psychiatre



Garçon? L’addiction!

Le traitement d’une dépendance au sexe s’étend de plusieurs mois à un ou deux ans, tout dépend de la fréquence des séances du client.

«La guérison est rendue difficile par le fait que l’origine de cette pathologie tient uniquement du ressort psychologique, contrairement à l’alcool ou à la drogue, où on peut intervenir sur la substance», explique une psychopraticienne.

Le traitement commence normalement par une psychothérapie. Il peut être complété par une prise de médicaments prescrit par un psychiatre.

«Nous mettons ensuite en place une stratégie pour modifier le comportement du patient, sa façon de pense à sa dépendance,poursuit la spécialiste. Mais cela prend beaucoup de temps et les rechutes peuvent être fréquentes. Dans la majorité des cas, la personne réussit toutefois à se défaire de ses comportements les plus toxiques durant les premiers mois. Lorsque le sujet se trouve sur la voie de la guérison, nous lui conseillons de généraliser sa psychothérapie à ses projets privés et professionnels dans le futur, avec son nouveau moi.»

Tiger Woods va-t-il vraiment se lancer dans une thérapie de plusieurs années? Il s’agit plutôt d’une stratégie de communication du style "Excusez-moi, j’ai déconné, mais ce n’est pas de ma faute, c’est parce que j’ai un problème et que j’ai souffert durant mon enfance…".

Cela n’a rien à avoir avec une addiction au sexe.

Un vrai dépendant au sexe est un profond insatisfait qui ne se contôle plus !

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Alors que la France accuse un retard de plusieurs décennies sur la prise en charge de l’autisme, qui touche de 250.000 à 600.000 personnes, la ministre admet que le 3e plan s’est fait attendre car "on a voulu jouer la concertation, et il y avait des arbitrages budgétaires à faire" a dit Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

Ce 3ème Plan autisme (2013-2017) plan est doté d’une enveloppe de 205 millions d’euros, représentant 18 millions de plus que le 2ème plan, pour financer cinq axes d’intervention :

- le diagnostic précoce,
- l’accompagnement tout au long de la vie depuis l’enfance,
- le soutien aux familles,
- la recherche,
- la formation de l’ensemble des acteurs.

5000 professionnels du secteur médico-social seront formés aux nouvelles méthodes préconisées par la Haute Autorité de Santé. En effet, en France le personnel est peu ouvert à ces nouvelles méthodes, ce qui oblige certains familles à s’expatrier: "C’est pourquoi les gens partent à l’étranger et notamment en Belgique pour trouver ces méthodes parce qu’ils estiment, les parents, que ça marche pour leurs enfants", déclara Mme la ministre.

Le plan préconise notamment un dépistage dès 18 mois et une orientation vers les méthodes éducatives et non plus psychanalytiques.

"En France depuis quarante ans, l’approche psychanalytique est partout, et aujourd’hui elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d’autres méthodes pour une raison simple: ce sont celles qui marchent, et qui sont recommandées par la Haute autorité de santé (HAS)", a-t-elle déclaré au Parisien.

"Que les choses soient claires", a-t-elle ajouté, "n’auront les moyens pour agir que les établissements qui travailleront dans le sens où nous leur demanderons de travailler".

"Les recommandations de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) et de la HAS feront référence pour l’ensemble des professionnels", est-il précisé.

En ce qui concerne le diagnostic précoce, "à partir du premier trimestre 2015, profitant de la refonte du carnet de santé, nous y inclurons une grille de dépistage des premiers signes, dès l’âge de 18 mois", a également précisé Mme Carlotti au Parisien.

Parmi les annonces : la création de 350 places dites "de répit", permettant des placements de courte durée (contre 40 actuellement); 700 places pour les petits en unité d’enseignement en maternelle; la formation de 5.000 professionnels du secteur médico-social aux méthodes éducatives et 1.500 places d’accueil de plus pour les adultes autistes.

Références: Ministère de la Santé, divers


Le nombre de décès supposés est confirmé.
Le laboratoire est accusé d’avoir dissimulé la véritable nature de son produit.

Le rapport d’experts ordonné par les juges enquêtant sur l’affaire Mediator est accablant.

Commandé en juillet 2011 et remis aux juges vendredi, il confirme de précédentes estimations de mortalité (de 500 à 2.000 décès, selon un rapport de 2010 de l’Agence du médicament, et 1.300 entre 1976 et 2009, selon une étude de 2012 d’un journal spécialisé) et met en avant la volonté de Servier de masquer le caractère anorexigène du médicament.

