technique


Les pensées automatiques sont les paroles spontanées que l’on se dit à soi-même sur ce que l’on vit. Ce sont des pensées observables, que l’on peut saisir au vol. Mais qui passent souvent inaperçues.

Dans des états de dépression, d’anxiété ou de colère, les pensées automatiques deviennent typiquement moins objectives et contribuent à maintenir ces états émotifs.

La personne anxieuxe a tendance à voir les choses au pire plutôt qu’à voir le plus probable. Ce qui amplifie l’anxiété et fait voir les choses pire encore !

La personne déprimée a tendance à s’évaluer elle-même, ainsi que son environnement et l’avenir de façon plus négative et pessimiste. Elle se perçoit souvent comme inapte, incapable, indésirable ou indigne. Elle peut percevoir le monde extérieur comme hostile, exigeant ou plein d’obstacles insurmontables et croire que le futur ne réserve que déceptions et difficultés.

La personne en colère a tendance à ne considérer que les éléments qui l’alimentent.

Quelques petits conseils :

L’observation permet d’identifier graduellement ces pensées automatiques. Les mettre par écrit facilite grandement leur évaluation.

Leur évaluation consiste à s’interroger sur leurs véracités, ce qui est plus facile à faire dans un état émotif neutre.

  • Est-ce que des faits objectifs confirment ces pensées ?
  • Est-ce qu’une attention sélective est portée aux seuls faits qui sous-tiennent le point de vue négatif ?
  • Est-ce que des faits objectifs appuieraient un point de vue différent, plus nuancé ou même opposé ?

Dans des états émotifs très intenses, il peut être difficile de développer une pensée plus objective. Le plus aidant peut alors être de se changer les idées afin de briser l’engrenage pensées-émotions.

Se faire aider par un psychotherapeute comportemental et cognitif se révèlera utile. Devinez par qui ? Réponse ici !

Comment s’adapter à la dépression et la surmonter quand on est tout seul ?

Voici 7 pistes :

1 - Conscientisez et contrôlez vos pensées
Observez et développez votre conscience sur : plus vous vous sentez déprimé, plus vos pensées deviennent négatives et pessimistes. Ce qui vous déprime encore plus. Vous devenez moins capable de voir les aspects plus encourageants et de faire la part des choses. Plus vous vous sentez déprimé, moins c’est le temps d’essayer d’analyser et de faire le point : changez-vous les idées. Vous réfléchirez à vos problèmes dans les moments où vous vous sentez mieux,

2 - Prenez le temps
Acceptez que le rétablissement prend du temps. C’est le plus souvent une question de mois avant que l’humeur, l’intérêt et l’énergie s’améliorent, si vous ne suivez pas de psychothérapie. Ne soyez pas déçu chaque jour qu’il en soit ainsi. Adaptez-vous à cette situation. N’essayez pas de performer selon vos normes habituelles. Prenez soin de vous,

3 - Gardez un certain niveau d’activité
En dépression, la motivation, l’intérêt, l’énergie et l’attention sont limités. Il est plus difficile d’être actif. Même si ça ne vous tente pas beaucoup toutefois, il est aidant de s’efforcer d’avoir quelques activités quotidiennes tout en respectant vos limites. Même si vous n’y prenez pas autant de plaisir que normalement, cela vous change les idées, vous stimule et vous donne une certaine satisfaction. Attention seulement de ne pas consacrer toute votre énergie limitée à des tâches routinières. Prenez un peu de temps, même si les tâches ne sont pas toutes faites, pour faire des choses plaisantes,

4 - Intégrez des activités plaisantes
Profitez-en pour penser à intégrer des activités qui vous font plaisir dans votre mode de vie à plus long terme. Pensez à des choses qui répondent à des désirs ou des besoins significatifs pour vous: vous mettre en forme, développer des talents, apprendre dans un domaine qui vous intéresse, mettre de l’agrément dans chaque journée, partagez des intérêt avec vos proches, etc…

