malaise


Les violences sexuelles, très nombreuses en France, restent peu prises en considération par les acteurs médico-sociaux et politiques.

Or, les conséquences psychotraumatiques de ces violences sont énormes en termes de santé publique.

Cet ouvrage du Dr Salmona entend dénoncer une véritable loi du silence, qui empêche les victimes d’être réellement secourues et efficacement traitées. Un livre document qui éclaire, explique et interpelle !

livtrenoir« Dès mes premiers contacts avec l’univers hospitalier, je fus révoltée par l’indifférence et l’insensibilité avec lesquelles beaucoup de médecins traitaient les patients victimes de violences …

Avec cet ouvrage, à la demande et au nom de tous mes patients qui ont participé activement à son élaboration, je vous propose de partager le fruit de toutes ces expériences et de cette recherche, en espérant contribuer à améliorer la prise en charge des victimes de violences, à mieux comprendre les mécanismes psychotraumatiques et leurs conséquences catastrophiques sur la santé et la qualité de vie des victimes, et à prévenir de nouvelles violences ».

« Pour lutter contre les violences et leur reproduction de proche en proche, de génération en génération, il est temps de garantir l’égalité des droits de tous les citoyens, mais il est temps aussi que les « blessures psychiques » des victimes de violences et leur réalité neuro-biologiques soient enfin reconnues, comprises et réellement traitées.

Il est temps de considérer enfin que ces  « blessures psychiques » sont des conséquences logiques d’actes intentionnels malveillants perpétrés dans le but de générer le maximum de souffrances chez les victimes, et d’organiser délibérément chez elles un traumatisme qui sera utile à l’agresseur pour s’anesthésier et mettre en place sa domination.

Il est temps que les victimes soient enfin réellement secourues, protégées et soutenues.

Il est temps d’être solidaires des victimes, de s’indigner de ce qu’elles ont subi et de dénoncer les coupables.  »

À feuilleter les premières pages du livre noir des violences sexuelles en cliquant ICI

Auteure : Dr Muriel Salmona, psychiatre spécialisée dans la prise en charge des victimes, formatrice et chercheuse en psychotraumatologie, présidente de l’association de formation et de recherche Mémoire Traumatique et Victimologie. Elle est également l’auteure de nombreux articles sur les violences conjugales et sexuelles. En 2008 elle a dirigé une étude sur les conséquences psychotraumatiques des violences.

Son site  : memoiretraumatique.org 

Son blog : stopauxviolences.blogspot.fr

Le liraglutide, déjà commercialisé pour le traitement du diabète de type 2 sous le nom Victoza (1), a récemment obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne, sous le nom Saxenda, en cas d’obésité ou de surpoids avec au moins un autre facteur de risque cardiovasculaire.

VictozaLe Saxenda est utilisé à la dose de 3 mg par jour et le Victoza à une dose de 0,6 à 1,8 mg.

« Une perte de poids modérée, avec reprise progressive à l’arrêt, ne justifie pas d’exposer les patients aux effets indésirables parfois graves du liraglutide », estime la revue Prescrire dans son numéro de juillet.

« Au bout d’un an de traitement dans les essais cliniques, la perte de poids due au liraglutide au-delà de l’effet placebo a été en moyenne d’environ 5 % chez des patients pesant au début des essais entre 100 kg et 118 kg. Ces essais n’ont pas été conçus pour démontrer un effet du liraglutide sur les complications cliniques d’un excès de poids. Une reprise partielle du poids a été constatée dans les 3 mois suivants l’arrêt du liraglutide. »

Le médicament expose aux effets secondaires indésirables suivants : « nausées et vomissements, pancréatites graves, lithiases biliaires, hypoglycémies, etc. Le liraglutide s’utilise en injection sous-cutanée quotidienne, ce qui est contraignant et expose à des réactions au site d’injection ».« En 2015, en l’absence d’efficacité démontrée sur les complications cliniques liées à l’obésité, aucun médicament n’a une balance bénéfices-risques favorable pour aider à perdre du poids », estime la revue.

La revue a également, à quelques reprises, mis en garde contre le Mysimba (Contrave) pour maigrir.

(1) Il fait partie de la classe des analogue du GLP-1.

