Les introvertis l’ont échappé belle.

Moins une, et ils devenaient fous, collectivement, en 1978, quand les psychiatres américains chargés de réformer le DSM, le «Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux», ont pensé que l’introversion avait sa place parmi les troubles de la personnalité.

La commission est alors présidée par Robert Spitzer, psychiatre parmi les plus influents du XXe siècle.

Entouré de quinze praticiens dévoués, il est chargé de réformer le DSM-II paru en 1968, qui lui-même a succédé au DSM-I de 1952.

Cet aréopage va entrer dans l’histoire de la psychiatrie pour avoir privilégié une approche biochimique de la maladie mentale et favorisé l’avènement de la neuropsychiatrie et du psychotrope pour tous.