objectif


 

psychose, psychotherapeute duval-LevesqueSi quelqu’un a véritablement le privilège de connaître une personne alors que celle-ci est en train de s’extraire de sa psychose et effectue un mouvement d’allégeance à la santé, on peut comparer son expérience au fait de regarder l’éclosion d’une fleur.

Cela vous touche au coeur.

A l’image de tout parent réconfortant un enfant qui se réveille d’un cauchemar atroce, vous éprouvez un sentiment de tendresse et même de mystère. Vous voyez de vos yeux, et vous vous en souviendrez dans votre propre vie, la puissance dont dispose l’esprit pour enfermer la personne dans une conception pernicieuse de la réalité.

Vous ressentez alors votre propre fragilité.

Mais la nuit, quand vous êtes seul au chevet d’un enfant qui vient de se réveiller, il ya également de la paix et de la joie : il est revenu.

Il peut vos agripper brusquement, mais il a plus de sagesse; il se demande simplement s’il n’est pas entré dans un nouveau rêve.

Son hésitation est palpable.

Seule votre présence rend la siuation supportable. Elle vous oblige à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour protéger son réveil. Quand cela est fait, quand la cauchemar a été réduit à néant, vous pouvez alors considérer la condition humaine et sentir monter en vous une nouvelle appréciation du pouvoir de guérison, qui nous est intrinsèque à tous.”

 

“Psychose et Guérison”

Dr Edward M. Podvoll, Edition La Tempérance

 

Cet extrait du film “Human granulocytes kill cervical cancer cells”, réalisé par Michael Blanks et Mark Willingham, de la Wake Forest University School of Medicine, montre la destruction d’une cellule cancéreuse par le système immunitaire.

Patrouillant sans cesse dans l’organisme, vos globules blancs sont capables de libérer leurs armes chimiques au coeur des cellules cancéreuses.

La destruction des cellules cancéreuses par le système immunitaire est un axe important de la recherche scientifique anticancer. Une étude a démontré que la vivacité des globules blancs contre des cellules cancéreuses, étudiée en laboratoire, est un marqueur déterminant de l’espérance de vie des personnes atteintes d’un cancer.

Cher lecteur, votre corps est votre propre médecin !

 

Qu’est-ce qu’avoir un but dans votre existence ?

C’est connaître une direction de vie.

C’est quelque chose qui la construit et l’ordonne. Quelque chose qui motive votre rapport aux autres et au monde qui vous entoure.

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Alors, prêt pour un petit test ? Libre à vous de l’approfondir ensuite, voir même d’en faire part à vos amis.

1 - Enumérez 10 à 20 qualités personnelles que vous jugez positives, comme par exemple votre sens de l’humour, votre détermination, votre amour de la famille…

2 - Choisissez les 4 ou 5 qualités qui vous tiennent le plus à coeur

3 - Sur base des 4 ou 5 qualités du point 2, énumérez maximum 20 façons dont vous pouvez exprimer ces qualités. Exemple : écrire, parler, faire des excursions avec les enfants…

4 - Sélectionnez parmi les activités citées au point 3 vos 4 ou 5 activités préférées

5 - Expliquez brièvement votre conception du monde idéal (25 mots maximum)

Combinez tous ces éléments en une phrase complète comme suit :

Le but de ma vie est de mettre en valeur mon/ma … (qualités préférées du point 2) en … (activités préférées du point 4) de manière à ce que … (votre conception du monde idéal).”

Vous voulez des exemples ? Cela serait trop facile !

 

Cher lecteur, c’est de votre destiné qu’il s’agit, n’est-ce pas ?

 

Le refus du traitement est au coeur de l’anorexie.

Pour deux raisons, relativement simples :

  1. la jeune adolescente ne vit pas forcément son comportement comme grave. Elle le considère comme une solution légitime à ses problèmes
  2. la peur intense de prendre du poids va forcément à l’encontre de toute démarche de soins.

L’un des objectifs d’une bonne psychothérapie est de mettre à jour et accepter la partie qui refuse la nourriture. Elle s’oppose à la partie qui veut guérir.

D’abord, aider la jeune fille à renouer avec la partie qui veut aller bien et/ou manger normalement et/ou guérir.

Ensuite, l’aider à retrouver :

  • un poids compatible (avec le retour des règles quand elles se sont arrêtées)
  • une alimentation équilibrée, normale, variée (couvrir tous les besoins en protéines, glucides, lipides, oligo-éléments…)
  • un bien-être corporel
  • une bonne estime de soi et des relations satisfaisantes avec son entourage.

bougie, se consumer de l’intérieur, solitude, perte de repèresLe traitement est complexe. Il faut souvent faire preuve à la fois de fermeté et de flexibilité dans les moyens qui sont mis en oeuvre. Je fais attention de ne pas me laisser piéger par le sentiment d’urgence.

