Qu’est-ce que cette phrase, souvent dite de manière péjorative dans le milieu de la santé, a fini par m’agacer.

Oui, ben oui, on trouve de tout sur Internet, parce que c’est ça le propre d’Internet justement, de trouver de tout et c’est extraordinaire !

Les informations, les partages, les communautés de patients, les échanges avec les patients pairs… les possibilités sont infinies, et surtout, accessibles 24/24.

Comme on dit en anglais « ne tirez pas sur le messager », ce n’est pas les informations sur Internet qui sont le problème, mais la personne qui n’utilise pas son esprit critique et ses connaissances pour faire le tri des informations qu’elle trouve.

Ah, elle est bien là la subtilité, on est devenus tellement dépendants des objets ou outils qui font tout à notre place, qu’on en oublie de réfléchir pour soi-même; il est devenu nécessaire d’apprendre à utiliser Internet à son avantage. Nous ne remettons pas en cause le téléphone que nous utilisons quotidiennement, pourtant nous sommes bombardés par les télé marketeurs en tout genre… ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain quoi.

Le hic, c’est qu’en santé, quand il s’agit de sa vie, personne ne peut penser et ni même vivre ce qu’on vit à notre place.

C’est tellement plus facile pour un professionnel de la santé de rejeter et dénigrer ce qui se trouve sur Internet, par méconnaissance et idée fausse qu’il/elle n’a pas le temps de traiter ce genre de chose, il est plus facile de cacher sa tête dans le sable.

Alors on est d’accord que savoir chercher les bonnes informations, avoir un esprit critique, savoir mettre les choses dans leur contexte pour sa propre situation, cela s’apprend, mais n’est-ce pas important quand il s’agit de sa vie, de sa santé ?

On le fait quand on veut acheter un objet, on compare son prix avec la concurrence, on cherche l’avis de d’autres personnes l’ayant acheté, on trouve des ressources pour mieux connaître le produit… Ben, ça devrait être la même chose avec les informations santé, plus important même!

Alors pourquoi ce fichu message négatif « attention, on trouve n’importe quoi sur Internet ! » a la dent si dure?

Pourquoi les patients se font rabrouer quand ils ont trouvé une information sur Internet et sont vivement déconseillés par leurs soignants de s’informer ainsi ?

Pourquoi est-ce le patient qui doit éviter de s’informer sur la Toile plutôt que les professionnels de la santé améliorer ce qui s’y trouve?

  • Si les professionnels de la santé étaient plus présents sur Internet ils pourraient a) corriger les inepties qu’on peut y trouver afin que l’information soit juste et b) savoir vers quelles ressources orienter leurs patients. Si ils y étaient, ils sauraient qu’il existe des communautés de patients extraordinaires qui échangent des informations riches, pertinentes et précieuses sur leur vécu, leurs traitements et la gestion de la maladie au quotidien; ou bien qu’en utilisant Internet comme un outil pédagogique cela gagnerait du temps de sensibilisation envers le patient et que la qualité de l’échange n’en serait que plus riche puisque le patient mieux informé aurait des questions plus intéressantes car il aurait eu le temps d’y réfléchir au calme chez lui.
  • Soit, c’est une compétence que d’apprendre à avoir l’esprit critique et ce, pour toute situation, il y a une telle quantité d’informations qu’il faut faire le tri et réfléchir par soi-même. Je peux donc comprendre les soignants frustrés de voir certaines informations aberrantes que leur apportent les patients, ça va dans les deux sens, chacun doit fournir un effort pour que la collaboration soit constructive.

Nous avons l’immense chance aujourd’hui d’avoir un accès immédiat à une quantité infinie d’informations. Internet a rendu le savoir horizontal, alors les professionnels de la santé ne peuvent plus s’attendre à ce que les patients ne cherchent pas des informations en ligne.

En 2015, selon le BFS, 64% des Suisses cherchent leurs informations santé sur la Toile. Or, les patients doivent aussi être sensibilisés au fait que leurs soignants sont là pour les accompagner et non pour faire le travail à leur place. Chacun doit être responsable de sa situation, le soignant d’apprendre à utiliser Internet comme un allié de la relation thérapeutique et le patient d’apprendre à recourir à la Toile pour s’informer de manière constructive pour sa situation, tout en se rappelant qu’Internet ne remplace pas une consultation médicale.

