stress


Faire de l’exercice est conseillé pour prévenir le cancer en général et empêcher sa progression.

Le yoga est une bonne activité pour le cancer du sein, et en particulier les 4 exercices que nous détaillons ici.

L’activité physique permet de réduire le risque de cancer mais il diminue aussi le taux de certaines hormones (insuline et estrogènes notamment) qui sont associées au développement du cancer du sein.

Faire de l’exercice physique peut permettre ainsi de potentialiser les traitements ou de prévenir les récidives. Le yoga est une activité particulièrement recommandée, car il est doux pour le corps tout en étant efficace contre la fatigue, le sommeil et la qualité de vie en général selon de nombreuses études.

S’il peut être pratiqué avant, pendant et après la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie, il est toutefois bon de demander l’avis de son médecin avant de se lancer dans une nouvelle routine d’exercice, en particulier après une chirurgie. C’est encore mieux si votre médecin est ouvert d’esprit et connait le yoga…

Voici 4 exercices particulièrement adaptés en cas de cancer du sein, ou pour prévenir une récidive.

Exercice 1 : posture chat-vache

Ce mouvement renforce le bas du dos et accroît la mobilité de la colonne ainsi que la circulation du liquide cérébro-spinal. Il représente un bon moyen de retrouver une bonne mobilité du torse, du cou, et d’évacuer les tensions qui ne manquent pas de s’y accumuler.

Un tapis de yoga est le seul équipement nécessaire, mais l’exercice peut se faire directement sur le sol.

Attention, pour cette posture, attachez-vous au descriptif du mouvement pas aux photos, qui sont proches de cette posture mais sans lui correspondre complètement, et qui peuvent induire en erreur.  Elles sont plus indicatives qu’autre chose.

Position de départ : à quatre pattes, le dos droit, les pieds détendus, les épaules à l’aplomb des poignets, les hanches au-dessus des genoux.

Mouvement :

  • En inspirant profondément, recourbez les orteils, relâchez le ventre et regardez vers le haut : c’est la posture de

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Psoriasis : jusqu’à un tiers de bonheur en moins en France (et c’est pire au Danemark) !

Le bonheur estimé des Français atteints de psoriasis est de 10 % à 31 % inférieur à celui de la population générale (résultats publiés à l’occasion de la Journée mondiale du psoriasis aujourd’hui 29 octobre 2017).

Peut-on quantifier la différence de bonheur entre une personne saine et malade ?

En ce qui concerne le psoriasis, la réponse est oui : en France, on estime un bonheur réduit de 10 % à 31 % pour les malades sévères par rapport à la population générale.

Ces résultats concernant 121.800 patients atteints de psoriasis ont été présentés à l’occasion de la Journée du mondiale psoriasis dimanche 29 octobre, suite à la publication d’une étude sur 184 pays réalisée par le Leo Institute (qui possède le laboratoire de dermatologie LEO Pharma) via l’application PsoHappy, en partenariat avec le Happiness Research Institute de Copenhague.

Le psoriasis, à la fois cause et conséquence du stress

Le psoriasis est une maladie dermatologique fréquente (3 millions de personnes en France).

Pourtant mal connue, qui se présente sous forme de plaques rouges recouvertes de petits bouts de peau blancs, comparables à l’aspect à des pellicules (squames). Non contagieuse, elle apparaît par périodes de rémissions et rechutes, causant démangeaisons et douleurs. Les causes seraient à la fois génétiques, immunitaires et environnementales… et psychologiques.

Le stress, en particulier, est connu pour être un déclencheur de la maladie, générant un cercle vicieux, le psoriasis étant lui-même générateur de stress.

Aux démangeaisons et à la gêne esthétique s’ajoute en effet une douleur morale, voire sociale, en raison des a priori et de la méconnaissance de la maladie.

Le bonheur des malades du psoriasis n’est pas là où on l’attend

Le bonheur est une donnée de plus en plus mesurée et prise en compte dans le monde.

Le bonheur est un terme générique regroupant trois composantes : cognitive (bien-être global), affective (les émotions positives et négatives ressenties) et réalisatrice (l’accomplissement, le sens). C’est en se basant sur ces paramètres que le bonheur peut être évalué et quantifié.

De façon surprenante, les deux pays avec le meilleur « score de bonheur » des malades du psoriasis sont le Mexique et la Colombie, avec un résultat sensiblement identique à celui de la population générale (soit respectivement 6,8 et 6,68), indiquant que les malades de psoriasis ne s’y estiment pas moins heureux que les autres.