5 - Faites un peu d’exercice facile
Intégrer dans votre routine un peu d’exercices modérés. L’effet antidépresseur du sport est bien démontré, notamment en raison de son action sur certains neurotransmetteurs. Vous n’êtes pas sportif ? La marche rapide est une activité physique bénéfique. Profitez-en pour remarquer la nature ! Prenez un repos au retour avant de passer à autre chose,

6 - Identifiez les causes et les facteurs de dépression
Essayez de comprendre comment vous vous êtes retrouvé en dépression. Souvent il s’agit d’un combinaison de causes. Laquelle ou lesquelles sont plus déterminantes ? Que pourriez-vous changer dans votre vie pour être plus heureux ? Cela requiert souvent un changement assez important de ses priorités et de ses croyances. La croyance “Je n’ai pas le choix” est un grand obstacle au changement,

7 - Faites-vous aider.
Les traitements de la dépression couramment proposés sont la psychothérapie et les médicaments antidépresseurs.

S’adapter à la dépression, la comprendre et la surmonter peut être difficile et long tout seul, voire même impossible. La psychothérapie comportementale et cognitive peut vous aider à en sortir plus rapidement, à mieux en comprendre les causes, à faire des changements qui améliorent la qualité de votre vie et prévient la rechute, en vue d’une guérison complète.

Plusieurs recherches récentes ont montré une efficacité très réduite des antidépresseurs pour guérir la dépression légère à modérée. Ces études ont toutefois montré une meilleure efficacité pour traiter la dépression sévère avec la combinaison de médicaments et d’une psychothérapie brève indispensable.

Pour un entretien bilan, gratuit et sans engagement, cliquez ici.

Sources : New England Journal of Medicine (Dr Erick H. Turner, Oregon Health and Science University), PLoS (Public Library of Science) Medicine, The Vancouver Sun, rapport de l’autorité de régulation des médicaments du Royaume-Uni (MHRA), American Journal of Psychiatry (STARD), Journal of Clinical Psychiatry (Mark Zimmerman et Tavi Thongy, hôpital de Rhode Island)

Les troubles du comportement alimentaire sont reconnus comme de véritables maladies.

Ce sont des troubles importants : un ensemble de comportements, d’émotions, de pensées et de croyances qui font souffrir la personne malade et son entourage (très souvent, il ne se doute de rien !).

Ces maladies surviennent généralement à la puberté. Elles se développent le plus souvent chez les jeunes filles. Saviez-vous que les garçons sont aussi concernés ?

Vous connaissez les deux formes les plus connus : l’anorexie et la boulimie.

Mais il existe aussi des “troubles atypiques” (hyperphagie, orthorexie) ou “syndrome partiel” du comportement alimentaire. Il faut s’en inquiéter lorsque la préoccupation pour la nourriture et le poids prend une place excessive et entraine des répercussions sur le quotidien.

Et vous devez savoir que 30 à 40 % des syndromes partiels évoluent en anorexie ou en boulimie.

Ces maladies touchent à des angoisses de séparation, d’isolement affectif et physique. Approcher l’âge adulte, cela veut dire prendre des responsabilités. Avoir un corps d’homme ou de femme et assumer sa sexualité. Assumer aussi sa séparation de sa famille pour créer la sienne, etc…

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Tout ceci peut créer d’importantes angoisses pour ces adolescents : ils martyrisent leur corps pour éviter tout cela.

Voici quelques pistes à explorer sur le pourquoi du comment…

  • le manque de confiance. C’est un des grands cercles vicieux, le patient doute de l’amour de l’autre, de ses propres capacités…
  • le perfectionnisme. Il faut que tout soit parfait, immuable sinon on pourrait mal vous juger,
  • le besoin de tout maitriser et la peur de lâcher prise. Cela vient de la peur de se laisser aller à des émotions ou des des désirs incontrôlables, à tort,
  • la perte de l’image de soi,
  • le rejet du désir associé à un sentiment de culpabilité,
  • le rejet de l’image de la femme, de la séduction,
  • la difficulté d’expression verbale et émotionnelle,
  • la tendance à la dissimulation et à la méfiance vis-à-vis de l’autre,
  • l’attachement excessif ou la dépendance à l’un des parents,
  • la peur de ne pas y arriver : à guérir, à vivre…
  • et vous ?

