Si la minceur est depuis le Moyen-Âge « considéré comme une vertu », comme un gage de bonne santé selon l’historien Georges Vigarello, auteur des « Métamorphoses du gras », la française mince et élancée telle qu’on la connaît aujourd’hui date de la Première Guerre mondiale.

Les femmes se retrouvent seules, leurs maris partis au front, elles se découvrent indépendantes et actives.

L’idéal maternel s’éloigne « démodant les contours mammaires et la largeur des hanches. Les journaux diffusent l’image d’une garçonne sportive aux formes longilignes. Maigrir devient un devoir ou, pis, une obligation » constate l’historien.