Au contraire, la Norvège et le Danemark, normalement les deux pays au plus haut niveau de bonheur au monde selon le World Happiness Report 2017 avec des scores d’environ 7,5, ont obtenu -20 % et -25 % de bonheur ressenti par les malades du psoriasis par rapport à la population générale.

« Il est possible que ces résultats traduisent l’impact négatif de cette maladie chronique, échappant aux radars politiques propres à ces sociétés saines et heureuses, négligeant ainsi les personnes qui en souffrent », commente Meik Wiking, CEO du Happiness Research Institute.

Stress, solitude et sentiment d’incompréhension

Pour étudier les freins au bonheur des patients atteints de psoriasis, les chercheurs ont noté leur ressenti sur l’application PsoHappy créée par le Leo Institute. Il a ainsi été établi que si le bonheur de la population générale dépend principalement de la qualité de la vie sociale, ce sont le stress, la solitude et l’incompréhension des professionnels de santé qui pèsent le plus sur les patients atteints de psoriasis.

STRESS. Selon les résultats, la France est le pays dans lequel les malades de psoriasis ressentent le plus de stress, devant le Royaume-Uni. De plus, les femmes sont les plus affectées avec -18,5 % de bonheur contre -11,3 % pour les hommes. Un résultat que Roberte Aubert interprète comme la conséquence d’une pression sociale plus forte pour les femmes concernant leur apparence.

SOLITUDE. En France, 34 % des patients atteints du psoriasis se sentent seules, un résultat qui correspond à la moyenne des pays interrogés qui est de 33 % (la fourchette va de 21 % au Portugal à 48 % au Royaume-Uni).

INCOMPREHENSION. Enfin, 48 % des patients atteints de psoriasis pensent que les professionnels de santé ne comprennent pas les répercussions du psoriasis sur leur bien-être. Ces patients affichent une diminution de bonheur de 21 % par rapport à la population générale, contre seulement 3 % pour les malades qui se sentent soutenus par leurs soignants. « ‘Soignez d’abord votre hypertension, le psoriasis ce n’est pas grave’, ce sont des phrases que nous entendons très souvent », témoigne Roberte Aubert qui estime que « cela augmente le sentiment d’isolement. »

Dimanche 29 octobre, journée de sensibilisation au psoriasis

« Les chiffres de cette étude donnent une légitimité à des sentiments que nous exprimons déjà au quotidien », commente Roberte Aubert, présidente de l’association de patients France Psoriasis, « aujourd’hui, 70 % d’entre nous expriment de la gène, et un tiers de la honte vis à vis de la maladie ».

86 % des malades du psoriasis estiment que l’on ne parle pas assez de leur maladie.

Certains témoignent notamment avoir été chassés de la piscine publique par peur de la contagion, pour une maladie qui ne l’est en réalité pas du tout.

« Nous aimerions une grande campagne d’information au niveau national », souhaite Roberte Aubert, « notre maladie est chronique mais elle n’est pas contagieuse. » Selon Nadine MacKenzie, directrice médicale du laboratoire Leopharma, les ambitions des traitements changent : « il y a une dizaine d’années nous recherchions une diminution de 75 % des symptômes avec les traitements, aujourd’hui notre objectif est de 90 à 100 %. »

Réf: sciencesetavenir.fr/sante, ma pratique professionnelle d’hypnothérapeute (quelques séances d’hypnose permettent de réduire, voire faire disparaitre psoriasis, ezcémas)

Un professionnel a récemment été suspendu après avoir été accusé de harcèlement contre une jeune étudiante en médecine.

Le harcèlement sexuel est « un problème à l’hôpital », a reconnu jeudi 26 octobre le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch.

Une déclaration qui suit celle de la ministre de la santé et ancienne médecin, Agnès Buzyn, qui a raconté dimanche avoir été victime de « comportements très déplacés » dans son travail.

Elle mentionnait notamment des chefs de service lui disant : « “Viens t’asseoir sur mes genoux”, des choses invraisemblables… qui faisaient rire tout le monde », a-t-elle dit.

