mort


Je constate que les joueurs compulsifs (jeux de hasard et d’argent) passent systématiquement par les trois mêmes phases :

1/ D’abord une phase de gains, qui ne sont pas interprétés par le joueur comme le résultat du hasard, mais d’un mérite personnel. Généralement, la somme mise en jeu a été relativement faible et le joueur gagnant ne remet pas en jeu une grande partie de la somme qu’il a gagnée. Toutefois, il commence à jouer plus fréquemment.

2/ Ensuite, il perd.

De plus en plus.

Mais il reste absolument convaincu qu’il va de nouveau gagner, que ses pertes sont dues à des événements extérieurs, qu’il peut influencer le jeu.

Il perd généralement beaucoup, s’endette. Il joue de plus en plus, persuadé qu’il va « se refaire ».

Le joueur emprunte, ment, commet des actes illégaux pour obtenir de l’argent (vol, escroquerie, faux) : il se croit toujours sur le point de regagner tout ce qu’il a perdu, que cette phase est transitoire.

Il n’a pas conscience d’être devenu dépendant du jeu. Il ne voit pas le problème : tout va s’arranger.

A côté de l’endettement, apparaissent de nombreux problèmes d’ordre familial, professionnel, social, etc.

addiction, dépendance, gaming, jeux3/ Arrive ensuite la phase de désespoir, quand le joueur a tout perdu.

Surendetté, souvent (mais pas toujours) délinquant, il est aussi et surtout déprimé.

Il se rend compte de sa situation et parfois appelle à l’aide.

Entre 10 et 15% des tentatives de suicide dans le monde sont liées au jeu.

Et vous, où en êtes-vous ?

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Ce film de 52 min. traite d’une maladie psychiatrique que certains magazines osent qualifier d’« à la mode » : la bipolarité appelée aussi maniaco-dépression.

Le réalisateur bipolaire filme son épouse, bipolaire également. Un portrait sensible, un combat commun contre la maladie.

Un film à la fois intime et érudit : des spécialistes (professionnels de santé) aident à comprendre les subtilités de cette maladie, grave, handicapante, loin des « hauts et des bas » que tout le monde peut connaître.

La bipolarité conduit régulièrement au suicide (20% des malades). Mais des aides existent aujourd’hui (une fois le diagnostic posé) : les médicaments de plus en plus efficaces, le travail psychologique, la psycho-éducation…

Le film est construit autour du désir d’enfant du réalisateur et de sa femme. Maladie à hérédité complexe, le risque de concevoir un enfant malade pour un couple de bipolaires est de 30% ! Comment se positionner devant ces chiffres ?

La voix-off de ce film (qui est l’incarnation sonore du réalisateur) est interprétée par Robinson Stévenin. Un texte, comme toujours avec Rodolphe Viémont, littéraire, puissant : une marque de fabrique qui déjoue par moment les codes de l’exercice documentaire.

Ou le voir ? Cinéma L’Entrepôt, 7/9 rue Francis de Préssensé, Paris 14ème, métro Pernety

« Maman, je suis sortie avec des amis.

Je suis allée à une fête, et je me suis rappelée ce que tu m’as dit avant que je sorte : ne bois pas, si tu vas conduire.

C’est pour ça, j’ai bu du coca. Je me suis sentie fière de moi, parce que j’ai suivi tes conseils, j’étais une des seules de mes amies à être lucide. J’ai fais mon choix, et tes paroles étaient sacrées pour moi.

Quand la fête a fini, les personnes commençaient à embarquer ivres dans leurs voitures.

Moi je suis montée dans la mienne et j’étais sûre que j’étais en état de conduire.

À cette instant, maman, je ne pouvais même pas m’imaginer ce qui m’attendait.

Quelque chose d’imprévisible..

accident-entre-voitures-saint-firminMaintenant je suis ici, gisant sur le sol et j’entends les policiers parler.

Le garçon qui était dans cette voiture est saoul..

Maman, les sons sont tellement lointains…! Mon sang est partout et j’essaie de toutes mes forces de me retenir pour ne pas pleurer.

Je peux entendre les médecins : « la fille ne va pas tenir le coup ! ».

Je suis sûre maman que le garçon qui m’a accidentée n’a pas voulu me blesser.

Mais pourquoi c’est lui qui a bu et c’est moi qui doit mourir?

Pourquoi la vie est si injuste, maman?

Pourquoi les gens le font, alors qu’ils savent qu’ils peuvent détruire tant de vies ?