Ne perdons pas de vue que les pensées négatives de la patiente sont présentes. Elles essayent à tout moment de prendre le dessus. De déformer la réalité. Dès lors, une main tendue peut être vite perçue comme destructrice.

Le psychothérapeute doit, comme toute personne proche d’ailleurs, compter avec l’ambivalence de l’adolescente : entre l’envie d’être aidée et l’envie de montrer à l’autre personne qu’elle est totalement impuissante.

 

Cher lecteur, pensez-vous que ces deux parties sont de forces égales ? Laquelle est la plus forte d’après vous ?

 

Voici le témoignage

d’une ancienne patiente parisienne, Chantal,

publié avec son autorisation.

 

 

Je me rappelle encore des mots exacts que le chirurgien m’a dit ce 5 juillet 1999.

“- Oui. C’est le cancer.”

Mais je n’avais que 49 ans !

Non, il n’y avait pas eu de cancer du sein dans la famille. Mais ma mère était morte à la suite de cette foutue maladie, à 60 ans. La frousse m’envahit.

Cinq jours plus tard, un matin, je me suis réveillée à l’hôpital, je revenais du bloc opératoire. En fait, ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai appris que j’avais subi une mastectomie radicale, et que le cancer avait bel et bien envahi les glandes. Tous les gens autour de moi pleuraient. Mon tendre mari s’excusait de ne pas avoir cru ce que je soupçonnais, car en trente ans de mariage, je n’avais jamais été malade. Je me suis retrouvée comme dans un rêve qui n’en finit pas…

Trois semaines plus tard, j’allais à Paris rencontrer les deux personnes importantes sur le chemin de ma guérison : mon psy et mon oncologue. Ce dernier m’a prescrit six traitements de chimiothérapie et vingt-cinq traitements de radiations. Ma première tranche de chimiothérapie, je m’en rappelle très bien, j’ai beaucoup pleuré. Le médecin m’avait dit que je perdrais tous mes cheveux en moins de dix jours après le premier traitement.

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Mon psy (FD) m’a appris a être optimiste. C’est à dire être raisonnablement réaliste : quels que soit le cancer, le traumatisme, les pronostics, les statistiques, certaines guérissent. Pourquoi pas moi ?

J’ai donc décidé de mettre toutes les chances de mon coté en travaillant avec lui. J’ai découvert la relation entre stress et cancer et nous avons mis à jour les conflits que j’enfouissais au fond de moi, sans les avoir jamais résolus. Surtout, j’ai ressenti le fait que j’étais responsable de ma guérison, au même titre que les traitements médicaux, c’était le déclic salvateur.

Un soir, mon mari m’a dit que je paraissais différente. Et je l’étais parce que j’avais de l’espoir en rentrant chez moi.

Ce que j’ai apprécié le plus dans ma psychothérapie a été la visualisation que je faisais toute seule et trois fois par jour. Après avoir atteint un niveau de relaxation précis, j’imaginais ma radiothérapie comme des millions de papillons qui dévoraient mon cancer, comme des abeilles sur du miel. Et j’ai été contente des résultats car je n’ai presque pas eu de réactions négatives et j’ai gardé tout mes cheveux.

J’ai toujours eu le soutien de ma famille. Par exemple, mes frères me conduisaient à Paris pour tous mes rendez-vous. L’amour et les encouragements que je recevais de mon cher mari, de ma famille ainsi que de mes amis m’ont tellement aidée pendant les cinq mois de traitements !

FD s’est aperçu que je ne m’achetais pas de nouveaux vêtements. Il pensait à juste titre que la peur que le cancer revienne me submerge. Un jour, après être sorti d’une séance avec lui, il m’est venu à l’esprit que je n’étais pas en instance de rechute, mais que j’allais vivre ! Que je verrais mes petits-enfants grandir ! Que je continuerais de jouir de l’amour de mon mari. Et que j’aurais le privilège d’évoluer encore dans la joie de Dieu, avec toute ma famille, mes amis et ma communauté.

Depuis ce temps-là, j’ai repris avec plus d’élan mes activités quotidiennes, telles que la chorale, la natation. Aujourd’hui, presque huit ans plus tard, grâce au soutien de ma famille, des association tels que La Ligue Contre le Cancer et des femmes comme moi avec lesquelles j’ai fraternisé, je me sens bien dans ma peau. J’aime la vie !

 

Autour de vous, cher lecteur, saviez-vous qu’il y a beaucoup de personnes qui ont remporté la victoire grâce aussi à une psychothérapie comportementale et cognitive ?

 

Soutien psychologique,

plus stimulation du système immunitaire :

quelques indications dans Qui suis-je ? De quoi s’agit-il ?