Traumatisme crânien : des degrés de gravité variables.

Première cause de handicap sévère chez les moins de 45 ans, les traumatismes crâniens peuvent laisser des séquelles diverses selon la nature du choc et les capacités de récupération de celui qui les a subis.

Première cause de mortalité chez les 15-25 ans et première cause de handicap sévère avant 45 ans, les traumatismes crâniens touchent 120.000 personnes par an en France, dont 10.000 seraient sévèrement atteintes, selon l’UNAFTC (Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et cérébro-lésés).

Les accidents de la voie publique sont les principaux responsables, mais plus de 4000 personnes seraient victimes d’un traumatisme crânien chaque année sur les pistes de ski françaises.

Les déficits ou séquelles qui suivent éventuellement le traumatisme varient énormément selon le type d’atteinte cérébrale.

Le cerveau, qui baigne dans le liquide céphalo-rachidien, peut lors d’un choc bouger à l’intérieur de la boîte crânienne.

Accélération, décélération ou rotation du cerveau entraînent alors l’étirement ou le cisaillement des axones, les «câbles» qui transmettent les signaux électriques d’un neurone à l’autre. Par ailleurs, le choc du cerveau contre les os du crâne peut entraîner des lésions, les contusions cérébrales, souvent accompagnées d’un œdème cérébral, c’est-à-dire l’accumulation de liquide dans les tissus.

Un traumatisme crânien peut avoir lieu même en l’absence de fracture du crâne.

Les déficits ou séquelle pouvant résulter d’un traumatisme crânien sont extrêmement divers selon le type de choc. Un traumatisme crânien est dit «léger» ou «moyen» lorsque la perte de connaissance est brève, avec éventuellement une amnésie des instants qui précèdent et suivent le choc ; céphalées, vertiges ou difficultés émotionnelles peuvent en résulter, mais 90 % des victimes récupèrent dans les 6 mois.

Néanmoins, même un choc qui n’a pas l’air violent peut se compliquer d’un hématome extra ou sous-dural ou d’un œdème, et des commotions cérébrales répétées, par exemple chez ceux qui pratiquent des sports violents (rugby, football américain, boxe…) peuvent favoriser, plusieurs décennies après, des maladies neuro-dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer.

Source: sante.lefigaro.fr

 

.

 

Bénéficiez d’une information (entretien de 30 minutes gratuit et sans engagement) pour un soutien psychologique, une psychothérapie ou du coaching en cliquant ici