Ma douleur est terrible en ce moment, c’est comme si on me poignardait avec milles couteaux.

Maman, dit à ma petite sœur de ne pas avoir peur, dit à papa d’être fort et s’il te plait maman, visite le garçon et donne lui des conseils comme tu l’as fais pour moi.

Peut-être que si ses parents lui avaient dit, je serais vivante maintenant maman.

Ma respiration s’affaiblit de plus en plus, et je commence vraiment à avoir peur.

Ce sont mes derniers moments et je me sens si seule.

J’aurais tellement voulu que tu sois auprès de moi en ce moment, pendant que je meurs ici sur le sol.

Je voulais te dire tellement de choses maman, je t’aime, je t’aime tellement ! Je promets de te protéger, d’être ton ange gardien comme tu l’as fais pour moi. Au revoir maman… »

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Ces mots ont été écrits par une journaliste ayant été sur les lieux de l’accident, pendant que la fille mourrait.

Elle a prononcé les paroles que vous venez de lire juste avant de mourir.

Il n’existe pas de  « bonnes »  façons d’annoncer une mauvaise nouvelle, mais certaines sont moins dévastatrices que d’autres.

Ce nouveau livre des éditions Dunod indique que cela ne concerne pas uniquement un diagnostic, mais aussi les conséquences possibles de la maladie ou des traitements, à type, par exemple, de handicap ou de déficience. Elle peut être ressentie comme une condamnation à mort, mais aussi une condamnation à mal-vivre.

L’annonce met également un terme à une période d’incertitude, coupe court aux suppositions et interprétations erronées.

Elle permet de nommer la maladie.

Elle permet de reconnaître le patient comme une personne, pas comme une maladie.

Elle permet au patient de se responsabiliser et de mobiliser ses propres ressources de guérison.

L’annonce a un effet fondateur de la relation médecin-malade.

Comment dire la maladie graveLe nouveau livre « L’annonce – Dire la maladie grave« , de Martine Ruszniewski et Gil Rabier démontre que le patient a besoin d’un référent.

Il va le choisir comme la personne qui lui a donné les éléments de réponse dont il avait besoin. La qualité des liens futurs entre les personnes concernées et le médecin dépend beaucoup de la communication qui s’établit lors de la consultation d’annonce.

Souvent l’émotion est tellement forte lors de la première annonce que le patient n’entend qu’une petite partie de ce qui est dit. On parle alors de sidération. Lors de la consultation où est réalisée la première annonce, tout ne peut être abordé, le patient a besoin de temps.

Les différentes étapes du processus d’acceptation de la perte ou du deuil ont été décrites comme : le choc, la colère, la dénégation voire le déni, le marchandage, la dépression, l’acceptation.

Le déroulement de ce processus n’est pas uniforme, il varie selon les personnalités et les situations. Mais ce qui est constant chez le patient, c’est le besoin d’être entendu, compris et accompagné à son rythme.

En fonction de son cheminement personnel, chaque patient a une aptitude particulière à intégrer les informations. C’est pourquoi elles devront lui être redonnées par les différents intervenants, à différents moments.

L’important, c’est ce qui est compris, pas ce qui est dit.

L’objectif est d’adapter l’information transmise à ce dont le patient a besoin à ce moment-là. Toujours se rappeler que ce qui est dit n’est pas ce qui est entendu par le patient.

Et avoir à l’esprit que c’est le patient qui montre la voie à suivre.

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Biographie des auteurs :

  • Martine Ruszniewski – est psychanalyste. Elle exerce les fonctions de psychologue clinicienne au sein de l’Institut Curie sur un poste exclusivement dédié à l’écoute des soignants. Elle est membre et leader accrédité de la Société Médicale Balint. Elle est également l’auteur du Groupe de parole à l’hôpital avec la collaboration de Gil Rabier (Dunod, 2012) et de Face à la maladie grave (Dunod, 1995).
  • Gil Rabier – réalise des films documentaires pour la télévision. Il explore souvent dans ses films la complexité et la beauté des relations qui se tissent entre médecins, soignants et patients.

 

Source : « L’annonce – Dire la maladie grave« , de Martine Ruszniewski et Gil Rabier, aux éditions Dunod

« Hier on a assassiné des poètes.

Ce n’est pas seulement la liberté d’expression qui est atteinte,
c’est ce qu’il y a de plus sensible et de plus noble dans l’être humain
qui est frappé en plein cœur.

