Pour vous, les parents : quels indices devraient vous inciter à être plus à l’écoute, plus vigilant ?

  • – les résultats scolaires en baisse progressive
  • – le changement du réseau d’amis
  • – la perte d’intérêt pour les loisirs et les sports habituels, pour tout ce qui demande des efforts et de l’endurance; des oublis fréquents, de plus en plus de négligence…
  • – la détérioration des relations familiales sans véritable raison
  • – un comportement agressif et rebelle dès la moindre contrariété
  • – une tendance à l’isolement, à une fatigue persistante, à des angoisses avec des moments de « parano »
  • – des changements dans la façon de s’alimenter ou dans les habitudes de sommeil avec des levers difficiles
  • – le besoin nouveau d’une bouteille d’eau pour la nuit; des toux nocturnes
  • – des changements physiques : yeux rouges, pupilles dilatées, rire non justifié surtout dans la première heure, nez qui coule, capacité respiratoire réduite, cernes sous les yeux, maux de gorge fréquents, petite tâche de brûlure sur les vêtements.

Concernant les produits et les matériels liés à la consommation :

  • – morceau de résine marron, tabac en vrac ou filtre avec le papier de cigarette déchiré, jeté à la poubelle sans tabac, gouttes pour les yeux
  • – papier à rouler ou emboutisseuse de cigarette
  • – morceau de carton prélevé sur le paquet de cigarettes pour rouler l’embout du joint
  • – couteau noirci.

Pour les gros consommateurs : « bang, douille » = pipe à eau artisanale ou bricolée, genre : bouteille en plastique percée d’un tube plongé dans un fond, avec embout métallique pour recevoir la résine de cannabis ; la fumée est refroidie au passage dans l’eau, avant aspiration buccale.

Que faire en cas de doute ?

Demandez de l’aide d’abord. Avant tout pour vous-même, pour limiter vos angoisses, pour rester objectif.

Même si vous vous considérez comme la personne la plus mal placée pour pouvoir aider votre enfant du fait de l’affectif qui vous lie, il doit trouver avec vous les limites qu’il n’a pas su se fixer. Il faut se poser des questions : « Que demande t-il au produit et que pouvons-nous mettre à la place ? » et en parler sans culpabiliser ni s’enfermer dans le déni.

Il est important que vous demandiez de l’aide auprès d’un psychothérapeute. Il saura vous guider pour avoir l’attitude appropriée.

Ne jamais vous décourager et rester à l’écoute même si le dialogue est difficile; soyez ferme sur l’inacceptable, comme l’usage et la détention de cannabis à la maison.

N’assumez pas les conséquences de ses actes à sa place et ne cédez pas aux manipulations s’il persiste dans sa consommation.

 

drogue, cannabis, volonté, adolescence, enfants

Cher lecteur, vous ne penserez pas, vous non plus, pouvoir résoudre vos difficultés seul ?

 

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