« C’est un milieu (…) vulnérable entre le stress, les enjeux de pouvoir et les traditions qui font que (…) les acteurs ont toujours eu du mal à faire la frontière entre la plaisanterie lourdingue et ce qui est le harcèlement, a déclaré M. Hirsch, interrogé sur France Inter sur la libération de la parole des femmes à l’hôpital. J’espère que ce qui se passe aujourd’hui aidera à remettre une frontière bien claire et à éviter des comportements qui sont des comportements qui dépassent les limites et qui existent. »

Le directeur général de l’AP-HP a fait savoir avoir « encore la semaine dernière » dû suspendre un professionnel « a priori » accusé de harcèlement contre une jeune étudiante en médecine, précisant que « le conseil de discipline et le jugement viendront plus tard ».

« Il y avait une époque où on disait que pour des raisons d’hygiène les infirmières devaient être nues sous les blouses mais que ça ne s’appliquait pas aux médecins qui pouvaient tout à fait être habillés, ce qui montre le type de rapport de domination qui pouvait exister. »

Dans la foulée de l’affaire Weinstein, du nom du producteur américain visé par une série d’accusations d’agressions sexuelles, aucun milieu social ou professionnel n’échappe depuis plus d’une semaine à la multiplication des dénonciations de harcèlement et d’agression sexuelle subis par des femmes.

 

Source: lemonde.fr/societe

Le mouvement de libération de la parole des femmes, provoqué par l’affaire Harvey Weinstein, a atteint le monde de la musique, où plusieurs hommes ont été accusés de harcèlement et d’agression sexuelle.

Ce mardi 24 octobre, la chanteuse Alice Glass a témoigné sur son site de nombreux abus commis par son ancien partenaire Ethan Kath. « La première fois qu’il a abusé de moi j’avais environ 15 ans. Il avait dix ans de plus que moi », a-t-elle écrit.

Alice Glass et Ethan Kath ont formé pendant plusieurs années le groupe de musique électronique canadien Crystal Castles, qui a récolté un succès critique et une réputation sur la scène indépendante.

La musicienne a quitté le groupe en 2014, un départ motivé, explique-t-elle désormais, par les violences subies : harcèlement moral et sexuel, viol, agressivité…

« Je n’avais pas le droit d’avoir mon propre téléphone ni ma propre carte de crédit, il décidait qui étaient mes amis et lisait mes e-mails privés, restreignait mon utilisation des réseaux sociaux, et surveillait tout ce que je mangeais. »

Plusieurs concerts du groupe – qui continue d’exister sans Alice Glass – ont été annulés, selon le site spécialisé Pitchfork, et Ethan Katz a nié en bloc les accusations de son ancienne partenaire de scène.

Jeordie White, le bassiste et guitariste du célèbre chanteur de metal Marilyn Manson, a été renvoyé du groupe, à la suite d’accusations de viol portées contre lui, a annoncé le chanteur mercredi.

Dans un long témoignage, la musicienne Jessicka Addams, du groupe Jack Off Jill, a accusé M. White, surnommé « Twiggy Ramirez » au sein du groupe, de viol et de comportements violents et abusifs. Elle explique également qu’à l’époque des faits, son label l’a persuadée de ne pas raconter l’histoire publiquement, sans quoi la carrière de son groupe serait compromise.

Deux autres musiciens, de la scène indépendante, ont été rattrapés par des accusations depuis le début de l’affaire Weinstein.

Le magazine américain SPIN a récemment appris que Matt Mondanile, ancien guitariste du groupe Real Estate, avait quitté le groupe en 2016 en raison d’accusations de « traitement inacceptable des femmes ». Dans le même magazine, plusieurs femmes ont témoigné contre le musicien, relatant des scènes d’agressions sexuelles répétées.

Mercredi, la musicienne indépendante Julia Holter a témoigné publiquement, décrivant Matt Mondanile comme un homme qui « n’a pas de limites ». « Le harcèlement moral était tel que j’ai du faire intervenir un avocat », a-t-elle expliqué.

Après avoir initialement rejeté, en 2016, des accusations similaires, Matt Mondanile s’est récemment excusé pour son « comportement inapproprié ».

Le Canadien Alex Calder, ancien musicien de Mac DeMarco, a été renvoyé de son label, Captured Tracks pour des raisons similaires. « Une accusation d’agression sexuelle contre Alex Calder nous est récemment parvenue (…) nous ne travaillons plus avec lui (…) et nous ne sortirons pas son album, qui était prévu le 20 octobre », a détaillé le label dans un communiqué.

Source: lemonde.fr

Depuis la chute du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, les Américaines se sont emparées de la parole, attestant d’un ras-le-bol général.

L’effet Weinstein est venu s’ajouter à l’effet Trump : les femmes se sont emparées de la parole aux Etats-Unis.

