peur


« Ne plus me sentir à la hauteur professionnellement m’a « contraint » à donner encore plus.

C’était, peut-être, un moyen de ne pas perdre la face.

Un stratagème pour ne pas m’avouer et avouer aux autres que, moi, cadre travailleur et perfectionniste, j’avais de plus en plus de mal à gérer mes responsabilités. »

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« Au pire, la psychothérapie est un échec.

Au minimum, je peux faire une expérience enrichissante,
et peut-être même  vivre un succès très gratifiant.

Je n’ai donc rien à perdre ! »

 

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« C‘est une plage tranquille, avec du sable fin couleur or, vous le faites glisser entre votres doigts, on entend les vagues, sous un ciel bleu azur. »

Je lui parle calmement.

La cliente, confortablement assise dans mon cabinet, hoche doucement la tête. Elle se sent bien. Quelques séances d’hypnothérapie lui suffiront pour se débarrasser de sa phobie de l’avion.

Utilisées aussi dans le traitement de la douleur, qu’elle soit liée aux soins, aiguë ou chronique (migraines, lombalgies, douleurs cancéreuses), les applications de l’hypnose sont multiples : arrêt du tabac, troubles du comportement alimentaire, dépressions, phobies, stress, troubles sexuels, etc.

L’hypnose est un état naturel, un état de conscience modifié. Comme lorsque l’on se plonge dans un livre en se coupant du bruit environnant.

C’est donc un état d’hyper-contrôle, permettant à une personne d’avoir des capacités supplémentaires par rapport à l’éveil simple. Contrairement à ce que l’étymologie du mot pourrait suggérer, l’hypnose n’est en rien comparable au sommeil. Pourtant, cette pratique fait parfois peur, et évoque même pour certains l’envoûtement. On est pourtant très loin du phénomène de foire ou de spectacle.

Douleur post-opératoire atténuée, meilleure convalescence, fatigue amoindrie : ses effets sont très positifs, à tout âge. « Cela peut aussi rendre l’effet des médicaments plus efficace », ajoute ce médecin.

Pour que cela fonctionne, trois conditions doivent être remplies : le patient doit être motivé, collaborer et avoir confiance dans l’hypnothérapeute.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire ce « Guide de l’hypnose », pour tout public.

Le guide de l'hypnose, F.Duval-Levesque hypnothérapeute psychopraticienQu’est-ce que l’hypnose ?

Comment agit-elle ?

Dans quels cas y recourir ?

Pychopraticiens, hypnothérapeutes, médecins, psychiatres, anesthésistes, répondent de façon claire et attrayante, chacun écrivant un chapitre différent. Ils ont fait de l’hypnose un instrument privilégié de leur pratique.

Pourquoi un guide de l’hypnose ? Il répond à toutes les questions que l’on peut se poser.

L’hypnose n’agit pas comme un médicament. Elle ne soigne pas les maladies. Mais elle soigne le rapport d’une personne à ses symptômes et plus généralement à ce qu’elle vit difficilement : maladie, accident, deuil, conflits…

Ce vécu a une expression toute personnelle et individuelle. Il n’y a donc pas de recette, ni de protocole que l’on pourrait appliquer systématiquement. Le chemin thérapeutique dépend de ce que le patient va mettre en avant. A travers l’hypnose, l’intérêt est porté à la singularité d’une personne.

Si le médicament s’adresse à une maladie, l’hypnose est tournée vers la personne et individualise le soin.

Peurs, anxiété, harcèlement, phobies, addictions (alcool, tabac, boulimie), mais aussi douleur, anesthésie… ce guide explique tous les cas où il est recommandé de recourir à l’hypnose.

Un abécédaire de l’hypnose et 9 exercices d’auto-hypnose viennent compléter cet ouvrage.

Le grand guide tout public que l’on attendait pour éclairer et démystifier l’hypnose.

Sous la direction du Dr Jean-Marc Benhaiem, et avec les contributions du Dr Francis Bertrand, Pascale Chami d’Agraives, Dr Héloïse Delavenne Garcia, Dr Xavier Kieffer, Dr Catherine Leloutre-Guibert, Dr Dominique Mendy, Dr Corinne Pissevin, Dr Patrick Richard, Dr Dina Roberts, Dr Gregory Tosti, Dr Pascal Vesproumis.

