Dans son dernier livre, David Servan-Schreiber, atteint d’un cancer, dit au revoir à ses lecteurs. Son frère raconte les coulisses de cette émouvante confession.


"Je voulais être celui qui leur annoncerait la nouvelle et nommerait les choses."

Dans son dernier ouvrage ("On peut se dire au revoir plusieurs fois", Robert Laffont), David Servan-Schreiber, psychiatre et auteur de best-sellers médicaux, raconte la fête d’anniversaire qu’il a donnée en avril dernier pour ses 50 ans.

Ce jour-là, le fils aîné du fondateur de L’Express, Jean-Jacques Servan-Schreiber, frappé une nouvelle fois par une tumeur au cerveau après avoir été atteint en 1993, avait souhaité dire au revoir aux siens.

Ce texte est une manière de saluer ses nombreux lecteurs et tous les malades à qui ses travaux ont pu donner espoir.

C’est, bien sûr, un plaidoyer pro domo défendant sa célèbre – et parfois contestée – "méthode anticancer"  fondée sur la prévention (alimentation, activité physique et méditation).

C’est surtout l’autoportrait intime d’un homme face à la mort.Un médecin humaniste devenu patient assailli par des peurs enfantines qu’il croyait guéries à jamais.

Un père dévasté à l’idée d’abandonner ses trois enfants et qui rêve de devenir pour eux "la caresse du vent sur leur visage". Émile Servan-Schreiber, un de ses trois frères cadets, dévoile les coulisses de la rédaction de ce livre-testament.

Pourquoi votre frère, malade et épuisé, a-t-il entrepris d’écrire?

L’idée a commencé à faire son chemin l’été dernier, après ses deux opérations au cerveau.

En rééducation, David réfléchissait à ce qui lui était arrivé.

Il manifestait le besoin d’y trouver un sens et d’en faire part à ses nombreux lecteurs. Mais début décembre, il a fait une nouvelle rechute et a dû subir une nouvelle opération.

À la sortie de l’hôpital, son corps se dérobait. Il était incapable de marcher. On l’a pris avec nous dans l’appartement familial à Neuilly pour qu’il n’ait plus besoin de s’occuper de quoi que ce soit. Et comme son état se dégradait, on l’a poussé à se mettre au travail. Il n’allait pas passer ses journées à regarder le plafond !

"On"?

Mes deux frères et moi.

Au début, pour lui donner du courage, on a commencé à l’interviewer sur la maladie, la perspective de la mort, sur la manière dont il voulait que ça se passe si ça devait arriver, des sujets difficiles mais qu’il faut bien aborder face au mur.

Ces entretiens ont été bouleversants pour nous.

Son double regard de médecin et de patient était encore plus aigu. Sans doute parce qu’il était passé dans une nouvelle phase : plus dangereuse, plus terminale, plus urgente.

Pour écrire, il est allé au bout de ses forces. Pendant deux mois, arrachant trois ou quatre heures de concentration à son état de grande fatigue, il a bâti l’argumentation, dicté le texte avant de le relire et de le corriger. Après, il s’est écroulé !

C’est un miracle que le livre existe, une performance intellectuelle autant que physique.

David éprouvait le besoin d’écrire pour lui, pour tenir et comprendre, mais aussi pour adresser un message à tous ceux qui souffrent ou s’occupent de malades.

Sources: Anne-Laure Barret, Le Journal du Dimanche

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique contre le cancer, ou une psychothérapie -> cliquez ici



Les facteurs de risques familiaux n'annulent pas le bénéfice d'un style de vie anticancerLa probabilité d’être atteinte d’un cancer est plus élevée quand une femme compte une victime du cancer chez un de ses parents.

Mais pour toutes, un style de vie anticancer permet de diminuer le risque.

Pour une femme, le fait d’avoir un père ou une mère victime d’un cancer du sein après 45 ans est un facteur de risque.

L’étude publiée en Septembre 2010 dans Breast Cancer Research l’estime à +50% pour une forme de cancer du sein. Les causes sont complexes : il peut s’agir de facteurs génétiques, mais également de mauvaises habitudes partagées dans la famille.

Les chercheurs ont utilisé les données de l’étude Women Health Initiative pour vérifier si un comportement théoriquement favorable à la santé l’est toujours, quelque soient les facteurs de risques familiaux. Plus de 85 000 femmes ont été réparties en plusieurs groupes selon leurs habitudes : suivaient-elles ou non trois comportements connus pour être liés au risque de cancer du sein ? Les chercheurs ont effectivement pu vérifier que toutes les femmes bénéficient d’un effet positif, que leurs parents aient été touchés ou non.

