Mammographie: ne vous inquiétez pas, les faux positifs sont fréquents !

"Une majorité des femmes qui se soumettent annuellement à une mammographie au cours d’une longue période peut recevoir un diagnostic erroné de cancer du sein (faux positif)", selon une étude américaine publiée dans les Annals of Internal Medicine.

Les auteurs souhaitent que, sachant cela, les femmes vivent moins dans l’anxiété si elles sont rappelées pour des examens supplémentaires. Dans la plupart des cas, cela ne signifie pas qu’elles sont atteintes d’un cancer.

Rebecca Hubbard, du Group Health Research Institute à Seattle, et ses collègues ont analysé des données concernant 170.000 femmes américaines qui ont subi une première mammographie entre 40 à 59 ans, puis annuellement pendant 10 ans, ainsi que près de 4500 femmes atteintes d’un cancer métastasé du sein.

Sur 10 ans, 61% des femmes ont été rappelées au moins une fois pour une autre mammographie car la première lecture n’était pas concluante. Entre 7 et 9% ont été invitées à subir une biopsie qui a conclut à l’absence de cancer.

"Une mammographie tous les 2 ans permettrait de réduire à 42% le rappel pour des examens complémentaires en augmentant très peu le risque de cancer avancé", selon les chercheurs.

Par ailleurs, une étude reliée montre que les mammographies digitales et sur film, qui toutes deux sont produites à partir de rayons X, présentent la même efficacité.

Sources: psychomédia.qc.ca, TF1, Los Angeles Times, WebMD

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Le cancer du sein entraîne une souffrance psychologique des conjoints

Des chercheurs danois ont cherché à savoir si les hommes souffraient de problèmes psychologiques quand leur conjointe était atteinte d’un cancer du sein.

Les résultats montrent que le trouble est proportionnel à la sévérité du diagnostic et de l’évolution.

Les troubles psychologiques des hommes partenaires d’une femme atteinte par le cancer du sein n’avaient jamais été étudiés. Des chercheurs danois viennent de remédier à ce manque en publiant leurs travaux dans la revue "Cancer" de Septembre 2010, éditée par l’American Cancer Society.

Ils révèlent que les hommes peuvent réagir à la maladie de leur compagne par des épisodes de dépression, de troubles bipolaires ou d’autres troubles psychologiques qui les conduisent parfois jusqu’à l’hospitalisation.

En suivant plus d’un million d’hommes en couple pendant 13 ans, qui n’avaient pas d’historique de problèmes psychologiques, les chercheurs ont isolés plus de 20 000 cas où la femme était atteinte d’une tumeur au sein. En les comparant à un groupe témoin qui ne connaissait pas la maladie, les auteurs estiment que le risque d’hospitalisation pour problèmes psychologiques est augmenté de près de 40%.

La sévérité des problèmes est proportionnelle à la gravité du cancer. Si la maladie entraîne un décès, le risque de désordre psychologique est multiplié par 3,6 par rapport aux hommes dont la femme guérit.

Conseil : les hommes ont moins le réflexe de se faire aider en cas de trouble psychologique… c’est un grand classique que je constate chaque jour dans ma patientèle, féminisée à plus de 80%.  Pourtant, un soutien psychologique proposé par un psy-praticien confirmé permet un soulagement rapide à la suite d’un trauma : thérapie cognitivo-comportementale individuelle ou en groupe, en utilisant avec succès la gestalt, la Pnl, l’hypnose éricksonienne.

Sources :

- Naoki Nakaya et al., “Increased risk of severe depression in male partners of women with breast cancer,” Cancer (9, 2010): n/a-n/a.
- guerir.org

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Et voici les symptômes cognitifs :

  • Les troubles de la concentration. La personne peine à fixer son attention. Elle peine à prendre des décisions. Sa créativité est en perte de vitesse.
  • Les troubles de la mémoire*.
  • Le ralentissement du cours de la pensée* ou bradypsychie. Ce symptôme est davantage rapporté par l’entourage du sujet, celui-ci n’ayant pas conscience de son état.
  • Le déni de la maladie* ou anosognosie. En dépit de ses troubles et de sa souffrance morale intense, la personne n’a pas conscience de sa maladie. Elle en occulte la gravité.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Prochain article : "Le diagnostic : comment reconnaître la dépression ?"