Cher lecteur, tout cela vous est-il étranger ou bien… ? Cliquez ici pour en savoir plus.

Pour connaître l’orthorexie, cliquez .

 

Pas de doute, vous êtes malin !

petit génie, second degré, retrouver le génie d’un bbMais comment pourriez-vous mettre la barre plus haut, en pensant comme un génie ?

Vous verrez, vous serez capable de résoudre les problèmes plus rapidement encore !

1. Les génies savent considérer un problème sous plusieurs angles
Ne restez pas bloqué sur votre première approche du problème, voyez-le sous différentes perspectives
2. Les génies savent rendre leur pensée “visible”
Mettez vos idées sur papier d’une manière synthétique, sous forme de schémas ou mieux, de cartes mentales
3. Les génies créent des combinaisons nouvelles
Mettez ensemble des informations et des idées de différents horizons pour en sortir de nouvelles approches.
4. Les génies pensent au-delà des oppositions
Prenez en compte les idées contradictoires dans la construction de votre réflexion
5. Les génies pensent par métaphores
Trouvez des images pour exprimer votre réflexion, faites des parallèles avec d’autres domaines.

 

Source : extraits du livre “Thinking Like a Genius”, de Michael Michalko

 

rire, chat

 

Les personnes qui rient davantage sont-elles en meilleure santé que les autres?

Oui, c’est même prouvé!

Elles consultent huit fois moins leur médecin et sont moins exposées à la sénilité.

Concrètement, quels sont les effets du rire sur la santé ?

Il opère un massage des organes (foie, intestins, estomac) et met en mouvement la quasi-totalité des muscles. Ainsi, il constitue l’un des seuls sports que l’on peut pratiquer allongé, ou même handicapé ! De plus, il actionne le diaphragme et contribue ainsi à la digestion. Par ailleurs, il facilite le sommeil et la détente et agit contre le stress.

De quelle manière?

Physiquement, en détendant les épaules, le ventre et toute autre zone crispée. Psychologiquement, en nous permettant de prendre du recul par rapport à ce qui nous arrive. Il nous aide à relativiser et considérer les évènements sous un autre angle.

Est-il vrai que le rire augmente la tolérance à la douleur?

Le rire produit des endorphines, un neurotransmetteur qui annihile la douleur et suscite souvent un second souffle chez les sportifs. En temps normal, le corps produit ces endorphines pour ne plus ressentir la souffrance dans des situations d’urgence.

 

Cher Lecteur, à quand remonte votre dernier fou-rire ?

 

Vous en connaissez peut-être un, dans votre vie privée ou au travail. Un manipulateur possède au moins 10 des caractéristiques ci-dessus. Et son comportement est volontaire.

Voici ce qu’ils font :

1. Il culpabilise les autres au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle

2. Il reporte sa responsabilité sur les autres, ou se démet des siennes

3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et opinions

4. Il répond très souvent de façon floue

5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations

6. Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes

7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et questions

8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge

9. Il fait faire ses messages par autrui

10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner

11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne

12. Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper

13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins

14. Il menace de façon déguisée, ou pratique un chantage ouvert

Le Manipulateur, mal

15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation

16. Il évite ou s’échappe de l’entretien, de la réunion

17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire en sa supériorité

18. Il ment

19. Il prêche le faux pour savoir le vrai

20. Il est égocentrique

21. Il peut être jaloux

22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences

23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres

24. Il utilise souvent le dernier moment pour ordonner ou faire agir autrui

25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes répondent au schéma opposé

26. Il flatte pour vous plaire, fait des cadeaux, se met soudain aux petits soins pour vous

27. Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté

28. Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d’autrui

29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas fait de notre propre gré

30. Il fait constamment l’objet des conversations, même lorsqu’il n’est pas là

 

31 ? Et bien, cher lecteur, à vous de compléter la liste.

Maintenant, vous pouvez les démasquer et ne plus entrer dans leur jeu pervers.

