Le pissenlit (Taraxacum officinale) surnommé « dent de lion » à cause de la forme de ses feuilles, est une plante universelle, présente dans presque toutes les régions du monde.

C’est la racine du pissenlit qui va agir sur le foie tandis que ses feuilles auront un impact sur les reins.

L’utilisation du pissenlit est reconnue en combinaison avec d’autres plantes qui ont les mêmes vertus protectrices pour le foie et la vésicule biliaire, telles que le Chardon-Marie ou le radis noir.

Grand « nettoyeur de l’organisme », le pissenlit est utilisé contre les troubles du foie ou de la vésicule biliaire.

pissenlitIl a de multiples propriétés : cholérétique (= favorise la sécrétion de la bile), cholagogue (= permet à la bile d’être évacuée facilement vers l’intestin), eupeptique (= excitation de la fonction digestive, amélioration de la digestion), diurétique (= favorise la miction et donc l’élimination des toxines), dépuratif (= purifie le sang des mauvaises toxines).

Le pissenlit évacue les toxines de l’organisme par l’activation de la sécrétion biliaire et par la stimulation du foie. Il élimine aussi les calculs qui peuvent se constituer au niveau de la vésicule biliaire et des reins.

Les feuilles du pissenlit sont reconnues par la Commission E1 pour leurs bienfaits sur les fonctions biliaires de l’organisme. Selon l’ESCOP2, la racine du pissenlit stimulerait les fonctions biliaires et hépatiques et traite les troubles digestifs qui ne sont pas majeurs.

Il est conseillé de faire une cure de pissenlit dès l’arrivée d’une nouvelle saison, et en cas de surconsommation alimentaire :

  • En boisson, portez à ébullition 150ml d’eau où vous laisserez macérer la même quantité de feuilles séchées entre 5 et 10 minutes. A prendre jusqu’à 3 fois par jour
  • Il est également possible d’utiliser la racine séchée du pissenlit pour une quantité allant de 3 g à 5 g dans 1 tasse d’eau bouillante que vous laisserez pendant 5 à 10 minutes, à prendre jusqu’à 3 fois par jour.

Important : pour traiter les maladies du foie, il est important d’avoir un suivi médical et de poser un diagnostic sur ses troubles avant d’engager tout traitement thérapeutique classique et/ou naturel.

Sources :
1. Les 24 membres de la Commission E constituaient un panel interdisciplinaire exceptionnel qui comptait des experts reconnus en médecine, en pharmacologie, en toxicologie, en pharmacie et en phytothérapie. De 1978 à 1994, ces spécialistes ont évalué 360 plantes en se basant sur une documentation très fournie comprenant, entre autres, des analyses chimiques, des études expérimentales, pharmacologiques et toxicologiques ainsi que des recherches cliniques et épidémiologiques. Le premier jet d’une monographie était révisé par tous les membres de la Commission E.
2. L’ European Scientific Cooperative on Phytotherapy (ESCOP) a été créée en 1989 et regroupe des associations nationales de phytothérapie. Le comité scientifique de l’ESCOP est composé d’experts issus des pays membres et compte des médecins, des phytothérapeutes, des spécialistes de la pharmacognosie, de la pharmacologie et de la réglementation. Ce panel international fait une revue approfondie de l’ensemble des données scientifiques portant sur l’innocuité, la pharmacologie et l’efficacité des plantes.
3. la phytothérapie de A à Z, la santé par les plantes, p 63.
4. Traité de phytothérapie, docteur Jean-Michel Morel, édition Grancher.

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