Les risques de celles qui ne suivaient aucun de ces comportements étaient augmentés de 30% par rapport à celles qui déclaraient consommer peu d’alcool, faire de l’exercice physique régulièrement et ne pas être en surpoids.

Une indication de plus que les comportements ont au moins autant d’impact que le patrimoine génétique.

Quelque soit notre histoire familiale, une grande part de notre destin est lié à nos choix.

Plutôt rassurant non ? Alors n’oubliez pas de bouger !

Sources : 1. Gramling, R. et al. Family history of later-onset breast cancer, breast healthy behavior and invasive breast cancer among postmenopausal women: a cohort study. Breast Cancer Research 12, R82 (2010), guerir.org, photo Tony the Misfit


Une analyse récente de données collectées dans la population européenne (l’étude EPIC), réalisée au Mount Sinai Tisch Cancer Institute (New York) a conclu que manger plus de fruits et légumes a "un effet protecteur contre le cancer", mais que "l’effet anticancer de ces aliments est modeste, au mieux." (Bofetta et al., 2010). Ces résultats doivent être mis en perspective.

Le Dr Boffetta et ses collègues, dans leur étude publiée en ligne dans le Journal of the National Cancer Institute le 6 avril 2010, mettent en évidence une relation inverse entre la consommation élevée de fruits et légumes et le risque global de cancer : dans la population étudiée, une augmentation de 200 grammes par jour de fruits et légumes a entraîné une réduction d’environ 3 pour cent du risque de cancer. C’est un chiffre certes significatif, mais faible.

Je pense qu’il est essentiel de mettre ces résultats en perspective pour bien comprendre ce qu’ils peuvent — ou ne peuvent pas — dire, concernant l’importance de l’alimentation en termes de prévention du cancer, ou de ralentissement de son développement.

- Tout d’abord, la consommation de  "plus de fruits et légumes" prise isolément des autres changements de style de vie est très limitatif. On ne peut pas s’attendre à vaincre le cancer avec une seule intervention. On ne demande pas, par exemple, à un médicament de chimiothérapie d’être efficace tout seul quand il s’agit de cancer. Ces médicaments sont presque toujours combinés entre eux, et souvent associés à d’autres modalités comme la chirurgie et la radiothérapie. Il serait difficile d’imaginer que les fruits et légumes, pris isoléments, puissent avoir un effet majeur contre  la maladie.

- Deuxièmement il y a de solides preuves que l’adhésion à un régime méditerranéen  — qui ne se réduit pas au slogan "cinq fruits et légumes par jour" — diminue le risque de développer un cancer de près de 50% (Knoops et al . 2004). Cela justifie une recommandation d’utiliser plusieurs interventions alimentaires en même temps — comme dans le régime méditerranéen — pour combiner leurs effets anticancer : notamment consommer des acides gras oméga-3, des terpènes de herbes aromatiques, des légumineuses et des céréales complètes, diminuer les doses de sucre raffiné, etc.). Aucun nutriment, aucun aliment ou groupe d’aliments pris isolément ne peut, à lui seul, produire de différence majeur. Mais un régime anticancer global lui, en est capable.

- Troisièmement, une étude de l’UCLA (Pierce et al. 2007) démontre aussi l’intérêt de combiner une intervention nutritionnelle avec une autre intervention de style de vie, en l’occurrence, l’activité physique.Dans cette étude, des femmes suivies après la fin d’un traitement complet du cancer du sein, modifiaient, ou non, leur consommation de fruits et légumes et leur niveau d’activité physique. Les femmes qui avaient ajouté plus de fruits et légumes à leur alimentation amélioraient faiblement leurs courbes de survie. Celles qui avaient commencé une activité physique régulière de 30 minutes, 5 jours par semaine, amélioraient leur survie modestement au cours des 6 premières années, mais quelques années plus tard, elles ne se différentiaient pas des femmes qui n’avaient rien changé dans leurs comportements après leurs traitements. En revanche, chez les femmes qui avaient suivi les DEUX recommandations (ajouter plus de fruits et légumes ET faire plus d’activité physique) on a observé une amélioration très significative de la survie au cours des 9 années après traitement. De façon évidente,  il semble important de combiner les actions de changement de style de vie anticancer afin d’obtenir des effets notables sur le cours de la maladie.

