CLIENT : Oui ? Le service Clientèle ?
EMPLOYÉ : Oui, bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?
C : En révisant mon système, j’ai trouvé un logiciel appelé AMOUR, mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez vous m’aider ?
E : Bien sûr ! Mais je ne peux pas vous l’installer. Vous devrez le faire vous même. Je vous donnerai les instructions par téléphone, d’accord ?
C : Oui, je peux essayer. Je ne me connais pas beaucoup en informatique, mais je suis prêt à l’installer maintenant. Par où dois-je commencer ?
E : Le premier pas est d’ouvrir votre COEUR. L’avez-vous trouvé ?
C : Oui, voilà. Mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu’il a un problème pour l’installer pendant qu’ils continuent ?
E : Quels programmes ?
C : Un petit instant, je regarde. PEINE PASSEE.EXE, BASSE ESTIME.EXE, COLERE.EXE et RESSENTIMENT.COM tournent à ce moment.
E : Pas de problème. AMOUR effacera automatiquement PEINE PASSEE.EXE de votre système d’exploitation actuel. Il se peut qu’il reste dans le disque dur, mais il n’affectera plus d’autres programmes. AMOUR finira par remplacer BASSE ESTIME.EXE avec un programme incorporé appelé HAUTE ESTIME.EXE. Cependant, vous devez désactiver complètement les programmes
COLERE.EXE et RESSENTIMENT.COM. Ces programmes empêchent l’installation correcte de "AMOUR". Pouvez vous les arrêter maintenant ?
C : Je ne sais pas comment. Pouvez-vous me dire comment les arrêter ?
E : Avec plaisir. Allez au menu DEMARRER et activez PARDON.EXE. Exécutez-le autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que COLERE.EXE et RESSENTIMENT.COM soient complètement effacés.
C : C’est fait ! AMOUR a commencé à s’installer automatiquement. Est-ce normal ?
E : Oui. Vous aurez bientôt un message disant que AMOUR sera actif aussi longtemps que COEUR subsiste. Avez-vous ce message ?
C : Oui, je l’ai ! Est-ce que l’installation est finie ?
E : Oui, mais souvenez-vous que vous n’avez que le programme de base. Vous devez maintenant commencer à vous connecter à d’autres COEURS pour recevoir des actualisations.
C : Oh là là ! Je reçois un message d’erreur. Qu’est-ce que je fais ?
E : Que dit le message d’erreur ?
C : Il dit : "ERREUR 412 – PROGRAMME NON ACTIF EN COMPOSANTES INTERNES". Qu’est-ce que cela veut dire?
E : Pas de panique ! C’est un problème courant. Cela signifie que "AMOUR" est configuré pour l’exécution avec des COEURS extérieurs, mais n’a pas été exécuté dans votre propre COEUR. C’est une étape un peu complexe de la programmation, mais dit en mots simples, cela veut dire que vous devez "AIMER" votre propre système avant de pouvoir "AIMER" les autres.
C : Alors, que dois-je faire ?
E : Pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO ACCUSATION" ?
C : Oui, je l’ai.
E : Formidable. Vous apprenez vite !
C : Merci.
E : De rien. Cliquez dans les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire COEUR : AUTO-PARDON.DOC, AUTO-ESTIME.TXT, VALEUR.INF et RÉALISATION.HTM. Le système remplacera tout fichier incompatible et activera une restauration de tout fichier défectueux. Egalement, vous devez effacer AUTO-CRITIQUE.EXE de tous vos répertoires, et vous pouvez effacer tous les
fichiers temporaires de la corbeille, pour vous assurer qu’il soit totalement effacé et ne puisse jamais se réactiver.
C : Compris ! Hé ! MON COEUR est en train d’activer des fichiers très jolis ! SOURIRE.MPG s’active sur le moniteur et indique que CHALEUR.COM, PAIX.EXE et BONHEUR.COM se copient dans mon répertoire COEUR.
E : Cela indique que "AMOUR" est en train de s’installer et de s’exécuter.
Maintenant vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose, avant de vous quitter…
C : OUI ?
E : AMOUR est un logiciel gratuit. Assurez-vous de le donner, avec tous ses modules, à toute personne que vous connaissez. A leur tour, ils vont le partager à d’autres, et vous recevrez des modules très agréables en retour.
C : Je vais le faire. Merci de votre aide !

Logiciel Louvois : une association de militaires veut attaquer l’État

Des familles de soldats attendent du ministère de la Défense réparation du préjudice moral et financier créé par le logiciel de solde.

La mort de Louvois, le logiciel de solde fou, n’enterrera pas la colère de ses «victimes», qui, dès à présent, entendent obtenir réparation.

Cette colère a même été galvanisée par les déclarations du mi­nistre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui, face à la chaîne complexe des responsabilités dans ce qu’il a reconnu être un «désastre», a choisi de ne pas chercher de boucs émissaires, «pour ne pas décapiter tout le monde».

