conseils


Syndrome complexe et aux manifestations diverses, le burn-out reste difficile à repérer.

Il peut être diagnostiqué à tort ou confondu avec d’autres troubles psychiques.

C’est pourquoi la HAS a publié des recommandations pour aider les médecins à diagnostiquer et prendre en charge de façon adaptée ce surmenage professionnel poussé à l’extrême.

Identifier le burn-out est complexe.

L’objectif du travail de la Haute Autorité de Santé (HAS) vise à permettre aux professionnels de santé de repérer les symptômes et de dresser le bon diagnostic.

Problème, les manifestations de ce trouble diffèrent d’un individu à l’autre, s’installent de manière progressive voire insidieuse, et sont parfois les mêmes que pour d’autres affections psychiques ou maladies.

Les principaux symptômes sont aussi bien d’ordre émotionnel (anxiété, tristesse, hypersensibilité, absence d’émotion), comportemental qu’interpersonnel (isolement social, comportement agressif ou violent, addictif diminution de l’empathie).

Le burn-out retentit également sur le cognitif avec l’apparition de troubles de la mémoire, de l’attention et de la concentration.

Ce n’est pas tout, le patient risque également de souffrir d’insomnies, de troubles musculo-squelettiques.

Au niveau professionnel, il sera démotivé et se sentira dévalorisé.

Ces symptômes n’étant pas spécifiques, le médecin traitant et le praticien du travail devront s’intéresser :

– aux conditions de travail (intensité, organisation, exigences émotionnelles, autonomie et marge de manœuvre, relations dans le travail, conflits de valeurs, insécurité de l’emploi) ;

– à la personne et à son vécu (antécédents personnels et familiaux, événements survenus dans la vie privée, soutien de l’entourage, rapport au travail.

« La confrontation de ces différentes analyses permettra d’établir ou non le diagnostic de burn-out », précise la HAS. Cette dernière insiste sur l’importance de personnaliser la prise en charge.

Enfin le médecin du travail devra veiller à anticiper et à préparer le retour au travail.

Source: HAS, 22 mai 2017, mon expérience professionnelle

 

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En ce début du mois d’août, beaucoup de salariés s’apprêtent à prendre le chemin des vacances.

Pour en profiter au mieux, encore faut-il les commencer avec la tête libérée des préoccupations du travail. Etes-vous d’accord pour faire le point sur les conditions d’une déconnexion réussie ?

Les dossiers s’empilent sur votre bureau et l’horloge s’emballe.

Plus que quelques jours avant que vous ne partiez en vacances, et les tâches qui vous incombent ne vous ont jamais paru aussi lourdes. Vous connaissez le conseil réccurrent de la nécessaire «déconnexion» pendant les vacances, vous y mettez du vôtre, mais comment faire pour y parvenir ?

Voici 3 conseils utiles. Testez-les !

● Vous n’avez pas tout terminé avant de partir ? Rien de plus normal

Les vacances ne sont pas une petite mort, plutôt une parenthèse. Rien de plus normal donc si des tâches restent inachevées au moment de votre départ. Délesté du stress et de la pression de fin d’année, vous pourrez les traiter beaucoup plus efficacement à votre retour.

Contrairement à ce qui est parfois conseillé, les «to do list», souvent trop ambitieuses, sont à utiliser avec précaution dans la dernière ligne droite avant les congés.

Pourquoi ? Planifier, c’est bien, mais le remède peut s’avérer pire que le mal quand, à l’angoisse de ce que l’on a encore à faire, s’ajoute celle de ce que l’on n’a pas fait, que l’on emporte avec soi dans ses bagages de vacancier.

Il faut en particulier se méfier des emails en série qu’on adresse la veille de son départ pour partir l’esprit tranquille. Les destinataires de ces ultimes emails ne partent pas forcément en congés et ne manqueront pas d’y répondre consciencieusement. Ils sont alors susceptibles de nous revenir en boomerang et de transformer les premiers jours de vacances en enfer.

