L‘annonce d’un cancer chez un enfant est toujours vécue comme un drame.

L’augmentation du taux de guérison chez les petits malades, illustrée par des données américaines présentées dimanche au congrès annuel de la société américaine d’oncologie clinique à Chicago (Asco), est donc encourageante.

enfantAujourd’hui, 80 % des enfants de moins de 15 ans atteints de cancer finissent par guérir.

«Il y a cinquante ans, seul un enfant sur cinq réchappait de son cancer», a rappelé le Dr Gregory Armstrong, auteur de l’étude conduite sur 34.000 patients. Aujourd’hui, les proportions sont inversées.

Autre indicateur positif, la mortalité quinze ans après le diagnostic a été divisée par 2, passant de 12,4 % à 6 %.

Bien que l’on puisse se réjouir de ces chiffres, la survie à cinq ans (c’est ainsi que l’on définit la guérison en oncologie) n’est pas le seul paramètre à prendre en compte pour évaluer les progrès qui restent à faire.

Comme l’a rappelé le Dr Armstrong, invité à présenter ses recherches lors de la plus importante session du congrès de l’Asco, l’espérance de vie en bonne santé est une autre donnée essentielle, sur laquelle des progrès ont certes été faits, mais qui mérite toutefois une attention soutenue.

Et ce d’autant plus que les rangs de ces «rescapés» ne cessent de gonfler – ils seraient aujourd’hui 400.000 aux États-Unis, soit plus d’une personne sur 1000.

Sources : figaro.fr, société américaine d’oncologie clinique à Chicago (Asco)

A l’occasion de la journée mondiale contre la sclérose en plaques, rencontre avec Anita Fatis, une championne de natation plusieurs fois médaillée.

Déterminée et résolument optimiste, elle a fait de sa vie un combat et du sport une thérapie.

La sclérose en plaques, maladie auto-immune qui atteint le système nerveux central, touche quelque 80 000 personnes en France, en particulier les jeunes femmes.

On estime en effet que la SEP survient entre 25 et 35 ans et que les femmes sont deux à trois fois plus touchées que les hommes. Aussi, l’annonce du diagnostic touche le plus souvent des jeunes femmes dans la fleur de l’âge : elles sont investies professionnellement, elles commencent à fonder une famille…

Bref, du jour au lendemain, c’est leur quotidien et les projets de toute une vie qui se voient bouleversés. Mais ce destin cruel, beaucoup d’entre elles le prennent à bras le corps et choisissent d’en faire une raison de vivre. C’est en tout cas ainsi qu’Anita Fatis, maman énergique de trois enfants, voit les choses : sa sclérose en plaques lui a donné envie de se battre pour réaliser un rêve de jeune fille…

Tout commence il y a 22 ans.

Anita, alors âgée de 28 ans, ressent des symptômes inhabituels : « Un bras qui ne fonctionnait pas, etc… Moi et mes proches avons toute suite compris que quelque chose n’allait pas », décrit-t-elle. Pourtant, autour d’elle, c’est l’incompréhension, y compris du côté des médecins, qui minimisent et qui évoquent alors des troubles psychosomatiques. « On me prenait carrément pour une folle ! », se souvient-t-elle.

Il faut dire qu’à cette période, la sclérose en plaques était encore mal connue, on en parlait beaucoup moins. Et les forums de patients sur Internet n’existait pas. Difficile dans ces conditions de s’informer.

Sclérose en plaques  grâce au sport, j'ai stabilisé ma maladie, et j'ai réalisé un rêveCe n’est donc qu’au bout de six mois d’errance et d’angoisse qu’Anita est diagnostiquée à la suite d’une IRM. Mais contrairement à ce que l’on pourrait imaginer dans ces cas-là, le diagnostic ne tombe pas comme un couperet. Au contraire, la jeune femme reçoit alors la nouvelle de manière positive : « enfin je pouvais mettre un nom sur ces symptômes et prouver qu’ils étaient bien réels. J’étais tellement contente ! »

A la suite de cette première poussée, la jeune femme commence alors un long traitement à base de cortisone et suit une rééducation. Anita retrouve une vie à peu près normale. En apparence en tout cas. Car même si elle semble aller mieux, elle souffre physiquement à cause des douleurs liées à sa maladie. Elle est aussi très fatiguée et a parfois des problèmes d’élocution, ainsi que des trous de mémoire. En 2000, Anita doit affronter une deuxième poussée, qui provoque de forts engourdissements au niveau de ses jambes, d’autant plus difficiles à supporter que dans son cas, les traitements qu’on lui propose ne sont pas efficaces.