- Quatrièmement, considérer "les fruits et légumes" comme une catégorie générale, c’est un peu comme parler de "médicaments" comme d’une catégorie générale. Les bananes et les pommes de terre par exemple, peuvent augmenter la glycémie et contribuer à l’inflammation plutôt que de contribuer à ralentir le cancer. Ainsi, les études qui ne précisent pas quels fruits et légumes (c’est hélas généralement le cas) courent le risque de ne pas ajouter grand-chose au débat. Il serait plus utile de mesurer la quantité de légumes crucifères, d’alliacés (oignons/ail /poireaux), de champignons, de fruits rouges, de fruits à noyaux, etc – c.a.d les légumes et les fruits qui ont une activité anticancer documentée.

Mon conseil : ne vous laissez pas démotiver par les commentaires trop rapides que vous pourrez lire sur internet au sujet de la récente publication du Journal of the National Cancer Institute. Continuez à prendre en main votre santé grâce à un style de vie anticancer. Et, surtout, continuez de manger de nombreux légumes et fruits, en privilégiant ceux qui ont une activité anticancer documentée.

Références

Boffetta, P., et al., Fruit and Vegetable Intake and Overall Cancer Risk in the European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition (EPIC). J. Natl. Cancer Inst., 2010: p. djq072.

Knoops, K.T.B., et al., Mediterranean Diet, Lifestyle Factors, and 10-Year Mortality in Elderly European Men and Women – The HALE Project. JAMA, 2004. 292: p. 1433-1439.

Pierce, J.P., et al., Greater Survival After Breast Cancer in Physically Active Women With High Vegetable-Fruit Intake Regardless of Obesity. Journal of Clinical Oncology, 2007. 25(17): p. 2345-2351.

Source : http://www.guerir.org


"J‘ai appris énormément de choses avec ce livre.

Et vous voulez que je vous dise un secret : j’ai changé mon alimentation et j’ai déjà perdu six kilos."

Ce n’est pas un lecteur lambda, fan du nouveau best-seller de David Servan-Schreiber, qui parle ainsi.

Mais le professeur Jean-Marie Andrieu, chef du service d’oncologie médicale à l’hôpital européen Georges-Pompidou. Jeudi 15 novembre, ce cancérologue était sur la scène de la Mutualité, à Paris, aux côtés du psychiatre venu promouvoir sa méthode Anticancer : prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles (éditions Robert Laffont, 360 p., 21 euros), déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires en un mois.

Anonymes touchés par la maladie qui disent "retrouver espoir" grâce à cet ouvrage, mais aussi artistes – le comédien Bernard Giraudeau – et personnalités du monde médical – le professeur Jean-Marc Cosset, chef de service honoraire de radiothérapie à l’Institut Curie -, il y avait foule pour écouter une heure durant la conférence du charismatique docteur Servan-Schreiber. Il a beau ne "pas être l’un des leurs", l’auteur du célèbre Guérir, surnommé "D2S", est parvenu à convaincre plusieurs cancérologues sur le volet alimentation de sa méthode. "Avant le mois de juillet, je ne le connaissais pas. Il m’a fait lire les épreuves de son livre, nous avons échangé des mails tout au long de l’été, et je trouve qu’il a fait tout seul, assez convenablement, le travail du Fonds mondial de recherche contre le cancer", raconte le professeur Andrieu.

Hasard inespéré, ce fonds a publié début novembre un conséquent rapport sur le lien entre alimentation et cancer (Le Monde du 7 novembre), dont bon nombre de résultats rejoignent ceux de David Servan-Schreiber. "J’ai une chance incroyable", reconnaît le psychiatre, qui reprend largement les conclusions des chercheurs internationaux sur son nouveau site Internet anticancer.fr.

"Oui, l’alimentation est le lit du cancer, c’est d’une clarté infernale, mais cela fout les jetons, car vous devez changer vos habitudes alimentaires", résume le professeur Andrieu. Augmentation fulgurante de la consommation de sucre raffiné, déséquilibre entre oméga-6 et oméga-3, sédentarité : ce trio infernal aurait, depuis cinquante ans, une large part de responsabilité dans la prolifération de cancers qui touche les pays riches. "Notre mode de vie est une forme d’engrais pour le cancer", insiste le psychiatre. Trop de viande rouge, trop de sucre, pas assez de légumes et de fruits : tout serait à revoir dans nos habitudes alimentaires si l’on veut "renforcer nos mécanismes naturels de défense contre le cancer".

Dans son ouvrage, David Servan-Schreiber révèle qu’il a lui-même été touché par la maladie. Une tumeur au cerveau, il y a quinze ans. Opération, chimiothérapie : "Les traitements conventionnels m’ont sauvé la vie", précise-t-il. Mais il n’a pas voulu en rester là et s’est mis à éplucher la littérature et à découvrir que "l’on peut aider son corps à lutter contre l’inflammation qui nourrit les cellules cancéreuses".

