stress


La nuit du dimanche au lundi est celle des insomnies pour plus de 50 % des salariés américains et européens !

Selon une enquête réalisée auprès de 24 224 personnes des deux continents par Monster (recrutement), moins d’un Français sur cinq déclare ne jamais subir de stress avant le début de la semaine. Les Américains, les Britanniques et les Hongrois sont ceux dont le sommeil est le plus perturbé (70 %).

A l’inverse, Espagnols, Norvégiens et Danois semblent moins appréhender la reprise du travail.

Le manque de sommeil est source d’anxiété et de différents troubles. Or le stress au boulot représente un coût pour l’entreprise : le turnover, l’absentéisme ou les pertes de qualité découlant du stress représentent 3 % à 4 % du PIB des pays industrialisés, selon le Bureau international du travail.

Il y aurait donc urgence de transposer en droit français l’accord-cadre sur le stress en entreprise, signé par les principaux syndicats européens en octobre 2004, toujours pas appliqué en France. Encore une exception française ?

Prévu de faire une petite sieste en début d’après-midi ?

Source : Bureau international du travail

Les chômeurs boivent, fument et se défoncent plus que les autres. Ce n’est pas une surprise.

C’est, en caricaturant, ce qui ressort du Baromètre santé 2005, présenté hier dans le cadre des Journées de la prévention. Cette enquête indique que plus de 53% des hommes au chômage (39% pour les femmes) fument contre 37,5% chez les actifs (29,6% les actives).

Pour l’alcool et le cannabis, le « sur-risque » serait respectivement de 40% et 80%, selon le fait d’avoir ou pas un emploi. Les résultats diffèrent également en fonction du niveau d’études. Les personnes les plus diplômées, qui ont été il y a quelques années les premières à fumer, sont désormais précurseurs dans l’arrêt de la cigarette. Question de mode et de tendance sociale, selon le Baromètre.

En revanche, les femmes diplômées boivent davantage que les autres, une manière selon l’étude, de se faire mieux accepter dans leur milieu professionnel en adoptant un comportement masculin. Un peu trop simpliste, je pense ! Les vraies raisons sont ailleurs.

Par exemple, ces femmes, souvent brillantes, pourraient s’interroger :

Quand je bois, qu’est-ce que cela m’apporte ?

Quel besoin(s) est comblé ?”

Et identifier les émotions qu’elles ne savent pas gérer, regarder en face leurs sentiments de culpabilité et/ou de honte, etc…

Mettre ensuite à jour les différentes croyances (sur vous, sur vos capacités, sur les causes), mais ceci est un début de thérapie, que l’on peut faire ensemble si vous cliquez ici.

Source : Baromètre santé 2005

 

Face à un traumatisme quel qu’il soit, vous avez trois façons de réagir :

1) Le travail psychique intervient en premier. Vous essayez de gérer le problème.

2) Si cela ne suffit pas, cela va s’exprimer par votre comportement (colère, rage, etc…).

3) Et enfin, si le traumatisme est trop important par rapport à votre capacité à analyser ou à extérioriser, votre corps peut somatiser et le traumatisme se transformer en maladie.

imgmetro.jpg

Le seuil de tolérance psychique et comportemental varie d’une personne à l’autre. Mais aussi selon les périodes de la vie. Ce qui explique que certaines soient particulièrement sensibles à la somatisation.

 

Bon dimanche à tous mes patients et à mes nombreux lecteurs…

Je suis à Lyon, en consultation, du 4 au 11 février. Auprès de patients atteints de cancer, afin de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire de plus pour augmenter leurs chances de rémission / guérison.

Je ne serai joignable qu’au 06 23 39 07 07.

Retour à Toulouse : mardi 12 février 08.

Merci et bonne semaine….

 

Frédéric Duval-Lévesque

 

psy-3pageg.jpg

 

psy3.jpg

 

1. Vous ne pouvez pas tout faire, même si vous le voulez.

2. Vous n’êtes pas le meilleur en tout. Dans une bonne équipe, il y a des gens dont l’expérience et les compétences complètent les vôtres.

déléguer, confiance, temps 3. Vous ne pouvez entreprendre plus que si vous déléguez plus.

4. Si vous ne déléguez pas, vous limitez votre propre développement et progrès professionnel.

5. Vous ne respectez pas l’accord tacite qui veut que vous appreniez des choses à vos collaborateurs et que vous les aidiez à progresser.

6. Ce n’est pas bon pour le résultat net de votre entreprise que quelqu’un ayant vos compétences et votre salaire confirme des rendez-vous et envoie des colis.

 

Cher lecteur, avez-besoin de tout contrôler ? Pourquoi ?

 

Vous en connaissez peut-être un, dans votre vie privée ou au travail. Un manipulateur possède au moins 10 des caractéristiques ci-dessus. Et son comportement est volontaire.