Source : « Le guide de l’hypnose« , sous la direction du Dr Benhaiem, édition In Press

 

burn out, F.Duval-Levesque psychopraticien psychothérapeute1 – Manque d’autonomie : ne participer à aucune, ou à peu de décisions liées à sa tâche

2 – Déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue de la part de l’employeur ou du supérieur immédiat (salaire, estime, respect, etc.)

3 – Faible soutien social avec le supérieur ou entre les collègues

4 – Communication insuffisante de la direction aux employés, concernant la vision et l’organisation de l’entreprise

Voici comment vous sentir mieux après une séparation.

Le chercheur en psychologie David A. Sbarra et ses collègues de l’Université de l’Arizona ont mené cette étude avec 38 hommes et 67 femmes, âgés en moyenne de 40 ans, ayant été mariés plus de 13 ans et ayant divorcé 3 ou 4 mois auparavant.

De façon indépendante des autres traits de personnalité, la capacité de compassion envers soi-même prédisait le mieux le retour à une certaine sérénité peu de temps après le divorce et neuf mois plus tard.

guerir, rupture amoureuse,F.Duval-Levesque psychopraticienLe concept de compassion envers soi-même, développé par la psychologue Kristin Neff, inclut 3 composantes:

  1. la bienveillance envers soi-même
  2. la reconnaissance que la souffrance et l’échec personnel fait partie de l’expérience partagée par l’humanité
  3. la pleine conscience (mindfulness) qui est l’observation de ses pensées et émotions négatives telles qu’elles sont, sans les juger, essayer de les nier ou de les supprimer.

« Ce qui est surprenant, commente le chercheur, est qu’en considérant plusieurs caractéristiques positives, telles que l’estime de soi, la résistance à la dépression, l’optimisme, ou la facilité de relations, cette caractéristique unique d’auto-compassion prédise la meilleure issue. »

Les personnes qui avaient des niveaux de compassion envers soi-même élevés au début de l’étude ont récupéré plus vite et allaient mieux après quelques mois.

« Comprendre la perte comme faisant partie de l’expérience humaine contribue à apaiser les sentiments d’isolement, estime le chercheur. Et, observer la jalousie ou la colère, sans jugement ou rumination, permet de tourner son esprit vers le présent sans rester obsédé(e) par le passé. »

Cette étude a été publiée dans la revue Psychological Science.

Sources: Psychomédia.qc.ca, Association for Psychological Science

 

Lisez aussi mes autres articles :

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/02/28/mal-etre-la-rupture-amoureuse-13/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/03/01/mal-etre-la-rupture-amoureuse-23/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/03/02/mal-etre-la-rupture-amoureuse-33/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/06/21/apres-rupture-10-etapes-pour-retrouver-la-joie-de-vivre-meme-si-cela-vous-parait-impossible-13/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/06/22/apres-rupture-10-etapes-pour-retrouver-la-joie-de-vivre-meme-si-cela-vous-parait-impossible-23/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/06/24/apres-rupture-10-etapes-pour-retrouver-la-joie-de-vivre-meme-si-cela-vous-parait-impossible-33/

https://psychotherapeute.wordpress.com/2011/04/21/la-jalousie-ennemie-de-votre-mariagecouple/

 

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Loi sur le Renseignement : la surveillance pour tous ?

L’examen du controversé projet de loi sur le renseignement a débuté lundi dernier à l’Assemblée nationale.

Madeleine Bazin de Jessey dénonce un projet liberticide :

« Au soir du 11 janvier, après les attaques terroristes qui l’avaient surpris et frappé de plein fouet, notre pays s’accordait sur l’absolue nécessité de donner des moyens supplémentaires aux services de sécurité.

Il apparaissait primordial de doter l’État d’outils de surveillance conséquents, plus adaptés aux nouvelles technologies, et d’offrir un cadre juridique moderne aux hommes et aux femmes dévoués à notre protection. On ne combat pas le terrorisme à coup de Minitel et de pistolets à eau, nous sommes d’accord.

Trois mois après ce constat unanime, la lecture du projet de loi sur le renseignement donne pourtant le vertige. L’enfer est décidément pavé de bonnes intentions. Car s’il n’est rien de plus légitime que de vouloir assurer à nos concitoyens plus de sécurité, est-il pour autant nécessaire de considérer a priori l’ensemble des Français comme des suspects potentiels ?