"Nous assistons à une révolution – illustrée par le succès de ce livre : les Français s’intéressent à la prévention", estime Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer (INCA). "Alors il faut y aller, avec fermeté, il faut que les médecins s’y collent, mais il faut développer une prévention globale, car cela ne sert à rien de mieux manger si on continue à fumer ou à boire", insiste-t-il. "Il est logiquement temps de mener une campagne grand public sur alimentation et cancer", considère David Khayat. Ce devrait être chose faite courant 2008. "Nous allons sortir, avec la direction générale de la santé, un document "Vérités et mensonges sur alimentation et cancer" à l’attention du grand public", promet le professeur Maraninchi.

Un dossier sur ce sujet, élaboré dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS), existe déjà depuis 2003, mais il faut beaucoup de perspicacité pour le dénicher sur le site Internet du ministère de la santé. David Servan-Schreiber, lui, a pris les devants et met à disposition, gratuitement, sur son site Internet, un petit cahier illustré de 16 pages sur "les réflexes anticancer au quotidien".

Finalement, relativise David Khayat, professeur de cancérologie et ancien président de l’INCA, "le message de Servan-Schreiber est frappé au coin du bon sens : mangez mieux, bougez, évitez le stress, soyez plutôt heureux. Ce n’est pas un livre dangereux".

Ces cancérologues relèvent néanmoins quelques excès ou raccourcis dans la méthode anticancer du psychiatre. L’analogie entre le romarin et l’anticancéreux Glivec ou encore l’affirmation selon laquelle le thé vert bloquerait l’invasion des tumeurs font sursauter le professeur Maraninchi. Sans parler de la question des compléments alimentaires, sur laquelle le Fonds mondial de recherche contre le cancer a clairement indiqué qu’ils n’étaient pas recommandés.

Sur son site Internet, David Servan-Schreiber livre, en images, sa recette de petit déjeuner "anticancer". Une pomme bio, un yaourt nature au soja "sans sucre ajouté et sans huile hydrogénée", un filet de sirop d’agave, des graines de lin broyées et du gingembre, parce que, assure-t-il, "la molécule comprise dans cette racine contribue directement à la mort des cellules cancéreuses"

Source : lemonde.fr

Pour toute information concernant un soutien psychologique pour vous aider à mieux supporter votre traitement et guérir de votre cancer, cliquez ici.

Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement.


Une grande étude Suédoise vient de montrer, à nouveau, un lien entre la quantité d’aliments avec un index glycémique élevé, et le risque de développer un cancer du sein.

A l’institut Karolinska (qui délivre le prix Nobel de Médecine chaque année), des chercheurs ont suivi 61 000 femmes pendant 17 ans. Grâce à des questionnaires détaillés sur leurs habitudes alimentaires, ils ont pu mesurer la « charge glycémique » (la quantité d’aliments consommés dont l’index glycémique est élevé) de chacune au début de l’étude. [1]

D’après cette étude, le risque de développer un cancer du sein estrogène-positif et progestérone-négatif augmenterait de façon presque linéaire avec la charge glycémique. C’est à dire que plus la charge glycémique était élevée, plus le risque était grand.

De fait, comme je l’expliquais dans Anticancer, les aliments à index glycémique élevés (sucre blanc, farine et pain blanc, viennoiseries, riz blanc, boissons sucrées, desserts etc.) entrainent la libération d’hormones comme l’insuline et le facteur de croissance IGF. A leur tour, ces hormones stimulent les facteurs d’inflammation et la croissance des cellules cancéreuses.

En 2002, déjà, des chercheurs de l’université de Toronto avaient suivi pendant plusieurs années des femmes en rémission d’un cancer du sein. Celles dont le taux d’insuline était le plus élevé avaient deux fois plus de chance de faire une rechute, et trois fois plus de chances de développer des métastases que celles dont le régime moins chargé en sucres leur permettait d’avoir un taux d’insuline plus bas. [2]

Et il ne s’agit pas seulement du cancer du sein.

Le cancer du colon est lui aussi sensible à l’effet des sucres (qu’il soient « rapides », ou « lents »…) dans notre alimentation. Il est fort probable que d’autres cancers le soient aussi, même si cette association n’a pas été étudiée de façon systématique pour la plupart d’entre eux.

