• Quelle alimentation, quelles boissons ?

Selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), les aliments gras, « difficiles à digérer », perturbent le sommeil. Mieux vaut donc privilégier des produits sains et légers, à savoir des légumes secs, du riz complet, du poisson…

Il est également recommandé de réduire sa consommation d’excitants, comme le café et les cigarettes. Mais attention à « ne pas se sevrer pour autant, ce qui produirait l’effet inverse à celui recherché », explique Mme Royant-Parola. Quant à l’alcool, réputé pour ses vertus « assommantes », il provoque aussi « des éveils au cours de la nuit », souligne l’Institut national du sommeil et de la vigilance.

  • Le sport, bonne ou mauvaise idée ?

S’oxygéner « facilite l’entrée dans le sommeil », affirme Hubert Montagner. Le chronobiologiste recommande une activité sportive « ludique », en « plein air » de préférence. Le but n’est pas « de s’épuiser, mais de se défouler ». Autrement dit, mieux vaut « faire dix fois le tour de son pâté de maisons en marche rapide » qu’une course de vitesse.

Si, selon Mme Royant-Parola, rien n’exclut la pratique d’un sport « exigeant», comme le squash ou le tennis, il est préférable de s’y adonner le matin plutôt que le soir. « A partir d’une certaine heure, le corps doit être au repos», explique-t-elle.

A partir de 20 heures, mieux vaut privilégier la sophrologie ou la méditation, deux techniques qui reposent essentiellement sur des exercices de respiration. Elles permettent d’évacuer le stress, de chasser les idées noires et, par conséquent, de réduire les troubles du sommeil.

Autres conseils utiles :

  • Faire une sieste d’une quinzaine de minutes après le déjeuner. « Cela détend et n’influe pas sur le sommeil de nuit », explique Mme Royant-Parola.
  • Préparer la veille pour le lendemain sa tenue vestimentaire et son sac, y mettre sa carte d’identité, sa convocation, une montre, un stylo, un en-cas…« afin de ne pas ressasser pendant la nuit l’ensemble des choses à ne pas oublier ».
  • Eviter l’isolement, s’entourer de ses parents, voisins ou amis, afin de « créer autour de soi un climat affectif apaisant », conseille M. Montagner.
  • Arrêter de réviser au moins une heure avant d’aller dormir. Se détendre, lire un roman ou regarder un film. Et au moindre signe de fatigue, se mettre au lit.

Si, malgré tous ces conseils, vous n’avez pas fermé l’œil de la nuit, « rien n’est joué pour autant », rassure Mme Royant-Parola. Afin de diminuer la sensation de fatigue, elle recommande « d’aérer son cerveau, en faisant une partie du chemin vers le centre d’examen à pied et en s’exposant à la lumière ».

Selon M. Montagner, il faut surtout éviter les réveils brutaux, laisser à son corps le temps « de refaire surface». Quant à M. Huerre, il rappelle que, « le stress de l’examen aidant, le candidat ne s’endormira de toute façon pas sur sa copie ».

 

Sources : campus.lemonde.fr, INSV, La Prépa sans stress

 

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