Sources : psychomedia.qc.ca, Prescrire

 

 

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Divers médecins et psychopraticiens ont décrits à leur façon les phases du burn-out.

Il en ressort trois phases principales:

Phase 1 du burn-out

Dans la première phase, nous éprouvons un enthousiasme débordant et avons des buts élevés, idéalistes. Nous tendons simultanément à une légère surévaluation et sommes prêts à travailler infatigablement.

Phase 2 du burn-out

Les premiers problèmes et résistances nous freinent. Nous travaillons encore plus pour compenser jusqu’à ce que les obstacles semblent infranchissables. De premières peurs surgissent, que nous n’avions pas remarquées, mais refoulées dans la première phase.

Nous accusons les autres, critiquons le système, perdons la joie de travailler et mettons en question notre propre compétence, le tout en réfléchissant à tout laisser tomber. Des premiers symptômes physiques se manifestent. Notre irritabilité augmente également.

Phase 3 du burn-out

Nous sommes complètement déçus et démotivés. Les dépressions deviennent quotidiennes et la vie semble futile. Maintenant rien ne va plus.

Le psychologue allemand Matthias Burisch a donné une autre description dans son livre paru en 2010 “Das Burnout-Syndrom (Le syndrome de burn-out)”:

1. Symptômes d’alerte dans la phase initiale de burn-out

  • Engagement excessif d’énergie (par exemple hyperactivité, travail volontaire supplémentaire impayé, et déni de ses propres besoins)
  • Epuisement (par exemple manque d’énergie, manque de sommeil)

2. Baisse de l’engagement

  • Envers les clients et patients (par exemple perte de sentiments positifs, plus grande distance envers les clients)
  • Envers les autres en général (par exemple perte de l’empathie, apparition de cynisme)
  • Envers le travail (par exemple désillusion, aversion et lassitude, absences)
  • Exigences accrues (par exemple ressentir un manque de reconnaissance et/ou le sentiment d’être exploité)

3. Réactions émotionnelles

  • Sous forme de dépression (par exemple sentiments de culpabilité, d’échec, autocommisération)
  • Sous forme d’agression (par exemple reproches à autrui, irritabilité, blâmes à autrui, humeur changeante)

4. Dégradation de la performance cognitive (par ex. désorganisation, incapacité à prendre des décisions, manque de concentration)

  • Baisse de motivation (par ex. service minimal, manque d’initiative)
  • Diminution de la créativité (par ex. imagination et flexibilité moindres)
  • Perte de l’acuité de jugement (par ex. pensée rigide (en noir et blanc), résistance à tout changement quelconque)

5. Nivellement par le bas

  • De la vie émotionnelle (par ex. indifférence)
  • De la vie sociale (par ex. éviter tout contact informel, solitude)
  • De la vie spirituelle (par ex. renoncement aux hobbys, désintérêt général)

6. Réactions psychosomatiques (par ex. sous forme de troubles du sommeil, maux de tête, douleurs respiratoires, etc.)

7. Désespoir: sentiment d’impuissance, désespoir allant jusqu’au suicide

Source : swissharmony.ch

Le burn-out ne sera pas reconnu automatiquement comme maladie professionnelle !

La loi sur le dialogue social comprendra simplement « un début de reconnaissance » de l’épuisement professionnel. Le ministre du Travail François Rebsamen estime que cette maladie n’est pas « uniquement liée au travail ».

Le projet de reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle est à moitié-enterré !

Stressed Man Worries About Economy, Paying Bills, RetirementPour rappel, cette reconnaissance de ce syndrome d’épuisement professionnel ne figurait plus lundi 20 juillet dans le texte adopté par le Sénat, mais le gouvernement devrait la réintroduire en partie d’ici à jeudi 23 juillet à l’Assemblée nationale en vue de l’adoption définitive du projet de loi.

Mercredi 22 juillet, le ministre du Travail François Rebsamen a expliqué sur Europe 1 que la loi sur le dialogue social comprendra « un début de reconnaissance » du « burn-out », mais ce syndrome d’épuisement professionnel ne figurera pas « au tableau des maladies professionnelles ».