 » Oui c’était difficile, mais la vie est ainsi, c’est un combat ! « 

Pour les proches qui la côtoient, c’est parfois l’incompréhension. Il faut savoir en effet que la sclérose en plaques est une maladie, qui le plus souvent, ne se voit pas physiquement. De plus, l’état des malades peut énormément varier d’un jour à l’autre.

Pour comprendre, il faut revenir au processus à l’origine de la sclérose en plaque, qui lui est identique dans tous les cas : la gaine qui se trouve autour des nerfs du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière), la myéline, se trouve détruite par endroits lors de « crises ». Comme si des câbles électriques étaient endomagés en quelque sorte. Ainsi, l’influx nerveux est moins bien transmis, entraînant toutes sortes de troubles selon le nerf touché. Après ces crises, la myéline peut se reformer, en tout ou partie, et les symptômes ainsi s’estomper voire disparaître, jusqu’à la prochaine crise. D’où le caractère imprévisible et capricieux de la maladie.

« Petit à petit, je me suis éloignée de certaines personnes… Mais à côté de cela, j’ai soudé encore davantage les liens que j’avais avec ma famille et les personnes chères ! » C’est d’ailleurs sur eux seuls qu’Anita peut compter pour lui remonter le moral. « Entre temps les forums de patients sont arrivés, mais ce n’était pas pour moi, raconte-t-elle. Je n’avais pas envie de cotoyer des gens dépressifs alors que j’étais moi même devenue dépressive. J’étais au fond du trou mais au fond de moi, j’avais trop envie de m’en sortir ! »

Et la clé pour Anita, c’est le sport.

« Finalement, c’est un aspect positif de la maladie : celui de m’avoir permis de pratiquer du sport de haut niveau et d’accomplir un rêve !«  Ce rêve, c’était celui de la petite fille sportive qu’elle a toujours été  : « plus jeune, j’avais atteint le niveau national en athlétisme ! J’ai toujours aimé la compétition. Alors les Jeux Olympiques… Oui, c’était un rêve ! »

A l’origine, c’est son mari qui a l’idée d’inscrire Anita à la piscine municipale de Thionville (Moselle) où ils vivent. « A cette période, mon état s’était aggravé, j’étais déprimée et j’avais tellement de mal à marcher que j’étais désormais en fauteuil roulant. Mais nager sans les jambes, c’est possible ! » La nageuse commence alors à s’entraîner, une heure par jour, puis de plus en plus souvent.

Très vite, elle perçoit les effets bénéfiques sur son corps et fait d’énormes progrès.

Un an après avoir commencé la natation, Anita se sent mieux. Moralement bien sûr, mais aussi physiquement, alors même que les médicaments n’avaient jusqu’alors pas été très efficaces dans son cas. « Mon médecin m’a encouragée car il voyait que j’allais mieux. Et non seulement, mon état s’est stabilisé mais en plus, la maladie a régressé. Evidemment, cela m’a poussé à continuer et à en faire encore plus ! ». Les effets du sport dans la prise en charge de la sclérose en plaques sont en effet reconnus, même si cela n’a pas toujours été le cas. Il y a quelques années, le sport était même déconseillé. Aujourd’hui, les médecins conseillent au contraire des rééducations intensives.