De quoi faire bondir les associations qui défendent les droits des militaires, premières à avoir tiré la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements de Louvois, en octobre 2011.

«On ne peut pas opposer ce genre d’argument aux familles qui se retrouvent aujourd’hui dans des situations dramatiques, s’indigne Nicolas Bara, ancien de la Marine nationale, président de l’association Militaires et Citoyens.

Des hommes et des femmes ont dû vendre leur maison, vider l’épargne des enfants pour continuer à honorer le loyer, revendre leurs parts de retraite pour payer les dettes de cantine des enfants. Une épouse de militaire a même vendu son alliance la semaine dernière pour honorer son crédit mensuel !»

C’est donc en leur nom que son association «exige des responsables» et que «des têtes tombent».

C’est pourquoi Militaires et Citoyens s’apprête à assigner le ministère devant le tribunal administratif de Versailles, où elle demandera réparation pour le préjudice moral et financier.

Les avocats planchent activement sur le dossier et l’évaluation chiffrée du préjudice. «Chercher les responsabilités, ce n’est pas créer des polémiques, comme vous le dites, non, monsieur le ministre, c’est faire la justice ! assène Nicolas Bara. Il ne suffit pas de s’excuser, cela ne coûte pas très cher, ou de rembourser les moins-perçus des militaires pour effacer l’ardoise, la facture de l’inconséquence est trop lourde.»

Cette action en justice a plus une portée symbolique que de chances d’aboutir. Le Code de la défense interdisant la représentation syndicale, toute requête collective émanant des armées n’a pas de légitimité juridique à défendre les intérêts de la communauté. La plainte devrait donc être jugée irrecevable.

«Quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien, on en fait une affaire personnelle», prévient ce militaire qui a passé vingt ans dans les sous-marins nucléaires.

«Tous responsables mais pas coupables, c’est la France éternelle», commente, plus fataliste, Jacques Bessy, colonel de gendarmerie en retraite, président de l’Association de défense des droits de militaires (Adefdromil).

Pour lui, chaque famille de militaires doit établir son propre préjudice et intenter une procédure individuelle, «seule manière d’être peut-être indemnisée».

S’il estime qu’il faut «laisser Louvois au passé» pour «se tourner enfin vers autre chose», il espère toutefois que des leçons seront tirées de ce «fiasco». Notamment en procédant à la révision de la concertation sociale au sein des armées et, surtout, à la réforme statutaire du militaire, qui ne peut pas défendre ses intérêts et ses droits dans un cadre collectif.

Pas plus pour les erreurs de Louvois que pour des délits plus graves. «Les militaires sont la seule catégorie socioprofessionnelle en France à ne pas être protégée contre le harcèlement moral ou sexuel !» déplore Jacques Bessy.

Source: lefigaro.fr/actualite-france

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Le reconnaître au type de relation qu’il entretient avec les autres.

Le manipulateur dévalorise et rabaisse. Quoi que l’on fasse, ce n’est jamais assez bien.

Il connaît ou fait mieux que les autres ; il ne fait aucun compliment, mais trouve toujours le petit détail qui lui permet de dire que ce n’est pas parfait.

Le manipulateur détruit souvent de manière insidieuse et ne peut s’empêcher de critiquer. Il aimerait tout contrôler, mais comme il ne peut pas y arriver, il montre sa puissance en pointant la faiblesse ou les erreurs des autres.

Si l’on est fier de ce que l’on a accompli, il trouvera un prétexte pour nous rabaisser et nous dévaloriser.

Lorsqu’un parent adopte ce type de comportement avec son enfant (ou un chef avec son employé), il détruit, et pour longtemps, le capital confiance de sa victime.

pervers-narcissique-manipulateurVoici quelques exemples :

- Il a suffi de quelques mois à Jeanne, une secrétaire confirmée pour perdre confiance en elle à force d’être critiquée et rabaissée par un chef brouillon. Qui se contredisait sans vergogne, pour mieux lui reprocher les erreurs qu’il commettait lui-même.

- Hélène ne parle jamais la première. Elle attend que ses collègues fassent des propositions, pour ensuite critiquer ce qui est proposé. Elle relève la moindre faute ou le plus petit dysfonctionnement, mais elle le fait avec tellement de justesse que tout le monde pense qu’elle est utile au groupe. Avec le temps, ses collègues finissent par douter d’eux-mêmes et de leurs compétences sans se rendre compte qu’ils sont victimes d’une manipulation.

Voici comment une mère « encourage » son fils, de retour de sa première leçon de clarinette : « Tu te donnes bien du mal, ce n’est pas facile, mais c’était mieux hier ». Puis, s’adressant à son mari, elle ajoute : « Je suis sûre qu’il va y arriver, il fait beaucoup d’efforts, mais c’était mieux hier… ». Écoeuré d’être systématiquement critiqué pour ses fausses notes et de ne jamais recevoir de compliments pour les progrès réalisés, il décidera rapidement d’arrêter la musique.