« Pas uniquement liée au poste de travail »

« Le burn-out, c’est un début de reconnaissance. C’est normal, cela peut exister. Mais ce n’est pas une maladie qui peut figurer au tableau des maladies professionnelles, parce qu’elle n’est pas uniquement liée au poste de travail. […] J’ai renvoyé à des commissions régionales qui pourront, quand il y a des cas très précis, y répondre », a expliqué le ministre du Travail.

Concrètement, la reconnaissance du burn-out en tant que maladie professionnelle sera décidée au cas par cas, elle ne sera pas automatique.

Près de deux salariés sur dix souffriraient de burn-out

Le phénomène d’épuisement professionnel est très présent dans le monde du travail, si l’on en croit les dernières études publiées.

Près de deux salariés sur dix (17%) avouent être concernés personnellement par le burn-out, selon une enquête de l’Institut Think pour le cabinet de conseil Great Place To Work, rendue publique mercredi 7 janvier.

Les premiers touchés ? Les professions intermédiaires, les cadres ou les managers (56%) ainsi que les femmes (53%) et les salariés âgés entre 45 et 54 ans (53%).

 

Sources : latribune.fr, lemonde.fr, challenges.fr

 

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Victime, à 21 ans, d’un terrible accident de voiture, Françoise Sagan raconte dans “Toxique” sa dépendance au Palfium.

Après, ce furent d’autres addictions.

La vitesse est une drogue douce qu’un accident peut transformer en drogue dure.

brodsky_michel-françoise_sagan_années_1950En 1957, Françoise Sagan a 21 ans, une jolie fortune (500 millions d’anciens francs), qu’elle dilapide dans les casinos, et déjà une légende, qu’elle malmène sur les routes. Trois ans plus tôt, dans «le Figaro», François Mauriac avait reconnu l’indiscutable «mérite littéraire» de «Bonjour tristesse», mais aussi interrogé le ciel des chrétiens : «Le diable n’est-il pas envoyé sur terre en voiture de sport?»

Le 13 avril, sur la nationale 448, près de Milly-la-Forêt (Essonne), le charmant petit monstre fonce au volant d’un cabriolet Aston Martin tout neuf, en perd soudain le contrôle à 180 km/heure et, après deux tonneaux, échoue dans un champ, où le bolide se retourne et se brise. Ejectés, ses trois passagers, dont Bernard Frank, ne sont que légèrement blessés. Mais il faut une demi-heure aux pompiers pour désincarcérer la romancière d’«Un certain sourire», qui gît dans les draps de tôle froissée.

Elle est transportée, inanimée, à l’hôpital de Corbeil, où un prêtre lui donne l’extrême-onction. Les médecins ne sont guère plus optimistes: avec un traumatisme crânien, une fracture du bassin et la cage thoracique enfoncée, la frêle Françoise s’apprête à rejoindre l’Olympe des coureurs automobiles où, deux ans plus tôt, dans sa Porsche 550 et la fureur de vivre, James Dean est entré, à 24 ans.

Et pourtant, elle s’en sort. C’est une miraculée aux cheveux courts et aux nerfs d’acier. Mais une miraculée qui souffre le martyre. En guise d’antidouleur, on lui prescrit du Palfium 875, qui est un succédané de morphine. Elle y prend goût. Elle ne peut plus s’en passer. Elle y devient accro. Au point qu’il lui faut retourner en clinique, cette fois pour une cure de désintoxication.

« Le paradis artificiel de la non-souffrance »

Pendant ce séjour médical de l’automne 1957, à Garches, Françoise Sagan écrit «Toxique», un mince cahier de notes qui paraîtra, sept ans plus tard, avec des illustrations de son ami et visiteur du moment, Bernard Buffet (il a été réédité chez Stock, en 2009). De même que Jean Cocteau, dans «Opium», avait voulu «laisser une trace de ce voyage que la mémoire oublie», Sagan décrit au jour le jour sa détresse, sa solitude, sa nostalgie de la fête, son combat contre l’ennui et les idées noires –elle est même effleurée par l’hypothèse du suicide. Elle écrit : «Je suis une bête qui épie une autre bête, en moi.» Elle ne s’aimait pas, elle se déteste.

