malaise


Vous vous demandez si cette baisse d’envies sexuelles vient de vous ou de son travail ?

Il est fort peu probable qu’elle vienne de vous, mais il est possible qu’elle vienne de votre relation.

Si votre mari éprouve du ressentiment envers vous, pour une raison ou une autre, cela peut bloquer sa libido. S’il vous en veut de ne pas l’avoir soutenu pour changer de travail, ou pour une raison d’ordre personnel ou familial…

Le ressentiment, quand il est important, occupe souvent un espace important dans le mental, empêchant l’éclosion du désir.

Dans ce cas, la solution, c’est de lui demander s’il vous en veut pour quelque chose.

Et si oui, de « crever l’abcès ». D’avancer ensemble pour évacuer ces tensions.

Et c’est souvent extrêmement efficace pour retrouver le désir.

 

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1 – La diminution de la libido peut être un des signes assez précoce de dépression.

Avez-vous constaté que votre mari était triste, souffrait de troubles du sommeil, tenait des propos négatifs, et manquait d’énergie ?

Si oui, il se peut qu’il soit dépressif. Pour quelles raisons peut-il déprimer ? A cause d’une période de chômage antérieure très difficile ? Ou de son nouveau poste qui ne lui conviendrait pas ? Ou pour une toute autre raison extérieure ?

Si vous pensez que cette piste est la bonne, encouragez-le à consulter un médecin, éventuellement un psychopraticien, qui l’aidera d’une manière ou d’une autre, par une thérapie de soutien, des médicaments, ou encore en lui conseillant la pratique de la méditation, celle du sport…

2 – La deuxième cause du manque de désir est la fatigue, qui produit les mêmes effets qu’une dépression sur le désir sexuel.

En effet, pendant les six premiers mois à un nouveau poste, on peut se sentir épuisé. L’adaptation à un nouvel environnement, à de nouvelles personnes, de nouvelles procédures, et peut-être surtout un nouveau tissu relationnel à décoder.

Tout cela absorbe une quantité énorme d’énergie, qui peut ensuite manquer à la vie personnelle et en particulier sexuelle.

L’anxiété peut jouer son rôle dans cette baisse de désir.

Car si votre mari se trouve en situation d’anxiété chronique, cela produit un épuisement. Pire encore, l’anxiété constante empêche le ressenti d’autres émotions comme le désir, le plaisir, la joie, et parfois même la peine. Dans la compétition émotionnelle qui se joue en nous, la plus forte l’emporte et c’est parfois l’anxiété.

Peut-être que son nouvel emploi produit cet effet sur votre conjoint ?

3 – Certains médicaments jouent eux aussi un rôle d’inhibiteurs du désir sexuel.

Les antihypertenseurs, les médicaments prescrits pour des problèmes de prostate, et bien d’autres traitements sont dans ce cas.

Notez aussi que certaines maladies peuvent également atteindre le désir sexuel… Votre mari pourrait bénéficier d’un bilan de santé.

 

 

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Un rapport s’inquiète notamment des incivilités des passagers et du nombre de déclarations d’accidents du travail.

L’Inspection du Travail a appelé la direction d’Air France d’Orly à prendre «des mesures immédiates d’urgence» face aux risques psycho-sociaux encourus par les salariés en raison de conditions de travail dégradées, dans une lettre en date du 9 juillet transmise à l’AFP.

«En attendant les rapports d’expertise vous avez l’obligation de prendre des mesures immédiates d’urgence face à la gravité de la situation», indique l’Inspectrice du Travail, après avoir visité l’escale et participé à une réunion du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Ces mesures visent à protéger les salariés «face au risque psychosocial vis-à-vis des incivilités des passagers et entre les salariés eux-mêmes qui n’en peuvent plu, précise-t-elle.

L’inspectrice évoque une «inflation du nombre de déclarations d’accidents du travail» signalés à la direction par les médecins du travail alors que les représentants du personnel ont été amenés à déposer, le 27 juin, une alerte pour «danger grave et imminent».

D’ores et déjà, une expertise a été demandée par ces représentants «afin de faire un diagnostic et de proposer des mesures correctrices», se félicite-t-elle. L’inspection du travail souligne également «l’insuffisance» de certaines mesures déjà prises par la direction comme la mise en place d’un service de vigile dans les halls d’embarquement, trop réduit, et un appel imprécis à des renforts.