(suite et fin)

 

La prise en charge comportementale est très importante selon toi. Comment est-elle acceptée par les cancérologues ?

David Servan-Schreiber : “C’est sur ce point que j’ai eu le plus de mal avec les cancérologues. La nutrition encore, ils l’acceptent, parce que c’est ce qui se rapproche le plus d’un médicament. Mais leur faire intégrer l’importance de la méditation, c’est un peu plus éloigné de leur manière de penser.”

L’idée qu’il y aurait une « personnalité du cancer » est-elle bien étayée ?

“Non, ce n’est pas très solide, c’est vrai. Lydia Temoshok a proposé le concept de « personnalité de type C » pour les patients atteints de cancer, par contraste avec la personnalité de type A qui caractérise les tendances agressives et impatientes des cardiaques. Tous les gens qui travaillent avec des patients finissent par tomber sur ce type de personnalité. On ne retrouve pas ces éléments psychologiques chez tous les patients, mais chez pas mal d’entre eux.”

De quels éléments psychologiques s’agit-il ?

“Comme moi, il s’agit souvent de personnes qui ne se sont pas senties pleinement accueillies dans leur enfance. Leurs parents ont pu être violents ou coléreux ou froids, distants et exigeants. Ces enfants ont reçu peu d’encouragements et développé un sentiment de vulnérabilité ou de faiblesse. Par la suite, pour être sûrs d’être aimés, ils se sont conformés à ce qu’on attendait d’eux plutôt que de suivre leurs propres penchants. Ils deviennent des adultes qui se mettent rarement en colère, ils sont toujours prêts à aider les autres, évitent les conflits. Pour garantir leur sécurité émotionnelle, ils s’investissent dans un seul aspect de leur vie : le travail, le mariage, les enfants. Lorsque celui-ci est menacé ou perdu, la douleur de l’enfance resurgit. Elle s’accompagne de sentiments d’impuissance, de désespoir et d’abandon, qui peuvent peser sur l’équilibre psychologique et corporel. C’est ce qu’un de mes collègues thérapeutes appelle le « touché-coulé ». La première blessure de l’enfance est supportable. Lorsqu’un deuxième coup frappe au même endroit, tout l’édifice psychologique et physique peut s’effondrer.”

Comment vit-on après un cancer ?

“On se soumet à des examens régulièrement, c’est une espèce d’habitude. J’ai conscience que mon corps porte des cellules plus agressives que la moyenne des gens, et qu’il faut garder ces cellules sous contrôle.”

Qu’y a-t-il pour toi après « Anticancer » ?

“Je suis en train de mettre au point un programme pour l’hôpital Pompidou à Paris. C’est parti du constat que les patients demandent aux cancérologues des conseils sur ce qu’ils doivent manger, et que les médecins ne savent pas toujours quoi répondre. Il faut aussi apprendre aux gens à se parler et parler de leurs émotions, mais ça, ça se met tout naturellement en place dans le cadre d’un programme qui s’intéresse à l’aspect nutrition, parce que tu constitues des groupes et bien sûr les patients en viennent naturellement à se parler. Ensuite, il faut amener les patients à se recentrer, cela vient facilement, c’est l’objectif de la méditation. Enfin, leur apprendre à dépasser les traumatismes du passé.”

Quel peut être l’impact de ce type de programme environnement-nutrition-esprit sur le cours de la maladie ?

“On ne sait pas très bien, mais je pense qu’il peut être énorme. Je ne peux pas dire que j’ai trouvé la solution définitive contre le cancer, que ça va résoudre tous les problèmes, mais je crois sincèrement que cela peut réduire le risque de cancer chez les personnes en bonne santé, et cela peut réduire le risque de mortalité chez ceux qui ont ou ont eu un cancer. Beaucoup de gens sont encore en vie grâce à ce type d’intervention. Je vais faire ce que je peux, avec ce livre, ce programme pour l’hôpital, et le site Internet que je lance, anticancer.fr.”

 

Cher lecteur, courez acheter son livre !

