrôler (amour, job, enfants…) au risque de se perdre, comme l’héroïne d’À coup sûr, le premier film de Delphine de Vigan.

Il est urgent d’échapper à l’obsession de la femme parfaite.

La femme parfaite est une connasse  ! (1) est devenu en quelques mois un best-seller vendu à 300 000 exemplaires.

Les auteurs, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard, deux sœurs jumelles, l’une humoriste, l’autre journaliste, sont les premières surprises de cet engouement. « À l’origine, ce texte était presque un gag. Aujourd’hui, son titre est devenu le mantra d’une nouvelle génération », dit la première.

a-femme-parfaite-est-une-connasse--guide-de-survie-pour-les-femmes-normales, -hypnose-f-duval-levesque-psychotherapie-coach-psychopraticien-hypnose-emdr-sophrologie-addiction-dependance-depression-mal-etre-Comment expliquer le succès de ce petit opuscule plus proche du livre de cuisine que du manifeste féministe ?

« Il vient de ce qu’il décomplexe les femmes, les autorise et leur apprend à assumer leurs choix, leur condition sociale, leurs imperfections, parfois même avec la plus grande malhonnêteté du monde », explique la seconde.

Vous adorez lire le magazine Public, cent pour cent people ? Si cela vous dérange de l’avouer, dites que vous venez de relire pour la troisième fois La Recherche. Votre enfant triple sa quatrième ? Haussez les épaules et affirmez que c’est un surdoué. Vous ne partez pas en vacances aux Seychelles ?

Osez marteler que vous trouvez cette destination surfaite et que vous préférez la Picardie.

« Le tout est de ne pas se laisser impressionner par l’obligation de résultats qu’impose la société. Notre succès est l’expression d’une grande lassitude de femmes usées par les objectifs de perfection qu’on ne cesse d’exiger d’elles. Avec ce livre, elles se sentent moins isolées, plus libres, moins tartes », poursuivent les auteurs.

D’ailleurs, pour les sœurs Girard, qu’est-ce qu’une parfaite connasse ?

« Celle qui vous fait vous sentir minuscule, parce qu’elle met en scène sa vie et son emploi du temps comme une série hollywoodienne », résument les sœurs auteurs. « Les femmes sous contrôle jusqu’à la pointe des cheveux existent. Mais sait-on vraiment ce qu’il y a derrière le miroir ? tempère la sociologue Janine Mossuz-Lavau (2). Peut-être que de vrais nœuds de vipère sont cachés sous le tapis, des enfants anorexiques, une belle-mère alcoolique, un époux infidèle au bout du rouleau, qui se drogue au Prozac. L’hypercontrôle se paie. »

Alors pourquoi tant de femmes continuent-elles d’être tendues au maximum ?

À cause de la pression de la société et de celle des hommes et de leurs diktats.

Souvenons-nous de cette phrase, terrible, d’Yves Montand parlant de Simone Signoret : « Vous croyez que c’est drôle de s’endormir avec “Casque d’or” et de se réveiller avec Madame Rosa ? »

La sociologue interroge :

« Est-ce que vous verriez sur Meetic une annonce telle que : “Cherche femme excessivement ronde, pas maquillée et au chômage” ? Non ! Les femmes savent que la séduction est leur arme fatale. »

Résolution 2014 : amour, travail, enfants,

visez l’imperfection pour être bien dans votre vie !

(1) Aux Éditions J’ai lu.
(2) Directrice de recherche CNRS au Cevipof.

Sources : madame.lefigaro.fr, mon expérience de psychopraticien

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Une nouvelle recherche de la Cass Business School révèle que les personnages publicitaires fétiches de notre enfance influencent nos choix alimentaires à l’âge adulte.

Les chercheurs ont découvert que l’exposition à la publicité dans l’enfance (avant 13 ans) peut créer des distorsions favorisant les produits concernés.

L’exposition à la publicité dans l’enfance génère en effet un sentiment positif envers les personnages publicitaires, qui entraîne, des années plus tard, une évaluation favorable du caractère nutritionnel de la marque.

Les personnages publicitaires fétiches de notre enfance

influencent nos choix alimentaires

à l’âge adulte !

 

Quand la vache qui rit vous fait prendre du poids 

Tony, le tigre Frosties ; Cric, Crac et Croc, les trois lutins Rice Krispies ; Captain Igloo ; Ronald McDonald ; la Vache qui rit ; le Géant vert, la vache Milka…

Les personnages publicitaires fétiches de notre enfance influenceraient-ils encore nos choix alimentaires à l’âge adulte ? C’est ce que suggère la nouvelle étude menée par le Dr Paul Connell de la Cass Business School, qui fait partie de la City University de Londres.

Dans un article qui sera publié dans le Journal of Consumer Research, le Dr Connell et ses collègues, le Professeur Merrie Brucks et le Dr Jesper Nielsen de l’Université d’Arizona, étudient dans quelle mesure l’exposition publicitaire dans l’enfance peut engendrer des distorsions durables, favorisant les produits desdites publicités.