Charge glycemique et risque cancer du sein

Un petit rappel diététique :

Pour éviter de faire monter le taux de glucose et d’insuline dans le sang, mangez surtout des céréales complètes et combinées entre elles :
-   du pain « multi-céréales » (au moins quatre céréales différentes est préférable)
-    des pâtes complètes (ou absolument cuites al dente si vous mangez des pates « blanches »)
-    du riz complet (ou basmati ou thaï si vous tenez absolument au riz blanc), du couscous complet
-    du quinoa (la céréale qui nous vient des incas et qui remplace agréablement le riz tout en apportant plus de protéines)
-    du sarrasin, du seigle, de l’avoine, de la farine de lin
La présence de plus de fibres alimentaires contribue à éliminer les toxines et carcinogènes qui pénètrent le corps par l’alimentation ou d’autres voies. De plus, les fibres contribuent aussi à réduire les pics de glucose dans le sang et donc de l’insuline et IGF.
Et encore :
-    Combiner vos repas avec de l’ail, des oignons, des échalotes qui font baisser la charge glycémique des plats consommés
-    Evitez absolument les sodas sucrés et préférez leur du thé vert, ou de l’eau parfumée avec un peu de citron, de la menthe, de l’écorce d’orange ou de mandarine (bio !)
-    Evitez les desserts sucrés et préférez des desserts à base de fruits, peut-être avec un peu de chocolat noir (plus de 70% cacao) fondu ou râpé, ou avec du gingembre, auquel vous pouvez ajouter un peu de sirop d’agave ou de miel d’acacia si vous avez vraiment du mal à vous déshabituer du gout du sucré.

Votre corps vous dira "Merci !"

Sources :

1.    Larsson, S.C. and e. al., Glycemic load, glycemic index and breast cancer risk in a prospective cohort of Swedish women. Int J Cancer, 2009. 125: p. 153-157.
2.    Goodwin, P.J., et al., Fasting Insulin and Outcome in Early-Stage Breast Cancer: Results of a Prospective Cohort Study. Journal of Clinical Oncology, 2002. 20: p. 42-51.

3. http://www.guerir.fr

Pour toute information, précise, concernant une aide ou un soutien psychologique, ou une thérapie pour guérir, cliquez ici. Un entretien d’une demi-heure vous est aussi proposé, gratuit et sans engagement


(suite et fin)

La prise en charge comportementale est très importante selon toi. Comment est-elle acceptée par les cancérologues ?

David Servan-Schreiber : "C’est sur ce point que j’ai eu le plus de mal avec les cancérologues. La nutrition encore, ils l’acceptent, parce que c’est ce qui se rapproche le plus d’un médicament. Mais leur faire intégrer l’importance de la méditation, c’est un peu plus éloigné de leur manière de penser."

L’idée qu’il y aurait une « personnalité du cancer » est-elle bien étayée ?

"Non, ce n’est pas très solide, c’est vrai. Lydia Temoshok a proposé le concept de « personnalité de type C » pour les patients atteints de cancer, par contraste avec la personnalité de type A qui caractérise les tendances agressives et impatientes des cardiaques. Tous les gens qui travaillent avec des patients finissent par tomber sur ce type de personnalité. On ne retrouve pas ces éléments psychologiques chez tous les patients, mais chez pas mal d’entre eux."

De quels éléments psychologiques s’agit-il ?

"Comme moi, il s’agit souvent de personnes qui ne se sont pas senties pleinement accueillies dans leur enfance. Leurs parents ont pu être violents ou coléreux ou froids, distants et exigeants. Ces enfants ont reçu peu d’encouragements et développé un sentiment de vulnérabilité ou de faiblesse. Par la suite, pour être sûrs d’être aimés, ils se sont conformés à ce qu’on attendait d’eux plutôt que de suivre leurs propres penchants. Ils deviennent des adultes qui se mettent rarement en colère, ils sont toujours prêts à aider les autres, évitent les conflits. Pour garantir leur sécurité émotionnelle, ils s’investissent dans un seul aspect de leur vie : le travail, le mariage, les enfants. Lorsque celui-ci est menacé ou perdu, la douleur de l’enfance resurgit. Elle s’accompagne de sentiments d’impuissance, de désespoir et d’abandon, qui peuvent peser sur l’équilibre psychologique et corporel. C’est ce qu’un de mes collègues thérapeutes appelle le « touché-coulé ». La première blessure de l’enfance est supportable. Lorsqu’un deuxième coup frappe au même endroit, tout l’édifice psychologique et physique peut s’effondrer."

Comment vit-on après un cancer ?

"On se soumet à des examens régulièrement, c’est une espèce d’habitude. J’ai conscience que mon corps porte des cellules plus agressives que la moyenne des gens, et qu’il faut garder ces cellules sous contrôle."

Qu’y a-t-il pour toi après « Anticancer » ?

