«C’est un choix, un mode de vie»

Damien Van Achter, spécialiste des nouveaux médias, assume son hyperconnectivité.

Il a notamment créé le lab Davanac, une newsroom installée dans une camionnette qui sillonne l’Europe pour former étudiants et professionnels aux métiers du storytelling.

«Je travaille sur plusieurs projets en même temps, à court, à moyen ou à long terme, relate-t-il. Je vide ma messagerie en permanence, tous les jours voire plusieurs fois par jour. C’est un choix, un mode de vie. En tant qu’indépendant, on se doit d’être flexible et réactif si on veut que cela avance et que l’argent rentre. Certains diront qu’il s’agit d’une forme d’addiction. Mais pour moi ce n’est pas ‘mal’ d’être connecté. Cette vie implique des contraintes, certes, mais aussi des avantages. Et je me sens bien comme cela. C’est peut-être plus difficile pour l’entourage… J’ai la chance d’avoir une épouse compréhensive !»

Ramon Suarez, fondateur du BetaGroup Coworking à Bruxelles, a lui éprouvé un sentiment d’overdose face à l’afflux constant d’informations professionnelles.

«J’étais hyperconnecté, explique-t-il. A un moment, j’en ai eu marre. Quand tu ne fais que bosser, tu te sens mal, tu finis par détester ton boulot, ta vie. Avant, je travaillais chez moi comme indépendant, mais cela ne me convenait pas. C’est pour cela que j’ai créé le BetaGroup Coworking.» Situé à Etterbeek, ce concept offre aux entrepreneurs utilisant les TIC un espace de travail commun, tout en les connectant à un réseau d’autres indépendants et start-up.

Depuis environ trois ans, Ramon Suarez s’impose une hygiène très stricte face aux outils de communication.

«Le week-end et le soir, je me les interdis. Je lis juste mon flux RSS et des magazines pour me tenir au courant. Mais pas d’e-mails. J’ouvre parfois ma boîte dans le métro. Mais à part ça, seul mon bureau est associé au boulot

 

.

Bénéficiez d’une information (entretien de 30 minutes gratuit et sans engagement) pour un soutien psychologique, une psychothérapie ou du coaching en cliquant ici