Quatre grandes catégories caractérisent les symptômes de la dépression.

Notons que le diagnostic de dépression est établi dans le cas où certains de ces "signes" persistent pendant minimum 15 jours.

1) Les symptômes émotionnels

  • L’humeur dépressive est la principale manifestation de la dépression. Elle se traduit par une tristesse intense et continue. En réelle souffrance, la personne se sent oppressée.
  • Le sentiment de culpabilité exacerbé.
  • L’auto-dévalorisation. La personne a une image négative d’elle.
  • Des idées noires et pensées suicidaires. La personne ‘rumine’ et n’a plus le ‘goût de vivre’. Elle souhaite mettre fin à ses jours. Ou être emportée par une maladie mortelle. Elle va jusqu’à échafauder un plan de suicide et le met parfois à exécution.
  • La diminution de l’intérêt ou du plaisir (anhédonie). Les activités qui lui plaisent habituellement perdent tout leur sens.
  • L’indifférence* au monde qui l’entoure. La personne ne perçoit plus les sentiments.
  • L’anxiété. Ses peurs sont disproportionnées et souvent sans fondement.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Les symptômes physiques au prochain article !

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Si vous êtes dépressive, vous avez peut-être été confronté à des préjugés tenaces :

"La dépression n’est pas une maladie"

"Une petite dépression passagère…"

"Tu es paresseuse…"

Ne croyez pas les préjugés qui entourent la dépression.

«La recherche et les témoignages des personnes atteintes de dépression démontrent clairement que les préjugés constituent un frein important à leur guérison.

Ces préjugés, qui associent la dépression à une faiblesse personnelle plutôt qu’à une maladie, contrecarrent les efforts des personnes touchées pour parler, s’informer, consulter, accepter le diagnostic et suivre les traitements nécessaires, dont la psychothérapie, tout en contribuant aux risques de rechute.

C’est pourquoi notre nouvelle campagne de sensibilisation et d’information sur la santé mentale conduit là où sont ancrés ces préjugés», a déclaré le ministre québécois Philippe Couillard.

A quand une campagne de sensibilisation en France ?


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Le trouble de la personnalité limite (borderline) pourrait être sous-diagnostiqué selon une étude de l’École de médecine du Mont Sinai (New York) présentée au congrès annuel de l’American Psychiatric Association. L’étude portait sur les antécédents de diagnostics et de traitements chez 70 personnes rencontrant les critères de ce trouble.

"Le diagnostic de trouble de la personnalité limite peut être difficile à poser parce que les symptômes de ce trouble chevauchent ceux d’autres troubles", explique David Meyerson de l’Université DePaul (Chicago) qui a dirigé l’étude.

Une autre difficulté est "qu’en théorie, deux personnes rencontrant les critères du diagnostic pourraient ne présenter qu’un seul symptôme en commun", note-t-il.

Le diagnostic est posé si une personne rencontre au moins 5 des critères suivants:

  • efforts pour éviter un abandon réel ou imaginé
  • relations interpersonnelles instables et intenses
  • perturbation de l’identité
  • impulsivité
  • tendance suicidaire
  • instabilité de l’humeur
  • sentiment de vide chronique
  • colère intense inappropriée
  • survenue transitoire, dans des situations de stress aigu, d’idéations paranoïdes ou dissociation

Parmi les participants, 34% avaient déjà reçu un ou plusieurs diagnostics psychiatriques erronés.

Les plus fréquents étaient le trouble bipolaire, aussi appelé psychose maniaco-dépressive ou maniaco-dépression (17%), la dépression (13%), les troubles anxieux (10%) et les troubles alimentaires (1%).

Par ailleurs, 74% de ceux qui rencontraient les critères du trouble n’ont jamais reçu ce diagnostic dans le passé, malgré qu’ils consultaient en psychiatrie depuis 10.4 ans en moyenne. Pour le 26% qui avaient reçu le diagnostic, il s’était écoulé en moyenne 4.68 ans entre le premier contact avec un professionnel de la santé et le diagnostic.