Les trois experts estiment que le Mediator est bien à l’origine de déformations des valves cardiaques. Ils chiffrent les décès à court terme (deux ans et demi) à 220 à 300 et à long terme de 1.300 à 1.800. Les hospitalisations pour insuffisance valvaire sont quant à elles évaluées de 3.100 à 4.200.

En outre, le Mediator est à l’origine d’un certain nombre de cas - non chiffrés - d’hypertension artérielle pulmonaire. Cette maladie rare se caractérise par une prolifération des cellules de la paroi des petites artères pulmonaires jusqu’à ce que l’obstruction complète de celles-ci entraîne une augmentation de la pression artérielle pulmonaire et finalement la défaillance du coeur.

Les experts estiment que la commercialisation du Mediator, dont les «  propriétés anorexigènes puissantes » sont confirmées, aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 par Servier ou par les autorités, au vu des premiers signalements de maladies, alors qu’il a fallu attendre novembre 2009 pour qu’il soit suspendu et juillet 2010 pour qu’il soit définitivement retiré du marché.

Servier est ensuite accusé d’avoir, pendant la vie commerciale du Mediator, volontairement évité toute référence aux propriétés de coupe-faim du produit, le positionnant comme un traitement du diabète.

Le rôle de la norfenfluramine (molécule résultant de la métabolisation du Mediator) a été occulté, alors même que cette molécule constituait la principale cause à la fois de l’efficacité et de la nuisance du produit.

Enfin, les experts estiment que l’absence d’informations lisibles sur la parenté du Mediator avec deux autres anorexigènes de Servier retirés du marché dans les années 1990 n’a pas permis aux praticiens d’exercer une surveillance adéquate des patients sur le plan cardiovasculaire et pulmonaire.

Inébranlable, Servier estime pour sa part que le rapport n’apporte rien de neuf et ne remet pas en cause « le fait que les Laboratoires Servier ont parfaitement tenu informé les autorités de santé tout au long de la vie du médicament ».

Références: Catherine DUCRUET, lesechos.fr, Agence du médicament

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La commission d’enquête sénatoriale sur l’influence des mouvements sectaires dans le domaine de la santé vient de publier son premier rapport.

Dans le sillage de la Miviludes qui avait tiré la sonnette d’alarme, ses animateurs Alain Milon et Jacques Mézard constatent que la maladie et la quête du bien-être peuvent exposer à des « dérives sectaires et thérapeutiques » et formule 41 propositions pour les encadrer.

Aromathérapie, magnétothérapie, fasciathérapie, reiki… le nombre de ces pratiques non conventionnelles a été évalué à 400 par la Miviludes qui a tiré le signal d’alarme à plusieurs reprises en 2009, 2010 et 2011 et recense 15 000 praticiens exerçant dans le vaste champ des médecines alternatives. La visite du Salon du bien-être, en février, à Paris, aura permis aux sénateurs de la commission d’enquête sur l’influence des mouvements sectaires dans la santé de se rendre compte de l’ampleur du phénomène. « Ce que nous constatons est profondément anormal », relèvent les sénateurs UMP Alain Milon (photo à gauche) et RDSE Jacques Mézard (photo à droite), respectivement président et rapporteur de la commission qui a rendu ce mercredi son premier rapport.

Les sénateurs se sont notamment penchés sur les pratiques hygiénistes – rituels de purifications et régimes alimentaires – prônées par l’Église de Scientologie et les effets parfois tragiques de la privation de soins pratiquée par les Témoins de Jéhovah… Mais c’est sur Internet, disent-ils qu’une « offre de soins non maîtrisée » est en train de se développer à vitesse grand V « dans un contexte de méfiance à l’égard de la médecine traditionnelle » qui fait suite aux récents scandales sanitaires.

Inquiets, les sénateurs demandent alors un meilleur encadrement de ces thérapies non conventionnelles, d’autant plus qu’elles sont en train de se frayer un chemin aussi à l’hôpital où elles sont financées, révêlent-ils, sur l’enveloppe des missions d’intérêt général.

-> Dans leur volumineux rapport, les sénateurs ont formulé 41 propositions. La Commission demande, par exemple, que ce soit désormais interdit aux médecins radiés par l’Ordre « de faire état de leur titre de docteur ».