Et quand elle ne s’ausculte pas, elle regarde, avec des yeux de lapin myxomatosé, l’ampoule de Palfium 875 déposée sur sa table de nuit, au milieu des livres thérapeutiques de Rimbaud, d’Apollinaire et de Proust. Le docteur Morrel, dont c’est la méthode, préconise en effet de présenter au malade la drogue qui le ronge afin de lui apprendre à y résister, seul.

Mais Françoise Sagan finit chaque fois par y succomber, par rejoindre «le paradis artificiel de la non-souffrance». Elle s’exerce seulement à retarder le moment où elle se saisira du poison. À la fin de «Toxique» et avant de recouvrer la liberté, elle reconnaît au moins une vertu à la cure, qui a échoué: «Je me suis habituée peu à peu à l’idée de la mort.» Elle dira plus tard que c’est là, aussi, qu’elle s’est habituée à l’idée des psychotropes, qu’elle a commencé à vouloir «mettre un petit coton entre la vie et soi».

Fraude fiscale et overdoses à répétition

Ce carnet rédigé dans la fleur de l’âge et un état second marque en effet une date fatidique: elle est désormais devenue dépendante à tout ce qui, en même temps, la rend plus forte et la détruit. Elle le sera jusqu’à sa mort, en 2004. Car de la morphine, qui assommait la douleur, elle est vite passée à la coke, qui promettait le bonheur. Sans pour autant cesser de s’injecter du Palfium afin de «bien dormir».

Avant l’accident, elle carburait essentiellement à l’alcool et au tabac (pour la rédaction de son premier roman, «Bonjour tristesse», elle avait également abusé du Maxiton et de la Corydrane); après l’accident, cette adepte de la vitesse, qui voulait voir passer de merveilleux nuages et mettre un peu de soleil dans l’eau froide, exigea des dopants plus prompts, puissants et ravageurs. Elle essaya l’héroïne et l’opium, qui lui déplurent. Ce fut donc la cocaïne, et son cortège de dealers lui procurant ses quatre grammes quotidiens (soit la bagatelle mensuelle de 15.000 euros), et ses overdoses suivies de comas à répétition (à Paris comme à Bogotá), et les fraudes fiscales pour payer «la poudre d’escampette», et le fox-terrier Banco terrassé pour avoir sniffé les mouchoirs de sa maîtresse, et la lente chute finale.

Ruinée, brisée, décharnée, désespérée, la romancière des «Bleus à l’âme» s’éteignit le 24 septembre 2004, d’une embolie pulmonaire, à l’hôpital de Honfleur. Elle prétendait se droguer «parce que les gens sont fatigants et que la vie est assommante». Pour elle, la mort fut aussi assommante.

article de Jérôme Garcin

Source : bibliobs.nouvelobs.com

Cela concerne tout de même

plus de 9 millions d’individus.

Par Guillaume de Fonclare, écrivain.

Dans la nuit du 11 au 12 juin, l’Assemblée nationale votait le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnance sur la mise en accessibilité des lieux publics et transports aux handicapés.

On le sait, les nuits à l’Assemblée sont rarement le moment de prendre de grandes décisions, et les représentants du peuple ne veillent plus trop pour ce faire; c’est en général plutôt la période pour faire passer les lois qui ennuient tout le monde, ou bien pour tenter de faire en catimini ce que l’on n’assumerait pas à la lumière du jour. Celle-ci est de la dernière espèce, puisqu’elle donne quitus au gouvernement pour faire de la charpie avec une bonne partie des dispositions qui obligeaient à ce qu’en cette année 2015, l’ensemble des édifices recevant des publics (ERP) soit accessible aux personnes handicapées.

Cette loi de 2005 n’était pas une mesurette prise à la va-vite pour contenter une petite frange vitupérante de la population, puisque 9 millions d’individus étaient potentiellement concernés[1], et qu’il s’agissait de mettre en œuvre un véritable projet de société, se donnant une contrainte de fraternité pour que tous les citoyens aient la liberté d’accéder à tous les lieux de manière égale – de manière égale, ce qui revient à dire de façon autonome – sans que ne se pose plus la question pour les handicapés de savoir s’il sera possible d’aller à la Poste, à la Mairie, au restaurant ou au supermarché. Une loi avec un horizon à moyen terme, définissant des objectifs clairs et chiffrés, une loi comme on aimerait que nos politiques en proposent plus souvent.

