La Mivilude vue de l’extérieur

Différentes perceptions de la Miviludes

Georges Fenech, président de la Miviludes ou Mission Interministérielle  de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, a reçu le 6 avril 2011,  Mgr Konstantin Bendas, vice-président de l’union russe des chrétiens évangéliques pour lui présenter le "modèle français" de lutte contre les "sectes".

Voici deux perceptions  bien différentes de cette rencontre avec Geoges Fenec, d’une part le point de vue officiel de la Mivilude  diffusé par sa lettre bimestielle de la Miviludes, numéro 10 de septembre 2011, et d’autre part le point de vue de Mgr Konstantin Bendas publié par les Service de presse ROSKHVE 18 Juin 2012 et traduit par le CICNS (Centre d’Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités).
A la lecture de ces deux interprétations si différentes d’un même événement, il est facile de démontrer que chacun possède sa carte du monde.

Secte-PNL-infoLe point de vue de la Miviludes« L’entretien qui s’est déroulé dans des conditions très cordiales a permis de préciser les approches russe et française de la question. Mgr Bendas a exprimé le souhait d’inviter le président de la Miviludes en Russie, notamment pour expliquer à la Douma l’organisation, les missions et le fonctionnement de la Miviludes, ainsi que le dispositif législatif français en la matière. M. Fenech a répondu qu’il accepterait volontiers une invitation à se rendre à Moscou.»

Le point de vue de Mgr Konstantin Bendas (Extraits) : "La rencontre avec le président de la MIVILUDES m’a laissé des sentiments plus qu’ambigüs.

En plus de moi et M. Fenech, son premier adjoint, le représentant du Ministère des Affaires Etrangères, qui avait organisé ma visite, ainsi que la traductrice mise à notre disposition étaient présents à cette réunion.

Je dois préciser que tout mon voyage en France était consacré à un échange d’expériences dans le domaine des relations interconfessionnelles et aux rapports entre l’État et la religion. En France, comme en Russie, différentes forces essaient de plus en plus souvent d’utiliser la religion afin de provoquer des sentiments d’hostilité, de créer une tension dans la société et, dans certains cas, pour justifier des crimes. En divers endroits de notre planète, des guerres et des conflits sont mis en place, provoqués ou justifiés sur la base de la religion."…

"J’ai d’abord été stupéfié par le niveau de paranoïa et de protection du cabinet de M. Fenech.

Le bâtiment de la MIVILUDES n’affichait aucune plaque indicative mais était muni d’un nombre impressionnant de caméras de surveillance.

Nous avons été accueillis par des officiers de la gendarmerie équipés de gilets pare-balles et d’armes automatiques.

Partout, à l’intérieur du bâtiment, des caméras de surveillance étaient installées, y compris dans le petit ascenseur, et un gendarme nous a escortés jusqu’au bureau du président.

Le bureau de M. Fenech est meublé d’une façon très coûteuse, même en comparaison des bureaux des autres hauts fonctionnaires que j’ai rencontrés, par exemple du ministre de l’Éducation Nationale, du responsable d’un des départements du Ministère de la Défense, ou du Ministre de l’Intérieur.

Nulle part, je n’ai vu de meubles et de décorations si coûteux et luxueux.

Aucun des fonctionnaires de l’État de France que j’ai rencontrés ne se permet de porter des costumes et des montres en or aussi chers….." Lire la suite

 

Référence: http://pnl-info.typepad.com/pnlweblog/2012/10/la-mivilude-vue-de-lext%C3%A9rieur.html#

Jalousie, quand tu nous tiens…

Du fait des recompositions familiales, les occasions d’être jaloux sont fréquentes.

Quand il a des enfants d’une première union, le ou la conjoint(e) reste en contact avec son ex. La jalousie peut prendre comme support ce(tte) dernier(e), mais aussi sa progéniture.

Plus fort que soi, le sentiment de jalousie, poussé à l’extrême dans le couple, est incontrôlable. Elle dépasse celui qu’elle étreint.

Preuve d’amour, la jalousie ?

"Plutôt une conséquence naturelle du sentiment amoureux, explique le psychanalyste et thérapeute du couple et de la famille Serge Hefez, auteur de Scènes de ménage (Fayard, 2010). La relation amoureuse est chargée de passion, de peur d’abandon, d’inquiétude et de la toute-puissance de l’autre." Elle prend ses racines dans notre enfance. "La jalousie dans le couple se nourrit de deux sentiments, la peur que l’autre ne prenne l’objet d’amour – c’est la triangulation oedipienne qui se joue à trois – et la jalousie fraternelle proche de l’envie, celle qui se joue entre le rival et le jaloux", souligne le psychiatre. Le ou la rivale(e) est fantasmé(e). Il ou elle est plus beau ou belle que soi, plus intelligent(e).