"Le traitement le plus efficace pour ce trouble est la psychothérapie comportementale (ou cognitivo-comportementale), les médicaments ne soulageant que des symptômes spécifiques", note Meyerson.

"Parmi ceux dont le trouble n’avait pas été identifié, 69% avaient déjà été traités avec des médicaments pour d’autres diagnostics. Et, 78% de ceux qui avaient reçu un diagnostic de personnalité limite avaient reçu des médicaments alors qu’il ne s’agit pas du traitement le plus efficace pour ce trouble", dit-il. "Ceux qui avaient reçu un autre diagnostic avaient reçu la médication la plus lourde".

Un diagnostic exact est plus probable quand les psychiatres utilisent au moins un interview clinique semi-structuré, insiste-t-il. Un autre indice pour le diagnostic différentiel est la différence qualitative de l’impulsivité dans le trouble de personnalité limite (difficulté de planifier et de penser aux conséquences) comparativement avec l’impulsivité du trouble bipolaire (les idées qui se bousculent).

"Un facteur de diagnostic inexact est la compensation financière", note-il. Les patients reçoivent souvent un autre diagnostic officiellement, tel que le trouble bipolaire, si leurs compagnies d’assurance ne remboursent pas pour le trouble de personnalité limite.

Source: Medpage Today

Les femmes, qui ont une relation de couple difficile
se rétablissent moins bien du cancer du sein

C’est une étude publiée dans la revue médicale Cancer qui l’affirme (la recherche, menée par Hae-Chung Yang de l’Université d’État de l’Ohio, impliquait 100 femmes vivant en couple, suivies pendant 5 ans à partir du diagnostic).

Comme des recherches précédentes ont également indiqué, la plupart des femmes n’ont pas vu de changement dans leur relation de couple après le diagnostic de cancer.

"Que la relation soit bonne ou mauvaise avant le diagnostic, il peu probable que cela change après", rapporte la chercheure.

coupleLes 28 participantes qui vivaient de la détresse dans leur relation et les 72 qui ne vivaient pas de détresse, avaient, après le diagnostic, des niveaux élevés et similaires de stress relié au cancer.

"Recevoir ce diagnostic est dévastateur pour toutes, peu importe la qualité de la relation de couple", commente Yang. "Mais les femmes qui ont une bonne relation de couple voient leur niveau de stress lié à la maladie diminuer régulièrement alors que celles qui ont des relations difficiles récupèrent beaucoup plus lentement".

Ces dernières avaient plus de symptômes de la maladie, une moins bonne alimentation, un niveau d’activité physique plus faible et un rétablissement plus lent.

L’avantage des femmes ayant une bonne relation était significatif même en tenant compte d’autres facteurs pouvant influencer le rétablissement tels que les niveaux de dépression et le degré d’avancement de la maladie.

"La détresse conjugale est clairement un facteur de risque et il n’est jamais trop tard pour travailler à améliorer sa relation, non seulement pour son bien-être émotionnel mais aussi pour sa santé", conclut l’auteure.

Source: Ohio State University

Une enquête, réalisée par des cardiologues libéraux français, révèle qu’un grand nombre de malades cardiaques sont stressés, anxieux ou dépressifs !

Peut-être en connaissez-vous dans votre entourage ?

Les réponses font réfléchir :

  1. plus de 61 % d’entre eux se sont plaint de stress (dont 21,4 % de manière importante)
  2. 38,5 % étaient anxieux (fortement pour 12 % d’entre eux)
  3. et près de 20 % avaient des signes de dépression (majeure pour 6,6 %).

Le stress psychosocial était particulièrement net aux moments critiques de leur maladie : annonce du diagnostic, geste de revascularisation, ou après une réanimation lourde.

Par ailleurs, 9 malades sur 10 ont estimé – avec raison – que leur état psychique retentissait (ou pouvait retentir) sur leur santé cardiaque et les trois-quarts ont déclaré qu’ils accepteraient d’apprendre des techniques de gestion du stress. Mais alors que plus de 22 % d’entre eux étaient demandeurs d’aide psychologique, moins de 5 % avaient bénéficié d’un tel soutien…

Sources : 3ème Printemps de la cardiologie (Montpellier, 28-31 Mai 2008), Panorama du Médecin du 16 juin 2008

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