Les chercheurs ont ainsi découvert que :

Quand la vache qui rit·         L’exposition à la publicité dans l’enfance génère un sentiment positif envers les personnages publicitaires, qui entraîne, des années plus tard, une évaluation favorable du caractère nutritionnel de la marque.

·         Les personnes qui nourrissent des sentiments fortement positifs envers un personnage publicitaire ont tendance à ne pas changer d’avis en vieillissant sur les produits présentés dans les publicités.

·         Ces effets ne sont pas limités aux produits initialement vantés par les publicités : si les personnes continuent à avoir un sentiment positif envers les personnages publicitaires, elles évaluent également les nouveaux développements fictifs de la marque (inventés par les chercheurs) comme meilleurs pour la santé.

Le Dr Connell commente : « Les consommateurs devraient vérifier les étiquettes des produits qu’ils aiment depuis l’enfance. Il est possible que l’affection qu’ils ressentent pour les personnages de la marque leur fasse négliger les informations nutritionnelles pertinentes. En outre, de nombreux personnages publicitaires sont présents depuis plusieurs décennies. Les parents devraient faire attention au fait que leur jugement concernant les produits associés à des publicités qu’ils ont eux-mêmes vues, enfants, pourrait être obscurci.

En parallèle, cette étude suggère que les campagnes de santé publique à destination des enfants peuvent avoir un effet sur toute leur vie, à condition que les enfants développent un sentiment positif pour la publicité. Nous recommandons donc que les campagnes publicitaires de santé publique à destination des enfants tentent de communiquer avec eux sur un plan émotionnel, par exemple en mettant en avant des personnages sympathiques et des histoires amusantes. »

Au cours de quatre études expérimentales, les chercheurs ont examiné si les adultes trouvaient sains ou non différents produits, dont certains avaient fait l’objet d’importantes campagnes publicitaires pendant leur enfance.

Les participants ont regardé l’un des deux groupes d’images qui leur étaient présentés. Le premier était composé de personnages publicitaires qui avaient fait l’objet d’importantes campagnes publicitaires lorsque les participants étaient enfants. Le second incluait des images de personnages publicitaires également connus, mais dont les campagnes ont été diffusées alors que les participants avaient atteint l’âge adulte.

Les participants ont alors fait état de leur sentiment par rapport aux personnages publicitaires et indiqué s’ils pensaient que les différents produits étaient sains ou non.

Les chercheurs ont découvert que l’exposition à la publicité dans l’enfance (avant 13 ans) peut créer des distorsions favorisant les produits concernés.

Les personnes ont estimé que les céréales sucrées et les frites, aux publicités desquelles elles avaient été exposées dans leur enfance, étaient plus saines.

Ces distorsions peuvent s’expliquer statistiquement par les sentiments positifs des personnes envers les personnages publicitaires. Les enfants apprennent à comprendre et évaluer les publicités au fur et à mesure qu’ils acquièrent des connaissances et de la maturité.

Au début, les enfants répondent aux publicités télévisuelles comme si elles étaient des programmes de divertissement.

Même lorsqu’ils peuvent distinguer les programmes des publicités, ils répondent aux messages publicitaires optimistes de façon moins critique que les adultes, car ils ne comprennent pas pleinement leur caractère persuasif. Ils ont donc tendance à recevoir les messages publicitaires avec peu de scepticisme.

Depuis un très jeune âge, les enfants reçoivent des messages publicitaires mettant en avant joie et amusement, en particulier pour les produits alimentaires et les jouets. Au moins en partie sur la base de ces publicités, ils peuvent développer des croyances sur les marques, qui peuvent persister pendant de nombreuses années.

Les chercheurs se sont concentrés sur les personnages publicitaires, car les enfants développent souvent pour eux une affection qui n’a presque aucun lien avec leur consommation réelle des produits alimentaires.

Le Dr Connell conclut :

« Nous suggérons que les parents discutent de la nature persuasive des publicités avec leurs enfants et les encouragent à développer un sens critique en réponse aux messages publicitaires. Ils peuvent souhaiter mettre en avant le fait que les publicités utilisent des histoires amusantes et des personnages sympathiques pour divertir les enfants, mais qu’elles ne fournissent peut-être pas toutes les informations importantes sur le produit.

Pour les très jeunes enfants, les parents peuvent souhaiter limiter la quantité de publicité à laquelle ils les exposent jusqu’à ce qu’ils soient assez grands pour avoir ce type de conversations. »

Source: « How Childhood Advertising Exposure Can Create Biased Product Evaluations That Persist into Adulthood » (Comment l’exposition aux publicités dans l’enfance peut créer des distorsions sur les évaluations de produits persistantes à l’âge adulte) par le Dr Paul M. Connell, maître de conférence à la Cass Business School, City University de Londres ; le Dr Merrie Brucks, Eckert, Professeur de marketing et psychologie, Université d’Arizona, et le Dr Jesper H. Nielsen, Joseph W. N

 

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