-> Ils souhaitent aussi que la Miviludes soit dotée d’un statut législatif et que l’exercice de la médecine alternative à l’hôpital soit évaluée et soumise à une « accréditation par la HAS » et subordonnée à un « avis favorable de la commission médicale d’établissement ». En outre, la commission estime nécessaire que la vigilance sur Internet soit renforcée en permettant aux enquêteurs de la cyberpatrouille de la Gendarmerie nationale de « mener des investigations sous pseudonyme », comme c’est déjà le cas pour les enquêtes sur la pédopornographie.

Il faudrait également, selon les sénateurs, « instaurer un contrôle de l’innocuité et de l’utilité des appareils à finalité médicale ou pseudo médicale » alors que « les appareils farfelus et fantaisistes foisonnent », comme le souligne Jaques Mézard. Par ailleurs, le rapporteur de la commission se montre critique face à « l’utilisation abusive de l’intitulé Université » et n’hésite pas à remettre en cause l’utilité de certains DU, comme celui de musicologie, qui, pour l’heure « n’ont pas fait l’objet d’évaluation ».

Références: Giulia Gandolfi, legeneraliste.fr, Miviludes, Sénat


Le-mur-censure, Sphie Robert, Autistes sans frontièresCe ne sont ni de grands intellectuels, ni des médecins de haute volée, juste une poignée de parents d’autistes en colère….

Mais ils viennent de porter l’un des pires coups jamais reçus par la psychanalyse.

Le 8 mars 2012, sous leur pression, et après avoir mobilisé un bataillon de 145 experts, la Haute Autorité de Santé (HAS) a qualifié officiellement de "non consensuelles" les approches psychanalytiques de l’autisme.

Le verdict est sans appel : les principes freudiens "n’ont pas fait la preuve de leur efficacité" pour cette pathologie. Et les psychiatres qui les mettent en oeuvre "doivent se remettre en question".

Je vous invite à voir le film "Le Mur", avec des témoignages de psychanalystes (qui avaient donné leurs autorisations), sur YouTube ou sur les sites des associations d’autisme.

C’est édifiant.

Références : HAS, Nouvel Observateur du 19/04/2012,


À l’occasion de son congrès annuel, l’Association Française d’Urologie (AFU) a publié un rapport sur la médecine sexuelle dont une section fait le point sur les principales classes de médicaments qui peuvent induire des effets sexuels.

Ces principales classes sont:

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), tels que citalopram (Celexa), fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Paxil), sertraline (Zoloft)…, ou inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA), tel que venlafaxine (Effexor) sont liés à des troubles sexuels.

Une étude espagnole, a précisé le Pr François Giuliano lors de la présentation du rapport, a constaté des troubles sexuels chez 59,1% des personnes traitées par IRS et IRSNA. Les IRS et IRSNA entraînaient des orgasmes tardifs et des anorgasmies

Les neuroleptiques (antispychotiques)

Les neuroleptiques sont liés à la dysfonction érectile chez l’homme et aux troubles du désir ou de la lubrification chez la femme. Les neuroleptiques qui n’élèvent pas la prolactinémie entraînent moins d’effets secondaires sexuels (de 16 à 27 %).

Les anti-épileptiques (anti-convulsivants)

Les anti-épileptiques (dont certains sont utilisés comme stabilisateurs de l’humeur dans le traitement du trouble bipolaire) peuvent entraîner une diminution ou une perte du désir sexuel et d’excitabilité ainsi qu’une anorgasmie.

Les antiparkinsoniens

Les antiparkinsoniens à l’action dopaminergique sont parfois à l’origine d’une désinhibition et d’une hypersexualité.

Les analgésiques opiacés ou opioïdes

Les analgésiques opiacés ou opioïdes sont parfois responsables d’une diminution du désir.

Les anti-hypertenseurs

Les anti-hypertenseurs (traitement de l’hypertension) de la classe des diurétiques thiazidiques sont liés à la dysfonction érectile. Une revue de la littérature a aussi montré des effets sur la sexualité de la classe des bêtabloquants.

Les traitements de l’hypertrophie bénigne et du cancer de la prostate

Si les 1-bloquants n’altèrent pas la libido, certains d’entre eux peuvent être à l’origine de troubles de l’éjaculation. Les inhibiteurs de la 5 réductase (finastéride, dutastéride) sont responsables de troubles de l’éjaculation, de dysfonction érectile et d’une diminution de la libido. La combinaison des 2 traitements augmente les effets secondaires.