Le manipulateur ne s’intéresse pas aux autres. Il ne ressent rien, ou ne montre aucune émotion. Par contre, ce qui lui arrive est d’une gravité, d’une importance extrême, et mérite l’attention de tous.

Lorsque le manipulateur, dans son cadre familial est préoccupé par un problème quelconque, toute sa famille doit se mettre au diapason de son état émotionnel. Femme, mari ou enfants savent qu’il faut devenir transparent pour ne pas attirer sa colère.

Mais chacun sait aussi que le manipulateur finit toujours par trouver un prétexte pour décharger sa fureur. C’est un écraseur d’ego qui sait tout mieux que tout le monde. Il a toujours une aventure, une histoire ou une anecdote plus impressionnante que la vôtre, pour vous amener à penser que vous êtes petit, minable ou sans intérêt.

Contacts utiles :

Le 3919 est un numéro destiné aux victimes et aux témoins de violences conjugales.
Appel gratuit du lundi au vendredi de 8h à 22h, les jours fériés de 10h à 20h.

stop-violences-femmes.gouv.fr

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Le stress post-traumatique est un ensemble de réactions (ou symptômes) qui peut se développer après avoir vécu ou été témoin d’un événement traumatique. C’est-à-dire un événement qui a provoqué la mort ou de sérieuses blessures ou qui impliquait une menace de mort ou de graves blessures.

Un tel événement peut être un accident, une agression violente, un viol, un hold-up, une prise d’otage, un incendie, un tremblement de terre, une inondation, etc.

F.Duval-Levesque, psychotherapie, psychopraticien, hypnotherapeute, EMDR, sophrologie, coach, formateur, addiction, dependances, boulimie, depression, stress post-traumatique

 

Voici les critères diagnostiques de l’état de stress post-traumatique:

A. La personne a été exposée à un événement traumatique dans lequel les deux éléments suivants étaient présents :

  1. elle a vécu, a été témoin ou a été confronté(e) à un événement ou des événements durant lesquels des personnes ont pu mourir ou être très gravement blessées ou bien ont été menacées de mort ou de grave blessure ou bien durant lesquels son intégrité physique ou celle d’autrui a pu être menacée
  2. sa réaction à l’événement s’est traduite par une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur.

B. L’événement traumatique est constamment revécu, de l’une (ou de plusieurs) des façons suivantes :

  1. souvenirs répétitifs et envahissants de l’événement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions
  2. rêves répétitifs concernant l’événement provoquant un sentiment de détresse
  3. impression ou agissements soudains "comme si" l’événement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre l’événement, des illusions, des hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours d’une intoxication)
  4. sentiment intense de détresse psychique lors de l’exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’événement traumatique (par ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige, certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.)
  5. réactivité physiologique lors de l’exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l’événement traumatique.

C. Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d’au moins trois des manifestations suivantes :

  1. efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme
  2. efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme
  3. incapacité de se rappeler un aspect important du traumatisme
  4. réduction nette de l’intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités
  5. sentiment de détachement d’autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres
  6. restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres)
  7. sentiment d’avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).

D. Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d’au moins deux des manifestations suivantes :

  1. difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu
  2. irritabilité ou accès de colère
  3. difficultés de concentration
  4. hypervigilance
  5. réaction de sursaut exagérée.

E. La perturbation (symptômes des critères B, C et D) dure depuis plus d’un mois. (Avant un mois, le diagnostique de stress aigu est posé.)

F. La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

Selon certaines études, 8 à 10 % de la population souffrirait à un moment ou à un autre de leur vie d’un état de stress post-traumatique.

Les symptômes de stress post-traumatique sont, de l’avis de plusieurs chercheurs, le résultat de mécanismes d’adaptation de l’organisme.

Par exemple, les symptômes d’hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se produisent comme s’il fallait rester en alerte pour s’assurer de faire ce qu’il faut et de prévenir tout autre danger. L’émoussement des émotions et l’amnésie permettent de doser le stress à gérer, etc.. Le problème, quand on ne se rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu’ils ne sont plus nécessaires et qu’ils présentent trop d’inconvénients.

Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d’anxiété ou de panique (il s’agit d’hyperventilation) tels que : palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements ou secousses musculaires, sensations de "souffle coupé" ou impression d’étouffement, sensation d’étranglement, douleur ou gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale, sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou impression d’évanouissement, déréalisation (sentiments d’irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi), peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, peur de mourir, sensations d’engourdissement ou de picotements, frissons ou bouffées de chaleur.

Ces symptômes apparaissent en raison du blocage de la respiration qui se fait en réaction à l’anxiété.

