Psoriasis : jusqu’à un tiers de bonheur en moins en France (et c’est pire au Danemark) !

Le bonheur estimé des Français atteints de psoriasis est de 10 % à 31 % inférieur à celui de la population générale (résultats publiés à l’occasion de la Journée mondiale du psoriasis aujourd’hui 29 octobre 2017).

Peut-on quantifier la différence de bonheur entre une personne saine et malade ?

En ce qui concerne le psoriasis, la réponse est oui : en France, on estime un bonheur réduit de 10 % à 31 % pour les malades sévères par rapport à la population générale.

Ces résultats concernant 121.800 patients atteints de psoriasis ont été présentés à l’occasion de la Journée du mondiale psoriasis dimanche 29 octobre, suite à la publication d’une étude sur 184 pays réalisée par le Leo Institute (qui possède le laboratoire de dermatologie LEO Pharma) via l’application PsoHappy, en partenariat avec le Happiness Research Institute de Copenhague.

Le psoriasis, à la fois cause et conséquence du stress

Le psoriasis est une maladie dermatologique fréquente (3 millions de personnes en France).

Pourtant mal connue, qui se présente sous forme de plaques rouges recouvertes de petits bouts de peau blancs, comparables à l’aspect à des pellicules (squames). Non contagieuse, elle apparaît par périodes de rémissions et rechutes, causant démangeaisons et douleurs. Les causes seraient à la fois génétiques, immunitaires et environnementales… et psychologiques.

Le stress, en particulier, est connu pour être un déclencheur de la maladie, générant un cercle vicieux, le psoriasis étant lui-même générateur de stress.

Aux démangeaisons et à la gêne esthétique s’ajoute en effet une douleur morale, voire sociale, en raison des a priori et de la méconnaissance de la maladie.

Le bonheur des malades du psoriasis n’est pas là où on l’attend

Le bonheur est une donnée de plus en plus mesurée et prise en compte dans le monde.

Le bonheur est un terme générique regroupant trois composantes : cognitive (bien-être global), affective (les émotions positives et négatives ressenties) et réalisatrice (l’accomplissement, le sens). C’est en se basant sur ces paramètres que le bonheur peut être évalué et quantifié.

De façon surprenante, les deux pays avec le meilleur « score de bonheur » des malades du psoriasis sont le Mexique et la Colombie, avec un résultat sensiblement identique à celui de la population générale (soit respectivement 6,8 et 6,68), indiquant que les malades de psoriasis ne s’y estiment pas moins heureux que les autres.

Au contraire, la Norvège et le Danemark, normalement les deux pays au plus haut niveau de bonheur au monde selon le World Happiness Report 2017 avec des scores d’environ 7,5, ont obtenu -20 % et -25 % de bonheur ressenti par les malades du psoriasis par rapport à la population générale.

« Il est possible que ces résultats traduisent l’impact négatif de cette maladie chronique, échappant aux radars politiques propres à ces sociétés saines et heureuses, négligeant ainsi les personnes qui en souffrent », commente Meik Wiking, CEO du Happiness Research Institute.

Stress, solitude et sentiment d’incompréhension

Pour étudier les freins au bonheur des patients atteints de psoriasis, les chercheurs ont noté leur ressenti sur l’application PsoHappy créée par le Leo Institute. Il a ainsi été établi que si le bonheur de la population générale dépend principalement de la qualité de la vie sociale, ce sont le stress, la solitude et l’incompréhension des professionnels de santé qui pèsent le plus sur les patients atteints de psoriasis.

STRESS. Selon les résultats, la France est le pays dans lequel les malades de psoriasis ressentent le plus de stress, devant le Royaume-Uni. De plus, les femmes sont les plus affectées avec -18,5 % de bonheur contre -11,3 % pour les hommes. Un résultat que Roberte Aubert interprète comme la conséquence d’une pression sociale plus forte pour les femmes concernant leur apparence.

SOLITUDE. En France, 34 % des patients atteints du psoriasis se sentent seules, un résultat qui correspond à la moyenne des pays interrogés qui est de 33 % (la fourchette va de 21 % au Portugal à 48 % au Royaume-Uni).

INCOMPREHENSION. Enfin, 48 % des patients atteints de psoriasis pensent que les professionnels de santé ne comprennent pas les répercussions du psoriasis sur leur bien-être. Ces patients affichent une diminution de bonheur de 21 % par rapport à la population générale, contre seulement 3 % pour les malades qui se sentent soutenus par leurs soignants. « ‘Soignez d’abord votre hypertension, le psoriasis ce n’est pas grave’, ce sont des phrases que nous entendons très souvent », témoigne Roberte Aubert qui estime que « cela augmente le sentiment d’isolement. »

Dimanche 29 octobre, journée de sensibilisation au psoriasis

« Les chiffres de cette étude donnent une légitimité à des sentiments que nous exprimons déjà au quotidien », commente Roberte Aubert, présidente de l’association de patients France Psoriasis, « aujourd’hui, 70 % d’entre nous expriment de la gène, et un tiers de la honte vis à vis de la maladie ».