Depuis la chute du producteur hollywoodien, les Américaines témoignent tous azimuts.

Un ras-le-bol général.

Contre ceux qui se croient en terrain conquis.

Contre ceux qui mettent en doute la parole des victimes.

Bien au-delà de Hollywood, le mouvement s’est répandu à Wall Street, dans la Silicon Valley. « Un cri primal global », a titré le Los Angeles Times, en évoquant les répercussions mondiales du slogan « Me too » (moi aussi), né aux Etats-Unis.

Le déferlement a commencé par un message posté dimanche 15 octobre, dix jours après le début de l’affaire Weinstein, par la comédienne Alyssa Milano. « Si vous avez été harcelée ou agressée sexuellement, répondez à ce Tweet en écrivant : moi aussi ». L’actrice souhaitait « donner aux gens la mesure de l’ampleur du problème ».

En quelques heures, le message a reçu 37 000 commentaires. Vingt-quatre heures plus tard, il avait suscité 12 millions de réactions sur Facebook.

Certaines femmes partagent tous les détails, jusqu’aux noms. D’autres, seulement les faits. « Un ami de mon père. Personne ne m’a crue. » Certaines se contentent du hashtag « #MoiAussi ».

Alyssa Milano n’a pas inventé le slogan.

Il existe depuis 2006, à l’initiative d’une responsable associative afro-américaine de New York, Tarana Burke. A l’époque, il n’avait pas mobilisé au-delà de la communauté noire. Avec l’affaire Weinstein, Hollywood a donné une publicité universelle au comportement de prédateur que le producteur incarne jusqu’à la caricature.

Le phénomène « Me too » l’a étendu au-delà du cinéma.

La sénatrice démocrate Claire McCaskill s’est souvenue que, jeune élue dans le Missouri, elle était allée demander conseil au président de l’Assemblée locale. « Vous avez apporté vos genouillères ? », lui a-t-il demandé. La gymnaste McKayla Maroney, médaille d’or aux Jeux olympiques 2012, a témoigné sur Twitter du « traitement » infligé aux adolescentes par le médecin de l’équipe nationale Larry Nassar – aujourd’hui en prison. « Notre silence a donné le pouvoir à des gens malfaisants depuis trop longtemps, a-t-elle regretté.Il est temps de le reprendre. »

Dans la Silicon Valley, on réfléchit à la manière de contrecarrer les accords de confidentialité, qui permettent aux firmes d’imposer, légalement, un code de silence. « La justice encourage les plaignants à accepter un règlement négocié, moins coûteux sur le plan psychologique et financier. En contrepartie, les accusés exigent une clause de confidentialité, explique la professeure Deborah Rhode, de la faculté de droit de Stanford. La loi devrait restreindre le recours au secret. »

A Sacramento, le siège du Parlement de Californie, 240 femmes politiques, assistantes parlementaires et lobbyistes ont signé une lettre ouverte pour se plaindre du harcèlement sexuel « rampant » dans leur institution : « tripo­tages », commentaires déplacés, « sous-entendus à connotation sexuelle déguisés en plaisanteries », promesses d’avancement ou menaces de représailles.

Elles ont lancé leur propre site, We said enough (« nous avons dit : assez »). Et elles espèrent que grâce à leur nombre, les femmes vont enfin être crues. « Peut-être que nous sommes arrivés à un tournant, estime Esta Soler, la présidente de l’association Futures without ­violence. Les témoignages sont enfin considérés comme crédibles. »

La contagion « Me too » s’inscrit aussi dans le contexte politique.

Pour Janice Min, ancienne directrice de la création du Hollywood Reporter, le déferlement d’indignation suscité par l’affaire Weinstein est une forme de ­« sublimation de la colère contre Donald Trump », un an après la sortie de la fameuse vidéo dans laquelle il se vantait de pouvoir impunément « attraper » les femmes par le sexe.

Son élection reste vue comme une gifle par beaucoup.

D’autant que les républicains essaient de revenir sur des acquis fon­damentaux comme le droit à l’avortement, aussi bien que sur des conquêtes récentes comme l’obligation faite aux compagnies d’assurance de rembourser la contraception.

« Trump donne aux femmes un sentiment d’urgence à changer les choses », a expliqué Alyssa Milano.

Selon le groupe Emily’s List, qui aide les femmes à se lancer dans la politique, les femmes devraient se présenter en nombre record aux élections de 2018.