En ce qui concerne le traitement du cancer de la prostate, "la majorité des hommes sous castration chimique rapportent une baisse de leur libido".

Autres

Le médicament antidouleur Tramadol aurait un effet sur l’éjaculation.
Le tamoxifène, utilisé pour le traitement du cancer du sein, affecterait aussi la sexualité.

Contraceptifs oraux

Mentionnons que n’ont pas été intégrés à cette liste les contraceptifs oraux.

Plusieurs études ont cependant montré des effets importants sur la sexualité qui peuvent constituer un inconvénient majeur à leur utilisation.

Références : Psychomédia.qc.ca, Medscape, URO France (rapport du congrès sur la médecine sexuelle), Association Française d’Urologie (AFU)


La balance bénéfices-risques du médicament antidépresseur Valdoxan (agomélatine), des laboratoires Serviers, est nettement défavorable, estime la revue Prescrire.

Cette dernière a demandé et obtenu des bilans de pharmacovigilance des agences française et européenne du médicament.

Malgré l’absence d’efficacité démontrée, indique Prescrire, l’agomélatine est commercialisée depuis 2009 pour le traitement de la dépression.

Ces nouvelles données, malgré des imprécisions et des détails censurés, précise la revue, confirme le profil d’effets indésirables du médicament déjà préoccupant lors des essais cliniques avant commercialisation.

Des effets indésirables sont particulièrement graves, notamment des atteintes hépatiques, pancréatiques, des troubles neuropsychiques avec suicides, agressions, convulsions, vertiges, ainsi que des atteintes musculaires parfois graves. D’autres troubles graves et préoccupants ont été rapportés, tels que des réactions cutanées graves, des troubles cardiovasculaires, avec un doute sur un risque de survenue de cancers.

Les agences du médicament devraient communiquer largement sur ce point et retirer rapidement ce médicament du marché, juge Prescrire.

En attendant, les soignants auraient intérêt à éviter de prescrire ce médicament.

Article de Prescrire: Dépression : écarter l’agomélatine

Voyez également:

Références : Psychomédia.qc.ca, Prescrire

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Le grand problème de la psychanalyse: elle ne correspond plus à ce que veulent les clients.

Ils veulent une solution à leur mal-être, pas un "style" de psychotherapie, aussi connu soit-il.

Lisez cet article récent du Healthland Times :

(pour une traduction, vous pouvez utiliser google translate, ou lire mon article du 14/12)

In a recent Sunday’s New York Times article, a psychotherapist with a freshly hung shingle describes the challenges of earning clients in a market crowded with professionals willing to listen, but with a dwindling number of patients.

Her solution? Turning to a “branding consultant” who advises her, among other things, to sell herself as a specialist treating a particular type of patient and to start doing “life coaching” instead.

But the trend toward “branding” may be diverting attention away from deeper problems with psychotherapy that are dissuading people from trying it and discouraging insurers from paying for sessions.

In the article, therapist Lori Gottlieb writes:

What nobody taught me in grad school was that psychotherapy, a practice that had sustained itself for more than a century, is losing its customers. If this came as a shock to me, the American Psychological Association tried to send out warnings in a 2010 paper titled, “Where Has all the Psychotherapy Gone?”

According to the author, 30 percent fewer patients received psychological interventions in 2008 than they did 11 years earlier; since the 1990s, managed care has increasingly limited visits and reimbursements for talk therapy but not for drug treatment…Three months into private practice, I had exactly four regular weekly clients.

Her branding consultant tells her “Nobody wants to buy therapy anymore. They want to buy a solution to a problem.”

While that sounds to me like a hopeful desire among people seeking help for mental illnesses, to Gottlieb, it’s a shocking development and reeks of seeking “immediate responses and constant gratification.”