Les représentants du personnel se plaignent tout particulièrement du nouvel outil informatique mis en place par la direction qui «ne permettrait pas d’enregistrer en temps voulu les passagers», ni de «sortir les étiquettes bagages correctement». Ce logiciel serait entièrement en anglais, ce qui est illégal, et «occasionnerait un stress supplémentaire pour les utilisateurs», selon l’inspectrice.

Pour le secrétaire général de FO Air France, Jean-Claude Filippi, face à cette désorganisation, «les clients s’énervent» ce qui génère des incivilités entre et envers les agents de la compagnie.

«Déjà, le personnel ne s’y retrouve plus» après le plan Tranform 2015 «et on nous annonce un nouveau plan», s’inquiète-t-il. La direction vient, en effet, d’annoncer un futur plan de compétitivité, «Perform 2020», qui doit démarrer en janvier 2015. «On a demandé une pause, le temps de se réorganiser», assure le délégué FO, pour lequel il faut aussi évaluer les conséquences sociales du nouveau projet.

Dans un communiqué, la CGT Air France alerte également la direction «sur la situation générale des conditions de travail, de la sécurité et santé des personnels (…) et la sécurité des vols».

Elle s’inquiète d’événements graves survenus le 4 juillet à l’aéroport d’Orly au cours desquels «des passagers ont agressé verbalement et physiquement des personnels» et de nombreux incidents dans les escales de province avec notamment «l’automatisation à outrance» qui provoque la colère des passagers.

 

Sources: AFP, liberation.fr

 

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C’est notamment en diminuant le ratio oméga-3/oméga-6 que les statines augmentent le risque de cancer du sein.

Et c’est justement parce qu’elle augmente ce ratio que la diète méditerranéenne protège de cette maladie.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme.

Sa survenue est influencée par deux types de facteurs de risque, ceux que l’on ne peut pas modifier (âge, antécédents familiaux, génétique) et ceux sur lesquels on peut intervenir (mode de vie, alimentation).

Ce nouvel article paru dans BMC Medicine (1) rapporte l’analyse de chercheurs français (Michel de Lorgeril et Patricia Salen) sur deux facteurs qui influencent le risque de cancer du sein : le régime méditerranéen qui a un rôle protecteur et les statines, associées à un risque accru de la maladie.

Le régime méditérannéen et les statines représentant habituellement deux stratégies (très différentes) de prévention des maladies cardiovasculaires.

Ce que disent les études

Certaines études rapportent le rôle protecteur des acides gras oméga-3 vis-à-vis du cancer du sein alors que les oméga-6 seraient associés à un risque accru de cancer en général.

Augmenter le ratio oméga 3/oméga-6 pourrait donc être intéressant pour diminuer le risque de cancer du sein.

Les flavonoïdes, qui appartiennent à la famille des polyphénols, sont également associés à une diminution du risque de cancer du sein. Or, les aliments végétaux bio et les graisses animales d’origine bio (notamment produits laitiers) contiennent respectivement plus de polyphénols et un rapport oméga-3/oméga-6 plus élevé que les aliments conventionnels. Les femmes qui souhaitent diminuer leur risque de cancer du sein devraient donc manger bio mais également éviter les contaminants environnementaux, dont les perturbateurs endocriniens, qui sont associés à un risque accru d’obésité, de résistance à l’insuline et de diabète.

Il faut noter cependant que certaines études n’ont pas trouvé d’avantage à manger bio pour diminuer le risque de cancer chez les femmes.

Statines et cancer du sein

Dans un certain nombre d’études, les traitements médicamenteux par statines sont associés à un risque accru de cancer du sein. Dernièrement, une étude (2) menée sur des femmes âgées de 55 à 74 ans a montré que l’utilisation de statines pendant une période de 10 ans, multiplie par 2 en moyenne le risque de cancer du sein.

L’effet des statines sur le risque de cancer du sein aurait des explications biologiques : d’abord les statines diminuent le ratio oméga-3/oméga-6, ensuite elles diminuent le cholestérol. Or, un ratio élevé entre oméga-3/oméga-6 est associé à un risque plus faible de cancer du sein et de la même façon un cholestérol bas a été souvent (mais pas toujours) associé à un taux de cancer plus élevé.