Ils sont désagréables et souvent inquiétants mais ne sont pas dangereux.

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rupture, F.Duval-Levesque, psychotherapie, psychopraticien, hypnotherapeute, EMDR, sophrologie, coach, formateur, addiction, dependances, boulimie, depression1

  • Ne vous laissez pas être jalouse. Rappelez-vous, la jalousie est une émotion qui est causé généralement par des pensées et des sentiments de manque de confiance, de peur et d’anxiété sur une perte prévue de quelque chose qui a de la valeur aux yeux de quelqu’un, comme une relation, l’amitié ou l’amour.
  • Au contraire, rendre jaloux votre ex pourrait fonctionner en votre faveur. N’allez pas trop loin cependant et ne le faites pas de façon transparent. Même s’il réagit de manière distancé et en s’en moquant, ne vous inquiétez pas; la jalousie est une arme très puissante et peut rendre les gens faire toutes sortes de choses irrationnelles.
  • Faites le bon premier mouvement d’ouverture. Vous devez d’accord accepter avec votre ex que vous avez rompu et que vous êtes bien séparé. Ne pas recourir à la violence ou à la colère.
  • Après la rupture, si votre ex vous demande de vous revoir et de sortir avec vous, mais simplement comme des amis, acceptez.
  • Concentrez vous simplement sur des moyens pour reprendre confiance en vous et pour essayer de garder le moral. Essayer de passer plus de temps avec vos amis à l’extérieur et d’avoir beaucoup d’activités avec eux. Cela vous redonnera confiance pour aller de l’avant ou récupérer votre ex.
  • Soyez vous même. N’agissez pas comme quelqu’un d’autre pour être aimé – cela ne fonctionne jamais à long terme.
  • N’allez pas draguer son meilleur ami. Cela va blesser les sentiments de votre ex, même si certaines personnes utilisent ceci pour se venger.
  • Faites preuve de subtilité avant de tenter quoi que ce soit d’évident, vous avez besoin de voir des signaux de ca part en premier. Vous ne voulez pas avoir l’air désespéré.
  • Soyez honnête avec lui et avec vous même. Laissez-lui savoir que vous voulez que cela fonctionne.
  • Ne lui laissez PAS savoir qu’il vous manque ! Cela lui permet de croire qu’il a le dessus sur vous, alors qu’en réalité aucun de vous ne devrait l’avoir, vous devriez être égaux !
  • N’allez jamais vers lui en flirtant, même avec vos yeux. Au début, juste un sourire est suffisant.
  • Ne soyez pas trop agressive, mais en même temps montrez lui que vous avez le contrôle.
  • S’il veut vous revoir, accordez lui du temps, mais pas trop ! Ben oui, vous avez des choses à faire, non ? Si vous êtes destiné à être ensemble, vous le serez…

Source: ausujet.com, mon expérience professionnelle

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Ces 10 pièges sont :

