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Les Anglo-Saxons décrivent le modèle « chercher – trouver » afin de permettre une meilleure intégration en cas d’insuffisance d’adaptation.

L’addiction comme adaptation permet aux usagers de surmonter des moments difficiles, sans l’addiction les risques de passages à l’acte et de suicides pouvant être très importants. Certains auteurs parlent du « lesser evil »: les personnes exposées aux stress choisissent le moindre mal, afin de passer les moments difficiles. Ainsi, l’exercice physique apparaît moins dangereux que la consommation de substances psychoactives.

On peut donc considérer que pour certains pratiquants il s’agit d’une manière « positive » de coping face aux situations difficiles et au stress du quotidien.

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On peut situer le développement du concept d’addiction à l’exercice dans le contexte culturel de l’image corporelle et du «culte de la performance» (Ehrenberg, 1991). On est actuellement en train de constater l’importance des troubles dysmorphophobiques chez des patients qui présentent une addiction au sport (beaucoup de joggers ou de body-builders).

Les Anglo-Saxons décrivent même un « complexe d’Adonis » caractérisé entre autres par un haut degré de pratique sportive et par des préoccupations fréquentes liées l’image de soi (soins du visage et du corps de manière excessive, des choix vestimentaires valorisants, se regarder dans la glace sans cesse à la recherche de la moindre imperfection et la panique qui découle de la découverte d’un tel signe inquiétant…).

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Les auteurs anglo-saxons mais aussi quelques Français (Véléa, 2002), s’accordent pour souligner l’importance de l’image corporelle et l’ampleur de la représentation corporelle chez les sportifs addictés. La maîtrise et la programmation de cette transformation corporelle confrontent souvent l’individu aux limites de ses compétences psychomotrices.

Selon Birouste, « le sportif est un tacticien/praticien de la limite ». Le sportif cherche sans cesse l’idéal de la perfection, de l’harmonie, le sportif est un « jusqu’au-boutiste ». Le sportif récupère une reconnaissance individuelle et sociale, ses efforts sont applaudis et corrigés par un public de plus en plus exigeant.

Cette situation ne peut-elle pas expliquer les difficultés que les sportifs éprouvent de manière régulière dans leur pratique quotidienne ou la nécessité pour certains d’avoir recours aux tuteurs d’accompagnement, investis à la manière dont les toxicomanes peuvent investir leur produit ?

Dr Dan Véléa, Centre médical Marmottan, cairn.info, divers

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