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(suite)

 

Tu consacres un chapitre et même un livret entier aux aliments anticancer.

légumes, sain, rémission, guérison, médecine naturelle, cancer, fruitsDavid Servan-Schreiber : “Certains aliments de notre régime peuvent servir d’engrais aux tumeurs, d’autres au contraire renferment des molécules anticancer. Dans ce domaine, j’ai été très impressionné par le travail que fait Richard Béliveau, un chercheur de l’université de Montréal. J’aime beaucoup ce qu’il fait, je l’ai rencontré à plusieurs reprises et j’ai continué de travailler avec lui à distance. Toutes les études convergent pour souligner l’intérêt du thé vert, du soja, de l’ail, du curcuma, des fruits rouges, des champignons, des légumes crucifères.

Chaque jour à chaque repas, on peut choisir des aliments qui détoxifient les carcinogènes, donnent un coup de fouet au système immunitaire, bloquent le développement des vaisseaux nécessaires à la croissance des tumeurs, préviennent l’inflammation…”

Adieu aux bagels, au coca, au chili ?

“Tout ça, c’est fini, et je n’ai pas le moindre regret, je n’y pense jamais. Le plus frappant en matière de changement nutritionnel, lorsqu’on se met à manger sainement, c’est qu’on n’a plus envie de revenir en arrière, on n’a plus envie de ces frites, ce coca, ces plats préparés. Même, le sucre… j’ai considérablement réduit le sucre. Et quand on en mange, on n’est pas bien du tout. Bien sûr, il m’arrive de manger épisodiquement de ces aliments, mais après, je ne me sens pas bien.

A l’inverse, je me surprends à noter le plaisir que j’ai eu si je n’ai mangé que des légumes, des pois, des fruits et un peu de pain. Je remarque à quel point je me suis senti plus alerte et plus léger toute la journée.”

Que peux-tu dire à celles et ceux qui veulent accomplir le même changement ?

“C’est difficile de rompre avec un comportement alimentaire. Lorsque je fais des formations, plutôt que de commencer par retrancher des familles d’aliments, je conseille d’abord aux gens d’ajouter quelque chose à leur régime : ajouter du thé vert, du curcuma, du sirop d’agave

L’objectif reste de manger beaucoup moins de sucre et de farine blanche, moins de graisses animales. Il ne s’agit pas de les éliminer complètement, mais de les réduire à des mets occasionnels plutôt que d’en faire la base de notre alimentation.”

Les recommandations nutritionnelles que tu fais rejoignent en tous points celles de LaNutrition.fr. Elles sont donc parfois assez éloignées de ce qui est conseillé par les autorités sanitaires.

“Je ne suis pas étonné que ce dont je parle dans le livre ne soit pas en accord avec les plans de la nutrition officielle. Dans une salle d’attente, j’ai consulté un guide alimentaire de l’American Cancer Society. C’était effrayant. En France, le Programme national nutrition santé conseille de manger plus de céréales et de féculents qui pour la plupart sont surchargés d’oméga-6, avec en plus un index glycémique élevé.”

La notion d’index glycémique comme moyen de mieux choisir ses aliments, qui est très présente dans ton livre, a d’ailleurs été rejetée par les autorités sanitaires françaises.

“Je ne le savais pas. C’est pourtant d’une évidence absolue ! Il suffit de lire le livre que tu as publié sur le sujet.”

Ne risques-tu pas de devoir assumer le rôle de porte-drapeau d’une nutrition alternative ?
“Je ne me suis concentré que sur le cancer. Je me suis intéressé aux facteurs nutritionnels qui peuvent influencer la maladie. Tout ce qui augmente la glycémie, l’insuline, l’IGF, l’inflammation contribue à développer les tumeurs. Tout ce qui les fait baisser s’oppose au développement des tumeurs. Il est clair que l’équilibre oméga-3/oméga-6 contribue à bloquer l’inflammation et la croissance des tumeurs. Il faut contrôler ça à fond. Maintenant, je suis psychiatre et neuroscientifique. Je ne suis pas nutritionniste, je vais essayer de ne pas me battre sur leur terrain. Il y a des problèmes qui se posent à moi immédiatement, à commencer par l’épidémie de cancers. C’est le grand problème de la médecine aujourd’hui. C’est une maladie multifactorielle, qu’il faut aborder de tous les côtés.”
La dernière partie de l’interview de David Servan-Schreiber là.

