En Angleterre, une campagne de sensibilisation rappelle que 40% des victimes de violences conjugales sont des hommes.

Et en France ?

Maltraitée par son conjoint en pleine rue, une femme peut sans doute compter sur la solidarité des passants indignés. Mais quand les rôles s’inversent, et que l’homme se retrouve victime, il s’attire au mieux de l’indifférence, au pire, des moqueries. C’est le triste constat d’une expérience menée récemment par l’association anglaise « Mankind Initiative », qui soutient les hommes victimes de violences conjugales.

Dans une vidéo diffusée sur le web cette semaine, et qui compte déjà plus de 6 millions de visionnages, un couple se dispute dans un parc londonien, filmé par trois caméras cachées.

Dans la première partie de la vidéo, l’homme qui commence à brusquer sa compagne est rapidement pris à partie par des témoins de la scène qui s’interposent dans la dispute.

Dans la deuxième partie, la même scène est rejouée, mais cette fois c’est la femme qui va maltraiter son compagnon en public. Malgré la violence de l’altercation, les seules réactions des témoins sont des sourires gênés ou moqueurs. « 40% des victimes de violences conjugales sont des hommes », rappelle alors l’association, en se basant sur des sources de l’Office national de statistiques anglais.

« ManKind Initiative » offre une plateforme de soutien pour briser le tabou autour des victimes masculines de violences conjugales. Ils affirment recevoir plus de 1.500 appels par an, concernant différents types d’abus incluant des violences physiques ou verbales, psychologiques ou sexuelles.

La campagne a beaucoup fait réagir le web et les internautes qui ont massivement  partagé la vidéo sur les réseaux sociaux, autour du hashtag #ViolenceIsViolence. En France, l’association SOS Hommes battus recense 110.000 victimes masculines chaque année.

En 2013, 121 femmes et 25 hommes sont morts sous les coups de leur conjoint.