«Le prix de la guérison reste élevé», pointe le professeur d’oncologie pédiatrique Michael Link (université de Stanford, Californie).

Un rescapé sur quatre sortira de sa maladie avec une autre pathologie grave ou potentiellement mortelle ; 2 sur 3 souffriront d’une maladie chronique.

Les efforts sont donc à poursuivre.

Leverage-Your-EffortsPour le Pr Link, l’amélioration de la qualité de vie des malades après leur cancer reposera notamment sur une meilleure identification par des moyens génétiques ou biologiques des enfants vulnérables aux effets toxiques des traitements (car ils ne sont pas tous égaux à ce niveau), et/ou de ceux qui répondent plus ou moins bien aux traitements de façon à pouvoir adapter les doses.

«Nous devons faire avancer les recherches pour comprendre qui sont les enfants les plus vulnérables à la toxicité et élaborer des traitements moins toxiques», confirme le Dr Birgit Geoerger.

Médecin référent en recherche clinique pédiatrique à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, elle déplore que la recherche sur les traitements du cancer de l’enfant soit à la traîne par rapport aux adultes, «même si cela s’améliore».

«On commence à sentir l’effet positif de la réglementation européenne de 2007 (qui oblige les laboratoires pharmaceutiques à développer une forme pédiatrique pour tous les nouveaux médicaments)», ajoute-t-elle.

 

Sources : figaro.fr, société américaine d’oncologie clinique à Chicago (Asco)