En outre, comme on ne peut savoir comment évolue la maladie, il est très important de continuer à rester actif, mais aussi à privilégier une vie sociale et familiale et à faire des projets, malgré la SEP. Ainsi, la grossesse n’est plus contre-indiquée. Là aussi, les choses ont évolué. « Lorsque je me suis trouvée enceinte de mon 3e enfant en 1991, mon diagnostic avait déjà été posé. A l’époque les médecins m’ont clairement conseillé de me faire avorter ! Pour mon mari et moi, c’était hors de question. On a donc décidé d’affronter ensemble et on a bien fait. Oui, la grossesse a été difficile en particulier à cause de la fatigue, mais au final, quel bonheur ! Cela s’est bien passé, je n’ai même pas eu de poussée ! »

En route pour les JO ! En 2008, arrivent les qualifications pour les jeux Handisport de Pékin. « C’était évidemment trop tôt pour moi et inimaginable d’y participer. En revanche, j’ai pu y assister et cela m’a donné envie ! Pour moi, c’était une évidence. Je me suis dit : les prochains, j’y serai ! » Pari tenu, Anita redouble d’efforts et décroche une qualification pour les JO de Londres, où elle prend la 4e place du 200 m nage libre et la 5e place du 100 m nage libre. Une victoire qu’elle obtient non sans sacrifices. « J’en ai bavé !, avoue-t-elle. Aujourd’hui encore, la nageuse s’impose un rythme intensif, matin et soir, de 20 à 25 heures par semaine. « Ma vie, c’est manger – nager – dormir ! » Mais cela en vaut la peine : « quand je nage, cela me provoque une telle montée d’adrénaline… et de colère aussi lorsque je ne suis pas contente de moi ! Alors, même si certains diront qu’il faut en payer le prix, je fonce ! ».

Après avoir notamment décroché deux titres de championne d’Europe cette année, Anita prépare actuellement les championnats du monde à Glasgow. Et vise les prochains Jeux Olympiques, l’année prochaine à Rio…

Preuve que le sport peut non seulement stabiliser la maladie, mais aussi être un moteur pour gagner le plus beau des combats, celui de la vie !

Source : sante.journaldesfemmes.com

Mammographie: ne vous inquiétez pas, les faux positifs sont fréquents !

« Une majorité des femmes qui se soumettent annuellement à une mammographie au cours d’une longue période peut recevoir un diagnostic erroné de cancer du sein (faux positif) », selon une étude américaine publiée dans les Annals of Internal Medicine.

Les auteurs souhaitent que, sachant cela, les femmes vivent moins dans l’anxiété si elles sont rappelées pour des examens supplémentaires. Dans la plupart des cas, cela ne signifie pas qu’elles sont atteintes d’un cancer.

Rebecca Hubbard, du Group Health Research Institute à Seattle, et ses collègues ont analysé des données concernant 170.000 femmes américaines qui ont subi une première mammographie entre 40 à 59 ans, puis annuellement pendant 10 ans, ainsi que près de 4500 femmes atteintes d’un cancer métastasé du sein.

Sur 10 ans, 61% des femmes ont été rappelées au moins une fois pour une autre mammographie car la première lecture n’était pas concluante. Entre 7 et 9% ont été invitées à subir une biopsie qui a conclut à l’absence de cancer.

« Une mammographie tous les 2 ans permettrait de réduire à 42% le rappel pour des examens complémentaires en augmentant très peu le risque de cancer avancé », selon les chercheurs.

Par ailleurs, une étude reliée montre que les mammographies digitales et sur film, qui toutes deux sont produites à partir de rayons X, présentent la même efficacité.

Sources: psychomédia.qc.ca, TF1, Los Angeles Times, WebMD

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Le cancer du sein entraîne une souffrance psychologique des conjoints

Des chercheurs danois ont cherché à savoir si les hommes souffraient de problèmes psychologiques quand leur conjointe était atteinte d’un cancer du sein.

Les résultats montrent que le trouble est proportionnel à la sévérité du diagnostic et de l’évolution.

Les troubles psychologiques des hommes partenaires d’une femme atteinte par le cancer du sein n’avaient jamais été étudiés. Des chercheurs danois viennent de remédier à ce manque en publiant leurs travaux dans la revue « Cancer » de Septembre 2010, éditée par l’American Cancer Society.

Ils révèlent que les hommes peuvent réagir à la maladie de leur compagne par des épisodes de dépression, de troubles bipolaires ou d’autres troubles psychologiques qui les conduisent parfois jusqu’à l’hospitalisation.