"Je suis en train de mettre au point un programme pour l’hôpital Pompidou à Paris. C’est parti du constat que les patients demandent aux cancérologues des conseils sur ce qu’ils doivent manger, et que les médecins ne savent pas toujours quoi répondre. Il faut aussi apprendre aux gens à se parler et parler de leurs émotions, mais ça, ça se met tout naturellement en place dans le cadre d’un programme qui s’intéresse à l’aspect nutrition, parce que tu constitues des groupes et bien sûr les patients en viennent naturellement à se parler. Ensuite, il faut amener les patients à se recentrer, cela vient facilement, c’est l’objectif de la méditation. Enfin, leur apprendre à dépasser les traumatismes du passé."

Quel peut être l’impact de ce type de programme environnement-nutrition-esprit sur le cours de la maladie ?

"On ne sait pas très bien, mais je pense qu’il peut être énorme. Je ne peux pas dire que j’ai trouvé la solution définitive contre le cancer, que ça va résoudre tous les problèmes, mais je crois sincèrement que cela peut réduire le risque de cancer chez les personnes en bonne santé, et cela peut réduire le risque de mortalité chez ceux qui ont ou ont eu un cancer. Beaucoup de gens sont encore en vie grâce à ce type d’intervention. Je vais faire ce que je peux, avec ce livre, ce programme pour l’hôpital, et le site Internet que je lance, anticancer.fr."

Cher lecteur, courez acheter son livre !

duval-levesque, psy, guerison, cancer, boulimie, anorexie, depression, stress, rémission, dependance, soutien psychologique

.

 

Pour une information et un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici


(suite)

Tu consacres un chapitre et même un livret entier aux aliments anticancer.

légumes, sain, rémission, guérison, médecine naturelle, cancer, fruitsDavid Servan-Schreiber : "Certains aliments de notre régime peuvent servir d’engrais aux tumeurs, d’autres au contraire renferment des molécules anticancer. Dans ce domaine, j’ai été très impressionné par le travail que fait Richard Béliveau, un chercheur de l’université de Montréal. J’aime beaucoup ce qu’il fait, je l’ai rencontré à plusieurs reprises et j’ai continué de travailler avec lui à distance. Toutes les études convergent pour souligner l’intérêt du thé vert, du soja, de l’ail, du curcuma, des fruits rouges, des champignons, des légumes crucifères.

Chaque jour à chaque repas, on peut choisir des aliments qui détoxifient les carcinogènes, donnent un coup de fouet au système immunitaire, bloquent le développement des vaisseaux nécessaires à la croissance des tumeurs, préviennent l’inflammation…"

Adieu aux bagels, au coca, au chili ?

"Tout ça, c’est fini, et je n’ai pas le moindre regret, je n’y pense jamais. Le plus frappant en matière de changement nutritionnel, lorsqu’on se met à manger sainement, c’est qu’on n’a plus envie de revenir en arrière, on n’a plus envie de ces frites, ce coca, ces plats préparés. Même, le sucre… j’ai considérablement réduit le sucre. Et quand on en mange, on n’est pas bien du tout. Bien sûr, il m’arrive de manger épisodiquement de ces aliments, mais après, je ne me sens pas bien.

A l’inverse, je me surprends à noter le plaisir que j’ai eu si je n’ai mangé que des légumes, des pois, des fruits et un peu de pain. Je remarque à quel point je me suis senti plus alerte et plus léger toute la journée."

Que peux-tu dire à celles et ceux qui veulent accomplir le même changement ?

"C’est difficile de rompre avec un comportement alimentaire. Lorsque je fais des formations, plutôt que de commencer par retrancher des familles d’aliments, je conseille d’abord aux gens d’ajouter quelque chose à leur régime : ajouter du thé vert, du curcuma, du sirop d’agave

L’objectif reste de manger beaucoup moins de sucre et de farine blanche, moins de graisses animales. Il ne s’agit pas de les éliminer complètement, mais de les réduire à des mets occasionnels plutôt que d’en faire la base de notre alimentation."

Les recommandations nutritionnelles que tu fais rejoignent en tous points celles de LaNutrition.fr. Elles sont donc parfois assez éloignées de ce qui est conseillé par les autorités sanitaires.

"Je ne suis pas étonné que ce dont je parle dans le livre ne soit pas en accord avec les plans de la nutrition officielle. Dans une salle d’attente, j’ai consulté un guide alimentaire de l’American Cancer Society. C’était effrayant. En France, le Programme national nutrition santé conseille de manger plus de céréales et de féculents qui pour la plupart sont surchargés d’oméga-6, avec en plus un index glycémique élevé."

La notion d’index glycémique comme moyen de mieux choisir ses aliments, qui est très présente dans ton livre, a d’ailleurs été rejetée par les autorités sanitaires françaises.