La vie quotidienne d'un jeune handicape moteur Issy les Moulineaux, FRANCE -     13/10/2005

La vie quotidienne d’un jeune handicape moteur Issy les Moulineaux, FRANCE – 13/10/2005

Mais non, c’était trop simple, et l’argent manquait. Exit donc la liberté, l’égalité et la fraternité, et désormais, le Gouvernement pourra utiliser le système des ordonnances pour décider qui, de ses administrés, sera le bon ou le mauvais élève. On imagine que les lobbies ne sont pas étrangers à l’enterrement sine die de ces résolutions.

Lobbies ? Mais quels lobbies pourraient être à l’œuvre pour retarder la mise en pratique d’une loi permettant l’application de si nobles desseins, en se donnant les moyens de l’efficacité puisqu’elle prévoyait une échelle des sanctions des plus incitatrices ? Qui donc aurait assez de noirceur d’âme pour travailler à laisser au seuil de l’entrée ou au bas d’un escalier les plus démunis d’entre nous ? Qui peut avoir aussi peu de compassion pour ne pas entendre la réclamation soutenue depuis plus de quarante ans par des millions de malades de longues durées et de handicapés, de sourds et de malentendants, d’aveugles et de malvoyants ?

Nos élus, d’abord, pour qui la réfection du pas de porte de la Mairie n’a jamais fait partie des dépenses obligatoires ; c’est vrai, l’invalide est discret et il sort peu de chez lui, et pour cause. Alors, on s’imagine qu’il ne pèse guère dans les urnes. Ce qui n’est pas faux, puisqu’on ne lui en permet pas l’accès en le laissant dehors, ce qui est encore le meilleur moyen de l’empêcher d’exprimer son mécontentement. Les entrepreneurs du BTP ensuite, que toutes ces règles contraignantes ennuient ; un obstacle à la reprise de plus, sans doute. Enfin, l’Etat et les Collectivités territoriales qui sont incapables de mettre en œuvre dans les écoles, collèges, lycées et tous les édifices dont ils ont la charge les normes qu’ils produisent.

Eh oui ! un jour, on s’enflamme, on s’élève, on harangue, on crie à l’indignité nationale et on fait une loi qu’on veut réparatrice de toutes les injustices, et dix ans plus tard, on constate qu’on a été mauvais et on se fait délétère pour les libertés publiques et la libre circulation. Délétère pour les libertés publiques ? Eh bien, comment appeler un vote qui cautionne le fait que 85% des ERP ne soient pas aux normes pour les handicapés en fauteuil roulant, et quatre écoles primaires sur dix interdites aux enfants handicapés moteurs?

Qu’on invoque une certaine souplesse dans le régime des sanctions, pourquoi pas. Qu’on repousse d’une ou deux années, passe encore. Mais qu’on se donne la possibilité de faire du cas par cas pour faire au mieux des intérêts d’on ne sait qui, c’est inacceptable. Certes, on nous promet que dans un délai de trois ans, 80% des établissements ayant une capacité d’accueil d’au moins 200 personnes maximum auront été contraints de réaliser des travaux d’accessibilité. Dans trois ans ? Et c’est neuf ans qu’on accordera aux établissements de plus grandes capacités, et à condition qu’ils ne rencontrent pas, les uns et les autres, de difficultés financières. Mais que le handicap soit relégué au rang des faillites nationales, voilà qui ne gêne personne. Et prendre des engagements sur des engagements qui n’ont pas été tenus, qui les croira ?

Oh bien sûr, ne soyons pas chiches, il y a des avancées. Discrètes tout de même pour qui circule en fauteuil roulant ; nous vivons la folie du pavé décoratif à la rusticité pseudo-médiévale avec une joie très modérée, goûtant peu les après-midi de shopping passer à trébucher pour qui voit mal, ou à se faire déglinguer les vertèbres pour qui use du fauteuil ; de même, nous apprécions les descentes de trottoirs mode précipice avec un allant tout en mesure, et le franchissement des seuils de portes automatiques type herse avec un courage tout à fait déclinant au fil des heures de pratique. Car lorsqu’on fait, qu’on construit, qu’on met aux normes, on se targue d’être dans la règle, sans jamais se réjouir de faire dans le confort. Le confort de l’utilisateur s’entend ; bref, être solidaire de ceux pour qui on aménage (on n’ose dire «fraternels»).