She sees therapy in a more “Woody Allen” mode, like the endless sessions of psychoanalysis practiced in the 1950s and 1960s.  She wants to explore “unconscious feelings” about other people transferred to the “blank slate” of the therapist and to provide the “opportunity” for a patient to “truly understand himself and, ultimately, change.”
But psychological research on effective treatment for disorders like depression, anxiety disorders, obsessive-compulsive disorder, post-traumatic stress disorder and the like has moved far beyond this view.
Indeed, the most effective treatments for these conditions do not prioritize digging into the unconscious.  As Yale psychologist Alan Kazdin put it when we discussed a 2011 article he wrote on the problems with individual talk therapy, “If you want to get over an anxiety disorder, do graduated exposure. But sit down and relate to me or love me like your mom and dad? There’s no evidence for that.”For patients seeking help for serious problems, old style talk therapy typically isn’t helpful— and for depression, ruminating on the possible unconscious causes of distress can actually make it worse.  While long term therapeutic guidance is needed in some cases, it’s not realistic to expect insurers to cover ongoing talk sessions for those who aren’t severely disabled by chronic mental illness.By ignoring these facts, Gottlieb is missing the most important issues. Psychotherapy doesn’t have an “image problem”: it has an evidence problem. The treatments provided by most therapists are not those shown to work and the treatments shown to work are hard to find because therapists don’t practice them, since instead they instead want to “go deep”  like Gottlieb does.In a Q&A with the Association for Psychological Science, Kazdin described the problem this way:  “Most of the treatments used in clinical practice have not been evaluated in research.  Also, many of the treatments that have been well established are not being used.”Indeed, one commenter on Gottlieb’s piece presented the situation far more personally:

If therapists want to attract patients, perhaps they should focus less on their “brand” and more on learning the newest, most effective techniques for treating mental illness.

For example, I have serious OCD. I spent more than a month on a fruitless search for a new therapist who practices ERP (exposure and [response prevention]). It is the only treatment recommended by the Obsessive Compulsive Foundation and other organizations, and it is the treatment with which I have had the most success. And yet, here I am, in a city with perhaps the highest number of therapists per capita, and I am unable to find an ERP therapist who takes insurance. Instead, I’ve encountered therapists who claim to treat OCD with everything from traditional talk therapy and hypnotism.

This patient is far from unique:  as someone who writes about mental illness and has suffered from depression and addiction and lives in New York City, I myself have had the same problem when seeking evidence-based treatment other than medication.  I have contacts with the world’s leading experts on research on these disorders— but when I try to find a referral for myself or a friend, I’m often stumped.  Imagine what it’s like for the average seeker of mental health care outside of a big city and far from any academic center.

If therapists like Gottlieb want to attract patients, they need to consider that sometimes the problem isn’t the branding, but the product itself.

References: Maia Szalavitz is a neuroscience journalist for TIME.com and co-author of Born for Love: Why Empathy Is Essential — and Endangered, healthland.time.com/2012/11/27

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Dans un article publié dans le New York Time, la journaliste Lori Gottlieb, nouvellement détentrice d’un diplôme de doctorat en psychologie lui permettant d’exercer la psychothérapie, déplore qu’il est de plus en plus difficile pour les psychothérapeutes de vivre de cette activité.

Les clients se font plus rares. Comme le mentionnait l’American Psychological Association en 2010, rapporte-t-elle, il y a eu une baisse de 30% des interventions psychologiques entre 1990 et 2008 alors que les prescriptions de médicaments ont augmenté de façon fulgurante.

La journaliste raconte comment, dans ses efforts pour augmenter sa clientèle, elle a pris connaissance du travail d’experts en marketing qui recommandent notamment de développer une image plus spécialisée.

Malheureusement, répond Maia Szalavitz, journaliste en neuroscience, dans le Time, Mme Gottlieb voit la thérapie dans un mode “Woody Allen” caractérisé par des sessions interminables de psychanalyse telles que pratiquées dans les années 1950 et 1960.

La psychothérapie n’a pas surtout un problème d’image mais de fondement scientifique, dit-elle, citant le psychologue Alan Kazdin de l’Université Yale.

Il estime que la plupart des traitements utilisés en pratique clinique n’ont pas été évalués par la recherche et que plusieurs des traitements dont l’efficacité a bien été démontrée (qui sont surtout développés par le courant de thérapie cognitivo-comportementale) sont très peu utilisés.

Pour plusieurs personnes cherchant de l’aide pour des problèmes sérieux, dit-il, le "style de psychothérapie" n’est généralement pas utile. Pour la dépression, par exemple, ruminer sur les possibles causes inconscientes (psychanalyse) de la détresse peut accentuer cette dernière.