En neuf mois, l’association a reçu 16 000 demandes préliminaires de soutien contre un total de 920 pour l’élection 2016.

La Women’s March, qui avait rassemblé trois millions de personnes à Washington au lendemain de l’investiture de M. Trump, commence à s’engager, elle aussi, en politique.

Elle réunit sa première convention nationale à ­Detroit, le 27 octobre. Mot d’ordre : « Revendiquer notre temps ».

En France, une femme sur cinq a été harcelée sexuellement au cours de sa carrière.

Et seulement 5% des cas ont été portés devant la justice.

Depuis ce week-end, des témoignages de victimes affluent sur Twitter sous le hashtag #balancetonporc.

La parole des femmes victimes de harcèlement sexuel au travail se libère.

Pour preuve ces multiples témoignages relayés sur Twitter depuis ce week-end sous le hashtag #balancetonporc. Il faut dire que les cas de harcèlement sexuel dans le cadre professionnel sont loins d’être marginaux.

En France, en 2014, une femme sur cinq a été confrontée à une telle situation au cours de sa carrière, selon un rapport du Défenseur des droits. Mais seuls trois cas sur dix ont été rapportés à la direction ou à l’employeur et seulement 5% des cas ont été portés devant la justice.

Comment agir en cas de harcèlement sexuel au travail ?

• Comment identifier un cas de harcèlement sexuel au travail ?

Il convient de rappeler la définition juridique du harcèlement sexuel.

Que ce soit en droit pénal, ou en droit du travail, le harcèlement sexuel est un délit qui se caractérise par «le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle» qui «portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant» ou créent «une situation intimidante, hostile ou offensante».

«Toute forme de pression grave, même non répétée, dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte sexuel, au profit de l’auteur des faits ou d’un tiers», est encore considérée comme du harcèlement sexuel.

Dans le milieu professionnel, il y a harcèlement sexuel même s’il n’y a aucune relation hiérarchique entre la personne harcelée et son harceleur, qui peut être aussi bien un collègue qu’un supérieur.

• Quels sont les recours ?

Une victime de harcèlement sexuel au travail peut attaquer son harceleur.

Pour cela, elle dépose plainte auprès de la gendarmerie, du commissariat ou par une lettre directement adressée au procureur de la République. Elle dispose d’un délai de six ans après le dernier fait de harcèlement (geste ou propos) pour porter plainte. Après, la justice ne peut plus rien faire.

Autre recours possible, la victime peut attaquer son employeur, dans la mesure où il est responsable de la sécurité de ses salariés. Dans ce cas, elle doit saisir le conseil des prud’hommes ou le tribunal administratif (pour les fonctionnaires). Elle peut mener ces deux procédures en même temps.

«Cette seconde procédure est souvent oubliée des victimes qui veulent surtout punir leur harceleur, souligne Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT). Mais s’en contenter reviendrait à sortir les femmes du droit commun», souligne-t-elle.

• Vers qui d’autre se tourner ?

Une victime de harcèlement sexuel au travail peut se tourner vers les syndicats de l’entreprise, de plus en plus formés à ces problématiques, vers des associations, comme l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT). Ou encore vers le médecin du travail, l’inspection du travail ou le Défenseur des droits, qui peut faire une enquête au sein de l’entreprise.

• Comment apporter des preuves ?

Des textos, des e-mails ou même des enregistrements clandestins constituent évidemment des preuves matérielles.

Des récits de collègues, des témoignages d’anciennes victimes qui occupaient ce poste, des certificats médicaux, ou encore un arrêt maladie, sont autant d’éléments qui peuvent être également présentés à la connaissance des juges. «Il s’agit de fournir tout un faisceau d’éléments qui peuvent corroborer une parole» insiste Marilyn Baldeck.

• Quelles sanctions sont prévues ?

Le harceleur encourt au pénal jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende dans des circonstances aggravantes, comme par exemple l’abus d’autorité chez un supérieur hiérachique.

Quant à la victime, «elle peut obtenir, en attaquant son employeur, 10.000 à 30.000 euros de dommages en réparation du préjudice moral et du manquement aux obligations de sécurité. Ainsi que 6 mois de salaire au minimum» lorsqu’il y a eu rupture du contrat de travail, précise Marilyn Baldeck de l’AVFT.

«Beaucoup perdent leur emploi, ne retrouveront plus de travail, ou se retrouvent au chômage de longue durée, vivant des minima sociaux. Il ne faut pas demander le minimum», conseille Marilyn Baldeck.