● Et si les outils numériques prenaient aussi des vacances ?

Avec l’accroissement des usages numériques, apprendre à se déconnecter est particulièrement nécessaire pendant les vacances. La dernière étude d’Eléas, «Pratiques numérique des salariés en 2016», est d’ailleurs éloquente.

Plus d’un tiers des actifs (37%) utilise chaque jour les outils numériques professionnels hors du temps de travail, notamment pendant les vacances, tandis que presque deux tiers (62%) considèrent que des règles devraient être mises en place, notamment au sein des entreprises.

Mais il ne suffit pas seulement de ne plus regarder ses emails du bureau. Notre vie privée est elle aussi soumise à l’hyperconnectivité numérique, avec l’usage intensif des réseaux sociaux.

L’imposition de règles strictes se révèle donc être une solution radicale mais efficace. Sur nos smartphones, il est possible de supprimer nos applications dédiées aux réseaux sociaux et à l’actualité, un simple téléchargement à votre retour de vacances vous permet de restaurer l’ensemble de vos données.

Les plus accrocs aux réseaux sociaux pourront toutefois se montrer plus flexibles. Si on ne peut pas complètement se déconnecter, on peut néanmoins se limiter au maximum en s’accordant chaque jour ou tous les deux jours un court moment de reconnexion, à condition de le faire de concert avec les proches qui nous entourent. Une corbeille dans l’entrée peut par exemple servir de réceptacle à tous les smartphones…

La déconnexion pendant les vacances est une nécessité pour le travailleur, qui sera d’autant plus efficace quand il rentrera. Quand on est reposé, on voit surgir les solutions de manière immédiate.

● En vacances, ne ruminez pas !

Si on sort épuisé du travail, les vacances risquent de mal commencer. Le grand danger est la rumination mentale. Votre corps peut être à la plage, mais votre tête est toujours au bureau. Vos préoccupations vous empêchent alors de vous déconnecter et de vivre vos vacances ici et maintenant, au présent.

Pour vaincre cette «rumination mentale», je conseille un retour au crayon et à la feuille de papier.

Pendant les quelques jours de transition où vous passez de la suractivité à la sous-activité, coucher sur le papier ses préoccupations vous permet d’alléger cette charge mentale, comme un «moment de catharsis». Cette «prise de recul» permet de balayer toute la pollution autour de soi, et de se consacrer véritablement à ses vacances.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter

« Bonnes Vacances ! »

«L’aluminium n’est jamais neutre.

Il est toujours toxique, en fonction des quantités et des individus, et très problématique quand il est au coeur du vivant» explique le professeur Gherardi.

Un avis partagé par le Dr William Jacot.

«L’aluminium dans le corps n’est pas un métal neutre: c’est un métal lourd», abonde-t-il.

 

Pour aller plus loin:

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=aluminium-dangereux-pour-la-sante-comment-eviter-le-contact-avec-l-aluminium-

http://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/divers-dangers-aluminium-831/

Une enquête édifiante sur la manière dont l’industrie du sucre s’ingénie à en augmenter la consommation, faisant fi des risques sanitaires (sur Arte à 20 h 50).

Sur des images d’archives familiales, une fête d’anniversaire bat son plein.

On y voit des gamins se goinfrer de bonbons colorés, de gâteaux moelleux. Quoi de plus normal, le sucre n’est-il pas une ­façon partagée à travers le monde d’exprimer notre amour ?

Après avoir visionné ce documentaire aussi instructif qu’inquiétant consacré aux méfaits du sucre pour notre santé, on regardera peut-être d’un autre œil ces sucreries avalées avec tant de plaisir.

Du Canada au Japon en passant par l’Europe et les Etats-Unis, ­Michèle Hozer interroge des spécialistes, retrace l’histoire du lobby du sucre américain, et en arrive à ce constat : l’industrie sucrière estimant ne pas disposer de preuves irréfutables des effets mortels du sucre, continue de proposer aliments et boissons qui provoquent obésité, hypertension, diabète et maladies cardiaques.

