“En amour, on n’est jamais trompé que par soi-même.”

De la répétition des conduites d’échec…

Entre "toujours remettre les pieds dans les mêmes sabots" ou "mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel pour mériter ça ?", les expressions ne manquent pas…

Comment expliquer qu’une personne qui a "tout pour être heureuse !" ne le soit pas. Ou que telle autre dotée d’un Q.I. supérieur à la moyenne se retrouve en échec scolaire. Ou que telle autre aille d’échec sentimental en rupture douloureuse ou d’abandon en abandon ?

L’être humain est un être d’amour qui a fondamentalement besoin de se sentir aimé, reconnu et respecté.

La reconnaissance que l’enfant reçoit peut être liée au FAIRE, c’est à dire qu’il s’agit d’une reconnaissance conditionnelle.

Elle peut être positive : "c’est bien ! tu as bien travaillé, tu as fait un beau dessin, tu as bien rangé ta chambre", etc. Elle peut aussi être négative car l’enfant ne fait pas que des actes réussis mais également des erreurs voire des bêtises, et il a besoin de repères et aussi d’interdits.

Il est par conséquent normal qu’il reçoive de la reconnaissance conditionnelle négative, qui peut se traduire par : "ce travail est mal fait, il faut le recommencer, ces calculs sont faux, il faut recompter, cette dictée comporte six erreurs à corriger, le bruit que tu fais est insupportable", etc.

Un enfant calme, peu bruyant, relativement autonome peut s’apercevoir que parfois il peut rester de longues heures sans recevoir d’attention ou de reconnaissance de la part de ses parents ou de ses éducateurs.

Quand l’enfant prend le risque de demander cette reconnaissance : "maman ou papa, tu viens jouer avec moi ?", la réponse peut aussi être : "pas tout de suite, tu vois bien que je suis occupé(e)…"

Il suffit que l’enfant fasse une bêtise, casse un objet, malmène un petit frère ou une sœur pour que immédiatement l’adulte abandonne son activité et donne tout de suite de la reconnaissance conditionnelle négative qui pourra se traduire éventuellement par une fessée.

L’enfant a tôt fait de se rendre compte qu’il est plus rapide et facile d’obtenir de la reconnaissance négative plutôt que de la reconnaissance positive.

Le plus important cependant concerne la reconnaissance inconditionnelle liée à l’être. Elle aussi peut être positive : "je t’aime, tu es adorable… tu es formidable… tu es mignon…", etc.

Malheureusement elle peut aussi être négative : "je ne t’aime plus, tu es vilain(e)…, tu es méchant(e)… tu es insupportable…. ou menteur, ou nul(le)", etc.

Bien souvent nous remarquons qu’il s’agit d’une confusion entre FAIRE et ÊTRE : un mensonge ne fait pas un menteur, une maladresse ne fait pas un maladroit. Ma copie peut être nulle, je ne suis pas nul !

Cette confusion entretient chez celui qui en a été victime un manque de confiance très préjudiciable pour la suite des événements.

Nous voyons là une des conséquences de l’effet Pygmalion.

Pygmalion était un roi légendaire de Chypre, sculpteur. Il avait conçu la statue de la femme idéale à ses yeux et en était tombé amoureux. La déesse de l’Amour, sensible aux vœux de Pygmalion a donné vie à Galathée. Cette dernière est devenue son épouse et la mère de son fils car Pygmalion a cru cette vie possible.

C’est aussi ce que l’on appelle la réalisation automatique des prophéties ou encore le phénomène oedipien. Dans la légende d’Œdipe, la tragédie s’accomplit car à tous les niveaux chaque protagoniste a foi en l’oracle et en voulant éviter le drame, chacun le provoque.

C’est la foi, la croyance, qui provoque le miracle ou le malheur.

C’est ainsi que comme dans (la suite demain !)

Référence: psycho-ressources.com/noele-barbot.html, Mélanie Klein, Donald Woods Winicott

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"Ils ne sont grands que

parce que nous sommes à genoux !" 

La Boétie (1530-1563), dans Discours de la servitude volontaire


 

"Pourquoi je ne tombe jamais sur l’homme/femme qu’il me faut ?"

"Suis-je abonnée à la tyrannie des répétitions amoureuses ?"

 

Ouh là là, pas de panique : voici deux conseils simples pour vous aider à trouver un début de solution.

Si vous habitez New-York et votre partenaire Tahiti, vous vous engagez vers une voie difficile… Ou déménagez à Tahiti !

De ruptures en désillusions, d’échecs sentimentaux en déceptions, certains parcours amoureux sont ponctués de terribles souffrances. Parfois difficiles à oublier et qui vous poursuivent.

Stop ! Vous avez assez donné.

Première étape de ce chemin vers le bonheur sentimental : réfléchir à vos attentes et à vos désirs en amour.

Que voulez-vous ?

Qu’est-ce qui est important pour vous ?

De quoi avez-vous besoin pour être heureuse dans une relation à deux ?

Qu’êtes-vous prête à concéder ? A préserver à tout prix ?

Si cela peut vous aider, décrivez les raisons qui vous ont poussées à rester ensemble.

Si certaines reviennent trop souvent, cela peut être révélateur de vos processus inconscients. Enfant délaissé, surprotégé, favori, dévalorisé, non désiré, enfant de parent alcoolique, soumi, dépressif… autant d’explications. Ce sont des expériences personnelles qui peuvent marquer profondément vos relations de couple.

Mais ne culpabilisez pas !

Pour retrouver enfin une vie à deux heureuse et se libérer des échecs sentimentaux, passez maintenant à la deuxième étape : discutez avec votre conjoint des accords amoureux essentiels sur la place de l’argent, du sexe, la répartition des rôles, les enfants, la vie quotidienne.

Bien entendu, ce n’est pas à négocier le premier soir…

Vous créerez ainsi votre nouveau scénario amoureux. Celui que vous avez décidé de vivre.

Je vous souhaite courage, bonheur et sérénité.

 

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