Voici ce qu’ils font :

1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle

2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes

3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions

4. Il répond très souvent de façon floue

5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations

6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes

7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions

8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge

9. Il fait faire ses messages par autrui

10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner

11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne

12. Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper

13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins

14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert

Le Manipulateur, mal

15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation

16. Il évite ou s’échappe de l’entretien, de la réunion

17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire en sa supériorité

18. Il ment

19. Il prêche le faux pour savoir le vrai

20. Il est égocentrique

21. Il peut être jaloux

22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences

23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres

24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui

25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé

26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous

27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté

28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d’autrui

29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas fait de notre propre gré

30. Il fait constamment l’objet des conversations, même lorsqu’il n’est pas là

 

31 ? Et bien, cher lecteur, à vous de compléter la liste.

Maintenant, vous pouvez les démasquer et ne plus entrer dans leur jeu pervers.

 

  1. Désactivez toutes vos sonneries et pop-ups d’e-mails, messenger, Skype, GSM… Si vous tenez malgré tout à conserver une sonnerie, limitez-la à certaines personnes
  2. Désactivez la fonction automatique permettant de lire immédiatement les mails dans votre messagerie
  3. Ne lisez vos courriels qu’une fois par jour (maximum deux fois), à heure fixe
  4. Fixez les règles du jeu avec votre famille, votre patron, vos clients. Pour quels motifs valables peuvent-ils vous joindre ? Quelles affaires réservez-vous pour une réunion hebdomadaire de 15 minutes ?, etc…
  5. Dites clairement à vos collègues que vous ne répondrez quotidiennement qu’aux mails qui vous sont adressés personnellement. Vous ne traiterez les mails dans lesquels vous figurez en copie ou envoyés à plusieurs personnes qu’une fois par semaine, à un moment précis.

 

Cher lecteur, quel est votre 6ème conseil ?

stress, boulot, pression, travail

(quatrième et dernière partie des articles sur “L’annonce d’un cancer du sein”)

 

Prenez, par exemple, les répercussions sociales du cancer : rupture de l’équilibre familial, arrêt de travail, aspects financiers, contraintes domestiques.

“Banques et assurances m’ont fermé leur porte, me refusant toute forme de prêt, s’insurge François Desplats, auteur de La Théorie du parachute, à propos d’un emprunt. Inutile de protester, elles ne veulent rien entendre, décidant qu’à quarante-sept ans, je ne suis plus bon à rien, qu’en tout cas je n’ai plus le droit de faire des projets […]. La médecine ne cesse de progresser, le taux de guérison des cancers augmente, mais la société, elle, persiste à condamner.”

Guérissable le cancer ? Oui, dans plus d’un cas sur deux ! Et presque 80% des cancers du sein…

Ceux pour qui la maladie est devenue chronique, vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. La moindre toux, douleur ou fatigue les précipitent dans les affres de la récidive ; une angoisse sourde les prend quand ils sentent venir les examens de contrôle qui signaleront ou non une rechute.

Terriblement culpabilisants, les termes de récidive et de rechute… qui soulignent la responsabilité du sujet retombant dans l’ornière de la maladie.

Terriblement maladroite, l’attitude des proches et des soignants qui, croyant bien faire, apostrophent le malade : “Allez, remue-toi…”, “Aie un peu de volonté…”, “Vous savez, le moral, c’est important …”, car elles renforcent le sentiment qu’il est responsable de ce qui lui arrive (j’écrirai prochainement un article sur cette soi-disant culpabilité et responsabilité).

Pas facile dans ces cas là d’affronter l’adversité ! Je pense que les cancéreux ont besoin d’aide pour franchir ces étapes. Le simple fait de légitimer leur désarroi dédramatise la situation. C’est le rôle d’un psychothérapeute.

Prêter attention au malade porteur d’un cancer, entendre sa parole, tenter de comprendre ses réactions, font partie de mes objectifs. La psychothérapie comportementale et cognitive fait une entrée timide dans l’univers fermé de la cancérologie. Il est très important d’informer les soignants sur la dimension psychologique de la maladie. Le tact médical, cela s’apprend ! Il s’agit de développer une certaine empathie avec le malade, de savoir où il en est de ses mécanismes de défense, ce qu’il peut entendre et ce qu’il veut entendre.

Pour lui fournir une information progressive, adaptée, cohérente et non destructrice.

Malheureusement, la présence de psychothérapeutes dans les équipes médicales se heurte à la résistance des cancérologues. Question de partage du pouvoir, sans doute. Question de mentalité, peut-être :“Avec moi, les malades ne se révoltent jamais”, affirme celui-ci. Question de stratégie thérapeutique, surement, qui donne la priorité aux résultats plutôt qu’aux notions jugées floues de la psychologie.

Cette nouvelle vie du malade est jalonné d’épreuves, de bons et de mauvais jours, de coups de pompe et de blues, de coups d’espoir et de rage de vivre. L’écoute du malade tout au long de son parcours est vitale. Tant par la famille, que par l’équipe soignante.

Et cette aide psychologique doit se poursuivre une fois le malade en rémission.

“Je me suis sentie totalement démunie en rentrant chez moi. Car je ne bénéficiais plus du cadre rassurant de l’hôpital, je me suis mise à déprimer”, pleure une patiente à mon cabinet.