« Le débat sur le sucre en est au stade du débat sur le tabac dans les années 1960 ! On retrouve chez les responsables de l’industrie sucrière les mêmes stratégies que chez les ­cigarettiers d’autrefois », estime Stan Glantz, directeur du Centre pour le contrôle du tabac.

Pour ne pas effrayer le client, l’industrie agroalimentaire sait parfaitement cacher la quantité de sucre sous diverses appellations : lactose, sirop de glucose ou de maïs, saccharose. Le sucre est composé de deux molécules : le glucose, source d’énergie, et le fructose, métabolisé ­presque uniquement par le foie.

Toxique, le sucre ? A haute dose évidemment, mais pas seulement, et c’est cela qui est inquiétant.

Aujourd’hui, un tiers des Américains souffrent de stéatose hépatique, une maladie qui, avant 1980, n’était même pas répertoriée !

Depuis trente ans, la consommation de sucre a augmenté de 46 % dans le monde.

Depuis le début des années 1980, la consommation d’aliments transformés et sucrés est passée de 11,6 % à 22,7 %. D’autres statistiques ? 74 % des plats cuisinés vendus en supermarché contiennent des sucres ajoutés. Et ce n’est pas un problème spécifiquement américain puisque, au niveau mondial, une personne sur douze en souffre.

Revenant en arrière, le documentaire rappelle les stratégies mises au point dans les années 1960 et 1970 aux Etats-Unis par la puissante Sugar Association.

En août 1974, des consommateurs appuyés par des professionnels de santé demandent à la Food and Drug Administration (FDA) de limiter la quantité de sucre autorisée dans les céréales que les gamins dévorent au petit déjeuner. Les pressions sur la FDA seront finalement payantes. Au début des années 1970, les débats sur les effets nocifs du sucre furent nombreux.

Quarante ans plus tard, on retrouve les mêmes débats, les mêmes questions, les mêmes esquives de la part des industriels concernés. Qui, par ailleurs, subventionnent généreusement des conférences sur l’obésité…

Pédiatre et endocrinologue américain, Robert Lustig combat depuis longtemps l’industrie du sucre et ses interventions recueillies dans ce documentaire sont édifiantes.

« Je ne suis pas contre les gens qui gagnent de l’argent. Je suis contre ceux qui en gagnent en empoisonnant les autres. C’est ce qu’a fait l’industrie du tabac, et c’est ce que l’industrie agroalimentaire fait aujourd’hui. »

Vous reprendrez bien une part de gâteau ?

« Sucre, le doux mensonge », de Michèle Hozer (2015, 90 min), sur Arte à 20 h 50.

 

On apprend que cinq ans après la fin de leurs études, entre 20 et 30% des nouveaux maîtres d’école ont déjà quitté le métier.

Ils ne le supportent plus, et le rêve initial s’est transformé en cauchemar.

Pour les soutenir, leur association propose de mettre en place un système de mentorat, avec des tuteurs formés et rémunérés. Il s’agirait au fond de soutenir les jeunes collègues pour leur permettre de passer ce mauvais tournant. Mais la mesure n’est pas très intelligente car le mal vient de plus loin.

Il n’est pas seulement dû à une faiblesse momentanée.

C’est que le métier de professeur a changé du tout au tout en vingt-cinq ans.

D’abord, il ne s’agit plus de transmettre un savoir ni de se faire le passeur de l’héritage culturel, mais d’animer les classes.

Aux exercices répétitifs, on a préféré les activités; au travail, le jeu; à la règle, l’option. Le mode «cool» est branché en permanence sur l’école, qui est devenue une sorte de gardiennage dans lequel le prof est réduit à tenter de maintenir un ordre sans cesse vacillant.

Peu soutenue par sa hiérarchie, son autorité est partout contestée: par ses élèves (ce qui est de bonne guerre), mais également par les parents, qui entendent participer à la cogestion des cours, reformuler les barèmes, s’exprimer sur le contenu et la méthode; par les directions enfin, qui ne défendent plus leurs maîtres et les laissent seuls exposés à la critique externe. Les directions ne font plus leur travail de soutien.