"Je ne le savais pas. C’est pourtant d’une évidence absolue ! Il suffit de lire le livre que tu as publié sur le sujet."

Ne risques-tu pas de devoir assumer le rôle de porte-drapeau d’une nutrition alternative ?
"Je ne me suis concentré que sur le cancer. Je me suis intéressé aux facteurs nutritionnels qui peuvent influencer la maladie. Tout ce qui augmente la glycémie, l’insuline, l’IGF, l’inflammation contribue à développer les tumeurs. Tout ce qui les fait baisser s’oppose au développement des tumeurs. Il est clair que l’équilibre oméga-3/oméga-6 contribue à bloquer l’inflammation et la croissance des tumeurs. Il faut contrôler ça à fond. Maintenant, je suis psychiatre et neuroscientifique. Je ne suis pas nutritionniste, je vais essayer de ne pas me battre sur leur terrain. Il y a des problèmes qui se posent à moi immédiatement, à commencer par l’épidémie de cancers. C’est le grand problème de la médecine aujourd’hui. C’est une maladie multifactorielle, qu’il faut aborder de tous les côtés."
La dernière partie de l’interview de David Servan-Schreiber là.

Cher lecteur, vous avez là de multiples sujets de réflexion, n’est-ce pas ? C’est ce que font mes patients cancéreux en psychothérapie dans mon cabinet. Plus de conseils en cliquant ici.

.

 

Pour une information, un entretien gratuit de 30 à 45 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici


La suite !

Tu racontes que plusieurs années se sont passées après le traitement de ton cancer pour que ton mode de vie change du tout au tout.

David Servan-Schreiber :"Quelques années après ma première opération, il me semblait que tout était rentré dans l’ordre. Une amie qui était au courant de ma maladie m’a demandé un jour ce que je faisais pour soigner mon « terrain. » Je lui ai répondu que j’avais été très bien soigné et il n’y avait rien d’autre à faire que d’espérer que la tumeur ne reviendrait pas. Quelque temps après, j’ai appris, en passant un scanner, que mon cancer était revenu. C’est une nouvelle terrible d’apprendre qu’on a rechuté.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’allais devoir m’occuper de mon « terrain. » je me suis dit : « Que faire pour que mon corps lutte ? »"

Comment vivais-tu à l’époque ?

David :"J’étais pris par le travail et la naissance de mon fils. J’avais beaucoup diminué l’activité physique et laissé tomber un intérêt éphémère pour la méditation. Je mangeais presque chaque jour du chili con carne, des bagels, du coca-cola, du café au lait. Avec le recul, je réalise que c’était une combinaison explosive : un mélange de farines blanches à index glycémique élevé, de sucres et graisses animales bourrées d’oméga-6, d’hormones et de toxines !"

Si tu n’avais pas été touché par la maladie, aurais-tu changé ton alimentation ?

"Je pense que je serais passé à côté de ça. On n’apprend rien sur la nutrition en fac de médecine. On apprend qu’il faut manger moins de calories pour maigrir, moins de sel pour faire baisser la tension. C’est considéré comme une discipline « sale » dans la mesure où c’est compliqué, il y a beaucoup trop de variables, tu ne sais jamais quelle est la plus importante. Et puis, ce n’est pas comme un médicament. On n’est jamais sûr que les gens vont suivre les recommandations qu’on leur donne. La conséquence, c’est que l’enseignement de la médecine se tient à l’écart de la nutrition."

Il y a, selon toi, trois principaux facteurs environnementaux impliqués dans l’épidémie de cancers.

"Oui, à commencer par la consommation excessive de sucres raffinés et de farines blanches. Ces aliments stimulent l’inflammation et la croissance des cellules à travers l’insuline et l’IGF (insulin-like growth factor). Egalement la consommation excessive d’oméga-6 dans les graisses végétales et animales comme les laitages, les œufs et la viande. Ces deux facteurs sont responsables d’un terrain inflammatoire favorable au cancer. Il faut y ajouter l’exposition aux contaminants de l’environnement. "

Tu consacres un chapitre à notre environnement toxique. Penses-tu qu’il a pu jouer un rôle dans ton cas personnel ?

pesticide, poison, maladie, cancer, toxique, avenir, alimentation"De l’âge de deux ans à neuf ans, j’ai joué tous les étés dans des champs de maïs aspergés d’atrazine, en Normandie. Toute ma vie, jusqu’au jour où on m’a diagnostiqué un cancer, j’ai bu du lait, mangé des yaourts, de la viande, des œufs qui provenaient de vaches, de moutons, de poules nourries avec du maïs nourri aux pesticides. J’ai croqué des pommes qui avaient reçu de multiples traitements, bu de l’eau probablement contaminée. Je ne saurai jamais quelle a été la contribution des pesticides comme l’atrazine à mon cancer."