"Dans tout amour, il y a une part héritée de l’enfance qui veut de façon impérieuse posséder celui que l’on aime pour soi tout seul. Si cette part est tempérée au fur et à mesure que l’on mûrit, que notre identité d’homme ou de femme s’affirme avec bonheur, elle s’exprime en mode mineur. Elle peut être la source de souffrances face à une infidélité, mais c’est une jalousie somme toute normale", argumente Marcianne Blévis, psychanalyste et auteure de La Jalousie : délices et tourments (Seuil, 2006).

"JUSQU’À EN DEVENIR DINGUE"

Un appel à témoignages, lancé sur Lemonde.fr, révèle des situations où l’on peut éprouver ce sentiment. "Je suis jalouse, avoue Audrey. Pas par nature, mais après une trahison." Son compagnon l’a, en effet, trompée. "Une fois que la confiance est perdue, difficile de ne pas être méfiante, raconte-t-elle. Il ment, s’inscrit sur des sites de rencontres. Je suis devenue paranoïaque, et visiblement cela le pousse à persévérer."

Mais, à l’inverse, d’autres manifestations paraissent excessives, sinon pathologiques.

Jean-François, 60 ans, est amoureux mais a mis fin à sa relation. Il raconte : "Nous discutions avec mon ex-amie quand tout à coup l’ambiance s’est gelée. Je lui pose alors des questions pour essayer de savoir de quoi il s’agit, mutisme de son côté. Au bout de quelques minutes, elle me dit : "la photo, là dans ton livre". En fait, c’était un marque-page avec la photo de l’auteur."

Une autre fois, il va voir ses enfants en Espagne, leur mère se trouve être là-bas en même temps que lui. "Cela m’a valu une semaine de froid, elle m’accusait d’avoir provoqué cette rencontre pour avoir une relation avec elle", explique-t-il. Tout peut alimenter les disputes. Théo, 28 ans, est jaloux du passé de ses compagnes : "Savoir que mes copines ont passé des nuits avec des inconnus avant de me connaître suffit à me faire haïr jusqu’à la ville où cela s’est passé. Au point de m’imaginer ces épisodes d’innombrables fois jusqu’à en devenir dingue."

"La jalousie est un désir de fusion, et le jaloux est une personne qui n’a pas été suffisamment rassurée par sa mère et qui n’a pas pu se séparer de son objet d’attachement", postule Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, auteure de Abus de faiblesse et autres manipulations (JC Lattès, 300 p., 18 euros). La jalousie délirante est du registre de la paranoïa. C’est une psychose interprétative."

Le jaloux pathologique est dans le déni. Il interprète la réalité de façon discordante. Pourquoi mets-tu ta belle chemise aujourd’hui ? Pourquoi te maquilles-tu ? "La jalousie consiste à vouloir garder pour soi seul l’objet aimé. S’il m’aime, il ne doit penser qu’à moi, c’est une possessivité absolue", poursuit-elle. On est même jaloux de ses pensées. On coupe l’être aimé de ses copains, de sa famille.

Par ses comportements, la personne jalouse se rend antipathique. "Elle se saborde elle-même, elle fait souffrir et elle souffre", continue Mme Hirigoyen.

"LES JALOUX PATHOLOGIQUES"

Marcianne Blévis raconte qu’elle avait un patient qui chronométrait le temps que son épouse mettait pour aller au travail.

"La jalousie excessive désigne un état plus ou moins intense, mais qui est une angoisse torturante concernant un ou une rival(e) plus ou moins imaginaire, véritable double du jaloux ou de la jalouse mais un double plus ou moins persécutant", ajoute-t-elle. Le rival a des pouvoirs mystérieux et maléfiques. "Ce qui prévaut alors, c’est l’excitation insatiable de ce désir d’emprise. Une véritable drogue, me disait une patiente, poursuit-elle. Ce genre de jalousie que rien n’apaise montre bien qu’il s’agit d’une sorte d’ivresse qui a pour fin de s’épargner la peine d’être soi pour préférer empêcher l’autre de l’être." La liberté de l’autre est source d’angoisse incontrôlable.