“On est lâché dans la nature, témoigne cette autre jeune femme. C’était un samedi. Personne ne m’a demandé si quelqu’un m’attendait à la maison ou si j’étais seule. Le lundi suivant, j’ai reçu un coup de fil m’annonçant que j’étais en fin de droits, j’ai paniqué…”

Il y a souvent un sentiment d’abandon et de vide. Le patient se sent fragilisé et il a peur.

Parfois, les sujets considérés comme guéris ont à faire face à une autre situation dramatique : d’une part, leur famille a fait un véritable deuil à leur égard, les considérant comme déjà morts. D’autre part, les médecins qui les ont soignés ne leur prêtent plus attention puisqu’ils sont guéris. Connu sous le nom de syndrome de Lazare, ce phénomène est vécu comme une seconde condamnation difficile à surmonter. Sortir de telles épreuves ne laisse pas indemne.

Les centaines de milliers de personnes qui guérissent ne seront plus jamais comme avant.

Beaucoup vivront, osons le dire, mieux qu’avant.

S’accrochant à la vie, à l’essentiel plutôt qu’à des mesquineries.

Comme le dit un autre patient :

“Le cancer ne m’empêche pas de rouler mais il m’a donné envie de changer de voiture. A vitesse égale, je choisis le confort et la sécurité en prime. Et je ne dédaigne plus de m’arrêter au bord d’une nationale ou d’une départementale pour respirer le parfum des fleurs ou m’amuser à regarder les vaches qui ruminent.”

cancer, rémission, guérison, nature, soleil, joie, temps

 

Cher lecteur,

quand avez-vous pris le temps

de vous offrir un bouquet de fleurs

pour la dernière fois ?

 

N.B. : J’organise un groupe de parole, d’échange et de soutien à Toulouse, le 1er lundi du mois. C’est gratuit. Cliquez sur le lien en haut et à droite de cette page intitulé “Qui suis-je ? De quoi s’agit-il ?” pour plus d’informations.

 

Voici les cinq étapes psychologiques que traverse mes patients à l’annonce de leur cancer.

1) La stupeur : elle laisse sans voix, ni force ni réaction

- “J’en ai eu le souffle coupé”

- “C’est comme si le ciel me tombait sur la tête”

- “… un gouffre s’ouvrait sous mes pieds”

- “… je me suis sentie flageoler sur mes jambes, j’ai dû m’asseoir”

- “Je n’entendais rien de ce qui se disait, j’étais dans le brouillard”

Durant cette période, le patient est incapable d’entendre et de comprendre les explications que lui donne son médecin. Ou il n’en retient que ce qui lui est audible, acceptable pour lui.

Attention ! De véritables incompréhensions peuvent surgir de la méconnaissance de cette étape par les soignants : ils estiment qu’ils ont bien tout expliqué aux patients. Eux considèrent au contraire qu’entre le premier et le second entretien, les propos du médecin ont changé.

2) Le refus consiste à nier le diagnostic

- “Non, c’est impossible”

- “ça ne peut pas être vrai”

- “il s’est trompé de dossier”

- “d’ailleurs, je n’ai jamais eu confiance en lui, je vais en consulter un autre”

Espérant, contre toute attente, que le diagnostic ne sera pas confirmé. Voire refusant d’aller plus loin dans les recherches pour éviter la confirmation de leur crainte.

3) La colère est l’une des plus dures à vivre pour l’entourage et les soignants. D’une part, le malade crie sa révolte :

- “Pourquoi moi ?”

- “Qu’est-ce que j’ai bien pu faire au bon Dieu ?”

- “C’est injuste…”

D’autre part, il est vite agacé, mécontent, agressif à propos de tout et de rien. Furieux après lui-même et après le monde entier.

4) La dépression alterne souvent avec la précédente et n’est pas plus facile à passer :

- “Je m’en doutais, se plaint le sujet, je n’ai jamais eu de chance. Les tuiles, ça a toujours été pour moi”

- “Juste au moment où ça commençait à aller mieux… Déjà quand j’étais petit…”.

5) Et comme s’il fallait toujours trouver une raison à l’inexplicable, l’acceptation découvre des motifs à la situation, apaise l’angoisse. Avec les :

- “Je le pressentais, je m’en doutais : mes relations avec un tel, un tel, ont toujours été tendues…

- “C’est à cause du stress au boulot… du chômage… de mon divorce…”

commence l’acceptation de la réalité du cancer.

J’ajouterai que ces étapes ne se succèdent pas toujours dans le même ordre. L’une ou l’autre peut être exacerbée. Mais elles sont toujours là. Elles permettent à votre organisme de mettre en place des mécanismes de défense, de retrouver l’instinct de survie.

Mon expérience de psychothérapeute montre que l’étape de stupeur est propre à l’annonce d’une grave maladie. Dans les autres problèmes, le refus vient en premier et la phase du marchandage est rajoutée.

 

révolte, colère, défi, survie, cancer

 

Cher lecteur, saviez-vous que ces cinq étapes se retrouvent dans tous les accidents de la vie que nous subissons ?

Next Page »