"Dans la vie, j’ai eu le choix entre l’amour, la drogue et la mort.
J’ai choisi les deux premières et c’est la troisième qui m’a choisi…"
Jim Morisson
21 juillet 2012
14 juin 2012
“En amour, on n’est jamais trompé que par soi-même.”
De la répétition des conduites d’échec…
Entre "toujours remettre les pieds dans les mêmes sabots" ou "mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour mériter ça ?", les expressions ne manquent pas…
Comment expliquer qu’une personne qui a "tout pour être heureuse !" ne le soit pas. Ou que telle autre dotée d’un Q.I. supérieur à la moyenne se retrouve en échec scolaire. Ou que telle autre aille d’échec sentimental en rupture douloureuse ou d’abandon en abandon ?
L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé, reconnu et respecté.
La reconnaissance que l’enfant reçoit peut être liée au FAIRE, c’est à dire qu’il s’agit d’une reconnaissance conditionnelle.
Elle peut être positive : "c’est bien ! tu as bien travaillé, tu as fait un beau dessin, tu as bien rangé ta chambre", etc. Elle peut aussi être négative car l’enfant ne fait pas que des actes réussis mais également des erreurs voire des bêtises, et il a besoin de repères et aussi d’interdits.
Il est par conséquent normal qu’il reçoive de la reconnaissance conditionnelle négative, qui peut se traduire par : "ce travail est mal fait, il faut le recommencer, ces calculs sont faux, il faut recompter, cette dictée comporte six erreurs à corriger, le bruit que tu fais est insupportable", etc.
Un enfant calme, peu bruyant, relativement autonome peut s’apercevoir que parfois il peut rester de longues heures sans recevoir d’attention ou de reconnaissance de la part de ses parents ou de ses éducateurs.
Quand l’enfant prend le risque de demander cette reconnaissance : "maman ou papa, tu viens jouer avec moi ?", la réponse peut aussi être : "pas tout de suite, tu vois bien que je suis occupé(e)…"
Il suffit que l’enfant fasse une bêtise, casse un objet, malmène un petit frère ou une sœur pour que immédiatement l’adulte abandonne son activité et donne tout de suite de la reconnaissance conditionnelle négative qui pourra se traduire éventuellement par une fessée.
L’enfant a tôt fait de se rendre compte qu’il est plus rapide et facile d’obtenir de la reconnaissance négative plutôt que de la reconnaissance positive.
Le plus important cependant concerne la reconnaissance inconditionnelle liée à l’être. Elle aussi peut être positive : "je t’aime, tu es adorable… tu es formidable… tu es mignon…", etc.
Malheureusement elle peut aussi être négative : "je ne t’aime plus, tu es vilain(e)…, tu es méchant(e)… tu es insupportable…. ou menteur, ou nul(le)", etc.
Bien souvent nous remarquons qu’il s’agit d’une confusion entre FAIRE et ÊTRE : un mensonge ne fait pas un menteur, une maladresse ne fait pas un maladroit. Ma copie peut être nulle, je ne suis pas nul !
Cette confusion entretient chez celui qui en a été victime un manque de confiance très préjudiciable pour la suite des événements.
Nous voyons là une des conséquences de l’effet Pygmalion.
Pygmalion était un roi légendaire de Chypre, sculpteur. Il avait conçu la statue de la femme idéale à ses yeux et en était tombé amoureux. La déesse de l’Amour, sensible aux vœux de Pygmalion a donné vie à Galathée. Cette dernière est devenue son épouse et la mère de son fils car Pygmalion a cru cette vie possible.
C’est aussi ce que l’on appelle la réalisation automatique des prophéties ou encore le phénomène oedipien. Dans la légende d’Œdipe, la tragédie s’accomplit car à tous les niveaux chaque protagoniste a foi en l’oracle et en voulant éviter le drame, chacun le provoque.
C’est la foi, la croyance, qui provoque le miracle ou le malheur.
C’est ainsi que comme dans (la suite demain !)
Référence: psycho-ressources.com/noele-barbot.html, Mélanie Klein, Donald Woods Winicott
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12 juin 2012
“En amour, on n’est jamais trompé que par soi-même.”
Si nos histoires d’amour finissent mal en général, c’est parce que nous répétons indéfiniment le même scénario, inspiré par notre enfance.
Identifier ce « script » inconscient peut nous aider à changer de rôle. A nous engager enfin dans une aventure différente.
Un scénario de vie est une situation repétitive vers laquelle on se dirige de façon inéluctable. Tout en sachant qu’elle nous mettra en échec dans la vie sentimentale, mais aussi dans la vie professionnelle, la façon de vivre les traumatismes, les conduites impulsives à risque.
Le dénouement est donc prévu et il nous parait évidente notre incapacité à évoluer, n’est-ce pas ? On a pourtant l’impression que c’est toujours le même film qui repasse…
Pourquoi cette fatalité ?