"Les jaloux pathologiques ont une estime d’eux-mêmes défaillante", explique Serge Hefez. N’ayant pas confiance en soi, ils n’ont pas confiance en l’autre. "Ils ont du mal à trouver leur juste place en se situant par rapport aux autres", poursuit-il. La vie est faite d’adaptations permanentes, mais le jaloux, parce qu’il ne sait pas se situer par lui-même, adopte une "identité rigidifiée", remarque Marcianne Blévis.

De telle sorte qu’à la retraite ou au chômage, certaines personnes développent face à leur conjoint une jalousie excessive parce que, soudain, ayant perdu leur identité professionnelle, ils ont perdu tout point d’appui.

Peut-on guérir de cette souffrance que constitue une jalousie excessive ?

"Ce sentiment ne se soigne pas, mais on peut apprendre à le contrôler", conclut Marie-France Hirigoyen.

Références: Martine Laronche, lemonde.fr, mon expérience professionnelle

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Voici divers profils psychologiques (hommes et femmes), pour mieux vous connaître, et votre partenaire.

Un comportement, une façon d’être quelque soit la situation à vivre, sera presque toujours identique selon la psychologie de chacun. Mais la "tension" provoquée par un conflit amoureux exacerbe certains comportements.

L’amour,  l’affectif sont les domaines les plus fragiles à gérer.

Ils font resurgir, d’un passé parfois lointain des blessures d’abandon, les désirs enfouis, les peurs les plus profondes jaillissent soudainement provoquant des réactions inattendues.

1) La personnalité à tendance paranoïaque.
Se méfie de tout et tout le monde.

Aura tendance à ne rien croire de ce que vous exprimez. Cette personnalité est soupçonneuse, méfiante, interprète mots et actions comme malveillants. Vous devrez lutter pour la ramener à la raison, faire passer votre message. Il faudra du temps pour que de nouveau, cette personne vous fasse confiance, même si le sujet du conflit est bénin.

Ne cherchez pas à avoir le dernier mot (comme avec le narcissique). Pour des raisons psy différentes, le rapport de force ne sert à rien.

2) La personnalité à tendance narcissique
A besoin d’admiration.

Ayant une haute estime de lui-même, ce personnage qu’il soit de sexe mâle ou féminin, vous narguera de ces élans d’autosuffisance, puisque il ou elle a toujours raison, que le "méchant" c’est vous. Se retira dans sa tour d’ivoire avant de daigner se tourner vers vous, après que vous vous soyez longuement excusé… Sinon, pas de pardon.

Attention le narcissisme revêt diverses formes. Il y a le narcissique très sûr de lui ou d’elle, tel le psychorigide, ne se remet pas en question. Le "narcissisé", celui qui, faute d’amour reçu, a appris à s’aimer. Il est plus fragile qu’il n’y parait.
Autre cause, même effet, l’enfant roi, adulé par la famille ramenant tout à lui, elle, cache parfois un manque de confiance ! Si réellement vous souhaiter faire la paix, caressez le dans le sens du poil ! Question d’égo.

3) La personnalité à tendance border-line.
Ce que cette personnalité craint avant tout :"l’abandon".

Elle fera tout pour calmer le jeu, quitte à se victimiser et à partir dans des débordements émotionnels, soit elle explosera dans le mélo.

Bref, sa réaction sera imprévisible, car cette personnalité peut passer d’un état à l’autre en un rien de temps, l’adulte peut réagir comme un enfant. Restez zen avant tout, ne rentrez pas dans la dramatisation de l’autre, laissez le ou la se calmer.

4) La personnalité à tendance obsessionnelle-compulsive.
Elle a besoin de comprendre, de savoir

Va décortiquer la situation dans ses moindres aspects, analysera vos paroles de A à Z, échafaudera des hypothèses, vous demandera avec insistance et obsession: "pourquoi ?" "comment ?", voudra savoir à tout prix, comprendre etc… Harcèlement garanti, discussion sans fin, il ou elle ne lâchera pas avant d’obtenir, d’entendre ce qu’il ou elle veut.

Comme le borderline, l’obsessionnel cherche à être rassuré. Cette personnalité, ne connaît pas toujours ses propres limites, encore moins celles de l’autre, l’endurance de chacun ayant un seuil, soyez précis et clair dans vos propos et surtout ferme.

5) La personnalité à tendance dépendante
A besoin de l’autre pour comprendre, agir, pas autonome.

Ne peut rester seule, se sent incapable de faire seule, par peur de se tromper, s’accroche à l’autre comme à son "sauveur", tendance à le "vampiriser" ! Très douée pour se victimiser "Mais qu’ai-je fais ?" En général, n’exprime pas son mécontentement réel ou non, garde pour  elle ce qui dérange, par peur de ne plus être aimée.