Voici quelques pistes:

  1.  Patients: commencez par rechercher vos informations sur des sites spécialisés officiels (ligue contre le cancer, ligue contre le rhumatismeassociations reconnues, revues médicales spécialisés, sites d’hôpitauxinstitutions, portails médicaux, sites spécialisés, etc) selon la maladie ou le handicap qu’on recherche. (NB: ces exemples ne sont que quelques exemples parmi tant, tant d’autres!). Soignants: partagez vos connaissances, créez un blog, un site internet, une page Facebook, un compte Twitter pour diffuser vos connaissances.
  2. Patients: lisez le plus possible pour en apprendre un maximum sur votre maladie, et n’oubliez pas d’avoir recours à votre équipe soignante pour poser vos questions: vos soignants ont des connaissances professionnelles et pratiques. Soignants: cherchez des ressources dans lesquelles vous avez confiance pour les suggérer à vos patients et osez même leur demander s’ils ont des adresses de sites à vous recommander: vos patients vivent avec leur maladie/handicap au quotidien et ont un savoir expérientiel.
  3. Cherchez partout, lisez tout ce que vous trouvez sur votre maladie/handicap, comparez ce que vous trouvez, pensez à regarder les dates de publication, essayez d’avoir les informations les plus récentes car les choses avancent vite dans le monde scientifique. Patients: osez montrer ce que vous avez trouvé aux professionnels qui vous entourent, ils peuvent vous aider à mettre ces informations en contexte selon votre propre maladie/handicap. Soignants: soyez ouverts à ce que votre patient vous montre, faites-lui profiter de vos connaissances et de votre expérience et prenez le temps d’expliquer pourquoi une information est pertinente ou pas.
  4. Patients et Soignants: Sortez de votre zone de confort ! Osez parler, communiquer avec l’autre. Travaillez en partenariat et en équipe. Usez de vos connaissances et de votre créativité. Soyez curieux et ouvert aux idées innovantes.
  5. Enfin, à mes yeux, le plus important de tout: soyez humbles. Personne ne sait tout, nous savons tous quelque chose.

Source: https://epatientesuisse.wordpress.com/

« Mon (trop) Cher Opérateur Téléphonique,

Pendant des années, tu m’as vendu mon abonnement portable en prétendant que c’était le « juste prix », et que tu ne pouvais pas descendre plus bas…

Et je ne pouvais pas aller à la conccurence, puisque tu t’étais entendu avec les deux autres larrons, pour s’aligner sur des prix abusifs…

Puis Free a débarqué…qui propose plus, pour 3 fois moins cher…

Et dés le lendemain, tu t’alignes sur Free, en baissant tes prix de 40%, voire plus…

Et maintenant tu me relances, en m’écrivant : « restez donc avec moi, c’est tellement plus simple »…

Donc, tu t’es gavé comme un gros cochon pendant toutes ces années, pour le plus grand bénéfice de tes actionnaires…

Donc, tu me mentais en prétendant que tu ne pouvais pas baisser tes prix, puisque tu viens de le faire…et en 48h, en plus !

Donc, je n’ai plus confiance en toi…

Puisque tu as été très méchant, j’ai donc décidé de te punir…

C’est pourquoi je transfère toutes mes lignes, et celles de mon entourage (6 au total) chez Free…

Toutefois, comme je ne suis pas rancunier, j’accepte de te pardonner tes mauvaises actions.

C’est pourquoi je n’exclus pas définitivement de redevenir un jour client chez toi.

Bien évidemment, il faudra d’abord que tu fasse pénitence, en me consentant un tarif TRES NETTEMENT inférieur au tarif Free.

En attendant, n’oublie pas de transmettre toute ma sympathie à tes actionnaires…

Ils vont en avoir bien besoin, car les temps à venir vont être durs pour eux… »

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http://mobile.free.fr/

Le Sénat a supprimé mercredi dernier l’obligation faite aux dentistes d’indiquer sur leurs devis le coût de revient des prothèses.

Les tarifs proposés aux patients varient pourtant quasiment du simple au double selon les praticiens…

Les consommateurs n’y gagneront pas, mais les chirurgiens dentistes peuvent se réjouir. Les sénateurs se sont prononcés mercredi pour la suppression de l’obligation faite aux praticiens de mentionner le prix d’achat des prothèses qu’ils proposent à leurs patients. Cette indication était devenue obligatoire depuis l’application de la loi «Hôpital, patient, santé, territoire» (HPST) en mars 2010, et visait à introduire davantage de transparence dans les prix pratiqués par les chirurgiens-dentistes.