Il s’agit le plus souvent de situations d’échec qui se répètent, sur le plan professonnel et sentimental, ou des conduites à risque : actes impulsifs, tentatives de suicide, actes de violence agie ou subie etc.
La répétition des mêmes échecs et des mêmes conflits témoigne d’un problème profond qui perdure bien souvent depuis l’enfance.
Pour la vie sentimentale :
- les mariages et divorces à répétition
- la recherche incessante et sans cesse déçue de l’amour parfait
- passer des heures à se faire belle dans la salle de bain
- la sexualité à répétition sans satisfaction et sans amour
- le rejet des partenaires qui s’effectue de la même manière et de façon répétitive
- l’incapacité à faire un choix ou à prendre une décision.
Pour la vie professionnelle :
- l’ambition professionnelle qui se heurte aux mêmes conflits
- l’incapacité à rébondir après un échec professionnel
- les conflits répétés avec les collègues sans raison ou sans grande raison objective
- l’incapacité à se dégager d’une situation pénible
- l’incapacité à accepter la réussite sans angoisse ni dévalorisation personnelle
- la peur du contact avec les autres
- l’inhibition de l’action
- l’épuisement la perte de plaisir.
Pour les traumatismes :
- les traumatismes psychologiques répétés
- les traumatismes physiques répétés
- l’incapacité à prendre de la distance par rapport à un traumatisme.
Pour les conduites impulsives à risque :
- la violence et l’agressivité répétées
- les addictions alimentaires, sexuelles, drogue, alcool
- les accidents à répétition.
Pourquoi tant de ratages ?
Crises, séparations, divorces, échecs… Autant de révélateurs d’un mal-être affectif.
Les témoignages de mes patient(e)s montrent bien l’importance de la reproduction des schémas infantiles – répétitions familiales, loyauté ou, au contraire, désobéissance au modèle parental – le poids des normes sociales.
Il plus facile de repérer ainsi ce qui, dans l’amour, tend vers l’impossible et d’identifier la mécanique subtile et diabolique qui vous précipite dans le désamour…
La suite demain et après-demain.
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28 octobre 2010
14 juin 2010
« Il trouvait que les enfants sont une nuisance
Il avait utilisé toutes ses ressources de séduction avant son mariage – jamais après
Il n’a jamais eu le temps de sortir seul avec sa femme
Il lui faisait sentir combien elle dépendait financièrement de lui
Au fond de lui il se croyait supérieur à elle
Il n’a jamais pris le temps de bien connaître sa belle famille
Il ne pensait à sa femme qu’en termes de ce qu’elle pouvait lui apporter
Il ne s’est jamais rendu compte qu’un mariage se fait à deux
Il ne s’est jamais rendu compte que sa femme avait elle aussi besoin d’admiration et de compliments
Il avait une façon de se comporter dans son travail et société – et une autre dans son foyer
Il avait épousé un idéal, et avait été déçu de le trouver imparfait
Il pensait que c’est à la femme de tout faire à la maison
Il avait traité sa femme comme il n’aurait jamais osé traiter une autre femme «
O.S. Marden
Et vous, cher lecteur, de quand date la dernière attention que vous avez faite à votre femme ?
12 juin 2010
Asseyez-vous confortablement,
fermez les yeux et souvenez-vous d’un moment heureux,
et ensuite, lisez cette belle histoire :
Il était une fois…
oui, il était une fois une île, où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’Amour y compris.
Un jour on annonça aux sentiments que l’île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.
Seul l’Amour resta.
L’Amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.
La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’Amour lui dit, « Richesse, peux-tu m’emmener? » « Non car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi. »
L’Amour décida alors de demander l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, « Orgueil, aide-moi je t’en prie ! » « Je ne puis t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau. »
La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda, « Tristesse, laisse-moi venir avec toi. » « Ooh… Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule ! »
Le Bonheur passa aussi à coté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendit même pas l’Amour l’appeler !
Soudain, une voix dit, « Viens Amour, je te prends avec moi. »
C’était un vieillard qui avait parlé. L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.
L’Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir « Qui m’a aidé ? » « C’était le Temps » répondit le Savoir.
« Le Temps ? » s’interrogea l’Amour. « Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ? »
Le Savoir, un sourire sage aux lèvres, répondit : « C’est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie. »
________
Dessin : © La sablier, 12/2007, Jean-Mark Guérin, artlibre
1 juin 2008
Asseyez-vous confortablement,
fermez les yeux et souvenez-vous d’un moment heureux,
et ensuite, lisez cette belle histoire :
Il était une fois…
oui, il était une fois une île, où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’Amour y compris.
Un jour on annonça aux sentiments que l’île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.
Seul l’Amour resta.
L’Amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.
La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m’emmener?" "Non car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi."
L’Amour décida alors de demander l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t’en prie !" "Je ne puis t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."
La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda, "Tristesse, laisse-moi venir avec toi." "Ooh… Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule !"
Le Bonheur passa aussi à coté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendit même pas l’Amour l’appeler !
Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi."
C’était un vieillard qui avait parlé. L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.