 

Cher lecteur, vous avez là de multiples sujets de réflexion, n’est-ce pas ? C’est ce que font mes patients cancéreux en psychothérapie dans mon cabinet. Plus de conseils en cliquant ici.

 

La suite !

Tu racontes que plusieurs années se sont passées après le traitement de ton cancer pour que ton mode de vie change du tout au tout.

David Servan-Schreiber :“Quelques années après ma première opération, il me semblait que tout était rentré dans l’ordre. Une amie qui était au courant de ma maladie m’a demandé un jour ce que je faisais pour soigner mon « terrain. » Je lui ai répondu que j’avais été très bien soigné et il n’y avait rien d’autre à faire que d’espérer que la tumeur ne reviendrait pas. Quelque temps après, j’ai appris, en passant un scanner, que mon cancer était revenu. C’est une nouvelle terrible d’apprendre qu’on a rechuté.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’allais devoir m’occuper de mon « terrain. » je me suis dit : « Que faire pour que mon corps lutte ? »”

Comment vivais-tu à l’époque ?

David :“J’étais pris par le travail et la naissance de mon fils. J’avais beaucoup diminué l’activité physique et laissé tomber un intérêt éphémère pour la méditation. Je mangeais presque chaque jour du chili con carne, des bagels, du coca-cola, du café au lait. Avec le recul, je réalise que c’était une combinaison explosive : un mélange de farines blanches à index glycémique élevé, de sucres et graisses animales bourrées d’oméga-6, d’hormones et de toxines !”

Si tu n’avais pas été touché par la maladie, aurais-tu changé ton alimentation ?

“Je pense que je serais passé à côté de ça. On n’apprend rien sur la nutrition en fac de médecine. On apprend qu’il faut manger moins de calories pour maigrir, moins de sel pour faire baisser la tension. C’est considéré comme une discipline « sale » dans la mesure où c’est compliqué, il y a beaucoup trop de variables, tu ne sais jamais quelle est la plus importante. Et puis, ce n’est pas comme un médicament. On n’est jamais sûr que les gens vont suivre les recommandations qu’on leur donne. La conséquence, c’est que l’enseignement de la médecine se tient à l’écart de la nutrition.”

Il y a, selon toi, trois principaux facteurs environnementaux impliqués dans l’épidémie de cancers.

“Oui, à commencer par la consommation excessive de sucres raffinés et de farines blanches. Ces aliments stimulent l’inflammation et la croissance des cellules à travers l’insuline et l’IGF (insulin-like growth factor). Egalement la consommation excessive d’oméga-6 dans les graisses végétales et animales comme les laitages, les œufs et la viande. Ces deux facteurs sont responsables d’un terrain inflammatoire favorable au cancer. Il faut y ajouter l’exposition aux contaminants de l’environnement. “

Tu consacres un chapitre à notre environnement toxique. Penses-tu qu’il a pu jouer un rôle dans ton cas personnel ?

pesticide, poison, maladie, cancer, toxique, avenir, alimentation“De l’âge de deux ans à neuf ans, j’ai joué tous les étés dans des champs de maïs aspergés d’atrazine, en Normandie. Toute ma vie, jusqu’au jour où on m’a diagnostiqué un cancer, j’ai bu du lait, mangé des yaourts, de la viande, des œufs qui provenaient de vaches, de moutons, de poules nourries avec du maïs nourri aux pesticides. J’ai croqué des pommes qui avaient reçu de multiples traitements, bu de l’eau probablement contaminée. Je ne saurai jamais quelle a été la contribution des pesticides comme l’atrazine à mon cancer.”

 

Suite de l’interview très bientôt : abonnez-vous au flux RSS pour savoir quand… ou cliquez ici.

 

L‘avez-vous déjà lu ?