C’est en substance ce que dit ce projet de loi : n’importe qui pourra être écouté et suivi sans le contrôle d’un juge, pour peu que l’exécutif soupçonne ses activités de tomber sous le coup d’un des sept «intérêts publics» définis par le législateur. Il est intéressant de constater à quel point les contours de ces sept motifs restent flous: intérêts «essentiels» de la France, prévention de la délinquance et de la criminalité et prévention des violences «portant atteinte à la paix publique», pour n’en citer que trois.

big brotherLa lutte contre le terrorisme devient une excuse pour légaliser de facto l’espionnage industriel, installer des mouchards dans les centres de données des opérateurs télécoms (qui pourront mener, sur demande de l’exécutif, une analyse comportementale des internautes pour détecter les profils suspects), capter le son et l’image dans des lieux privés, le tout sans autorisation préalable du pouvoir judiciaire.

Si on se doute bien que ces modes d’actions existent déjà, au moins étaient-ils jusqu’à présent officiellement limités à des opérations exceptionnelles. Sous le prétexte, légitime, de protéger les agents de renseignement (qui peuvent aujourd’hui être poursuivis pour avoir suivi des ordres), on enlève désormais toute protection au citoyen qui, demain, n’aura plus vraiment les moyens de contester légalement une mise sur écoute.

Ces dispositions rappellent étrangement une affaire qui faisait les gros titres en France et dans le monde il n’y pas si longtemps, celle des écoutes massives de la NSA révélées par Edward Snowden.

À cette époque, il était de bon ton de dénoncer «le scandale des écoutes américaines» et de faire remarquer aux États-Unis que la lutte contre le terrorisme ne pouvait être un prétexte à «la mise sur écoute d’un pays entier».

Ces leçons de démocratie, données à juste titre il y a quelques mois, seraient-elles oubliées à présent ?

Ne vaudraient-elles que pour les autres ?

Pourquoi ceux qui dénoncent aujourd’hui la Loi Renseignement (et ils sont nombreux, de Reporters sans frontière à Amnesty International en passant par Charlie Hebdo ou la CGT Police) sont-ils décriés comme de dangereux libertaires inconscients des enjeux de sécurité ?

On objectera peut-être que, d’après les sondages, beaucoup de Français sont prêts à renoncer à leur vie privée pour lutter contre les terroristes.

Mais renoncer à ses libertés fondamentales, c’est déjà céder au terrorisme.

Et c’est ouvrir la voie à un autre type de manœuvres d’intimidation.

Prenons un exemple: le projet de loi permet l’espionnage dès lors qu’il faut «prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique».

Cette formulation large rendrait légale la surveillance de tous les mouvements qui «posent problème», Bonnets rouges, Manif pour tous…

Toute opposition de grande ampleur à la politique de l’exécutif pourrait être considérée comme portant «atteinte à la paix publique» et donc faire l’objet d’une surveillance appuyée. Le gouvernement crie à la théorie complotiste et assure que les «mouvements pacifiques ne seront, bien sûr, pas visés», selon la logique bien connue du «si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre».

Mais le fait est que la loi, telle que conçue actuellement, ne dispose pas des garde-fous nécessaires pour éviter d’éventuelles dérives.

Inquiets pour la protection de leurs sources et de leurs clients, journalistes, magistrats, avocats et parlementaires se sont insurgés contre cette loi.

Une heure avant le début du débat à l’Assemblée, le gouvernement a donc déposé un amendement prévoyant «un régime spécial» à leur attention.

Mais qu’en est-il du citoyen «normal» ?

N’a-t-il pas le droit, lui aussi, à des mesures spéciales de protection ?

Continuera-t-on encore longtemps à lui servir ce sophisme si bien exprimé par l’académicien Jean-Christophe Rufin dans son roman d’anticipation Globalia : «La liberté, c’est la sécurité, la sécurité, c’est la surveillance, donc la liberté c’est la surveillance»?

Il s’agit avec cette loi que les citoyens français acceptent d’être potentiellement constamment sur écoute.

Il s’agit d’accepter une démocratie en résidence surveillée.

Il s’agit d’échanger notre liberté pour plus de sécurité.

Mais il est à craindre que l’équation se transforme en véritable spoliation.

Comme le soulignait déjà Benjamin Franklin au XVIIe siècle :

«Un peuple prêt à sacrifier

un peu de liberté pour un peu de sécurité

ne mérite ni l’une ni l’autre,

et finit par perdre les deux.»

 

Source : tribune libre de Madeleine Bazin de Jessey dans lefigaro.fr. Madeleine Bazin de Jessey est agrégée de Lettres classiques. Porte-parole de Sens Commun, elle est secrétaire nationale en charge des programmes de formation à l’UMP.

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