Car les prix des prothèses varient quasiment du simple au double selon les cabinets, analysait en février dernier l’organisme mutuelle.com. Des tarifs qui dépendent de plusieurs facteurs : de la qualité de la prothèse, de la notoriété du dentiste, du quartier où il exerce, mais aussi du niveau de couverture médicale du patient. «Il est presque de règle que le praticien s’informe de celle-ci, de sorte que cette couverture complémentaire contribue de facto à tirer les prix à la hausse et bénéficie en bonne part au prestataire de soins», notait la Cour des comptes dans un rapport publié l’année dernière.

Pas de répercussion des importations sur les prix

Disparates, les tarifs pratiqués sont aussi particulièrement élevés. Citant un rapport de 2005 publié en Belgique, la Cour des comptes relevait que le prix d’une pose de prothèse en France est 2,5 fois supérieur à celui d’une pose de prothèse en Allemagne, lui-même 25% plus onéreux qu’aux Pays-Bas.

Circonstance aggravante pour les praticiens français : la part croissante des modèles importés (de l’ordre de 15% en 2010 selon l’association dentaire française) ne s’est jamais répercutée sur le prix moyen pratiqué par les chirurgiens dentistes. Pourtant, le coût de revient de ces prothèses fabriquées en Chine, à Madagascar ou en Afrique du Nord est trois fois moindre (40 euros contre 120 euros) que celui des modèles fabriqués en France.

«Concurrence insuffisante»

Conséquence, c’est 10% de la population française qui se trouve contrainte de renoncer aux soins dentaires en raison de leur coût, souligne l’institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Globalement, les frais dentaires constituent à eux seuls plus de la moitié des prestations médicales auxquelles les patients renoncent pour ce motif.

C’est en vertu de ces constats que la Cour des comptes plaidait l’année dernière pour que les devis proposés aux patients incluent le prix d’achat de la prothèse. «Améliorer la transparence aiderait à remédier à une concurrence aujourd’hui insuffisante», estimait l’institution.

«Lobbying intensif»

Les sénateurs, pourtant, en ont mercredi décidé autrement. Gilbert Barbier, à l’origine de l’amendement supprimant cette obligation, s’en explique : «Le texte était pratiquement inapplicable. Si l’on veut calculer le prix de revient d’une prothèse, il faut décortiquer tout un tas de frais annexes, explique-t-il. Par ailleurs, pourquoi n’imposer cette obligation qu’aux seuls dentistes, et non aux garagistes par exemple ?», s’interroge-t-il. «Les dentistes ont eu le sentiment d’être montrés du doigt. Sachons raison garder», est venu appuyer mercredi en séance le ministre de la santé Xavier Bertrand.

Leurs électeurs apprécieront et sauront s’en rappeler aux prochaines élections. Gageons que leurs mutuelles soient plus que confortables…

Autre argument avancé par les sénateurs : les prix des actes dits «conservateurs» (détartrage, traitement d’une carie, dévitalisation…) seraient sous-évalués par la sécurité sociale. «Cela fait dix ans qu’ils n’ont pas été réajustés. Cela explique que les dentistes compensent parfois en augmentant leur marge sur les prothèses», avance Gilbert Barbier. Pourtant, d’après la Cour des comptes, une partie de ces tarifs ont été réévalués de 30% en 2006. Parallèlement, les prix des prothèses ont continué à progresser à un rythme annuel de plus de 3%…

Pour l’UFC-Que Choisir, la situation est claire. «Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients», déclarait jeudi Cédric Musso, directeur des relations institutionnelles au sein de l’association, dans les colonnes du «Parisien-Aujourd’hui» en France. «Les dentistes ne sont pas des professions commerciales. En tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profit sur la vente de matériels».

Directeur des relations institutionnelles au sein de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, Cédric Musso regrette que les sénateurs soient revenus sur la transparence qu’ils avaient instaurée en 2009 :

Les sénateurs ont voté hier la fin de l’obligation des dentistes d’afficher le prix d’achat des prothèses. Qu’en pensez-vous ?
Cédric Musso : Le lobbying intensif des professionnels a eu raison de l’intérêt des patients. C’est aussi un pied de nez aux recommandations de la Cour des comptes, sur lesquelles s’était pourtant appuyée la commission des Affaires sociales du Sénat lorsqu’elle s’est prononcée en faveur de cette mesure en 2009.