Je vous propose d’en parler entre-nous aujourd’hui et dans mes deux prochains articles.

Le nouveau livre de David Servan-Schreiber s’appelle “Anticancer”.

Son but ? Proposer des pistes pour s’en protéger ou en guérir : par la détoxification, l’alimentation optimisée, la guérison des blessures psychologiques.

Voilà un des défis à relever : aider votre système immunitaire à reprendre le dessus.

Travailler à leur propre guérison, en être partie prenante, c’est ce que font désormais mes patients avec mon aide.

Corps et esprit se trouvent ainsi unis pour que le processus de guérison se mette en place.

David ne parle pas seulement du cancer en tant que médecin et chercheur.

Révélant sa maladie, il revient aussi sur les joies et les peines qui font aujourd’hui de lui un homme considérablement « plus en vie »anticancer, guérison, rémission, psy, toulouse, duval-levesque, thérapie, nature, aliments, nourriture, sain, comportements, recettes, cuisine vivante qu’il y a quinze ans.

Sur un sujet qui se prêtait à la dramatisation, il se dégage pourtant de la lecture de ton livre une impression de sérénité. Est-ce volontaire ?

David Servan-Schreiber : “Non, je ne l’ai pas fait exprès. J’ai écrit comme je le sens, je n’ai pas cherché à rendre le propos serein.”

Tu révèles dans ce livre – c’est le fil directeur – que tu as été traité pour une tumeur du cerveau il y a 14 ans.

“Oui, c’est une époque où j’étais assez sûr du succès, confiant dans la science pure et dure, pas vraiment attiré par le contact avec les patients. Je voulais faire de la recherche, publier des articles, intervenir dans les congrès. J’avais fait beaucoup de sacrifices, beaucoup investi pour l’avenir.

Et tout à coup, avec la découverte de cette tumeur, j’ai été placé devant la possibilité qu’il n’y ait pas d’avenir du tout.”

N’est-ce pas difficile de parler de soi à la première personne sur un sujet aussi intime ?

“C’est ce qui m’a longtemps fait hésiter à écrire ce livre. Je n’avais pas envie de me livrer, je pensais que je ne le ferais jamais. Mais mon frère m’a convaincu. Au début j’ai dit non. Mais finalement ça m’a beaucoup libéré.”

Dans ton livre, tu expliques que l’annonce d’un cancer peut avoir des effets positifs.

“Tant que la maladie ne nous a pas touché, la vie paraît infinie. Nous pensons qu’il sera toujours temps de trouver le bonheur.

Mais l’annonce d’une maladie comme le cancer m’a ouvert les yeux sur l’instant présent, comme cela a été le cas pour beaucoup de patients. Beaucoup d’ailleurs regrettent d’avoir à eu à attendre le diagnostic de cette maladie pour prendre conscience de ça. Finalement, la vie devient plus riche. On fait attention à ce qu’on mange, on pense à prendre contact avec soi et avec les autres, bref on fait des choses qu’on avait envie de faire plus tôt mais qu’on repoussait.

On se demande bien sûr ce qu’il faut faire pour que son corps lutte, et on arrive à la conclusion qu’il faut enrichir sa vie, vivre plus consciemment. Bien sûr, il n’est pas indispensable d’avoir un cancer pour aller vers ça.”

Marie-Claire, une de mes anciennes patientes parisiennes, aujourd’hui guérie, reconnait que “l’esprit fait beaucoup.” Elle tient même à ajouter : “je voyais la différence avec d’autres femmes atteintes d’un cancer du sein comme moi, mais qui ne suivaient pas une thérapie cognitive et comportementale…

Avec mon psy (Frédéric Duval-Levesque), c’était pas du tout une psychanalyse. C’était un échange constructif, une relation en face à face; il m’apprenais à mobiliser mes ressources intérieures afin que je puisse influencer le cours de ma maladie. Ca a marché !”

 

Cher lecteur, la suite de cette interview en cliquant ici.

N.B. : afin de mettre toutes les chances de votre coté pour guérir avec mon aide et mon soutien, cliquez .

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