Enfin, force est de constater que voici un vote qui exonère un peu plus la Gauche de son rôle de défenseur du faible et de l’opprimé. De nuit, en catimini, on casse et on ajourne ; cela tient plus du changement de cap vers la rigueur de 1983 que de la Liberté guidant le Peuple de 1848, on me l’accordera (la juxtaposition des deux figures de Messieurs Fabius et Delacroix exprimant tout sur le plan symbolique de ce virage incontrôlé, il faut en convenir).

Je suis un citoyen diminué de corps, mais je ne suis pas dénué de droits, et en premier lieu, celui de m’indigner devant une action inopportune, et qui ne relève pas du mandat qu’en tant que représentant du peuple, j’ai confié aux députés qui portent ma voix. C’est grandiloquent, sans doute, c’est vain, sûrement ; mais c’est tout, sauf inutile. Car s’emporter contre l’iniquité n’est jamais un geste superflu. Et ce vote de l’Assemblée est un acte inique, qu’on se le dise.

Guillaume de Fonclare

[1] Un rapport INSEE indique que «les personnes qui déclarent avoir un problème de santé depuis au moins six mois et rencontrer des difficultés importantes dans leur activité quotidienne ou avoir eu un accident du travail dans l’année, […] définition beaucoup plus large de la population handicapée, ce nombre s’élève à 9,6 millions de personnes.»

Né en 1968 à Pau, Guillaume de Fonclare a dirigé l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme, jusque fin 2010. Lui-même invalide à cause d’une maladie orpheline, cousine des myopathies, il est l’auteur de «Dans ma peau» (2010), «Dans tes pas» (2013) et «Joë» (2014), tous trois parus aux éditions Stock.

 

Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/

Crises de tétanie, attaques de panique, malaise vagal, angoisses…

Vous, peut-être ?

La spasmophilie, qui concerne environ 20 % de la population des pays occidentalisés, reste un concept mal défini par la médecine officielle.

Spasmophiles  Libérez vos émotionsHypersensibles, c’est ainsi que l’on peut avant tout caractériser les personnes concernées.

Hypersensibles à leur environnement physique et psychologique.

Parce que les spasmophiles maintiennent prisonnières leurs émotions, ne s’autorisant pas à lâcher prise et à laisser libre cours à leurs talents, leur créativité, leurs penchants naturels…

Les symptômes de la spasmophilie pourraient être comparés aux vapeurs qui s’échappent de la cocotte-minute pour l’empêcher d’exploser. Ce sont des signes annonciateurs à prendre en compte pour ne pas les laisser évoluer vers une maladie chronique dont il sera plus difficile de se relever.

Le rythme de vie trépidant des pays occidentalisés ainsi que l’évolution des modes de vie et de notre nutrition, multiplient les risques d’une manifestation de la spasmophilie.

Pour le Dr Dupire, cette maladie résulte d’un conflit entre le corps sensoriel et l’esprit chez une personne hypersensible sur les plans physique, émotionnel et psychologique.

Dans son nouvel ouvrage, il tente de donner à chacun les clés pour résoudre ce conflit et reprendre en main les rênes de sa santé.

Il propose et analyse différents moyens permettant de rééquilibrer l’état spasmophile, dont : la stimulation sensorielle, la sophrologie, la nutrition, l’homéopathie, la méditation…

A lire !

Pour lire des extraits de cet ouvrage : http://fr.calameo.com/read/0014755635df7b3518ec8

Qui est l’auteur ?

Jean Dupire est médecin homéopathe, nutritionniste, co-fondateur de l’association Pommes et Sens. Il est également à l’origine de la méthode « spiruline-poisson » et de recherches sur la malnutrition. Il a fondé en 1991 l’association humanitaire NSB (Nutrition Santé Bangui) dont il est directeur de projet.

Auteur de plusieurs livres sur la nutrition, La Spiruline : un Superaliment, Le régime plaisir avec la méthode Pommes et Sens, Le goût retrouvé d’une alimentation saine, Objectif : Malnutrition.

Source : « Spasmophiles ? Libérez vos émotions !« , du Dr Jean DUPIRE, éditions Mosaique-Santé

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