86 % des malades du psoriasis estiment que l’on ne parle pas assez de leur maladie.

Certains témoignent notamment avoir été chassés de la piscine publique par peur de la contagion, pour une maladie qui ne l’est en réalité pas du tout.

« Nous aimerions une grande campagne d’information au niveau national », souhaite Roberte Aubert, « notre maladie est chronique mais elle n’est pas contagieuse. » Selon Nadine MacKenzie, directrice médicale du laboratoire Leopharma, les ambitions des traitements changent : « il y a une dizaine d’années nous recherchions une diminution de 75 % des symptômes avec les traitements, aujourd’hui notre objectif est de 90 à 100 %. »

Réf: sciencesetavenir.fr/sante, ma pratique professionnelle d’hypnothérapeute (quelques séances d’hypnose permettent de réduire, voire faire disparaitre psoriasis, ezcémas)

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Un livre émouvant, qui fait réfléchir.

Alice n’a plus que quelques mois à vivre.

Son cancer du poumon va l’emporter.

Les médecins ne lui proposent plus que des doses massives de morphine qui la plongent dans une semi-hébétude.

Ses sœurs, qui l’accompagnent dans cette intolérable descente aux enfers, ponctuée d’éprouvantes séances de chimiothérapie et de trop brèves rémissions, n’ont qu’une idée en tête : soulager ses douleurs et atténuer son angoisse. Bravant les risques (en Floride où vit Alice, la détention de stupéfiants est interdite), elles lui font confectionner des sablés au cannabis. Trois à quatre par jour lui redonneront le goût de vivre et l’envie de rire.

Cannabis sur ordonnance, le nouveau livre de Martine SchachtelUn témoignage poignant dans lequel Martine Schachtel, qui a longtemps exercé la profession d’infirmière, dénonce une médecine qui ne prend pas suffisamment en compte la douleur psychologique. Elle relance le débat sur l’usage thérapeutique du cannabis, dont les effets antalgiques et euphorisants réduisent sensiblement la souffrance physique et morale.

Interrogeons-nous : aujourd’hui, en France, où en est la prise en charge de la douleur ?

De nos jours, le cannabis médical est employé avant tout pour soulager les effets secondaires de la maladie ou du traitement.

L’auteur, qui connait bien le monde hospitalier, souhaite faire réfléchir le lecteur à la situation française, où l’on vient d’autoriser pour quelques pathologies uniquement, un médicament à base du principe antalgique du cannabis, mais sans son effet antidépresseur et euphorisant. Et pas pour la fin de vie…

En juin 2013 est publié au Journal officiel un décret permettant à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de délivrer éventuellement des autorisations de mise sur le marché (AMM) pour des médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés*.

Le 21 octobre 2013, le sativex commercialisé par la firme Almiral est le premier médicament à base d’extrait naturel de cannabis à bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché.

*Décret no 2013-473 du 5 juin 2013 [archive] modifiant en ce qui concerne les spécialités pharmaceutiques les dispositions de l’article R. 5132-86 du code de la santé publique relatives à l’interdiction d’opérations portant sur le cannabis ou ses dérivés

 

Qui est l’auteur ?

Martine Schachtel, ancienne infirmière, a notamment publié chez Albin Michel J’ai voulu être infirmière (1991), Femmes en prison. Dans les coulisses de Fleury-Merogis (2000) et L’hôpital à la dérive. Le cri du cœur d’une infirmière (2010).

 

Source : « Cannabis sur ordonnance« , de Martine Schachtel, édition Albin Michel

Fatigue, douleurs, problèmes de libido : certains symptômes persistent même deux ans après un cancer, et cela de façon inégale selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle des patients.

C’est le constat qui ressort de l’enquête « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », publiée le mardi 10 juin par l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Près de 70 % des personnes atteintes d’un cancer du poumon ou de la thyroïde se sentent encore épuisées deux ans après le diagnostic de leur maladie. D’après l’étude « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », la fatigue est « le symptôme le plus fréquemment ressenti ». Elle varie toutefois selon le type de cancer et le sexe du malade : 60 % des femmes ayant eu un cancer du sein se sentent encore très fatiguées, contre 30 % des hommes atteints du cancer de la prostate.

Selon le rapport, la fatigue « diminue avec l’âge, ainsi qu’avec des revenus plus élevés », autant chez les femmes que chez les hommes.

Deux patients sur trois se plaignent de douleurs, ressenties au cours des quinze derniers jours, sur une ou plusieurs parties du corps. Ce sont pour la plupart des femmes, des moins de 50 ans, ainsi que des malades en situation précaire.