D’après un sondage Ifop, quatre femmes actives victimes sur dix estiment que la situation de harcèlement sexuel s’est terminée à leur détriment (atteinte à la santé physique ou mentale, carrière bloquée, contrat non-renouvelé, arrêt de travail, licenciement pour faute grave ou inaptitude, démission…).
Sources: lefigaro.fr/social, l’expérience de mes clientes au cabinet

« Pour réussir ses études à l’université, il faut savoir s’informer »

De quelle façon s’organiser et se faire aider à l’entrée en fac ?

Comment concilier job et études ?

Les réponses d’Alain Tallon, vice-président de Paris-IV, aux questions des étudiants.

J’ai fait ma rentrée en licence de géo il y a une semaine, et déjà certains ne viennent plus en cours. Bosser tout seul dans une BU c’est impossible… Comment être autonome ?

De plus en plus d’universités ont mis en place des tutorats documentaires, qui peuvent être animés par des étudiants plus âgés, en master ou doctorat, ou en lien avec les personnels des bibliothèques et les conservateurs. Beaucoup de mentions et d’UFR ont des bibliothèques propres, où les enseignants des TD aident les étudiants à apprendre le travail documentaire. Il faut aussi éviter à tomber dans le syndrome du tout, tout de suite. Apprendre à gérer une recherche documentaire se fait durant les trois années de licence, c’est normal qu’au bout d’une semaine un étudiant ne sache pas encore en mener.

Mère d’un jeune de 17 ans qui a fait son entrée en licence de psycho il y a deux semaines, licence complètement saturée, de ce qu’il m’en a dit, je me demande comment il va pouvoir se saisir de cette matière qu’il découvre complètement ?

C’est un énorme problème que rencontrent certaines filières, et la psychologie est particulièrement touchée. Des solutions ponctuelles sont apportées, avec des cours en ligne, mais il y a un travail de fond à faire pour éviter la sélection par l’échec. Il a pu être commencé par la généralisation du tutorat. Il faut que les étudiants se renseignent sur tous les dispositifs d’aide en première année. Un des gros problèmes est que les étudiants ne sont pas informés de tous les dispositifs qui existent pour les aider, en première année notamment. C’est l’une des conséquences de l’afflux d’étudiants depuis ces dernières années.

J’ai eu une mention « très bien » au bac S pourtant depuis ma rentrée à la fac de sciences je me dis que j’ai envie de vivre et de voyager et que je pourrais réussir mes études plus tard… Est-ce une bonne idée de retarder ses études pour mieux les réussir ?

Oui. L’année de césure a été créée justement pour les étudiants qui ont un projet, à l’international, ou d’un stage de longue durée. Il faut simplement que ce soit un véritable projet pédagogique, bien inséré dans une vision à long terme de ses études. Pour cela, il est nécessaire d’en discuter avec les enseignants. De toute façon, l’année de césure est supervisée pédagogiquement par un enseignant. Mais plus l’étudiant sera le maître de son projet personnel, plus il aura des chances de réussir.

Quant au délai, chaque université organise le calendrier du dispositif de césure comment elle l’entend, et certaines proposent des césures sur un seul semestre. Au sein de mon université, Paris-IV, les dates de dépôt des dossiers sont désormais passées et la césure est d’un an.

Comment faire pour s’organiser à la fac entre les cours, les TD, le travail à la maison… Combien d’heures faut-il travailler à côté, en plus des cours, d’après vous ?

Cela dépend beaucoup des disciplines. Certaines, notamment les sciences expérimentales, ont un nombre d’heures d’enseignement très important, et c’est lors des TD et TP que l’étudiant va apprendre. Dans d’autres disciplines, par exemple littéraire, le travail en bibliothèque, autonome, prend une part beaucoup plus importante. Normalement, l’étudiant apprend progressivement à maîtriser ce travail personnel avec l’aide de ses enseignants. Il est important aussi de constituer des groupes de travail avec d’autres étudiants, pour ne pas rester seul devant ce travail demandé hors des heures d’enseignement.

Comment se fait-il que dix jours après la rentrée, certains étudiants n’aient toujours pas pu réaliser leurs IP, faute de place ? N’était-il pas possible de prévoir que cette rentrée serait « difficile », compte tenu de l’arrivée des baby boomers ? Quelles solutions proposez-vous pour l’an prochain ?