Plusieurs approches de psychothérapie sont en effet proposées aux consommateurs. Malheureusement les ordres professionnels (pour les pays qui ont de tels ordres) continuent de tolérer des approches désuètes, inefficaces et nuisibles

Imaginez ! L’utilisation des tests de Rorschach, pour ne citer que cet exemple, est toujours admise et enseignée…

Dans un contexte où la psychothérapie deviendrait remboursée par les systèmes de santé publique (comme cela se fait déjà au Royaume-Uni et en Australie), des positions plus fermes sur les approches admissibles devront sans doute être prises par les gouvernements (comme ce fut le cas au Royaume-Uni).

En attendant, comme dans tout domaine, il appartient au consommateur de s’informer pour identifier quelles sont les grandes approches, évaluer lesquelles peuvent être pertinentes. Il doit vérifier auprès des psychothérapeutes laquelle ils pratiquent (et quel est leur diplôme).

Mais ne comptez pas sur les médias traditionnels pour éclairer votre lanterne !

Ils colportent en général des visions tout à fait désuètes à la Woody Allen ! (relisez ma chronique d’hier pour en avoir la preuve…)

 

Références: psychomedia.qc.ca, American Psychological Association, Maia Szalavitz, healthland.time.com/2012/11/27

 

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L‘agence européenne des médicaments (Ema) a recommandé le rejet de la demande d’autorisation de mise sur le marché du très controversé médicament Qsiva pour la perte de poids du laboratoire américain Vivus, rapporte l’agence nationale française de sécurité du médicament (ANSM).

Le médicament a été autorisé en juillet dernier aux États-Unis sous le nom Qsymia (aupravant appelé Qnexa)…

Il s’agit d’une combinaison de deux médicaments déjà sur le marché: la phentermine (un dérivé de l’amphétamine interdit en Europe mais autorisé aux États-Unis) et de topiramate (un anticonvulsivant notamment commercialisé sous les noms Epitomax et Topamax).

Ces deux substances sont anorexigènes (coupe-faim). L’effet anorexigène de la phentermine est dû à la libération de noradrénaline, au niveau de l’hypothalamus, une région du cerveau qui régule l’appétit.

Le topiramate est sensé agir par une augmentation du métabolisme et une diminution de l’appétit par un mode d’action mal connu, indique l’ANSM.

Le comité de l’EMA a estimé que les effets cardiovasculaires à long terme sont préoccupants, en particulier du fait de l’augmentation de la fréquence cardiaque par la phentermine.

Par ailleurs, les effets psychiatriques (des cas de dépression et d’anxiété ont été rapportés au cours des études cliniques) et cognitifs (tels que problèmes de mémoire et d’attention), liés au topiramate sont inquiétants sur le long terme.

Le topiramate est également connu pour être potentiellement dangereux pour l’enfant, au cours de grossesse.

Le comité a également estimé qu’il existe une forte probabilité que, si le médicament était autorisé, il ne soit pas strictement utilisé par les personnes auxquelles il serait indiqué.

La France, co-rapporteur lors de la procédure d’évaluation du Qsiva, avait "fortement soutenu" cet avis défavorable, précise l’ANSM.

"Les risques liés à la phentermine sont ceux des autres amphétaminiques anorexigènes, indiquait la revue Prescrire sur son site en mai dernier:

-> troubles neuropsychiques (céphalées, insomnies, nervosités, dépressions, etc.), cardiovasculaires (hypertensions artérielles, palpitations, troubles du rythme cardiaque), plus rarement des hypertensions artérielles pulmonaires et des valvulopathies (comme avec Mediator, benfluorex), lors d’associations avec d’autres anorexigènes, etc."

Pour ce qui est du topiramate,

-> "ce sont les effets indésirables digestifs du topiramate qui sont exploités ici en vue de faire maigrir : anorexies et pertes de poids. Mais le topiramate expose à de nombreux autres effets indésirables : troubles neuropsychiques, troubles oculaires, problèmes métaboliques, etc.", indiquait Prescrire.

Un risque sérieux de ce médicament chez les femmes en âge de procréer est celui de malformation congénitale.

Après les scandales du Mediator et d’autres médicaments dans le passé tels que Isoméride (fenfluramine) et Pondéral (fenfluramine), de la même famille que la phentermine, une autorisation du nouveau médicament en Europe aurait suscité une très vive polémique.

Références: psychomedia.qc.ca, ansm.sante.fr, prescrire.fr, ANSM

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