En suivant plus d’un million d’hommes en couple pendant 13 ans, qui n’avaient pas d’historique de problèmes psychologiques, les chercheurs ont isolés plus de 20 000 cas où la femme était atteinte d’une tumeur au sein. En les comparant à un groupe témoin qui ne connaissait pas la maladie, les auteurs estiment que le risque d’hospitalisation pour problèmes psychologiques est augmenté de près de 40%.

La sévérité des problèmes est proportionnelle à la gravité du cancer. Si la maladie entraîne un décès, le risque de désordre psychologique est multiplié par 3,6 par rapport aux hommes dont la femme guérit.

Conseil : les hommes ont moins le réflexe de se faire aider en cas de trouble psychologique… c’est un grand classique que je constate chaque jour dans ma patientèle, féminisée à plus de 80%.  Pourtant, un soutien psychologique proposé par un psy-praticien confirmé permet un soulagement rapide à la suite d’un trauma : thérapie cognitivo-comportementale individuelle ou en groupe, en utilisant avec succès la gestalt, la Pnl, l’hypnose éricksonienne.

Sources :

– Naoki Nakaya et al., “Increased risk of severe depression in male partners of women with breast cancer,” Cancer (9, 2010): n/a-n/a.
– guerir.org

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Et voici les symptômes cognitifs :

  • Les troubles de la concentration. La personne peine à fixer son attention. Elle peine à prendre des décisions. Sa créativité est en perte de vitesse.
  • Les troubles de la mémoire*.
  • Le ralentissement du cours de la pensée* ou bradypsychie. Ce symptôme est davantage rapporté par l’entourage du sujet, celui-ci n’ayant pas conscience de son état.
  • Le déni de la maladie* ou anosognosie. En dépit de ses troubles et de sa souffrance morale intense, la personne n’a pas conscience de sa maladie. Elle en occulte la gravité.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Prochain article : « Le diagnostic : comment reconnaître la dépression ? »

Quatre grandes catégories caractérisent les symptômes de la dépression.

Notons que le diagnostic de dépression est établi dans le cas où certains de ces « signes » persistent pendant minimum 15 jours.

1) Les symptômes émotionnels

  • L’humeur dépressive est la principale manifestation de la dépression. Elle se traduit par une tristesse intense et continue. En réelle souffrance, la personne se sent oppressée.
  • Le sentiment de culpabilité exacerbé.
  • L’auto-dévalorisation. La personne a une image négative d’elle.
  • Des idées noires et pensées suicidaires. La personne ‘rumine’ et n’a plus le ‘goût de vivre’. Elle souhaite mettre fin à ses jours. Ou être emportée par une maladie mortelle. Elle va jusqu’à échafauder un plan de suicide et le met parfois à exécution.
  • La diminution de l’intérêt ou du plaisir (anhédonie). Les activités qui lui plaisent habituellement perdent tout leur sens.
  • L’indifférence* au monde qui l’entoure. La personne ne perçoit plus les sentiments.
  • L’anxiété. Ses peurs sont disproportionnées et souvent sans fondement.

* Le DSM-IV, outil de référence dans la classification et la définition des troubles mentaux, n’intègre pas ces symptômes dans le cas du trouble dépressif majeur. Fréquents en cas de dépression, ils permettent cependant d’orienter et d’aider au diagnostic.

Les symptômes physiques au prochain article !

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Si vous êtes dépressive, vous avez peut-être été confronté à des préjugés tenaces :

« La dépression n’est pas une maladie »

« Une petite dépression passagère… »

« Tu es paresseuse… »

Ne croyez pas les préjugés qui entourent la dépression.

«La recherche et les témoignages des personnes atteintes de dépression démontrent clairement que les préjugés constituent un frein important à leur guérison.

Ces préjugés, qui associent la dépression à une faiblesse personnelle plutôt qu’à une maladie, contrecarrent les efforts des personnes touchées pour parler, s’informer, consulter, accepter le diagnostic et suivre les traitements nécessaires, dont la psychothérapie, tout en contribuant aux risques de rechute.

C’est pourquoi notre nouvelle campagne de sensibilisation et d’information sur la santé mentale conduit là où sont ancrés ces préjugés», a déclaré le ministre québécois Philippe Couillard.

A quand une campagne de sensibilisation en France ?


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