Dans la plupart des universités, le problème n’est pas lié au manque d’enseignants ou de moyens financiers pour créer de nouveaux groupes de TD, mais plutôt un problème de salles : c’est particulièrement le cas en Ile-de-France, où la situation immobilière universitaire est catastrophique. On se retrouve avec des groupes de 40 ou 50 étudiants, ce qui est une aberration.

J’ai choisi mes options un peu au hasard (je suis en L1 d’histoire)… et certaines ne me plaisent pas du tout. Peut-on changer en cours de route ? Cela va-t-il me fermer des portes pour les années d’après ?

Normalement c’est à la fin du premier semestre que l’on se réoriente. Il faut que les étudiants se renseignent longtemps à l’avance sur les cours qu’ils auront à choisir. Pour cela, de nombreuses universités organisent des journées portes ouvertes, diffusent sur leur site des programmes de cours… Mais si j’ai un conseil à vous donner, c’est de ne pas rester sur l’impression d’un premier cours ou d’un premier TD. Un enseignement qui peut paraître très difficile à quelqu’un qui arrive du lycée peut, grâce à une progression pédagogique, devenir beaucoup plus facile au cours du semestre. Et puisque l’on parle de l’histoire, la plupart des lycéens ne connaissent pas les périodes anciennes de l’histoire, c’est donc un choc pour eux qui ont surtout fait de l’histoire contemporaine au lycée, mais c’est aussi un choc apprécié pour ceux qui découvrent l’Antiquité, le Moyen-Age et la Renaissance.

Travailler empêche de vraiment se concentrer sur ses études. De nombreux étudiants échouent à cause de cela. Comment faire pour allier les deux ?

La question des étudiants salariés est un problème pour laquelle il n’y a pas de solution miracle. D’autant plus que les situations individuelles de ces étudiants sont extrêmement variées. Ce qui est certain, c’est que les étudiants salariés conservent un lien personnel et en présence physique avec leurs enseignants. La solution d’un enseignement uniquement à distance, par le numérique, me paraît une utopie dangereuse. Par contre, des enseignements hybrides, entre présentiel et distanciel, semblent des solutions d’avenir.

Je n’arrive pas à concilier vie professionnelle et vie universitaire. Comment sélectionner les cours qui sont importants ?

C’est extrêmement difficile, et c’est là que l’aide d’un tuteur étudiant ou d’un enseignant référent, qui va examiner personnellement la situation de l’étudiant, peut être très utile. De toute façon, les étudiants doivent être bien conscients qu’ils peuvent avoir une aide individuelle à l’université, et se renseigner auprès des services d’orientation, enseignant responsable de parcours de formation, département ou UFR… Comme enseignant de première année d’histoire, je reçois des demandes de mes étudiants par e-mail dès la première semaine, alors que j’ai un amphi de 350 étudiants.

J’entre en troisième année de licence. Comment cela va se passer cette année pour avoir une place en master ? J’ai vu que beaucoup d’étudiants n’avaient pas eu de place.

Cela dépend beaucoup des disciplines. Certaines sont en très forte tension, d’autres moins. La procédure pour trouver une place pour les étudiants qui n’avaient aucune réponse favorable des universités semble avoir fonctionné, même s’il est très tôt pour faire un bilan approfondi. On parle de 2 000 à 3 000 étudiants qui n’auraient pas encore d’affectation en master, sur 150 000 étudiants de L3, ce n’est pas un chiffre démesuré, même s’il y a matière à améliorer l’information et la procédure, qui a été mise en place dans des délais trop rapides. Ces difficultés révèlent une fois de plus le problème majeur de l’université : la bonne circulation de l’information auprès des étudiants.

Vous savez comme moi qu’il existe nombre de diplômes qu’on obtient à l’usure et que le problème est la compétence réelle des hauts diplômés. Peut-on envisager dans l’avenir la ratification du diplôme systématique une fois l’année suivie avec un pourcentage de compétence d’acquisition au lieu d’une barre fixe ?

La démarche par compétences se développe dans l’université, c’est une excellente chose, qui rapproche l’université du monde du travail, pour autant les compétences délivrées dans l’université s’appuient sur un socle de savoirs académiques que l’on continuera d’évaluer dans le cadre de la délivrance des diplômes.