Xavier Bertrand a défendu l’amendement, faisant valoir hier devant les sénateurs que le texte initial était inapplicable…
C’est toujours ce qu’on dit quand on veut changer une loi. Cet argument avait déjà été soulevé devant la commission des Affaires sociales en 2009. A l’époque, il avait été rejeté, la commission indiquant que cette réforme était non seulement faisable mais souhaitable pour les consommateurs.

Les partisans du texte ont mis en avant la rémunération des dentistes, qui n’a pas été réactualisée depuis plusieurs années…
Ce n’est pas en créant du brouillard informatif et des artifices tarifaires qu’on va régler leurs problèmes. S’il y a un problème d’honoraires, qu’on le règle clairement.

Qu’est-ce qui vous choque le plus ?
D’abord, le fait que les dentistes puissent désobéir impunément : ils ont refusé d’appliquer la loi depuis l’ordonnance de mars 2010, qui l’a rendue tout à fait applicable. Les lois sont faites pour être appliquées. Ensuite, il faut tout de même rappeler que les dentistes ne sont pas des professions commerciales ; en tant que professionnels de santé, ils n’ont pas à faire de profits sur la vente de matériels. C’était d’ailleurs un des fondements de l’article 57 de la loi HPST, qui permettait de distinguer le prix de la prothèse et celui des prestations associées.

Source : lefigaro.fr, leparisien.fr, sénat

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Fini les hausses de prix abusives

touchant des médicaments

que la Sécurité sociale a cessé de rembourser ?

L’« engagement réciproque de bonnes pratiques commerciales », signé dimanche 30 mars après plusieurs mois de négociations par les pharmaciens d’officine et l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) a pour but de maîtriser ces augmentations.

« Les industriels comme les pharmaciens ont intérêt au développement du marché de l’automédication, explique Magali Flachaire, déléguée générale de l’Afipa. L’accord signé crée un cadre où le consommateur aura accès à des prix libres, mais équitables et transparents. » Soit des prix qui ne varient pas trop d’une officine à l’autre au moment où ces produits s’apprêtent à passer devant le comptoir du pharmacien.

Grâce à Bruxelles, le gouvernement a entrepris d’obliger les pharmaciens à autoriser le libre accès aux médicaments hors prescription. Mais lorsqu’un patient demande conseil à son pharmacien, ce dernier lui propose un produit certes adapté, et souvent un produit à marge élevée.

Un sondage Afipa-TNS Healthcare – mené entre le 8 et le 10 janvier sur 1 039 individus âgés de plus de 15 ans – révèle que les Français accueillent d’autant plus favorablement l’accès libre aux produits d’automédication qu’ils pourront saisir les boîtes, lire les notices, et surtout « comparer les prix » (62 %) ainsi que les produits entre eux (53 %).

Le libre accès

est ainsi perçu par les consommateurs comme un « véritable changement »

dans la manière d’acheter des médicaments

solde médicamentsL’hostilité profonde des pharmaciens d’officine au libre accès repose précisément sur cette possibilité laissée au client de comparer les prix et les produits. Le libre accès ouvre la porte, selon eux, à l’entrée de la grande distribution sur ce segment de marché. Leclerc, Auchan, Carrefour ou encore Système U n’ont jamais fait mystère de leur intérêt pour certains produits de parapharmacie ainsi que pour les produits d’automédication encore sous monopole d’officine.

Pour Serge Papin, président du groupement de distribution Système U, le maintien du paracétamol ou de certains cosmétiques dans le circuit pharmaceutique est une hérésie. « Ce sont des produits de grande consommation. Si l’on veut agir sur les prix, il est sain de mettre les réseaux de distribution en concurrence », explique M. Papin.

Concernant la sécurité, la réponse est toute trouvée : « Si on veut éviter des comportements déviants sur certains médicaments, il suffit de limiter le nombre de boîtes qu’un client est susceptible d’acheter en une seule fois », propose M. Papin.

Pour les deux tiers des clients, le pharmacien garde un rôle pivot

Libre accès ou pas, 87 % déclarent qu’ils continueront à lui demander conseil avant d’acheter. Les clients achèteront-ils plus avec le libre accès ? 83 % affirment que non. Seuls 17 % envisagent l’achat de précaution.

 

Cher Lecteur,

la prochaine fois que vous souhaiterez acheter un produit contre le rhume,

aimeriez-vous avoir ces produits facile d’accès sans faire la queue

ou derrière le comptoir du pharmacien?

 

 

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