1
Rechercher le profil de son ex auprès de ses nouvelles conquêtes
Selon l’ouvrage "Le piège du célibat" écrit par le conseiller conjugal américain Andrew G. Marshall, les cinq étapes du deuil associées à une peine d’amour sont le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Passer au travers de ce processus peut prendre plus d’un an et certains individus peuvent même ressentir le besoin de consulter un psychopraticien.
 Et attention : si vous avez déjà vécu le deuil de votre ancienne relation, en est-il de même de l’homme ou de la femme qui vous convie à un rdv ? Tomber amoureux d’une personne n’ayant pas fait le même cheminement que vous risque de vous ramener directement au point de départ.
2
Rencontrer des Jules et des Juliette à tout prix
Certaines personnes appréhendent la solitude associée au célibat comme la peste. Elles multiplient les 5 à 7 et rendez-vous galants au point de s’en étourdir ou elles se mettent en couple avec un partenaire qui ne leur convient pas.
«Pour s’épanouir au niveau amoureux, il est recommandé de faire au préalable un retour sur soi, notamment en identifiant ses valeurs, besoins et limites en vue d’une nouvelle relation de couple. Les gens qui apprivoisent la solitude n’ont généralement pas tendance à fusionner avec l’autre lorsqu’ils amorcent une nouvelle relation sentimentale, ce qui est également bénéfique.»
3
Être le roi ou la reine de l’indépendance
À l’opposé du tempérament «dépendant affectif», certains individus vont se complaire dans leur vie de célibataire et clamer qu’ils n’ont pas besoin de vivre une relation amoureuse pour être heureux. Dans une nouvelle relation, ils vont souvent se montrer indépendants et peu enclins à faire des compromis.
Souvent, ils ont été blessés par le passé. Les activités professionnelles, personnelles, familiales et sociales peuvent à elles seules meubler leur vie en guise de compensation. Je remarque qu’un nombre élevé de personnes me consultent pour régler une difficulté d’engagement envers les autres. «Il est faux de croire que nous n’avons pas besoin des autres pour s’épanouir».
4
Se perdre dans les activités de tchat sur internet ou autres
Quelques personnes sont susceptibles de tomber dans un piège : trouver son futur partenaire sur Internet, multiplier les premiers rendez-vous et se perdre face à l’éventail de choix. Si quelques couples peuvent se former et durer grâce aux sites de rencontre en ligne, il demeure que certains individus n’y recherchent que des conquêtes sexuelles.
À l’époque du tchat, forcez-vous à participer, dans la vie réelle, à des activités rejoignant vos champs d’intérêts comme des cours de cuisine ou un sport. Vous serez davantage susceptibles de tisser un réseau social qui vous permettra de rencontrer des personnes partageant une passion commune avec vous.
5
Projeter sur l’autre l’image du prince charmant
Un nombre important d’individus projettent sur l’autre, lors des premiers rendez-vous, une image mentale d’un partenaire qui n’est pas la sienne. L’homme ou la femme devant nous peut en effet devenir un écran vide sur lequel on fait jouer nos rêves, par exemple. Mais après quelques semaines de fréquentation, la réalité risque de nous rattraper au galop. À la suite d’une telle projection, nous risquons d’être déçus et accuser l’autre de ses imperfections.
Un bon exercice à effectuer pour éviter ce type de confusion est de tenter d’apprendre à connaître un nouveau partenaire, sans exagérer ses qualités, mais plutôt en tentant de cerner ses défauts dès le départ. Gardons en tête que nous sommes nous-mêmes imparfaits.
6
Projeter sur l’autre l’image d’un parent ou d’un ex
Certaines personnes craignent notamment de se sentir envahies par l’être aimé après avoir déjà vécu avec un parent ou un ou une ex qui était contrôlant(e). Peut-être que notre nouveau partenaire n’a pas ce type de tempérament ? Peut-être projetons-nous sur lui des événements passés non réglés ? Il importe donc de s’y attarder afin de minimiser les répercussions négatives reliées aux relations antérieures.
7
Tenter de «se faire sauver» ou «sauver l’autre»
Il peut arriver qu’un ou une conjoint(e) rende l’autre responsable de combler ses propres besoins.
Par exemple, il ou elle peut se montrer déçu(e) que son ou sa chéri(e) ne l’écoute pas suffisamment concernant son passé familial. Or, un jour, il ou elle risque d’en avoir marre de jouer au psychologue. Au contraire, certaines personnes ayant un tempérament altruiste peuvent attirer dans leur vie des amoureux aux prises avec de lourdes problématiques personnelles non résolues.
8
Vouloir entrer en relation sérieuse trop rapidement et faire peur à l’autre
Dans notre société de consommation, certains individus peuvent avoir tendance à sauter des étapes lors des premiers rendez-vous. D’après l’ouvrage Le piège du célibat, le temps nécessaire pour passer de «apprendre à se connaître» à «faire la cour» varie d’un couple à l’autre. Mais, en général, on parle de 5 à 10 rendez-vous.
L’autre ne doit pas sentir l’obligation d’entrer dans la relation trop rapidement. Il importe de respecter votre rythme et celui de votre partenaire.
9
Exécuter des prouesses sexuelles dès le premier soir
Faire l’amour dès le premier soir n’est pas recommandé, quoique certains couples se forment ainsi. Rappelez-vous que l’important est de respecter votre propre rythme et vous sentir à l’aise.
À l’opposé, n’attendez pas des semaines avant de vérifier votre comptabilité sexuelle. La chimie intime entre deux individus est généralement importante et elle ne se commande pas.
10
Ne pas exprimer clairement ses besoins d’engagement
De nos jours, il est aisé de conserver un statut d’amant et de maîtresse ad vitam aeternam avec un partenaire régulier. Si vous désirez vous engager avec lui, exprimez clairement votre besoin à l’autre. Il ne sert à rien de poursuivre, par exemple, une relation avec un homme ou une femme marié(e) si vous désirez l’exclusivité. Vous risquez de vous blesser plus qu’autre chose.
-
Et vous, quel 11ème piège recommenderiez-vous de faire attention ?
-
(lisez d’autres articles que j’ai écrit sur le sex friend/vie amoureuse/de couple etc…, en utilisant le moteur de recherche dans la colonne de droite)
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Références: directoid.com, "Le piège du célibat" de Andrew G. Marshall, expériences de ma patientèle

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Si vous ressentez-vous le besoin d’une psychothérapie d’un soutien psychologique ou d’un coaching, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.