Autre constat : « Ces douleurs […] sont plus fréquentes chez les personnes atteintes d’un cancer du sein ou du poumon. » L’usage de médicaments reste toutefois modéré : seul 60 % des malades affirment en prendre pour se soulager.

 

Sources : « La vie deux ans après un diagnostic de cancer, de l’annonce à l’après-cancer », enquête de l’Institut national du cancer (Inca) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), E-cancer.fr, 10 juin 2014. « Après la maladie, des années sous le signe du cancer », Eric Favereau, Libération, 10 juin 2014. « Deux ans après un cancer, la fatigue est le symptôme le plus fréquent », Brigitte Bègue, Viva.presse.fr, 10 juin 2014. « Cancer : la préservation de la fertilité négligée en France », Mélanie Gomez, Pourquoidocteur.fr, 10 juin 2014.

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L‘hypnose comme anesthésie :

en chirurgie, l’hypnose est de plus en plus utilisée par le corps médical et choisie par les patients.

Moins de douleurs, de médicaments, d’hospitalisation…

Les avantages de cette technique sont nombreux.

A l’occasion du 5e congrès international Hypnose et Douleur (du 1er au 3 mai 2014 à La Rochelle), décryptage de cette technique avec la journaliste Pascale Santi et le médecin Jean Becchio.

Voyez la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x1s21r2_l-hypnose-comme-anesthesie

« Pensez à quelque chose qui vous plaît, une odeur, respirez calmement. »

Dans un des blocs opératoires de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, ce mardi 14 janvier au matin, le docteur Marc Galy, anesthésiste, parle doucement à Hocine Ayyati, âgé de 78 ans, qui doit subir l’opération d’une artère carotide. De façon répétitive, il lui suggère de respirer, de ne rien faire, d’être là.

« On peut s’imaginer quelque part, à une terrasse de café, ou ailleurs, dans un aéroport, tout est possible, on va regarder les gens passer », suggère le médecin, qui commence l’anesthésie locale et continue de parler au patient.

Pendant ce temps, l’équipe médicale se prépare.

Le docteur Galy répète plusieurs fois la même chose, c’est l’hypnose par confusion.

M. Ayyati semble détendu.

« Le patient est totalement conscient. Il est entré en hypnose, dans un état de conscience modifié », nous explique le docteur Galy.

Trente minutes plus tard, le chirurgien Samy Anidjar arrive. Tout au long de l’intervention, le docteur Galy surveille les constantes, ne quitte pas son patient.

« Ça tire un peu… », dit celui-ci au milieu de l’opération. De l’autre côté du drap bleu, le cou est incisé sur une dizaine de centimètres, l’équipe enlève les plaques d’athérome obstruant l’artère. Opération délicate.

Front contre front, l’anesthésiste susurre doucement à l’oreille de M. Ayyati lorsque celui-ci pose une question, et le patient répond lorsqu’il est sollicité.

 

 

 

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Des chercheurs pensent que certains cas d’endométriose pourraient être dus à une exposition à certains pesticides interdits, dont il reste des traces dans l’eau et le sol.

Douleurs dans le bas-ventre, règles irrégulières, douleurs pendant les rapports sexuels, infertilité : si l’on connaît bien les symptômes de l’endométriose, on a, en revanche, beaucoup moins de connaissances sur les causes de cette maladie gynécologique qui touche environ une femme sur 10 entre 20 et 40 ans.

discontentL’endométriose se caractérise par des dépôts de muqueuse utérine à l’extérieur de l’utérus. Cette muqueuse se met à saigner au moment des règles mais comme ces saignements ne peuvent pas s’évacuer naturellement, ils provoquent des lésions et des kystes douloureux.

Des chercheurs américains qui travaillent sur les origines de l’endométriose, ont mené une étude auprès d’un groupe de 248 femmes chez lesquelles l’endométriose avait été diagnostiquée et de 538 femmes n’ayant pas la maladie. Ils leur ont notamment fait une prise de sang, à la recherche de traces de composés organochlorés (c’est-à-dire de composés utilisés dans les pesticides , les insecticides ou les solvants).

« Nos recherches ont montré que les femmes qui avaient les plus fortes traces  de deux de ces produits dans le sang (le Mirex et le beta HCH)  avaient un risque  accru de souffrir d’endométriose » explique le Dr Kristen Upson, qui a dirigé cette étude. « Ces pesticides sont interdits depuis plusieurs décennies mais il en reste encore des tracaes dans les sols et dans l’eau. Cela prouve que leur pouvoir polluant et toxique est persistant et qu’il peut encore toucher des femmes de la génération actuelle en âge de procréer ».

Les femmes ayant le plus fort taux de Mirex dans le sang avait un risque accru de 50% de souffrir d’endométriose et celles qui avaient un taux important de béta HCH avait un risque accru de 30 à 70% de développer la maladie.

Sources: topsante.com/medecine/gyneco, Dr Kristen Upson

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