Tous les logements devront être équipés d’au moins un détecteur de fumée au plus tard le 8 mars 2015. Tout ce qu’il faut savoir sur le choix et l’installation de l’appareil, les obligations des bailleurs et les conséquences en matière d’assurance.

Un détecteur de fumée est un petit boîtier qui, en cas de début d’incendie, va repérer les premières fumées, et vous alerter en émettant une sonnerie puissante. Il veille sur vous le jour et surtout la nuit.

Plusieurs centaines de morts chaque année

L’an dernier, les incendies domestiques ont fait 280 morts et plus de 1 500 blessés graves en France, selon le bilan 2013 des services d’incendie et de secours. Une partie des blessés décèdent dans le mois qui suit, ce qui alourdit encore le bilan. La majorité des incendies mortels ont lieu la nuit. Ce sont surtout les fumées qui tuent. Lorsque les pompiers arrivent, ils découvrent trop souvent des corps inanimés.

Dans plusieurs pays européens, les détecteurs de fumée ont été rendus obligatoires et ont permis de faire baisser la mortalité. Cela va devenir le cas en France, en vertu d’une loi adoptée en 2010. Elle impose que tous les logements soient équipés d’au moins un détecteur au plus tard le 8 mars 2015. On compte plus de 30 millions de logements dans l’Hexagone et on estime que seulement 10 à 15 % sont déjà équipés.

L’achat incombe aux propriétaires

Au départ, il était prévu que l’obligation d’installer un détecteur incombe à l’occupant du logement, qu’il soit propriétaire ou locataire. Mais une modification est intervenue au printemps 2014 : ce sont désormais les seuls propriétaires qui doivent acheter les détecteurs. Les locataires n’en restent pas moins concernés, car ils doivent veiller au bon fonctionnement de l’appareil.

Mieux vaut ne pas attendre le dernier moment pour choisir son détecteur, l’installer.

Et envisager, avec tous les occupants du logement, la conduite à suivre si, un jour, l’alarme vient à se déclencher en pleine nuit !