Elle a plus besoin d’être aimée que d’aimer, ce qui cache parfois un caractère dominant, une fausse soumission, car donnant pour avoir. Dans un conflit, elle se taira, ruminera, suppliera.

En réalité, il y a peu de tension avec ce type de profil, car son mode de communication est l’acquiescement en tout, elle ne vous contredira pas, mais partira un jour pour s’accrocher à un autre "sauveur".

-> Quelques conclusions :

Si vous vous reconnaissez dans l’une des composantes des profils, vous trouverez certainement des pistes pour mieux vous comprendre et agir en fonction.

N’oubliez pas que les personnalités décrites ici, sont des profils "types". Dans la vie, on appartient à plusieurs profils, mais il y a toujours une dominante teintée d’un peu de ceci et de cela ! Se connaitre mieux, s’accepter c’est aussi accepter l’autre et le comprendre.

Les mécanismes de protections différent selon les individus. Il est toujours possible, non pas de changer, mais de modifier certains aspects de notre caractère.

En prenant conscience de réactions de souffrance disproportionnées à une situation, interrogez-vous sur le "Pourquoi ?"

Si vous ressentez un dysfonctionnement intérieur, une pulsion particulière totalement exagérés n’hésitez pas à consulter un thérapeute en psychothérapie.

Observez-vous sans jugement, ne soyez pas un censeur rigide pour vous-même. Faites la même chose avec votre partenaire.

Car n’oubliez pas que les conflits à répétitions tuent l’amour lentement mais sûrement. Le sentiment amoureux s’étiole vite, pensez à entretenir la flamme !

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Mise en garde : si vous faites le contraire, cela ne fonctionnera pas ;-)
cela pourrait même être le guide infaillible pour rester avec votre amoureux(se) !

Vingt-cinq ans de thérapie conjugale me permettent aujourd’hui de vous transmettre une recette infaillible pour divorcer à plus ou moins longue échéance. Le mariage est certes la première cause du divorce, encore faut-il y trouver certains ingrédients.

Le coup de foudre

Trouvez un partenaire diamétralement opposé. La psycho pop le dit : les contraires s’attirent. L’intense passion durera un certain temps puis, la polarité s’inversant, cette intensité se retrouvera dans les conflits suscités par les mêmes différences qui vous ont attiré. Une formule qui ne rate jamais. Denise, une de mes clientes, en était au douzième " homme de sa vie ", une véritable experte en coups de foudre, et elle n’avait que 38 ans la dernière fois que je l’ai reçue.

L’amour-passion est aveugle, mais heureusement le mariage rend la vue. Votre "âme soeur" – celle qui devait régler tous vos problèmes, remplir votre vide intérieur et réaliser tous vos rêves – deviendra rapidement votre principale source de problèmes. Une fois la passion passée, ne perdez surtout pas vos illusions, constatez tout simplement que vous avez tiré le mauvais numéro et repartez à la recherche d’une nouvelle passion foudroyante afin d’oublier le passé.

En attendant de divorcer, forcez votre partenaire à correspondre à l’idéal que vous vous faites du prince ou de la princesse. Prenez l’autre en mains et modelez-le dès le début. Faites-lui comprendre que, vous, vous savez ce qu’il faut faire pour vivre en couple. Culpabilisez toute initiative de sa part, isolez-le de sa famille et de ses amis, soyez possessif et envahissant. Faites-lui savoir qu’il doit être parfait et répondre à toutes vos attentes. Ne lui laissez rien passer. Avec cette stratégie, vous pourriez battre le record de ma cliente. Vous avez dit manipulation ?

Les illusions romanesques

Augmentez vos chances en entretenant vos mythes : croyez que la communication est le meilleur moyen pour se connaître, se comprendre et s’aimer et forcez votre partenaire à communiquer. Revenez à la charge régulièrement. Obligez-le à utiliser l’écoute active et à entendre affectueusement votre point de vue. Exprimez toutes vos émotions et faites-lui de nombreuses suggestions d’améliorations. Si votre partenaire ne comprend rien, résiste ou essaie de se justifier, accusez-le(la) d’être de mauvaise foi.

Utilisez les techniques de résolution de conflits véhiculés par les thérapeutes conjugaux traditionnels. Discutez avec votre partenaire jusqu’à ce que vous parveniez à un compromis, de gré ou de force. Par exemple, entendez-vous pour faire l’amour trois fois par semaine et non pas une, comme vous le souhaiteriez, ou cinq, comme l’exige votre partenaire. Ne croyez pas la nouvelle rengaine des thérapeutes conjugaux modernes qui affirment que 69 % des conflits de couple sont insolubles. Faites-les mentir.