L’Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir "Qui m’a aidé ?" "C’était le Temps" répondit le Savoir.
"Le Temps ?" s’interrogea l’Amour. "Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ?"
Le Savoir, un sourire sage aux lèvres, répondit : "C’est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie."
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Dessin : © La sablier, 12/2007, Jean-Mark Guérin, artlibre
18 mai 2008
"Pourquoi je ne tombe jamais sur l’homme/femme qu’il me faut ?"
"Suis-je abonnée à la tyrannie des répétitions amoureuses ?"
Ouh là là, pas de panique : voici deux conseils simples pour vous aider à trouver un début de solution.
Si vous habitez New-York et votre partenaire Tahiti, vous vous engagez vers une voie difficile… Ou déménagez à Tahiti !
De ruptures en désillusions, d’échecs sentimentaux en déceptions, certains parcours amoureux sont ponctués de terribles souffrances. Parfois difficiles à oublier et qui vous poursuivent.
Stop ! Vous avez assez donné.
Première étape de ce chemin vers le bonheur sentimental : réfléchir à vos attentes et à vos désirs en amour.
Que voulez-vous ?
Qu’est-ce qui est important pour vous ?
De quoi avez-vous besoin pour être heureuse dans une relation à deux ?
Qu’êtes-vous prête à concéder ? A préserver à tout prix ?

Si cela peut vous aider, décrivez les raisons qui vous ont poussées à rester ensemble.
Si certaines reviennent trop souvent, cela peut être révélateur de vos processus inconscients. Enfant délaissé, surprotégé, favori, dévalorisé, non désiré, enfant de parent alcoolique, soumi, dépressif… autant d’explications. Ce sont des expériences personnelles qui peuvent marquer profondément vos relations de couple.
Mais ne culpabilisez pas !
Pour retrouver enfin une vie à deux heureuse et se libérer des échecs sentimentaux, passez maintenant à la deuxième étape : discutez avec votre conjoint des accords amoureux essentiels sur la place de l’argent, du sexe, la répartition des rôles, les enfants, la vie quotidienne.
Bien entendu, ce n’est pas à négocier le premier soir…
Vous créerez ainsi votre nouveau scénario amoureux. Celui que vous avez décidé de vivre.
Je vous souhaite courage, bonheur et sérénité.
29 novembre 2007
"Il trouvait que les enfants sont une nuisance
Il avait utilisé toutes ses ressources de séduction avant son mariage – jamais après
Il n’a jamais eu le temps de sortir seul avec sa femme
Il lui faisait sentir combien elle dépendait financièrement de lui
Au fond de lui il se croyait supérieur à elle
Il n’a jamais pris le temps de bien connaître sa belle famille
Il ne pensait à sa femme qu’en termes de ce qu’elle pouvait lui apporter
Il ne s’est jamais rendu compte qu’un mariage se fait à deux
Il ne s’est jamais rendu compte que sa femme avait elle aussi besoin d’admiration et de compliments
Il avait une façon de se comporter dans son travail et société – et une autre dans son foyer
Il avait épousé un idéal, et avait été déçu de le trouver imparfait
Il pensait que c’est à la femme de tout faire à la maison
Il avait traité sa femme comme il n’aurait jamais osé traiter une autre femme "
O.S. Marden
Et vous, cher lecteur, de quand date la dernière attention que vous avez faite à votre femme ?
13 mai 2007
Après avoir entendu l’annonce du cancer, il arrive que le patient pleure.
C’est une réaction tout à fait normale. Mais destabilisante pour l’entourage proche.
Il regrette la perte de sa bonne santé. Le malade pleure sur la
possibilité de sa propre mort : sur la perte de la croyance de son immortalité. Il fait le deuil de l’image qu’il avait de lui-même comme d’une personne forte, vigoureuse et pleine de vitalité.
La douleur est une réponse normale; la famille doit essayer de l’accepter.
Garder pour soi ses sentiments, retenir ce que l’on ressent, garder son sang-froid et maintenir les apparences face une mort possible ne signifie pas que l’on soit courageux.
Etre courageux, c’est rester l’être humain que vous êtes.
Même lorsque ceux qui vous entourent essayent de vous imposer leurs attitudes de conduite, ce que vous devez faire et ne pas faire.
La seule chose importante que la famille puisse offrir, c’est la volonté d’aller jusqu’au bout de cette épreuve avec celui qu’elle aime. Ensemble.
Sauf si le patient demande à rester seul, rester avec lui : ayez beaucoup de contacts, des contacts physiques, soyez proche de lui, ayez des gestes de tendresse et de câlinerie. Faites en sorte que la maladie soit un moment où les liens familiaux se rapprochent et se ressèrent.
Partagez ce que vous ressentez. Sans pensez qu’il faille changer ou dissimuler vos sentiments. Ceci est aussi valable pour toutes les dépendances : anorexie, boulimie, alcool.
Croyez-vous, cher lecteur, que la maladie puisse être un moment d’échange ?