Alors : français, étrangers, musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes,
nés ici ou ailleurs, blancs, noirs, arabes, jaunes et autres, jeunes et vieux,
hommes et femmes, hétéros et homos, riches et pauvres, patrons,
ouvriers, artisans, paysans, chômeurs :

une seule France, une seule Nation !

Plus de différence.

Ou plutôt si, une seule : d’un côté les tolérants, les humbles,
les respectueux des autres et d’eux-mêmes,les vrais démocrates,
les empathiques, les partageurs, les gens de bonne volonté,
les  croyants sans mépris, les athées sans arrogance…

De l’autre les intolérants de tous poils, les intégristes politiques et religieux,
les méprisants, les propagateurs de haine, les aboyeurs d’insultes,
les fascistes de toutes obédiences, les gens perclus de préjugés imbéciles…
Entre la plume du poète et le fusil d’assaut choisissons notre arme.

Unissons-nous et essayons d’être heureux. »

Alain Régus

 

Son blog : http://pelleatarte.wordpress.com

La crise est-elle seule responsable de l’explosion de cette pathologie ?

«Avec les 35 heures, on a augmenté la productivité des gens, au lieu d’embaucher», dénonce Bernard Morat, médecin du travail en Indre-et-Loire, à l’origine de l’appel, interrogé par le quotidien régional La Nouvelle République.

La peur du chômage aggrave la situation.

«Avant, face à une situation tendue, les gens changeaient de travail. Maintenant, ils ont l’impression de ne plus pouvoir», ajoute le docteur Gilles Levery. «Combien de ces ‘burn-out’ se terminent par un acte suicidaire ? Combien par un accident de voiture inexplicable ? Combien par une maladie générale ou des troubles musculo-tendineux ?», interrogent les auteurs de l’appel.

Rejoignant le mouvement initié par Technologia fin janvier, dont une pétition a recueilli plus de 8500 signatures, ils réclament la reconnaissance du «burn-out» comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale, afin d’en faciliter la prise en charge. Aujourd’hui, les salariés victimes de «burn-out» ont pour seul recours de devoir justifier d’un taux d’incapacité provisoire de 25 %, au moment des faits, en passant par le Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP). Une procédure bien compliquée, selon les professionnels, pour qui la reconnaissance serait une «mesure de justice à l’égard des salariés touchés».

Elle permettrait par ailleurs, selon les experts de Technologia, d’améliorer la prévention dans les entreprises. «Les politiques de qualité de vie au travail sont en effet encore trop aujourd’hui des bonnes intentions imaginées a posteriori plutôt qu’un processus pensé et planifié a priori Quitte à, pour motiver les dirigeants, créer un système de sanctions financières vis-à-vis des entreprises qui déploreraient le plus de cas de «burn-out».

Source : lefigaro.fr/emploi

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Un groupe de médecins du travail de Touraine a lancé un appel au gouvernement, afin que cette forme d’épuisement soit reconnue comme maladie professionnelle.

L'explosion des cas de «burn-out» inquiète les coachsQuelque 3,2 millions de travailleurs, soit plus de 12% de la population active française, serait sous la menace d’un «burn-out».

Un constat dressé récemment par Technologia, un cabinet spécialisé dans l’évaluation et la prévention des risques liés à l’activité professionnelle, et qui inquiète au plus haut point les médecins du travail.

Une centaine d’entre eux, travaillant en Touraine, viennent de lancer un appel au gouvernement, qui a recueilli 336 signatures. «Nous enregistrons l’augmentation constante de ces cas d’effondrements soudains de personnes arrivées au bout de leurs ressources et de leur capacité de résistance», peut-on lire dans leur plaidoyer.

Les conséquences de cette pathologie ont un fort impact économique.

«Beaucoup de ces salariés sont traités contre l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil. Ils rencontrent de gros problèmes pour leur retour dans le monde professionnel; nombreux sont ceux qui ne veulent plus réintégrer leur entreprise», avertissent ces médecins.

Le risque serait particulièrement élevé chez les agriculteurs (24 %), devant les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (20 %) et les cadres (19 %). D’après une évaluation de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), reprise par Technologia, «l’estimation du coût social du stress professionnel est de 2 à 3 milliards d’euros, soit 10 à 20 % des dépenses de la branche accidents du travail et maladies professionnelles de la Sécurité sociale».

 

Source : lefigaro.fr/emploi, Institut national de recherche et de sécurité (INRS)

 

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