Essayez de tout faire ensemble : ayez les mêmes amis, les mêmes loisirs, les mêmes sorties. À quoi sert le couple si ce n’est pour être ensemble et fusionner ? Utilisez la formule donnant-donnant. Il faut toujours être à égalité dans un couple, c’est pourquoi il faut tenir les comptes. Ne lui donnez pas l’attention qu’elle attend si elle ne valorise pas vos actions. Assurez-vous que le partage des tâches ménagères soit vraiment équitable et que chacun investisse autant que l’autre dans le couple et ce, de la même façon. La formule donnant-donnant est une formule gagnante pour ceux qui veulent divorcer.

N’ayez aucun secret l’un pour l’autre. Dites-vous tout et videz tous les conflits possibles, immédiatement. Racontez-lui toutes vos erreurs passées, cherchez à tout savoir de lui, poursuivez-le dans ses ultimes retranchements. N’entretenez aucun mystère et assurez-le que vous serez toujours là, à la vie, à la mort. Si jamais, vous sentez que votre partenaire s’éloigne ou qu’il est moins affectueux, ayez une aventure extraconjugale : il verra bien ce qu’il risque de perdre et sa passion ne pourra que renaître.

Relisez Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray pour vous convaincre que les différences homme-femme sont vraiment la principale source de conflits et que, quelque part, nous ne sommes pas faits pour vivre ensemble.

Théoriquement, avec toutes ces croyances, vous devriez réussir à créer un tel climat de tension et de paranoïa que votre partenaire, à moins d’être masochiste ou dépendant affectif, ne pourra tolérer cette vie de couple et s’enfuira à toutes jambes. Vous n’êtes pas convaincu ? Faites alors appel aux 4 cavaliers de l’Apocalypse…

La suite demain.

Sources : optionsante.com, Yvon Dallaire

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Edito du Monde, du 04/02/09

Libertés, alerte !

Depuis la Déclaration de 1789, le principe en est posé : liberté et "sûreté" sont deux droits "naturels et imprescriptibles de l’homme".

Pour mieux assurer la sûreté des Français – leur sécurité, dit-on aujourd’hui -, le gouvernement actuel met-il en danger les libertés publiques ? Oui, à l’évidence, dénoncent les défenseurs des droits de l’homme. Evidemment non, répliquent le président de la République et sa majorité, qui mettent ces alarmes sur le compte du procès d’intention, d’un angélisme dépassé ou d’une paranoïa ridicule.

Le dossier que nous publions aujourd’hui permet d’en juger.

Il est inquiétant.

statue-liberte1Tous les lieux d’enfermement se sont, en quelques années, remplis de façon spectaculaire.

On le savait pour les prisons, dont le Parlement français, les instances européennes ou l’ONU ont dénoncé la situation scandaleuse.

On le constate également pour les centres de rétention pour étrangers en situation irrégulière ou pour les hospitalisations sans consentement dans des services psychiatriques.

Mais le chiffre le plus saisissant est celui des gardes à vue dans les commissariats de police. En huit ans, il a explosé : en 2008, un Français sur cent (577 816 personnes, contre 336 718 en 2001) a subi ce régime de contrainte, dans des conditions souvent déplorables.

Personne ne semble à l’abri, tant la procédure se banalise.

A ces constats s’ajoute le durcissement spectaculaire, voire absurde, de l’arsenal législatif. Depuis 2001, dix-sept lois ont, d’une manière ou d’une autre, renforcé les moyens de la police et de la justice pénale. Et quatre nouveaux textes sont en préparation !

Enfin, le fichage – donc le contrôle – informatisé des Français se développe tous azimuts, de façon souvent opaque et discutable. Cette dérive, cette obsession sécuritaire, n’est pas seulement inefficace, puisque les chiffres officiels témoignent que l’insécurité la plus traumatisante (les atteintes aux personnes) a continué à progresser. Elle est également dangereuse. Nicolas Sarkozy s’est félicité de l’élection récente du nouveau président américain.

Que disait Barak Obama dans son discours d’investiture ? Ceci : "Nous refusons de faire le choix erroné entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, confrontés à des dangers inimaginables, ont rédigé une charte afin de garantir l’Etat de droit et les droits de l’homme. Ces idéaux éclairent le monde encore maintenant, et nous n’allons pas y renoncer par commodité." Le président français s’honorerait d’avoir la même ambition.

Article paru dans l’édition du 05.02.09

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