F.Duval-Levesque, thérapeute en psychothérapie, psychopraticien certifié & coach, addiction sexuelle, boulimie, hyperphagie, ma-êtreTout type de problématique (ne relevant pas de la psychiatrie) peut être traité en thérapie :

  1. Acquérir des « ressources » qui font défaut : assurance, confiance en soi, sérénité, compréhension, acceptation etc…
  2. Se libérer des croyances limitantes : « Je suis nul(le).. », « Je ne réussirai jamais », «Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? », « Je ne mérite pas… » etc… etc…
  3. Apprendre à définir des objectifs et à se motiver
  4. Avoir une image de soi positive : s’accepter tel que l’on est, ou changer et s’aimer
  5. Se libérer de sentiments et d’émotions désagréables : mal-être, colère, culpabilité, ressentiment, anxiété, etc…
  6. Se libérer de votre mal-être, de tendance dépressive : retrouver l’envie de vivre, l’énergie, la joie
  7. Se libérer d’un passé difficile : traumatismes, abus sexuels, violences physiques, phobies, etc…
  8. Apprendre à pardonner aux autres ou à soi-même : se réconcilier et faire preuve de compassion pour soi et les autres
  9. Améliorer sa qualité de communication : mieux communiquer avec ses proches (conjoint, enfants…), établir des relations constructives et gérer les conflits
  10. Gérer un deuil ou une séparation, un problème de couple (actuels ou passés), repérer et changer les comportements répétitifs
  11. Favoriser l’épanouissement et la guérison (en complémentarité à un traitement médical)
  12. Approfondir sa "quête intérieure" et sa "mission de vie" : développement de son potentiel pour réaliser sa « légende personnelle »

Il suffit de souhaiter changer, et de savoir « comment » (je peux vous aider à trouver le « comment »).

Avec un thérapeute formé et certifié en psychothérapie comportementale et cognitive, vous pouvez trouver des solution à votre mal-être, vos difficultés psychologiques, addictives, personnelles ou relationnelles.

Bien entendu, toute thérapie ou accompagnement est individualisée à mon cabinet.

Alors, qu’est-ce qui vous retient en arrière ? Que voudriez-vous changer, là, tout de suite ?

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Selon Elisabeth Kübler-Ross (1969), après un diagnostic de maladie terminale, on observe « cinq phases du mourir » (Five Stages of Grief).

Kübler-Ross a initialement appliqué ces étapes à toute forme de perte catastrophique (emploi, revenu, liberté).

Cela comprend également la mort d’un être cher, le divorce, la toxicomanie, ou l’infertilité.

  1. Déni« Ce n’est pas possible, ils ont dû se tromper. »
  2. Colère« Pourquoi moi et pas un autre ? Ce n’est pas juste ! »
  3. Marchandage« Laissez-moi vivre pour voir mes enfants diplômés. », « Je ferai ce que vous voudrez, faites-moi vivre quelques années de plus. »
  4. Dépression« Je suis si triste, pourquoi se préoccuper de quoi que ce soit ? », « Je vais mourir… Et alors ? »
  5. Acceptation« Maintenant, je suis prêt, j’attends mon dernier souffle avec sérénité. »

Le modèle Kübler-Ross est également utilisé pour gérer le deuil de la perte d’un emploi : après l’acceptation, la personne doit procéder aux réajustements nécessaires pour prendre le chemin de la performance, jusqu’à atteindre son but d’un nouvel emploi conforme à ses attentes.

Kübler-Ross a également fait valoir que ces étapes ne sont pas nécessairement dans l’ordre indiqué ci-dessus.

Toutes les étapes ne sont pas non plus vécues par tous les patients, mais chaque victime en vivra toujours au moins deux.

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Depuis qu’elle a 13 ans, elle se jette sur tout ce qui se mange pour compenser des manques.

Aujourd’hui, elle s’en sort grâce à la thérapie comportementale (et émotionnelle, cognitive,  de valeurs et de croyances, pour être complet; parlez que de TCC est trop limitant).

Elle vous raconte, avec émotions, son chemin de croix.

"Quand j’étais au pire de mes crises, gonflée, écœurée et malade de solitude, il y avait cette voix au fond de moi « tu es une battante, tu vas t’en sortir ». Je sais maintenant que la voix, c’était mon vrai moi, et que j’avais raison.

Je veux témoigner pour expliquer l’enfer de la boulimie mais, surtout, pour dire qu’avec une thérapie adaptée, on peut revivre. Que les TCA, les troubles du comportement alimentaire sont la conséquence de notre mal de vivre, pas sa cause. Les racines de la boulimie remontent à une époque tellement lointaine de notre vie qu’elle échappe à la mémoire: irrattrapable, donc.

On m’a fait travailler sur ma personnalité, les crises s’espacent de plus en plus, j’ai moins besoin de me gaver. Ca va nettement mieux.

Ce n’était pas gagné d’avance.