De plus, les statines sont toxiques pour les mitochondries et le dysfonctionnement mitochondrial est impliqué dans le développement des tumeurs et la progression du cancer.

Il existe également des preuves convergentes pour soutenir l’hypothèse que les statines augmentent la résistance à l’insuline et l’apparition de diabète. Or le diabète augmente le risque de cancer du sein.

Enfin les statines auraient un effet sur l’immunité, ce qui pourrait entraver les défenses anti-tumorales et augmenter le risque de cancer.

Diète méditerranéenne et cancer du sein

Pour réduire le risque de cancer du sein, le fait de diminuer celui d’une résistance à l’insuline, d’un syndrome métabolique et d’un diabète peut s’avérer bénéfique. Augmenter le ratio oméga-3/oméga-6 aussi.

Or, la diète méditerranéenne présente des caractéristiques qui sont de véritables atouts santé : consommation élevée de fibres, de flavonoïdes, ratio élevé d’oméga-3/oméga-6 et aliments à faible index glycémique.

Ainsi, la diète méditerranéenne permet de diminuer le risque de diabète et de syndrome métabolique et, logiquement, celui de cancer du sein. Le seul bémol est la consommation d’alcool, modérée dans la diète méditerranéenne mais associée à un risque accru de cancer du sein.

Enfin, ces habitudes alimentaires doivent être associées à l’exercice physique.

Sources :

(1) de Lorgeril M1, Salen P. Do statins increase and Mediterranean diet decrease the risk of breast cancer? BMC Med. 2014 Jun 5;12:94. doi: 10.1186/1741-7015-12-94.

(2) McDougall JA1, Malone KE, Daling JR, Cushing-Haugen KL, Porter PL, Li CI. Long-term statin use and risk of ductal and lobular breast cancer among women 55 to 74 years of age. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2013 Sep;22(9):1529-37. doi: 10.1158/1055-9965.EPI-13-0414. Epub 2013 Jul 5.

lanutrition.fr

 

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La présentation du menu et les noms des plats pousserait parfois à faire des mauvais choix nutritionnels au restaurant.

La dernière fois que vous êtes allé au restaurant, vous avez commandé un plat nutritionnellement peu recommandable ?

Eh bien, ne culpabilisez pas : c’est probablement la faute du menu !

D’après une étude de l’université Cornell publiée dans International Journal of Hospitality Management, la présentation de la carte du restaurant inciterait souvent les clients à faire de mauvais choix.

Si à la maison il est possible de maîtriser la composition d’un repas du début à la fin, ce n’est pas le cas au restaurant. Même avec de la bonne volonté, il arrive que dans ces circonstances on ne fasse pas les meilleurs choix nutritionnels.

Ici, deux chercheurs se sont intéressés à la façon dont la présentation de la carte des restaurants pouvait influencer le choix des clients. Ils ont analysé 217 menus et les choix de 300 personnes. Ils ont ainsi pu montrer que deux facteurs semblaient jouer un rôle non négligeable dans le choix : la mise en page de la carte et la description du goût supposé des plats.

Les chercheurs ont tout d’abord constaté qu’un plat attire davantage l’attention s’il est écrit en gras, s’il est surligné ou s’il est encadré ; il serait alors plus souvent commandé. Pas de chance : d’après Brian Wansink, auteur principal de l’étude : « Dans la plupart des cas, ce sont les plats les moins sains du menu ».

Les scientifiques constatent également que les plats décrits de manière alambiquée se vendent mieux car ils laissent supposer qu’ils ont meilleur goût.

Les auteurs citent ainsi une étude dans laquelle les noms des plats avaient été changés pour qu’ils soient plus descriptifs. Un filet de poisson était devenu un « Succulent filet de poisson italien » et un plat de riz accompagné de haricots rouges des « Haricots rouges et riz Cajun », sans que la recette soit changée.

Les chercheurs ont observé qu’avec des noms compliqués, les plats étaient demandés plus souvent avec une augmentation de 28 % du nombre de commandes ! Les participants estimaient aussi qu’ils avaient meilleur goût et ils étaient prêts à payer 12 % de plus.

Par conséquent, pour éviter de se faire influencer par la présentation de la carte et mieux manger au restaurant, la solution est de demander directement au serveur quels sont les plats les plus légers.

