hypnose


 

Bon dimanche à tous mes patients et à mes nombreux lecteurs…

Je suis à Lyon, en consultation, du 4 au 11 février. Auprès de patients atteints de cancer, afin de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire de plus pour augmenter leurs chances de rémission / guérison.

Je ne serai joignable qu’au 06 23 39 07 07.

Retour à Toulouse : mardi 12 février 08.

Merci et bonne semaine….

 

Frédéric Duval-Lévesque

 

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hypnose, douleur, opération, soutien psychologique

(d’après une discussion avec A.C.)

 

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« Les médicaments soignent la dépression,

le psychothérapeute soigne le déprimé »

 

 

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Quel a été sa compréhension de la vie ?

erickson, psychothérapeute, guérison, hypnose Il est né avec un certain nombre de troubles sensoriels et perceptifs congénitaux (daltonisme, dyslexie). Survit à 17 ans à une poliomyélite qui lui laissera de nombreuses et douloureuses séquelles physiques.

Il comprend donc très vite la relativité et la subjectivité des sens de la perception et développe un extraordinaire sens de l’observation.

Quels furent ses travaux ?

L’approche innovante de Milton Erickson repose sur la certitude que le patient possède les ressources utiles pour trouver une solution à son problème d’une nouvelle façon : l’inconscient est capable de trouver une réponse créative et personnelle afin de résoudre rapidement le problème qui fait souffrir le patient.

Pendant près d’un demi-siècle, Erickson a joué un rôle capital dans le renouvellement de l’hypnose, en lui donnant ses lettres de noblesse aux États-Unis.

Il est aussi considéré comme le fondateur du courant de thérapie brève et influença les créateurs de la PNL.

Quel a été son influence ?

miltonretenu.jpg Bien qu’il ait exercé une influence considérable sur certaines conceptions thérapeutiques actuelles, Milton Erickson est davantage connu aux Etats-Unis, en Angleterre, en Scandinavie, en Allemagne qu’en France.

Parmi ses héritiers, citons Paul Watzlavick et ses collègues de l’école de Palo Alto, John Grinder et Richard Bandler avec la PNL ou encore Jay Haley, praticien et enseignant de thérapie familiale, qui fut pendant dix-sept ans l’élève de Milton Erickson.

 

Et vous, cher lecteur, connaissez-vous des thérapeutes d’exception ?

 

Milton, dix-sept ans.

Il est cloué au lit par sa première attaque de poliomyélite.

Les heures qui suivirent le marquèrent toute sa vie.

« - J’étais dans mon lit ce soir-là, dit Milton, et j’ai entendu que les trois médecins disaient à mes parents, dans la pièce voisine, que je serai mort le lendemain matin. Que quelqu’un puisse dire à une mère que son fils sera mort le lendemain matin me plongea dans une profonde colère.

Ensuite, ma mère est entrée dans ma chambre, l’air aussi serein que possible. Je lui ai demandé de déplacer la commode, de la pousser contre le côté du lit selon un angle bien précis. Elle ne comprenait pas pourquoi, elle pensait que je délirais. J’avais du mal à parler. Mais placé ainsi, le miroir de la commode me permettait de voir, à travers la porte, la fenêtre ouest de la pièce voisine.

guérison, volonté, cancer Il n’était pas question que je meure sans avoir vu à nouveau le soleil se coucher. Si j’étais un tant soit peu doué pour le dessin, je pourrais encore aujourd’hui représenter ce coucher de soleil.

- Votre colère et votre désir de voir encore le soleil se coucher ont été pour vous des moyens de rester en vie en ce jour critique, malgré le pronostic des médecins, analysa Ernest Rossi. Mais pourquoi parlez-vous ici d’expérience d’auto-hypnose ?

- Parce que j’ai vu cet immense coucher de soleil qui remplissait tout le ciel. Pourtant, je savais qu’il y avait aussi un arbre devant la fenêtre, mais je l’avais gommé.

- Vous l’aviez gommé ? C’est une perception sélective qui vous permet de dire que vous étiez dans un état modifié de conscience ?

- Oui, je ne l’ai pas fait consciemment. J’ai vu tout le coucher du soleil, mais je n’ai pas vu la barrière ni le gros rocher qui étaient là. J’ai tout gommé, sauf le coucher de soleil. Après avoir vu le soleil se coucher, j’ai perdu connaissance pendant trois jours. Quand j’ai fini par me réveiller, j’ai demandé à mon père pourquoi ils avaient enlevé la barrière, l’arbre et le gros rocher. Je ne me rendais pas compte que je les avais effacés en fixant mon attention avec une telle intensité sur le coucher du soleil.

Ensuite, quand j’ai commencé à récupérer et que j’ai pris conscience de mes handicaps, je me suis demandé comment j’allais gagner ma vie. J’avais déjà publié un article dans une revue nationale d’agriculture : Pourquoi les jeunes quittent la ferme. Je n’avais plus les forces requises pour être fermier, mais peut-être en aurais-je assez pour être médecin. »

Ernest Rossi : « Diriez-vous que c’était l’intensité de votre expérience intérieure, votre attitude mentale et votre sens du défi, qui vous ont gardé en vie pour voir ce coucher de soleil ? »

Milton Erickson : « Oui, c’est ça. A un patient qui a une espérance de vie bien réduite, on dit : vous devez vivre assez longtemps pour passer le mois qui vient. Un autre malade se dira : je verrai ma fille se marier.

Et c’est ce qu’ils font… »

 

Et vous, cher lecteur, avez-vous déjà ressenti cela ?