Ensuite, l’enseignement est un art, et ceux qui sont incapables de l’exercer en ont fait une science.

Un des facteurs centraux de la péjoration du métier provient directement des instituts de formation, carcans idéologiques et passablement indigents, qui se prétendent les garants des «sciences de l’éducation». Moins longtemps les futurs enseignants seront exposés à cette idéologie désastreuse de «l’élève au centre», mieux ils se porteront.

De plus, la difficulté éducative que rencontrent bien des parents, le laxisme ambiant, le désarroi, l’interrogation permanente sur les valeurs à promouvoir les ont poussés à demander à l’école de faire ce qu’elle n’a pas vocation de faire au premier chef : éduquer.

L’école doit instruire, l’éducation est d’abord l’affaire des familles. Ce glissement progressif de l’instruction vers l’éducation a transformé le professeur en éducateur, ce qu’il n’est pas, et ce qu’il ne veut pas être. Et le stress est démultiplié.

En outre, la dévalorisation sociale des professeurs (des fonctionnaires planqués qui ont trop de vacances) a fait de ce métier un métier trop exposé à toutes les critiques. Le professeur, ordinaire serviteur de l’Etat républicain, est devenu celui qui doit mettre de bonnes notes parce que le droit aux études est devenu un droit aux résultats. Et la pression sur lui est énorme, pression parentale mais aussi pression hiérarchique.

A cela s’ajoute l’inflation bureaucratique qui a transformé le métier.

L’Etat a tellement peur des recours, des plaintes et des réactions diverses qu’il se blinde; et les profs doivent sans cesse remplir des formulaires, justifier par écrit leurs moindres démarches, écrire des lettres, faire des statistiques, qui s’ajoutent à la réunionnite, aux animations diverses, aux sorties infinies, aux préparations festives, pour rendre l’école ludique.

Enfin, l’école est l’objet de toutes les réformes, en rafales.

Les nouveautés à peine intégrées sont rendues obsolètes par de nouvelles réformes absurdes, et cette danse incessante contribue à l’instabilité du métier.

Dans ce contexte, le métier a changé de nature, et l’appui d’un collègue chevronné ne suffit pas à refonder une stabilité scolaire.

Avec l’autorité à l’école en déliquescence, c’est l’autorité de l’école qui s’efface.

Il ne s’agit pas de revenir à l’école traditionnelle ni de remettre au goût du jour des recettes de grand-papa; il s’agit de prendre un nouveau départ mais sur de tout autres bases que celles en vigueur aujourd’hui. Il s’agit de refaire l’école.

 

Sources: tdg.ch/reflexions, mon expérience de thérapeute

 

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« Ils ont essayé de nous enterrer.
Ils ne savaient pas que

nous étions des graines ! »

Proverbe mexicain

Attention au burn out, ne surinvestissez pas votre travail !

L’auteur de « Les Ames blessées » (Odile Jacob) vous explique pourquoi.

Plus de 3 millions de personnes en activité seraient menacées de burn out.

Ce véritable fléau des temps modernes est désormais pris très au sérieux par les entreprises qui doivent prévenir les risques psychosociaux.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Ce que l’on appelle le burn out est un syndrome d’épuisement professionnel.

Fatigue chronique, démotivation, sentiment d’échec et d’incompétence en sont les symptômes.

C’est le résultat d’un immense stress dû à une surcharge de travail ou à un manque de reconnaissance.

Incapable de faire face aux échéances et aux objectifs démesurés qu’on lui impose, le salarié se consume littéralement de l’intérieur.

Il perd toute son énergie et son estime de soi.

Et il s’écroule.

Cette véritable pathologie de civilisation peut être considérée comme une réaction au culte de la performance et de l’urgence.

Cela peut arriver à tout le monde.

Pour le prévenir, ne vous laissez surtout pas engloutir par le stress, et soyez attentif aux signes que vous envoie votre corps.

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