Je suis en terminale et je vais devoir choisir mes études cette année ! Est-ce que certaines universités sont plus sélectives que d’autres ? Plus difficile que d’autres ? Je pense plutôt à des matières comme l’histoire, la géographie, ou la littérature…

Le cadre des formations est un cadre national, même si chaque université a ses spécificités. Il est utile de comparer les programmes de cours des différentes universités pour aller dans celles où le lycéen a l’impression qu’il aura les enseignements qui lui conviennent le mieux. Cela dépend aussi de la situation géographique de l’étudiant et de ses possibilités de mobilité. A Paris-Sorbonne, nous avons en première année de licence, 20 % d’étudiants qui viennent d’autres académies que de celles d’Ile-de-France, ce qui n’est pas le cas de nos partenaires scientifiques, qui ont des capacités d’accueil saturées, et ne peuvent qu’accueillir les candidats de l’académie.

Est-ce que 100 % de réussite à l’université est envisageable mais surtout raisonnable ? Ne doit-elle pas fonctionner comme un cursus honorum ? Sinon pourquoi ne pas imaginer qu’on exige bientôt 100 % de réussite à l’agrégation ?

Tout dépend de ce qu’on appelle la réussite. S’il s’agit du diplôme, 100 % de réussite, non, c’est impossible, car il y a aura toujours des étudiants qui échoueront à obtenir leur diplôme, pour de multiples raisons. Par contre, par la réorientation, par les conseils en orientation professionnelle, on peut espérer peut-être pas 100 % mais un pourcentage beaucoup plus important d’étudiants qui quittent l’université satisfaits de ce qu’elle leur a apporté pour leur vie future, et principalement évidemment leur insertion professionnelle.

Pensez-vous que c’est bien d’exclure les bacheliers professionnels de l’université ? Je suis en bac pro technicien menuisier, mais j’y suis par défaut, et je veux faire Staps. Et je suis bon en matière comme le français ou général. Et les profs nous disent qu’on aura pas de boulot après le bac pro de toute façon !

La question des bacheliers professionnels est grave. C’est vrai que leur taux d’échec dans les filières classiques est extrêmement élevé. Est-ce qu’une année de remédiation/remise à niveau pour des bacheliers professionnels voulant intégrer une filière de lettres ou de sciences serait suffisante ? Les quelques expériences que je connais ne me paraissent pas concluantes. Pour autant, je reste personnellement scandalisé par le fait que le système français ne propose pas assez de possibilités de se réorienter après une orientation contrainte, au lycée, à l’université ou d’autres formations. L’idée que tout se joue à 16 ans ou 18 ans est une monstruosité pédagogique.

Ceux qui prônent la non-sélection dans les filières se rendent-ils compte de leur responsabilité dans l’échec des étudiants et du gâchis humain associé ? Envoyer des étudiants dans des filières qui ne sont pas faites pour eux n’est ce pas un mépris de l’égalité des chances, en d’autres termes vouloir être égalitaire entraîne de facto une inégalité dans les chances de réussite.

Paris-Sorbonne est régulièrement pointée comme l’université qui aurait, en licence, le plus de formations sélectives en France, ce qui est faux. Simplement, nous demandons aux étudiants, pour certaines filières, de vérifier leur niveau : c’est le cas en musique, c’est le cas en arabe, où un étudiant qui n’est pas au niveau se voit proposer une année de diplôme universitaire, où les frais d’inscription sont moindres que ceux d’une licence, pour pouvoir intégrer le cursus d’arabe. Ce n’est pas de la sélection, c’est de l’orientation éclairée, et de l’assistance à la bonne orientation des étudiants.

Comment peut-on prétendre qu’il n’y a pas de sélection à l’université avec le taux d’échec en première année ? Ce n’est pas une sélection ? Le gouvernement préfèrerait-il sélectionner directement au CV des parents ?

Ce qui s’annonce, ce n’est pas une sélection, c’est l’indication de prérequis. Pour l’instant on ne sait pas si ces prérequis seront totalement contraignants ou s’il y aura un examen individuel des dossiers qui ne rentrent pas dans les cases définies. Je pense évidemment pour cette deuxième solution. Mais ce serait un progrès évident que de dire clairement aux lycéens ce que l’on attend d’eux pour intégrer une filière universitaire. Cela peut passer aussi par des tests en ligne, qui permettent à l’étudiant de vérifier son niveau.

En guise de conclusion, à la question comment réussir ses études à l’université, il me semble que la première condition, et peut-être l’unique, est d’y prendre du plaisir. Les années universitaires doivent être des années de bonheur pour les jeunes filles et les jeunes gens qui les vivent. Et le bonheur n’est pas une idée nouvelle à l’université.

Source: lemonde.fr/campus

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