J’ai été une petite fille boulotte qui adorait l’école, le seul endroit où j’existais. Ma mère est alcoolique, comme sa propre mère. Elle est intelligente, orgueilleuse, très exigeante. Elle avait beau s’écrouler le soir, à six heures tapantes elle était debout et nous réveillait pour qu’on arrive à l’heure à l’école . Elle répétait sans cesse « Faut pas rester à la maison comme moi, faut que tu sois la première en classe, que tu deviennes quelqu’un». Etre quelqu’un, elle n’avait que ça dans la bouche. Ca m’a marquée. Son vide intérieur, elle l’a noyé dans l’alcool. Et notre famille avec. Mon père n’était jamais là. Paradoxe, c’est un chef étoilé, très admiré dans son milieu. Mais à la maison, il s’écrase…

Même petite fille, j’étais en vrac de le voir soumis comme ça. C’était maman qui décidait de tout, qui gérait l’argent et la maison, qui criait sur tout et sur tous. On vivait à la merci de sa frustration. Longtemps j’en ai voulu à mon père de s’être réfugié dans ses fourneaux nous laissant seuls, mon frère et moi. J’ai grandi seule dans ce monde d’adultes paumés.

Avec la jalousie parano de ma mère, pas d’amis à la maison, pas d’amis dehors.

Je n’ai eu qu’une seule copine, Agnès. A l’adolescence, je suis devenue impossible avec elle. J’étais malheureuse, je faisais la gueule à longueur de journée. Le monde était tellement injuste ! Pourquoi elle avait des parents normaux et le rire facile alors que j’étais la grosse grognon qui ramait ? Quand elle est sortie avec un garçon, je me suis enfermée dans un silence agressif qui a fini par la faire disparaître de ma vie. J’ai tout mis sur le compte des kilos, j’ai arrêté de manger. Sec. Pour lui prouver que moi aussi, je pouvais être jolie et populaire. J’étais fière de tenir le jeun. C’était facile, à la maison personne ne faisait attention à moi. Je suis passée de 65 à 52 kg pour 1,62m en quelques semaines. Comment imaginer l’engrenage infernal que j’avais lancé !

Un soir, après avoir dû coucher ma mère qui ne tenait pas debout, j’ai craqué.

J’ai commencé avec un grand paquet de chips, ensuite j’ai vidé le frigo. Les restes, la boîte à fromage. Le camembert y est passé avec un pain aux noix, le bleu avec une boîte de biscottes, le comté à pleines dents. Les crises suivantes se sont déguisées en dîners copieux.

Très vite, au réveil, je ne pensais plus qu’à ça. Ce n’était pas de la faim mais le besoin imparable de remplir ce vide atroce. Le petit-dej, seule dans la cuisine : deux kilos de pain -huit baguettes- avec deux cartons de lait. Ensuite, rien jusqu’au soir. Un kilo ou plus de pâtes à même la casserole, quinze yaourts gobés sur un coin de la table.

Je ne me faisais pas vomir, ç’aurait mis mon trouble trop en évidence. Je serais morte plutôt que de reconnaître que j’allais mal. Trop fière.

J’avais en revanche des stratégies restrictives saugrenues, des manies : pas de pâtisseries, le sucre fait grossir. Des kilos de fromage mais ni huile ni beurre, c’est gras. Repas en publique? Impossible, et si une crise imparable me prenait, imaginez, au restaurant de mon père ? Je n’avais pas le souci de l’argent pour remplacer tout ce que j’ingurgitais. C’était pire : ma mère rachetait chaque jour les dizaines de yaourts et des kilos de pain sans poser une seule question.

C’était parti pour dix ans de boulimie coupés de périodes anorexiques.

Quand j’ai besoin de toutes mes capacités intellectuelles, j’arrête. Parce que un TCA, c’est du 24 sur 24 : craindre la crise, résister, craquer, se cacher pour manger, se cacher parce qu’on a mangé. On a un mal de chien avec ce ventre dilaté qui tire de tout son poids sur le dos.

Pour le bac, je voulais épater mon monde, entrer la tête haute en prépa. Je fuyais la réalité dans mes révisions et le frigo en nageant jusqu’à épuisement. Je me shootais à l’hyper activité mais l’obsession est omniprésente, avec ou sans crises. Et je n’existais que grâce au regard des autres. Je jubilais en voyant la fierté de mes parents devant le « tout Cannes » quand j’ai été la première au bac. Ils n’ont rien dit des 15 kilos que j’avais perdus et j’ai eu droit à une robe hors de prix pour la beach-party de l’Hôtel Martinez. Mon père m’a retiré les cheveux des yeux, il m’a dit « tu deviens une belle femme », on a dansé. Il n’y voyait que du feu, comme si maigrir en vitesse avait été une simple question de volonté. Sur la plus belle plage de la Croisette, j’ai été la reine de la soirée. On disait que je ressemblais à Sophie Marceau.

Je plaisais enfin. J’ai cru pendant un moment avoir trouvé le mode d’emploi de ma vie.