Suite de l’interview très bientôt : abonnez-vous au flux RSS pour savoir quand… ou cliquez ici.

.

 

Pour une information, un entretien gratuit d’environ 30 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

 


L‘avez-vous déjà lu ?

Je vous propose d’en parler entre-nous aujourd’hui et dans mes deux prochains articles.

Le nouveau livre de David Servan-Schreiber s’appelle "Anticancer".

Son but ? Proposer des pistes pour s’en protéger ou en guérir : par la détoxification, l’alimentation optimisée, la guérison des blessures psychologiques.

Voilà un des défis à relever : aider votre système immunitaire à reprendre le dessus.

Travailler à leur propre guérison, en être partie prenante, c’est ce que font désormais mes patients avec mon aide.

Corps et esprit se trouvent ainsi unis pour que le processus de guérison se mette en place.

David ne parle pas seulement du cancer en tant que médecin et chercheur.

Révélant sa maladie, il revient aussi sur les joies et les peines qui font aujourd’hui de lui un homme considérablement « plus en vie »anticancer, guérison, rémission, psy, toulouse, duval-levesque, thérapie, nature, aliments, nourriture, sain, comportements, recettes, cuisine vivante qu’il y a quinze ans.

Sur un sujet qui se prêtait à la dramatisation, il se dégage pourtant de la lecture de ton livre une impression de sérénité. Est-ce volontaire ?

David Servan-Schreiber : "Non, je ne l’ai pas fait exprès. J’ai écrit comme je le sens, je n’ai pas cherché à rendre le propos serein."

Tu révèles dans ce livre – c’est le fil directeur – que tu as été traité pour une tumeur du cerveau il y a 14 ans.

"Oui, c’est une époque où j’étais assez sûr du succès, confiant dans la science pure et dure, pas vraiment attiré par le contact avec les patients. Je voulais faire de la recherche, publier des articles, intervenir dans les congrès. J’avais fait beaucoup de sacrifices, beaucoup investi pour l’avenir.

Et tout à coup, avec la découverte de cette tumeur, j’ai été placé devant la possibilité qu’il n’y ait pas d’avenir du tout."

N’est-ce pas difficile de parler de soi à la première personne sur un sujet aussi intime ?

"C’est ce qui m’a longtemps fait hésiter à écrire ce livre. Je n’avais pas envie de me livrer, je pensais que je ne le ferais jamais. Mais mon frère m’a convaincu. Au début j’ai dit non. Mais finalement ça m’a beaucoup libéré."

Dans ton livre, tu expliques que l’annonce d’un cancer peut avoir des effets positifs.

"Tant que la maladie ne nous a pas touché, la vie paraît infinie. Nous pensons qu’il sera toujours temps de trouver le bonheur.

Mais l’annonce d’une maladie comme le cancer m’a ouvert les yeux sur l’instant présent, comme cela a été le cas pour beaucoup de patients. Beaucoup d’ailleurs regrettent d’avoir à eu à attendre le diagnostic de cette maladie pour prendre conscience de ça. Finalement, la vie devient plus riche. On fait attention à ce qu’on mange, on pense à prendre contact avec soi et avec les autres, bref on fait des choses qu’on avait envie de faire plus tôt mais qu’on repoussait.

On se demande bien sûr ce qu’il faut faire pour que son corps lutte, et on arrive à la conclusion qu’il faut enrichir sa vie, vivre plus consciemment. Bien sûr, il n’est pas indispensable d’avoir un cancer pour aller vers ça."

Marie-Claire, une de mes anciennes patientes parisiennes, aujourd’hui guérie, reconnait que “l’esprit fait beaucoup." Elle tient même à ajouter : "je voyais la différence avec d’autres femmes atteintes d’un cancer du sein comme moi, mais qui ne suivaient pas une thérapie cognitive et comportementale…

Avec mon psy (Frédéric Duval-Levesque), c’était pas du tout une psychanalyse. C’était un échange constructif, une relation en face à face; il m’apprenais à mobiliser mes ressources intérieures afin que je puisse influencer le cours de ma maladie. Ca a marché !"

Cher lecteur, la suite de cette interview en cliquant ici.

N.B. : afin de mettre toutes les chances de votre coté pour guérir avec mon aide et mon soutien, cliquez là.

.

 

Pour une information, un entretien gratuit d’environ 30 minutes, sans engagement, concernant une aide, un soutien psychologique, ou une psychothérapie -> cliquez ici

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 98 followers