Mais les restaurateurs pourraient aussi utiliser ces résultats pour aider leurs clients à choisir des plats plus sains mais aussi plus chers : il suffirait d’attirer leur attention sur ces plats par une mise en page appropriée et un nom bien choisi…

Sources : Brian Wansink, Katie Love. Slim by design: Menu strategies for promoting high-margin, healthy foods. International Journal of Hospitality Management, 2014; 42: 137 DOI: 10.1016/j.ijhm.2014.06.006, lanutrition.fr

 

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Saviez-vous qu’en affaires, on ment plus facilement aux femmes qu’aux hommes ?

Le plafond de verre n’existe pas que dans la tête des femmes.

C’est bien le sens du message de Sheryl Sandberg dans son livre En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir (2013).

Selon la directrice des opérations de Facebook, ce mur invisible séparant les femmes des postes à responsabilité vient aussi des obstacles extérieurs qu’elles croisent sur le chemin de leur réussite.

Une étude récente met en lumière l’une de ces barrières : le mensonge.

Selon les chercheurs de l’Université de Californie-Berleley et de l’Université de Pennsylvanie qui ont mené l’expérience, les femmes seraient perçues comme moins compétentes et plus facilement manipulables. Elles auraient donc plus de risque de se faire berner par leurs collègues au cours d’un processus de négociation.

Pour mener leur étude, les universitaires ont demandé à des étudiants en gestion de simuler un face-à-face entre deux agents dans le cadre d’une négociation de contrat immobilier, avec un vendeur et un acheteur. Afin de décrocher le contrat, l’acheteur a la possibilité de dire la vérité ou de mentir sur ses intentions.

« Nous avons découvert que dans le jeu de rôles, les personnes étaient beaucoup plus susceptibles de mentir ouvertement aux femmes », explique l’auteur du rapport Laura Kray au Slate américain. Après la simulation, chaque étudiant était invité à dire s’il avait menti ou non en remplissant un questionnaire.

Selon les résultats de l’expérimentation, 24% des hommes disent avoir menti à une participante quand seulement 3% déclarent avoir trompé un collègue masculin. Les femmes ne sont pas en reste: 11% ont menti à leur homologue masculin, et 17% à leur partenaire féminine…

Selon le même questionnaire, la majorité des participants perçoivent les femmes comme moins compétentes que les hommes. Ils en viendraient donc à supposer que les femmes seraient « moins regardantes » sur les mensonges, souligne Laura Kray. Un biais dont les participants semblent conscients. Quand on leur demande leur opinion sur l’exercice, la majorité répond qu’il est plus probable qu’on ait davantage menti aux femmes qu’aux hommes.

Une autre explication est amenée par la consultante Glo Harris, interrogée par le Huffington Post. Selon elle, ce stéréotype serait aussi lié à une réputation d’indulgence féminine. Autrement dit, les femmes seraient plus promptes à passer l’éponge sur un mensonge sans faire d’esclandre…

« Les gens sont conscients des stéréotypes et les utilisent à leur avantage quand ils sont motivés à le faire », conclut Laura Kray.

Comment faire face, dans le respect de ses valeurs ?

Prendre une attitude « masculine » ne serait pas une solution, selon la journaliste de Slate. Car si l’autorité est perçue comme une marque de compétence chez les hommes, elle serait trop souvent ramenée à de la « froideur » chez les femmes.

Pour Laura Kray, le salut serait à trouver dans une bonne préparation de ses négociations pour ne pas se laisser déboulonner par les stéréotypes sexistes.

Comment ? Voyez avec votre coach.

 

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Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s’ébruiter : en catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet.

Désormais à consommer avec modération…

C’est l’association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation.

Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l’eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA…). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c’est bon… buvez-en !

La "nouveauté", c’est qu’en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s’est donc jeté à l’eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur !

"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/l pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles…

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d’utilisation de l’eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage…

"Cette amélioration en trompe l’oeil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur, mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"…

Et bientôt, au fil de l’eau, il suffira d’arroser son jardin pour le désherber ? On n’arrête pas le progrès…

 

POST-SCRIPTUM

La décision, datée du 9 décembre 2010, n’a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011

 

Sources: carevox.fr, lesmotsontunsens.com, Direction Générale de la Santé, Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France

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