La rechute a été dure. On parle de la prépa comme une période intense où l’on se fait des amis pour la vie.

J’ai passé les deux ans à ramper dans un tunnel. En arrivant à Sainte-Geneviève, je me sentais bien, je partageais une « piaule » avec ma «co» comme tout le monde. Mais pour la Toussaint, quand ma mère a commencé à me houspiller en disant « tu te crois meilleure que nous? » j’ai fait une crise de violence terrifiante, j’ai failli la frapper, mon frère m’a arrêtée. C’est ça aussi, les TCA, ces tempêtes de colère incontrôlables. On se hait ensuite, et on se réfugie dans la nourriture. C’est sans fin.

Je voulais mourir, à l’internat on m’appelait « l’autiste ». Il ne me restait plus que mes notes pour écraser toutes ces filles qui chuchotaient autour de moi. Puis gérer une boulimie en communauté : acheter pour 200 euros de courses par semaine, retourner à l’internat sans être vue, tout ranger, tout manger, cacher les restes. Bloquer des heures sur un kilo de marshmallow et le descendre en cinq minutes. J’étudiais toute la journée, la main en permanence dans un sac de Special K. Et je pleurais en même temps.

J’ai maigri pour les concours aux grandes écoles. Ouf, j’étais en ESSEC. J’y ai fait ma rentrée dans une 38. Cool, vu que les tailles dans ma penderie vont du 34 au 44. Pour le bal de Sain Cyr, en robe longue, on m’avait arrangé un rendez-vous avec un polytechnicien.

Un désastre. Je ne supportais pas qu’il me touche.

Je m’en voulais, je lui en voulais, j’étais méchante, je faisais des crises. Ca a toujours été comme ça avec les garçons.

Comment se laisser aller quand on se trouve obèse, qu’on a honte de son corps, qu’on se croit indigne d’amour ? Il aurait fallu beaucoup m’aimer pour supporter mes sautes d’humeur, mes silences et mon peu d’intérêt par le sexe. Julien est tombé des nues un week-end à La Baule.

Dimanche matin, désespérée après deux jours à feindre la normalité, j’ai sauté dans la voiture à la recherche d’une boulangerie, je l’ai dévalisée. En pleine crise Julien appelle « Où tu es?- Sur la plage. -J’y suis, tiens, ta voiture. » J’étais couverte de miettes, les sièges tapissés de sacs en papier, mon ventre gonflé comme si j’étais enceinte de six mois. Il n’a pas supporté. Mais heureusement qu’il y a eu Colin, mon meilleur ami. C’est lui qui a su me tendre une main pour me tirer de mon calvaire. Avec mes collocs à Cergy, on avait préparé un dîner marocain pour vingt personnes. Au beau milieu du dîner j’ai senti la crise venir. En public, ma pire crainte. Je me suis jetée sur les cornes de gazelle comme un junky en manque. Un deux dix, je ne pouvais plus m’arrêter. Je voyais le regard ahuri des autres, j’imaginais leur dégoût, je le partageais «T’es nulle, t’es grosse, goinfre». J’ai fini les plats à la cuisine et je me suis écroulée par terre dans ma chambre.

Colin –merci Colin, mille fois merci- est venu. Doux, calme, il a su trouver les mots.  » Tu as un problème. On va trouver la solution. Ne pleure plus ». « C’est plus fort que moi. J’ai honte, j’ai mal ». J’avais réussi à reconnaître mon problème: je pouvais enfin faire quelque chose.

Je suis d’abord allée voir un psychiatre très réputé, mais les antidépresseurs n’ont marché qu’un temps. Bouffe plus pilules, affreux. Pareil pour la psychanalyse. Je ressassais mon enfance, j’y replongeais de plus belle, alors que je voulais m’en éloigner.

Enfin, je suis tombée sur www.boulimie.fr, où l’on disait que ce n’était pas mon comportement qui était malade, mais ma personnalité. Qu’avec une thérapie comportementale axée sur les troubles de la personnalité et pas sur le symptôme de la bouffe, s’en sortir était possible. Ca parlait de moi ! J’ai suivi la thérapie de groupe. J’ai appris à dire ce que je pense calmement, je ne m’écrase pas, je ne me laisse plus aller à la colère. J’ai arrêté de mépriser ou admirer les gens, j’établis maintenant des rapports d’égal à égal. Mes crises s’espacent, quand j’en fais une je ne m’en veux plus à mort. J’arrive à admirer mon père pour son parcours professionnel, pour ma mère…j’essayerai plus tard. Maintenant j’aspire à la sérénité, à la légèreté.

Et je ne parle pas de mon poids ! La vie, ma vie, est maintenant. Je ris, j’apprécie un bon dîner, je me trouve jolie.

Je commence à ressembler aux femmes que j’enviais. Et je m’aime bien. Je m’aime tout court."

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